Démocratie et humanisme, des concepts en évolution. Avec Pierre Magnard et Maxence Hecquard sur Canal Académie.


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13.07.2008

C'est parce qu'un usage correct des mots et une maîtrise de la langue permettent de penser correctement que Christophe Dickès invite Pierre magnard et Maxence Hecquard pour définir, respectivement, les sens de l' "humanisme" et de la "démocratie".

Les humanités aujourd'hui. Avec Marc Fumaroli à l'Université de tous les savoirs.


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16.10.2008

Le grand professeur et académicien Marc Fumaroli nous rappelle l'importance de protéger et transmettre les humanités qui permettent le développement durable et profond de ce qui fait notre humanité : la liberté intérieure.

La fabrication de la légende noire du Moyen Âge. Avec Claire Colombi pour l'association Terre et Famille.


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07.11.2015

Cette conférence est une mise en perspective passionnante et riche en détails sur le basculement du monde féodal à l'aire moderne avec deux pivots principaux : la fameuse "Renaissance", période de guerre sanglante en Europe et de génocide en Amérique et la Révolution française, avènement du libéralisme économique et de la richesse au pouvoir.
Claire Colombi relève ainsi les principaux mensonges diffusés depuis deux siècles sur le Moyen Âge, et rétablit quelques vérités sur une période injustement diabolisée.

Platon, Aristote : l'homme à l'épreuve du réel. Avec Pierre Magnard interrogé par Isabelle Raviolo.


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21.11.2014

Pierre Magnard nous entraîne ici aux fondements de la pensée occidentale : l'opposition entre un Platon idéaliste et un Aristote réaliste est-elle fondée ? Et d'ailleurs, cette querelle sur l'essence du réel ne pourrait-elle pas être dépassée par une lecture plus profonde de ces deux auteurs ?
Une invitation à se pencher sur l'épisode fondateur de la philosophie, qui continue aujourd'hui encore à nous faire réfléchir.

L'échec de l'humanisme athée. Avec Rémi Brague à Louvain-la-Neuve.


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01.05.2014

Longtemps, l’humanisme athée sembla aller de soi dans la culture occidentale, héritière proclamée de la Renaissance et des Lumières. L’homme y était maître de la nature sur fond de foi dans le progrès.
Mais si le discours humaniste tient à nouveau le devant de la scène, depuis l’effondrement des idéologies et du grand rêve révolutionnaire du XXe siècle, il tourne désormais à vide. Un constat que Rémi Brague partage avec le philosophe et sociologue britannique John N. Gray, qu’il cite volontiers : "Nos cultures sont des cultures des Lumières non par conviction mais par défaut."
Armes de destruction massive, pollution, extinction démographique : tout ce qui menace l’homme en tant qu’espèce vivante ne fait plus de doute. Mais il existe des facteurs qui viennent de l’homme lui-même, visant à saper son humanité propre. Car il ne s’agit plus de savoir comment nous pouvons promouvoir la valeur homme et ce qui est humain, en luttant contre toutes les figures de l’inhumain. Il s’agit désormais de savoir s’il faut vraiment promouvoir un tel humanisme. C’est l’humanisme lui-même qui est mis à mal : comment justifier la légitimité de l’homme alors qu’il est de plus en plus remis en question par des courants de pensée qui le voient comme une espèce parmi d’autres, voire une menace globale pour la vie sur terre ?
Nous ne pouvons plus nous bercer d’illusions. Il est facile de prêcher un humanisme réduit aux règles du vivre-ensemble, mais comment le fonder ? La pensée moderne est à court d’arguments pour justifier l’existence même des hommes. En cherchant à bâtir sur son propre sol, à l’exclusion de tout ce qui transcende l’humain, nature ou Dieu, elle se prive de son point d’Archimède.
"Les Temps modernes, écrit Rémi Brague, sont capables de produire de nombreux biens. Et pas seulement dans le domaine des biens matériels." Nous leur devons aussi de nombreux biens culturels "comme l’État de droit, les musées pour tous, la musique sur des supports bon marché. Il y a cependant une chose que les Temps modernes sont incapables de dire : pourquoi il est bon qu’il y ait des hommes sur la Terre. Nous avons des biens en quantité. Qu’il soit bien que ces biens aient un bénéficiaire, voilà ce que nous ne pouvons démontrer. Ou alors, si, nous le pouvons. Mais il faut pour cela croire en Celui qui a dit, au sixième jour de la création, que le créé, pris dans sa totalité, est très bon."

La conférence est prononcée dans le cadre du 3ème forum chrétien de la vie sociale.

Voltaire méconnu, ou l'imposture des Lumières. Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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15.11.2006

Le discours officiel sur Voltaire (enseignement et médias) est gravement lacunaire : il tait en effet, ou estompe beaucoup, ce qui chez lui dément l'image de l'inlassable promoteur de la tolérance et de l'humanisme. 
C'est ce qu'œuvre à montrer Xavier Martin. Poursuivant, dans les sources du XVIIIe siècle, les investigations tenaces qui ont donné déjà des fruits inattendus, il met au grand jour la face ou les facettes ordinairement cachées du "roi" des philosophes : mépris réfléchi des humains en masse, ainsi qu'en détail, haine de nombreuses catégories, souvent morbide, jusqu'à certains fantasmes d'extermination, accointances policières et gouvernementales dont il use pour réduire au silence les jeunes auteurs irrespectueux à son endroit, orgueil social, allergie maladive à la contradiction, délire verbal contre Rousseau, goût anormal pour le néant, acharnement pathologique contre les morts à la consternation de ses propres amis, etc... 
Le travail de Xavier Martin jette une lueur inattendue, qui donne beaucoup à réfléchir, sur l'humanisme des Lumières et sur l'image un peu flattée qu'à l'ordinaire on en propose.

Au-delà de la doxa, le vrai Montaigne. Avec Pierre Magnard au Cercle de l'Aréopage.


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09.03.2015

"Un parler ouvert ouvre un autre parler et le tire hors, comme fait le vin et l'amour" (III, 1, p. 794). Un parler ouvert est un parler affranchi et non pas retenu par la crainte, inhibé par l'avarice du coeur, contrôlé par les conventions ; un parler affranchi est un parler qui affranchit.
Montaigne nous interpelle, il nous provoque à la parole, non certes pour que nous ajoutions encore au "fourmillement" de commentaires académiques qui aujourd'hui finissent par étouffer son propos, mais pour que nous nous découvrions à l'épreuve des Essais et que nous nous exprimions, à la faveur de cette "entreglose".
On ne lit pas les Essais, ce sont eux qui nous lisent et nous déchiffrent. Tel est le "suffisant lecteur" ; qu'il inventorie son âme au miroir de celle de Montaigne, comme Montaigne découvrait la sienne propre à travers ses auteurs favoris, et c'en est fait du doctus cum libro si chacun n'est savant que de soi-même. La véritable "suffisance" n'est pas l'autorité donnée par un savoir accumulé, mais cette fécondité acquise d'une ouverture à qui nous interpelle. Ainsi les Essais, inachevés par essence, font leur jeu de cette mise en abyme de mille et une intériorités, qui se creusent en cet entretien infini.
Le privilège de ceux qui aujourd'hui s'expriment ne saurait leur donner qu'un devoir, celui de ne se point départir d'une grande humilité.

La religion admet-elle le pluriel ? Avec Pierre Magnard à l'Académie Royale de Belgique.


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22.03.2011

Les religions - et singulièrement ce que nous nommons les "monothéismes" - sont redevenus un objet d’attention des sciences humaines et sociales, contrairement à une prévision trop généraliste qui les regardait comme des objets ancestraux, archaïques, incapables de résister à ce que seraient les nouvelles catégories a priori du paradigme de la modernité : le siècle, la raison et le monde.
Pierre Magnard, en philosophe des religions mais aussi philologue réputé, tient en réalité, quant à la notion de "monothéisme" des hypothèses singulières : il prend d’emblée le concept dans une acception historique et positive, pour en montrer les effectuations pratiques dans une analyse qui s’inspirant moins du principe de différenciation s’articule autour d’une méthodologie ouvrant vers une métaphysique du religieux.
On verra ainsi, et de manière différenciée, ce que veut dire un Dieu nommé "un" et quelles sont les représentations du monde et de la nature qui en découlent, singulièrement au regard des représentations historiques de Dieu lui-même et, par exemple, de la loi qu’il donne. 
Pierre Magnard expliquera enfin pourquoi, selon lui, le mot "religion" n’admet pas de pluriel, pour autant bien sûr qu’il tente de désigner l’effectivité historique d’une union capable d’embrasser l’humanité entière, selon une logique de l’harmonie, allant contre ce qui divise, individualise et particularise.