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Qu’est-ce qui menace la biodiversité ? Pourquoi son effondrement pourrait-il bouleverser nos vies ? D'ailleurs : qu'est-ce que la biodiversité ? Et quel lien existe-t-il entre ces enjeux et les mécanismes de reproduction ?
Entre analyse des dangers qui pèsent sur la biodiversité et une réflexion sur la reproduction et ses implications, le biologiste français Pierre-Henri Gouyon explore ces thématiques essentielles aux interactions entre nature, science et société.
- 0'00'00 : Introduction à la biodiversité et à ses menaces
- 0'03'43 : Définition biologique de la reproduction
- 0'07'54 : La sélection naturelle
- 0'12'01 : La reproduction sexuée
- 0'15'51 : La parthénogenèse, une reproduction sans sexe
- 0'20'05 : La parthénogenèse chez les animaux
- 0'24'12 : Processus de reproduction des plantes
- 0'28'14 : L'importance des gènes dans la survie et la reproduction
- 0'32'10 : Les risques de la consanguinité et les maladies génétiques
- 0'36'12 : Élimination des mauvais gènes
- 0'40'06 : Diversité des sexes chez les plantes et les animaux
- 0'48'18 : Comprendre la biodiversité dynamique
- 0'52'02 : L'importance des batraciens dans l'écosystème
- 0'55'44 : Impact des pesticides sur l'environnement et la santé
- 0'59'34 : Effets de la perte de biodiversité
- 1'03'11 : Accumulation des pesticides et déséquilibre écologique
- 1'07'00 : Lobbies des cigarettes et la controverse scientifique
- 1'11'06 : Impact dévastateur des pesticides sur la biomasse des insectes
- 1'15'00 : L'impact de la perte de diversité agricole
Un entretien mené par Christophe Pauly.


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Et si l'homme n'était qu'un animal nu, sauvé par le feu volé aux dieux ? C'est la question au cœur de l'épopée occidentale, qui s'appuie sur le mythe de Prométhée pour comprendre notre trajectoire - et notre avenir.
Entre liberté radicale, progrès technique et identité occidentale, les adeptes du prométhéisme défendent une vision où la raison, la technique et l'art, indissociables depuis l'Antiquité, forgent notre destin.
Cuisine des aliments, conquête spatiale ou IA : chaque avancée, comme le feu jadis, nous transforme biologiquement et culturellement. L'humanité doit dompter ses limites, qu'il s'agisse de Chronos (le vieillissement) ou de Zeus (le changement climatique), sans tomber dans le chaos.
L'Occident a unifié le monde ; demain, il doit conquérir l'espace. Il s'agit de faire advenir le futur, sans renier notre passé.


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Partie de sa niche éco-géographique africaine, l'espèce Homo sapiens a étendu son emprise sur l'ensemble de la planète au cours de son expansion, entraînant une perte de la biodiversité et la disparition d'autres espèces humaines, comme les Néandertaliens, avec lesquelles elle a parfois coexisté.
Comment notre espèce s'est-elle ainsi imposée ? Était-elle réellement plus avancée que les autres formes d'humanité qui ont évolué parallèlement à elle ?
Le paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin tente de définir Homo sapiens, de l'évolution de ses traits morphologiques et physiques à ses capacités cognitives, en passant par la maîtrise de certaines technologies.


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Père scientifique d'Amandine, le premier bébé-éprouvette français né en 1982, le biologiste Jacques Testart n'a cessé depuis lors de dénoncer les risques d'eugénisme de la procréation médicalement assistée (PMA).
Les règles de bioéthique diront-elles ce que sont les choix licites en les opposant aux choix de confort ? Les demandes seront sans fin et presque toujours soutenues par une angoisse authentique que la possibilité technique stimulera.
Préserver notre espèce d'un eugénisme de masse exigerait alors que chacun comprenne l'énorme part d'illusions qu'apporte aussi l'innovation et que des interdits collectifs soient acceptés au niveau international.
Si la bioéthique sert à quelque chose, ce serait à empêcher que la puissance technique justifie le refus de toute limite.


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Les nouvelles thématiques de lutte contre le racisme renouvellent l'approche du concept de race. On a ainsi pu parler d'un racialisme antiraciste. Ce renouvellement, et le nouveau vocabulaire qui l'accompagne, est à l'origine de nombreuses polémiques dont il conviendra d'examiner quelques-uns des enjeux.
Nous verrons notamment que dans sa volonté de disqualifier l'antiracisme "moral" pour lui opposer un antiracisme "politique", il prend le risque d'essentialiser des catégories que la démarche antiraciste est supposée déconstruire. Mais il manifeste également une précieuse façon de donner à entendre la parole des victimes, et il oblige à un effort définitionnel du concept de racisme.
Aussi, à condition d'éviter les impasses d'une stricte épistémologie du point de vue, peut-il servir à dégager les invariants du racisme et, corrélativement, à fournir les moyens théoriques de refuser la concurrence victimaire.


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La déferlante médiatique anti-chinoise ne peut plus masquer ce que la gestion de la crise sanitaire nous enseigne sur le terrain : la Chine a démontré sa supériorité technique, logistique, politique, mais aussi scientifique sur un Occident en perte de vitesse. Partant d'une "analyse concrète de la situation concrète", comprendre cette gênante évidence nous impose d'identifier de quels processus de fond et de long terme cette crise est l'étincelle révélatrice.
Celle-ci expose les effets d'un sabotage libéral de la santé publique, de l'investissement public dans la recherche, notamment pharmaceutique : ce sont des symptômes du recul des forces productives dans le mode de production capitaliste-impérialiste. Elle révèle parallèlement le niveau de manipulation des masses qu'atteignent nos démocraties bourgeoises, de moins en moins capables, politiquement, de sauver les apparences.


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À l'heure où l'on s'inquiète de l'avenir de la biodiversité, de nouvelles formes de vie éclosent chaque jour dans les laboratoires du monde globalisé. À mi-chemin entre le biologique et l'artificiel, les bio-objets (gamètes, embryons, cellules souches) sont les descendants directs des technologies in vitro qui ont permis de cultiver des cellules et des tissus vivants. Or ces entités biologiques sont, malgré leur omniprésence, des objets insaisissables dont la vitalité brouille de manière concrète le découpage culturel entre sujet et objet, entre nature et artifice, entre humain et non-humain. Dotés d'une très grande plasticité, ils peuvent être congelés, modifiés, transplantés, transportés et échangés. En quoi leur production croissante transforme notre rapport au vivant et à l'identité corporelle ? Quelles implications matérielles, économiques, sociales et culturelles sous-tendent leur prolifération ?
À partir d'exemples tirés de la médecine reproductive, du génie génétique et d'une enquête menée auprès de chercheurs en bio-impression, la sociologue Céline Lafontaine insiste sur le fait que les produits de la culture in vitro ne sont justement pas des objets comme les autres, du seul fait de leur vitalité biologique. Plus globalement, elle souligne les défis et les questionnements épistémologiques que les bio-objets posent à la sociologie.



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Prix Nobel de physiologie et de médecine en 1973, Konrad Lorenz est un immense savant en même temps qu'un grand vulgarisateur. Il a fondé l'éthologie, la science du comportement, et changé le regard de l'homme sur l'animal et sur lui-même.
Jean-Yves Le Gallou nous emmène à la (re)découverte de son livre Les huit péchés capitaux de notre civilisation, réflexion sur les tares de notre mode de vie et des idéaux qui nous animent. Un texte prémonitoire qui reste d'une grande actualité.