Ecologie de guerre. Avec Pierre Charbonnier pour Diagrammes.


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03.10.2025

L'étrange hypothèse qui structure les déveoppements de Pierre Charbonner est que la seule chose plus dangereuse que la guerre pour la nature et le climat, c'est la paix. Nous sommes en effet les héritiers d'une histoire intellectuelle et politique qui a constamment répété l'axiome selon lequel créer les conditions de la paix entre les hommes nécessitait d'exploiter la nature, d'échanger des ressources et de fournir à tous et toutes la prospérité suffisante.Dans cette logique, pour que jalousie, conflit et désir de guerre s'effacent, il fallait d'abord lutter contre la rareté des ressources naturelles. Il fallait aussi un langage universel à l'humanité, qui sera celui des sciences, des techniques, du développement.
Ces idées, que l'on peut faire remonter au XVIIIe siècle, ont trouvé au milieu du XXe une concrétisation tout à fait frappante. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le développement des infrastructures fossiles a été jumelé à un discours pacifiste et universaliste qui entendait saper les causes de la guerre en libérant la productivité. Ainsi, la paix, ou l'équilibre des grandes puissances mis en place par les États-Unis, est en large partie un don des fossiles, notamment du pétrole.
Au XXIe siècle, ce paradigme est devenu obsolète puisque nous devons à la fois garantir la paix et la sécurité et intégrer les limites planétaires : soit apprendre à faire la paix sans détruire la planète. C'est dans ce contexte qu'émerge la possibilité de l'écologie de guerre, selon laquelle soutenabilité et sécurité doivent désormais s'aligner pour aiguiller vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pierre Charbonnier lance un appel aux écologistes pour qu'ils apprennent à parler le langage de la géopolitique.

Carnets d'été. Avec Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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08.2025

Politiste et président du Cercle Aristote, Pierre-Yves Rougeyron propose une exploration approfondie des grands thèmes structurants de l'histoire et de la société françaises.
À travers des épisodes thématiques, il interroge l'identité, l'enracinement, le sens du passé, la question des frontières, la centralisation, ou encore les modèles politiques, offrant des clés de lecture pour comprendre les défis contemporains de la France dans une optique souverainiste et sociale, à l'image du gaullisme dont il se réclame.
Une série d'interventions qui s'adresse à tous ceux qui souhaitent dépasser l'actualité immédiate pour saisir les racines profondes des crises actuelles et qui veulent s'armer -intellectuellement parlant !- pour faire face aux enjeux qui nous attendent.

L'immigration sans tabous : la gauche doit sortir du déni. Avec Didier Leschi pour Penser c'est chouette.


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05.2025

Haut fonctionnaire français, spécialiste des questions relatives aux cultes et à la laïcité, Didier Leschi est directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration depuis 2015, et président de l'Institut d’étude des religions et de la laïcité depuis 2018.
Il aborde ici tous les aspects de la question migratoire, y compris les plus sensibles. En tant qu'homme de gauche, il déplore les tabous de son camp sur ce sujet. Selon lui, l'immigration pose avant tout des problèmes sociaux : son coût pèse principalement sur les plus précaires. En ignorant leurs inquiétudes, la gauche perdrait sa crédibilité sur les questions sociales.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'43 : Pourquoi le débat sur l'immigration est-il impossible à tenir ?
 - 0'04'19 : L'immigration, principal point de désaccord entre la gauche et la droite ?
 - 0'06'45 : La question de l'immigration est avant tout une question sociale
 - 0'09'23 : Il est faux de prétendre qu'on a besoin d'immigration pour créer de la richesse
 - 0'11'22 : Le rapport des Américains à l'immigration
 - 0'14'42 : L'immigration choisie en Italie
 - 0'16'04 : Les pays d'Europe de l'Est pensent que leur identité culturelle est trop fragile pour accueillir des immigrés
 - 0'17'22 : La distinction entre immigration légale et illégale
 - 0'18'10 : La difficulté en France, c'est la décorrélation entre le nombre et...
 - 0'19'12 : L'hypocrisie du débat concernant l'immigration qualifiée, comme les médecins
 - 0'22'17 : L'immigration choisie résout-elle la crainte identitaire en Italie ?
 - 0'24'42 : Les pays européens pratiquent de plus en plus l'immigration choisie, sauf la France
 - 0'26'47 : Peut-on vraiment réduire l'immigration légale ?
 - 0'28'13 : Quel est le problème spécifique de l'immigration en France ?
 - 0'29'48 : Est-il légitime de renvoyer chez eux les migrants illégaux ?
 - 0'32'26 : La distinction entre les formes d'immigration
 - 0'39'38 : Le débat sur le regroupement familial
 - 0'41'06 : La paupérisation de la population française rend le rapport à l'immigration conflictuel chez les classes populaires
 - 0'47'32 : L'intégration plus difficile des populations de certains pays africains
 - 0'48'33 : Une partie de la jeunesse et de la gauche nie les problèmes posés par l'immigration
 - 0'51'35 : La gauche n'est pas crédible pour parler des questions sociales tant qu'elle ne traite pas des questions migratoires
 - 0'52'14 : Les expériences socialistes conduites par la gauche dans le monde se sont accompagnées d'une fermeture des frontières
 - 0'55'28 : La gauche, n'ayant pas assez travaillé sur l'application concrète de ses idéaux, n'arrive pas à combattre l'ultralibéralisme et la guerre sociale qu'il organise
 - 0'58'23 : Pourquoi faut-il harmoniser les conditions d'accueil entre pays européens ? Est-ce faisable ?
 - 1'02'07 : Les OQTF, tabou ultime de la gauche 
 - 1'04'47 : Le cas algérien
 - 1'09'52 : Qu'est-ce que l'accord franco-algérien de 1968 ?
 - 1'15'12 : Comment réellement exécuter les OQTF ?
 - 1'17'20 : La démagogie sur le débat des soins pour les immigrés
 - 1'19'19 : Le RN ne raconte-t-il pas aussi des bêtises sur l'immigration ?
 - 1'22'46 : La gauche, privée de la question sociale par sa lâcheté sur la question migratoire, compense par une surenchère sur les questions sociétales et identitaires
 - 1'27'42 : Le thème de la créolisation
 - 1'32'47 : L'impact de la dénatalité sur les flux migratoires
 - 1'36'47 : Les débats sur le féminisme à gauche
 - 1'39'08 : Question sur le vieillissement

Un entretien mené par Théodore Brossollet.

Le patriotisme pour sauver la France. Avec Yvan Blot à l'Association Dialogue Franco-Russe.


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2017

La France, comme toute nation, a besoin du patriotisme pour assurer son existence. Le patriotisme n'est pas une idéologie, mais un sentiment, un mode d'existence dans le fleuve de l'histoire. On doit tout, ou presque, à la patrie : la langue maternelle, outil d'expression et de pensée, le territoire où on est censé être en sécurité, donc libre. Le patriotisme peut sauver la nation, notamment face à une invasion étrangère.
Il rassemble la nation alors que l'idéologie la divise. Une démocratie capable de résister aux assauts de l'histoire ne sépare pas le patriotisme de la liberté. "Liberté et patrie" est la devise d'un important canton suisse. Lorsque l'URSS a disparu, la nouvelle Russie a refusé d'avoir une idéologie officielle, mais elle s'est bâtie sur le renouveau patriotique. C'est d'une telle renaissance que la France a besoin.

Les frontières garantes de la paix. Avec Olivier Zajec au Cercle Pol Vandromme.


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11.04.2018

Filtres des identités, garantes des souverainetés, à la fois ponts et forteresses, les frontières ne se limitent pas à un poste de douane ou une ligne de barbelés. Si elles existent, ce n'est pas seulement parce que les hommes les ont arbitrairement décrétées, mais surtout parce qu'elles permettent aux cultures humaines de concilier pacifiquement le local et le global, le spécifique et l'universel.
Olivier Zajec nous introduit à cette thématique fondatrice du politique pour nous faire comprendre toute la complexité de cette notion de "limite", du "limes" romain du Ier siècle, jusqu'au mur israélien du XXIe, des remparts de Carcassone à Check Point Charlie, du fond des océans au silence des espaces intersidéraux.

L'enjeu des frontières au Moyen-Orient. Avec Olivier Hanne au Cercle Aristote.


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19.06.2017

Au Moyen-Orient, les frontières héritées du XXe siècle sont fragiles. En témoignent les drames vécus par les populations locales et l'avènement de Daech.
Le problème est ancien, tant la mosaïque ethnique et religieuse est complexe. La région a une histoire plurimillénaire : les premiers États sumériens, la conquête d'Alexandre le Grand, les Empires perse, arabe et ottoman y ont laissé des traces.
Lieu de fractionnements permanents, de frontières mouvantes, de conflits incessants, le Moyen-Orient est cependant un espace de construction d'États et de systèmes politiques puissants. Ici, les frontières ne sont pas de simples traits sur une carte, mais définissent des territoires, des communautés et des identités changeantes. L'étude de cette histoire millénaire permet une meilleure compréhension des fractures culturelles et géopolitiques contemporaines.
Olivier Hanne nous invite à un voyage à travers l'histoire et la géographie du Moyen-Orient pour en dévoiler les "seuils", c'est-à-dire les barrières mentales et géographiques.

Les croyances historiques. Avec Régis Debray sur France Culture.


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07.2016

L'Histoire ? Elle est censée nous découvrir la réalité des choses : elle nous dorlote avec de fausses croyances.
Régis Debray résume et clarifie des travaux engagés depuis maintes années et nous offre un retour sur l'origine et l'histoire de quelques maîtres mots en forme de chausse-trappes.
Sa façon à lui d'apporter sa petite pierre à l'édifice des Lumières, sous l'égide de la devise : "Rendre la Raison populaire". Un vaste programme, dérangeant comme un réveille-matin, et qui renverse quelques vétustes perspectives !

Les Accords Sykes-Picot : la question des frontières au Moyen-Orient. Avec Charles Saint-Prot à la Sorbonne.


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13.04.2016

À l’aube de la Première Guerre mondiale, les puissances françaises et britanniques cherchent un moyen d’affaiblir l’empire ottoman, grand allié des Allemands. C’est alors qu’ils encouragent les Arabes, menés entre autres par Hussein Ibn Ali et ses fils, à se révolter contre le joug du califat turc en leur promettant un grand royaume.
Paradoxalement, c’est au même moment que sont signés les accords, initialement secrets, de Sykes-Picot (16 mai 1916), visant à "partager" la région du Moyen-Orient entre les deux puissances européennes en cas de victoire de guerre.
Dès la fin de la guerre, des protectorats sont établis sur leurs régions respectives, et ce malgré l’incohérence totale entre peuples et frontières. Ce tracé nouveau fut remis en question à plusieurs reprises dans l’histoire, notamment à l’ère du nationalisme arabe, et continue de soulever des profonds débats.
Les frontières entre États du Moyen-Orient sont-elles réellement légitimes ? Les réalités nationales s’étant crées sont-elles assez solides pour perdurer dans le temps ? Et qu’en est-il des volontés d’abolition des frontières aujourd’hui, le Moyen-Orient de Sykes-Picot est-il en train de s’essouffler ?

Une conférence organisée par l’association Panthéon-Sorbonne Monde Arabe et le média en ligne Sowt Al Arab.