La Contre-insurrection de Galula à l'Irak et demain. Avec Driss Ghali pour le Cercle Aristote.


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10.2021

S'il y a une seule conclusion à tirer de l'œuvre de Galula, c'est que toute communauté humaine, mise devant un problème politique, peut, sous certaines conditions, se fracturer en trois groupes : une minorité active très déterminée à renverser la table, une autre minorité attachée au maintien du statu quo mais incapable d'agir et enfin une majorité silencieuse qui rêve de ne rien faire mais dont la vocation est d'appuyer le camp qui a le plus de chances de l'emporter.
Hier face au FLN algérien et aujourd'hui face à l'Etat Islamique, la pensée de Galula permet à une démocratie comme la nôtre de se défendre sans se renier. La mise en œuvre de ses idées est encore d'actualité pour tous ceux qui, parmi nous, assument la responsabilité de lutter contre les insurrections de notre temps.

Un entretien mené par Pierre-Yves Rougeyron.

L'histoire des élites, des Lumières au grand confinement. Avec Eric Anceau pour la Nouvelle Action Royaliste.


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13.01.2021

Professeur spécialiste de l'histoire politique et sociale de la France et de l'Europe contemporaine, Éric Anceau vient de consacrer un ouvrage sur la relation difficile que les milieux dirigeants et le peuple est presque toujours entretenue.
De fait, toute nouvelle élite tend à oublier qu'elle est au service de l'Etat et de la nation et finit par se constituer un groupe privilégié qui suscite des réactions de colère, des mouvements de révolte ou une nouvelle révolution.
Réfléchir sur l'histoire des élites françaises en compagnie d'Éric Anceau permet de mieux saisir le moment historique que nous vivons : celui d'un désir latent ou exprimé de renouvellement des élites.

Le pourrissement des élites. Avec Denis Collin pour le Cercle Aristote.


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05.05.2020

Il n'y a pas de société sans élite. Ce cons­tat est désa­gréa­ble pour tous ceux qui tien­nent l'égalité pour une vertu fon­da­men­tale, mais c'est un fait.
Le pro­blème est alors bien connu : com­ment conci­lier l'idéal démo­cra­ti­que avec la néces­sité que les élites gou­ver­nent de fait. Il doit demeu­rer un libre jeu, conflic­tuel, entre le peuple et les grands, pour parler comme Machiavel. Les lois fon­da­men­ta­les doi­vent être adop­tées par le peuple tout entier et les élites doi­vent être élues par le peuple et doi­vent lui rendre des comp­tes. La répu­bli­que idéale n'a pas d'autres prin­ci­pes.
Si nous reve­nons main­te­nant à la situa­tion fran­çaise, il faut faire un cons­tat ter­ri­ble : celui de la décom­po­si­tion accé­lé­rée des élites. En rajeu­nis­sant le per­son­nel poli­ti­que et en contri­buant à l'éjection d'une bonne partie de la vieille classe poli­ti­que, le macro­nisme a mis en lumière l'extra­or­di­naire effon­dre­ment du niveau intel­lec­tuel des élites ins­trui­tes dans notre pays. La bêtise crasse, la vul­ga­rité, l'absence de tout sens moral et l'incom­pé­tence acca­blante domi­nent ces nou­vel­les élites, cette classe des "cré­tins éduqués" si bien carac­té­ri­sée par Emmanuel Todd.
Comment en sommes-nous arrivés là ?

Émission des "Entretiens de la Quarantaine", animée par Pierre-Yves Rougeyron.

Le capitalisme autoritaire. Avec Grégoire Chamayou pour Hors-Série.


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22.10.2018

On sent qu'il aime ça, Grégoire Chamayou, rentrer dans la tête des puissants. Dans son précédent livre déjà, Théorie du drone, le philosophe plongeait dans les archives militaires américaines pour nous donner à entendre les voix de ceux qui pensent la guerre et tentent de promouvoir une nouvelle manière de la faire : sans courir le risque de mourir soi même.
Dans son dernier ouvrage en date, La Société ingouvernable, Une généalogie du libéralisme autoritaire (La Fabrique) le chercheur troque le complexe sécuritaire pour les boards des entreprises. Il nous emmène dans les tréfonds feutrés des hautes sphères du pouvoir économique, là où les intellectuels organiques des milieux d'affaire ont mis au point dans les années 1970 les théories, les concepts et les tactiques pour défendre un ordre capitaliste alors profondément remis en cause, aussi bien par des salariés "indisciplinés" que par des mouvements écologistes en demande de régulation gouvernementale.
Il faut les entendre échafauder leur riposte, inventer les "théories de la firme" à même de justifier le primat de la valeur actionnariale, tout en s'efforçant de déréaliser la violence de la hiérarchie et du rapport salarial… Il faut les entendre, car alors on perçoit leurs contradictions, leurs débats, leurs désaccords et leurs failles. Celles qu'il nous appartient d'exploiter si l'on veut à nouveau se rendre ingouvernables.

Émission "Aux Ressources", animée par Laura Raim.

Le temps des gens ordinaires. Avec Christophe Guilluy sur RT France.


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26.11.2020

A la une du New York Times habillés d'un gilet jaune, poursuivis par les journalistes britanniques à l'occasion du Brexit, fêtés comme des héros pendant la crise sanitaire, redevenus des sujets d'études pour les chercheurs, de nouvelles cibles du marketing électoral pour les partis, les gens ordinaires sont de retour. Les "classes populaires", le "peuple", les "petites gens" sont subitement passés de l'ombre à la lumière. Les "déplorables" sont devenus des "héros".
Cette renaissance déborde désormais des cadres du social et du politique pour atteindre le champ culturel. De Hollywood aux rayons des librairies, la culture populaire gagne du terrain. Ses valeurs traditionnelles -l'attachement à un territoire et à la nation, la solidarité et la préservation d'un capital culturel- imprègnent tous les milieux populaires.
Jack London usait d'une métaphore pour décrire la société de son temps : la cave et le rez-de-chaussée pour les plus modestes, le salon et les étages supérieurs pour les autres. Et si, aujourd'hui, plus personne ne voulait s'inviter au salon ? Sommes-nous entrés dans le temps des gens ordinaires ?

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Les fortunes de France et les dynasties bourgeoises. Avec Adrien Abauzit sur Radio Athena.


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03.08.2020

Aborder l'histoire de France par l'histoire de ses grandes fortunes nous permet d'en fournir la plus passionnante des critiques quant à son récit "officiel".
Actualisant les recherches entreprises par Emmanuel Beau de Loménie, l'essayiste et avocat Adrien Abauzit nous invite par ce prisme à comprendre l'effondrement politique et moral de notre pays depuis plus d'un demi-siècle.
Un travail absolument nécessaire pour qui veut comprendre la genèse et l'action des élites françaises qui président à la destinée du pays, du XIXe siècle à nos jours.

La faillite des élites. Avec Michel Maffesoli au Cercle Aristote.


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09.03.2020

Face au resurgissement du besoin d'affirmation des différences, des spécificités langagières et idéologiques, des rassemblements autour d'une commune origine, réelle ou mythifiée, quelle attitude adopter ?
Qu'elles soient musicales, religieuses, sportives, sexuelles ou culturelles, ces "tribus" postmodernes occupent le nouvel espace public. À l'harmonie abstraite d'un unanimisme de façade est ainsi en train de succéder une harmonie conflictuelle.
Ne faudrait-il pas mieux accompagner cet idéal communautaire, plutôt que le dénier ?

Les Luttes des classes en France. Avec Emmanuel Todd sur RT France.


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27.01.2020

Macron et les Gilets jaunes ont ouvert une page nouvelle de l'histoire de France, qui mêle retour des luttes sociales et apathie politique, sursaut révolutionnaire et résignation devant les dégâts de l'euro, regain démocratique et menace autoritaire. Pour la comprendre, Emmanuel Todd examine, scrupuleusement et sans a priori, l'évolution rapide de notre société depuis le début des années 1990 : démographie, inégalités, niveau de vie, structure de classe, performance éducative, place des femmes, immigration, religion, suicide, consommation d'antidépresseurs, etc.
Les faits surprendront. Les interprétations que propose Emmanuel Todd doivent, quant à elles, beaucoup à Marx, mais à un Marx mis "sous surveillance statistique". À gauche, comme à droite, elles paraîtront à beaucoup étonnantes, amusantes, contrariantes, ou angoissantes. Cet empirisme sans concession le conduit même à réviser radicalement certaines de ses analyses antérieures.
À son écoute, la vie politique des années 1992-2019 prend tout son sens : une longue comédie politique où s'invitent les classes sociales. Bienvenue donc dans cette France du XXIe siècle, paralysée mais vivante, où se côtoient et s'affrontent des dominés qui se croient dominants, des étatistes qui se croient libéraux, des individus égarés qui célèbrent encore l'individu-roi, avant l'inéluctable retour de la lutte des classes.

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.