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Le spécialiste du droit Alain Supiot nous explique comment construire un monde plus juste. Son idée ? Une vraie mondialisation ne doit pas imposer les règles d'un seul pays, mais réussir à mélanger les richesses de toutes les cultures pour créer de la solidarité entre les peuples.
Aujourd'hui, le grand marché mondial a tendance à tout uniformiser : mêmes modes de consommation, mêmes idées, mêmes habitudes partout sur la planète. Mais faut-il vraiment que tout le monde vive de la même façon ?
Pendant très longtemps, l'Occident a cherché à imposer sa propre vision du monde aux autres peuples en pensant détenir la seule "vraie" façon de vivre. Pour stopper cette domination et protéger les identités locales, l'UNESCO a rappelé une règle essentielle : toutes les cultures ont une égale valeur et méritent le même respect.



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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.


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Docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice, Grégor Puppinck nous offre un éclairage sur l'origine et la pensée des mouvements occidentaux militant pour la légalisation de l'euthanasie. Il retrace l'évolution de ce courant de pensée à travers le XXe siècle, permettant ainsi de mieux comprendre les enjeux des débats actuels sur l'euthanasie et le suicide assisté.
Émission "Restons Courtois", animée par Arthur de Watrigant.


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Si Robespierre rappelle qu' "être armé pour sa défense personnelle est le droit de tout homme", la bien-pensance dénonce l'accès aux armes qui garantirait le Far-West ou l'essor des tueries : "je ne veux pas d'un pays où prolifèrent les armes et où l'on considère que c'est aux citoyens de se défendre" (E. Macron).
Pourtant, les soldats suisses gardent leurs armes de guerre à leur domicile sans que le pays ne soit submergé par la violence... Et bien avant le second amendement, le droit des Tchèques à posséder des armes remonte à 1517 ! Et dans cette Amérique fantasmée, c'est en Californie - Etat le plus restrictif sur l'accès aux armes - que les tueries de masse sont les plus fréquentes.
Manifestée avec acuité aux Etats-Unis, la question de l'accès des particuliers aux armes se pose partout : dans les débats nationaux ou les instances internationales, défenseurs et partisans cherchent à mobiliser l'opinion. Touchant directement chasseurs, tireurs sportifs et collectionneurs, l'accès aux armes interroge chacun, compte-tenu de la violence grandissante...
Défendu par tous les philosophes, le droit des citoyens d'être armé fut garanti de l'Ancien-Régime à la Révolution ; s'éloignant de ses fondations et suivant le chemin préparé par Vichy, la République interdira aux particuliers de posséder des armes.
Loin des clichés, Bertrand Saint-Germain traite de toutes les questions soulevées par l'accès des particuliers aux armes : histoire, chasse, tueries de masse, droit et politique ; en Amérique, et surtout en France.
Émission "La Méridienne", animée par Jean-Louis Roumégace, Arnaud Naudin et Wilsdorf.


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Michel Villey (1914-1988), historien et philosophe du droit, a laissé une empreinte durable dans sa discipline grâce à ses réflexions novatrices sur la philosophie grecque, notamment sur la pensée d'Aristote. En revisitant les idées de saint Thomas d’Aquin, il a développé des concepts fondamentaux tels que le "droit naturel classique" et une vision réaliste des droits de l'homme. Son travail souligne l'importance de notions grecques comme la physis (nature), le dikaion (droit juste) et le dikastes (le juge comme droit animé).
Plusieurs enseignants-chercheurs analysent ici l'héritage intellectuel de Michel Villey, ce "paladin du réalisme juridique", et sa pertinence dans le contexte actuel.


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Une fissure s'est ouverte, depuis une cinquantaine d'années, entre juge et démocratie représentative. La montée en puissance du premier anémie la seconde.
L'emprise du juge sur la démocratie revêt deux aspects distincts : le droit se construit désormais en dehors de la loi, voire contre elle ; la pénalisation de la vie publique est croissante. Ces deux aspects sont liés car ils conduisent tous deux à la dégradation de la figure du Représentant : le premier en restreignant toujours davantage son champ d'action ; le second en en faisant un perpétuel suspect.
Le mal qui ronge aujourd'hui la démocratie paraît se situer beaucoup plus là - c'est-à-dire dans l'abaissement du Représentant, dans le rétrécissement de la souveraineté du peuple, dans la rétraction de l'autorité publique - que dans les réactions allergiques que provoque cet affaiblissement de l'État : abstention, populisme, illibéralisme.
Cet ascendant croissant du pouvoir juridictionnel sur les autres a-t-il amené davantage de rigueur et de transparence dans le fonctionnement démocratique ? Il se découvre chaque jour un peu plus qu'il n'a fait que remplacer le caprice du prince par le caprice du juge.
D'où la question : que faire pour restaurer une juste séparation des pouvoirs ?
Un échange mené par Caroline Brézet.


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Juriste, historien et anthropologue saisi par la psychanalyse, Pierre Legendre est l'un des grands penseurs de notre époque. Il nous ouvre ici les arcanes latines du droit, d'un droit pris dans l'épaisseur du temps, d'un droit fait homme aussi, dont Ulpien, Gratien, Justinien ont été des passeurs.
Tout le monde connaît le proverbe "L'habit ne fait pas le moine", mais sait-on encore qu'il s'agit d'une maxime médiévale, "Habitus non facit monachus" ? Parler du droit moderne, c'est faire parler les mots et les maximes, en révéler l'incroyable histoire depuis l'Antiquité.
C'est à ce prix seulement que nous pourrons retrouver le sens des concepts au cœur de notre propre civilisation.
Une conférence organisée par l'Association le Latin dans les Littératures Européennes et conduite par Hubert Aupetit.