À voix nue. Avec Jacques Bouveresse sur France Culture.


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02.2000

Des effets possibles de la satire et de la banalisation de la corruption, des relations entre philosophie et sciences, des notions de vérité, d'objectivité et de clarté : le philosophe Jacques Bouveresse passe en revue certaines des questions qu'il aura longuement travaillées ainsi que ses influences majeures, de Ludwig Wittgenstein à Robert Musil ou Karl Kraus.
L'occasion de revenir sur sa vie et son parcours intellectuel que l'a conduit, de sa naissance en 1940, dans le Jura, dans une famille de paysans, jusqu'au Collège de France !

Une série d'émissions animée par Christine Lecerf.

Valeur et valeurs de la critique d'art. Avec Nathalie Heinich pour l'Institut de la Mémoire de l'Édition Contemporaine.


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16.01.2020

Auteur de plus d'une trentaine d'ouvrages portant principalement sur le statut d'artiste et la notion d'auteur, l'art contemporain et le rapport aux valeurs, la sociologue Nathalie Heinich revient sur la problématique des valeurs engagées dans la réception des œuvres d'art, réception généralement conditionnée par le travail des critiques.
Quelles sont les valeurs engagées dans ce processus ? Existe-t-il une tension entre la question du prix et celle de la valeur, dans le domaine de l'art (contemporain) ? La valeur esthétique est-t-elle prédominente dans le jugement rendu par les critiques ? Finalement : l'admiration ou le rejet des oeuvres d'art peuvent-ils s'expliquer ?
Selon Nathalie Heinich, les réponses sont à chercher dans l'activité artistique elle-même, de la création à la réception, en passant par la circulation, des œuvres d'art.

Roswitha Scholz et le Sexe du capitalisme. Avec Benoit Bohy-Bunel et Ivan Recio pour la Maison du Savoir.


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04.2021

L'apport de Roswitha Scholz à la théorie critique de la valeur n'est pas un apport secondaire ou un développement cumulatif, mais une révolution totale de la théorie critique. Le passage de la critique de la valeur à la critique de la valeur-dissociation est un changement de qualité et de cadre théorique.
C'est alors non seulement la critique de l'économie politique qui s'en trouve bouleversée, mais plus largement la critique de la forme sociale capitaliste, qui doit alors être thématisée en tant que patriarcat-producteur de marchandises ou capitalisme-patriarcat.
Ce cycle de conférences se veut une introduction à cette théorie critique fondamentale, devant permettre ensuite une entrée plus facile dans les textes Roswitha Scholz.

La critique des Lumières. Avec Antoine Lilti sur France Culture.


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29.12.2019

En France plus qu'ailleurs - peut-être en raison de son rôle supposé dans la Révolution - ce que l'on appelle l'héritage des philosophes des Lumières joue un rôle majeur dans le débat public. Qu'il s'agisse des débats sur la laïcité, sur l'identité nationale ou sur la construction européenne, cet héritage est aujourd'hui invoqué par tout le monde. Pour s'en réclamer ou pour l'attaquer.
Devenues une sorte de mot de passe pour désigner les sources idéologiques de la modernité occidentale, Les Lumières sont donc et plus que jamais au cœur du débat.

Émission "Signes des temps", animée par Marc Weitzmann.

André Gorz et la critique de la valeur-dissociation : tentative d'un croisement à contre-courant. Avec Ivan Recio pour la Maison du Savoir.


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02.05.2021

La critique de la valeur, développée en critique de la valeur-dissociation, ne permet pas seulement une refondation théorique à partir et au-delà de Marx, mais aussi des relectures critiques d'autres développements théoriques. Nuno Machado a récemment procèdé à une relecture décisive de la critique de la valeur chez Marx et Robert Kurz, mais propose aussi une metathéorie qui ouvre sur des relectures, notamment de Pierre Bourdieu. C’est dans cette même perspective qu'Ivan Recio s'adonne à une relecture d'André Gorz.
Alors que c'est le dernier Gorz qui est souvent rapproché de la critique de la valeur, le reste de son œuvre est trop vite qualifié comme relevant du marxisme traditionnel. Pourtant, Ivan Recio nous montre qu'un croisement à contre-courant, entre le premier André Gorz – le plus éloigné dans le temps de la critique de la valeur - et la critique de la valeur-dissociation, telle qu'elle s'est développée après la disparition de Gorz, serait très fécond pour déployer certains développements devenus clés comme celui de la critique de la forme-sujet, mais aussi à propos d'un concept plus classique, celui de fétichisme.
Il ne s’agit pas de plaquer la critique de la valeur sur André Gorz ni de dire que Gorz serait un "théoricien critique de la valeur" avant l’heure, mais de procéder à une relecture originale de ses premiers écrits, et d'en montrer une radicalité méconnue, qui serait à réaffirmer dans le cadre de la critique de la valeur-dissociation.

Approche matérialiste de la critique de la raison pure. Avec Benoit Bohy-Bunel pour la Maison du Savoir.


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2021

Le philosophe Benoit Bohy-Bunel nous propose une analyse critique suivie de la grande oeuvre de Kant, la Critique de la raison pure. Il s'agit d'une approche matérialiste, qui n'est pas économiciste, mais qui définit la matière comme rapports sociaux concrets entre corporéités agissantes.
La démarche idéologique kantienne s'inscrit dans une dépossession du travail manuel par le travail intellectuel. Dès lors, les facultés transcendantales de Kant perdent leur universalité et retrouvent leur perspective située : c'est le sujet masculin blanc et bourgeois qui s'arroge l'universalité, pour mieux assigner les individus minorisés qui sont considérés comme étant hors culture.
La chose en soi est définissable : elle est la souffrance des individus réifiés, que Kant ne veut pas (ou ne peut pas) thématiser. La dialectique transcendantale prend alors une tout autre signification, ainsi que tout le projet critique kantien.

Critique de la collapsologie. Avec Benoit Bohy-Bunel pour la Maison du Savoir.


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2021

Et si la collapsologie, développée entre autres par Pablo Servigne et Gauthier Chapelle, au lieu de penser un effondrement du capitalisme, permettait plutôt d'en imaginer la survie après l’effondrement ?
C'est la thèse critique que nous propose Benoît Bohy-Bunel en décortiquant, à partir des acquis théoriques de la critique de la valeur, les trois ouvrages Comment tout peut s'effondrer, Une autre fin du monde est possible et L'entraide, une autre loi de la jungle.
Au lieu de mettre en avant des techniques pour bien vivre la crise qui se profile devant nous et se préparer à la fin du monde, un vrai travail de critique social devrait au contraire chercher à dénoncer la fin du monde quotidienne et pouuser à s'en sortir.

Une histoire de la raison. Avec François Châtelet sur France Culture.


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1992

Composante essentielle de la civilisation occidentale, la rationalité imprègne si bien tous nos modes de pensée que l'on en viendrait presque à oublier qu'elle a une histoire. À l'heure du triomphe de la raison technicienne, François Châtelet nous invite à une passionnante remontée aux sources.
De Socrate à Platon, de Galilée à Machiavel et de Nietzsche à Freud, il retrace "l'invention de la raison", marque les grandes étapes de la pensée philosophique et montre – avec sa simplicité coutumière et un rare talent de conteur – comment se sont tissés d'indissolubles liens entre la liberté et la raison, même si cette dernière, conclut-il, n'a pas encore atteint "l'âge de raison".