Court traité de la servitude religieuse, par Denis Collin.


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05.2017

"La critique de la religion est pour l'essentiel terminée" : voilà ce que Marx écrivait en 1843 (Critique de la philosophie du droit de Hegel).
Le début du XXIe siècle semble lui donner tort. Fondamentalismes, djihadisme, terrorisme : ceux qui pensaient que nous étions définitivement entrés dans un monde matérialiste en sont pour leurs frais.
Mais il existe une tradition philosophique pour laquelle vivre sous la conduite de la raison permet de s'émanciper de la servitude religieuse. Il s'agit donc d'en revenir aux principes afin d'examiner ce qu'il en est du fait religieux aujourd'hui.

Le spectacle comme illusion et comme réalité. Avec Gérard Briche au Parlement des Philosophes à Strasbourg.


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22.02.2007

La notion de "spectacle", dont les situationnistes ont fait leur concept critique le plus connu, est une notion équivoque. Sa banalité apparente a été pour beaucoup dans le fait qu’elle soit employée par nombre de coquins, qui s’autorisent de Guy Debord en toute inconscience ou en toute imposture.
Les propos de Gérard Briche ne sont pourtant pas de préciser la théorie situationniste du spectacle. Ils sont à la fois plus modeste et plus ambitieux. Modestes, car ils vont se limiter à situer le concept situationniste de spectacle. Ambitieux, car ils prétendent en montrer le développement en articulant l’analyse du spectacle à l’analyse de la marchandise.
Guy Debord a donné une consistance rigoureuse à la société du spectacle (désignée comme société spectaculaire-marchande, rappelons-le), mais il ne va pas au bout du chemin...

Une conférence prononcée lors du colloque "Dérives pour Guy Debord", organisé pour célébrer les 40 ans des "événements de Strasbourg".

Au-delà des lumières capitalistes, contre l'extrême-droite anti-lumières. Avec Benoit Bohy-Bunel et Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2016

Cette émission se veut être une critique émancipatrice des Lumières capitalistes (libéralisme, marxisme-léninisme), pour une pensée révolutionnaire au-delà des Lumières (Adorno, Horkheimer, Kurz, Trenkle), et contre l’extrême-droite anti-Lumières (fascisme, nazisme, "révolution conservatrice").
Dans une première partie, nous avons droit à une critique des figures actuelles des Lumières capitalistes et des anti-Lumières (Alain de Benoist) ainsi qu'à une introduction aux caractéristiques générales des Lumières et des anti-Lumières.
S'en suit une discussion du rapport (évolutif, d’abord acritique, puis dialectique) de Marx aux Lumières, puis de la présentation des thèses contre l’Aufklarüng de Norbert Trenkle (sur La Dialectique de la Raison d’Adorno et d’Horkheimer).
Dans une deuxième partie, une histoire critique des Lumières capitalistes franco-anglaise (17ème-18ème siècles, John Locke, Voltaire, physiocrates) nous est proposée, ainsi que des anti-Lumières allemandes (Herder, idéologie völkisch, nazisme) pour nous proposer enfin une critique émancipatrice des Lumières (Kurz, Lukacs) et particulièrement de Kant.

La Tronche en Biais et l'esprit critique, par Charles Robin.


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2017

"Zététique", "biais de confirmation", "rasoir d'Ockham"... Ces mots vous disent quelque chose ? En quelques mois, ils sont devenus les expressions fétiches d'une nouvelle communauté Youtube, celle de La Tronche en Biais.
Dans leurs vidéos explicatives et leurs émissions live, Acermendax, Vled Tapas et Loki Jackal abordent de nombreux sujets - souvent scientifiques mais aussi sociétaux ou philosophiques - sous l'angle de l'esprit critique et de l'examen rationnel.
Mais suffit-il de se réclamer de la pensée critique pour l'appliquer rigoureusement et de manière impartiale ? Suffit-il de dénoncer les biais de confirmation à l'œuvre dans les discours de ceux qu'on critique pour en être soi-même à l'abri ?
Dans cet entretien, Charles Robin nous montre que les animateurs de La Tronche en Biais sont eux-mêmes très souvent victimes des biais cognitifs qu'ils prétendent mettre en lumière...

Le post-modernisme, une mode qui sape la critique sociale ? Avec Renaud Garcia aux Rencontres Libertaires de Quercy.


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21.07.2016

Les théories post-modernes doivent être critiquées, pas uniquement pour le plaisir de la joute intellectuelle. Ces idées à la mode exercent une reéelle capacité d’influence dans les milieux altermondialistes, autonomes et alternatifs en nous proposant de passer d’une critique de l’exploitation, d’une critique du pouvoir qui s’exerce sur les exploités, à une critique des normes : la critique sociale revient alors à déconstruire toute norme, à desserrer l’ "étau" des règles de vie collectives, ce qui conduit logiquement à une recherche frénétique de la singularité, à une sorte d’exode pour échapper à toute contrainte. D’un anarchisme social, lié à la lutte des classes on passe ainsi à un "anarchisme mode de vie" déjà critiqué en son temps par Bookchin.
Renaud Garcia, auteur du Désert de la critique (L’Echappée, 2015), entend bien nous montrer en quoi ces théories de la "déconstruction" sapent la critique sociale, encouragent la marchandisation et le déferlement technologique et conviennent parfaitement à une société libérale et atomisée.

Une rencontre organisée par l'Organisation Communiste Libertaire.

Désert de la critique, de Renaud Garcia. Avec Patrick Marcolini sur Radio Libertaire.


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27.05.2016

La nature humaine ? Fiction dangereuse. La raison analytique ? Instrument d’uniformisation culturelle. La vérité ? Objet relatif masquant les dispositifs de pouvoir. Le langage ? Geôlier de la créativité. L’universalisme ? Alibi de l’Occident pour dominer le monde. Le corps ? Pâte à modeler au gré des innovations technologiques. Tels sont les lieux, devenus communs, de la pensée de la déconstruction.
Et pour comprendre l'hégémonie du post-modernisme au sein de l'extrême-gauche, Patrick Marcolini nous parle du livre de Renaud Garcia Désert de la critique, récemment sorti aux éditions l'échappée.

Quelle philosophie du développement humain sur une planète limitée ? Avec Fabien Revol, Olivier Rey, Henri Pérouze, Paul Colrat, Emmanuel d'Hombres, Emmanuel Gabellieri et Fabien Revol à l'Université Catholique de Lyon.


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19.01.2017

Les travaux d’Olivier Rey, philosophe des sciences et chercheur au CNRS, sont très bien reçus dans les milieux prônant la "sobriété heureuse" et la "décroissance".
Sa connaissance de la pensée moderne et des représentations de la nature qu’elle a conjurées l’amènent à émettre un jugement sans concession sur les situations de crises actuelles que notre monde traverse, précédent, et faisant écho à la critique du paradigme technocratique du Pape François dans son encyclique Laudato si’. La décroissance à laquelle Olivier Rey appelle nos sociétés moderne n’est pas un simpliste retour en arrière, mais l’art de trouver la mesure de l’échelle humaine dans l’intégration lucide des limites de la planète, des ressources naturelles, mais aussi de la finitude de notre commune humanité.
Le Centre de Recherche en Entreprenariat SOcial, la Chaire Jean Bastaire pour une vision chrétienne de l’écologie intégrale, les associations "Chrétiens et Pic de Pétrole" et "Les Alternatives Catholiques" s’associent pour mettre en valeur et interroger la perspective d’Olivier Rey dans l’esprit de l’écologie intégrale.

L'antisémitisme d'extrême-droite. Avec Benoit Bohy-Bunel et Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2016

Cette émission entend analyser l'antisémitisme d'extrême-droite comme un anticapitalisme tronqué qui ne critique que la seule finance (souvent au nom du travail, de l'industrie, de l'État et/ou de la nation/race) pour la lier aux "Juifs" qui en seraint l'incarnation "maléfique", "cosmopolite", et "dominatrice". Cet anticapitalisme tronqué se retrouve aujourd'hui chez des personnalités comme Alain Soral ou Francis Cousin.
Cet anticapitalisme tronqué est également souvent mélangé à un anti-judaïsme classique (néo-païen ou chrétien).
Pour comprendre cette résurgence qui se diffuse massivement sur Internet, une généalogie philosophique sera entreprise en s'intéressant aux grandes figures de l'antisémitisme d'extrême-droite "germanique", soit Hegel, Nietzsche et Heidegger.