Les tueurs fous du Brabant, l'affaire qui hante toujours la Belgique. Avec Gérard Rogge sur France Inter.


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02.01.2018

Il a fallu attendre 32 années pour que de nouveau, la Belgique, ainsi que les familles des 28 personnes mortes et des 40 blessés dans la folie de ces tueurs, espèrent de nouveau comprendre ce qu’il s’est passé entre 1982 et 1985, lors d’une série de braquages et de cambriolages qui ont plongé le pays dans la psychose.
32 années, à s’interroger sur l’identité de cette bande, sur ses mobiles, sur ses soutiens. 32 années, à imaginer tous les scénarios possibles allant des tueurs psychopathes à l’Opus Dei, de la piste de prédateurs mafieux à un groupuscule d’extrême droite. 32 années, à tenter de justifier les errements de l’enquête, à panser les plaies au sein de l’Etat avec la mise en place de deux commissions d’enquête parlementaire. 32 années enfin, à attendre qu’un jour quelqu’un ose parler.
Ce jour, certains pensent qu’il est arrivé en mai 2015 quand, sur son lit de mort, un ancien gendarme aurait confié à son frère être le géant de la bande du Brabant. Ce témoignage a été livré à la presse, le lundi 23 octobre 2017. Depuis cette date, chaque jour de l’autre côté de la frontière, dans les salles de rédactions, on interroge de nouveau les témoins de ces massacres, on fouille les archives à la recherche d’un entretien oublié, d’une piste qu’on n’avait pas voulu suivre à l’époque qui pourrait confirmer les propos de cet homme.
Le but ici n’est pas de lever le voile sur les secrets de cette affaire mais, à la lumière des dernières révélations, d’établir un récit pour comprendre ce qui s’est passé, de revenir sur certaines impasses de l’enquête judiciaire et enfin d’expliquer pourquoi la confidence d’un ancien gendarme est peut-être la clé de ce mystère.

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Terrorisme, crime contre l'humanité : tribunal de l'histoire. Avec Damien Viguier pour E&R à Dijon.


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17.12.2017

Le droit européen avait admis que l’une des prérogatives de l’État souverain était celle de faire la guerre, le ius belli. Pour encadrer ce droit, s’y était ajouté le droit de la guerre, le ius in bello, qui séparait les militaires des civils. Ainsi, les choses étaient claires : un soldat pouvait tuer un ennemi sans être un assassin, mais il devait épargner les femmes, les vieillards et les enfants, respecter les prisonniers du camp adverse et obéir aux ordres.
Mais l’utopie de la paix éternelle dans un monde globalisé a renversé ce que le droit avait tenté de mettre comme sagesse dans la barbarie humaine. Aujourd’hui la guerre conduite selon la loi de la guerre est devenue crime de guerre, alors que le terrorisme, c’est-à-dire l’introduction des civils dans la guerre, brouillant la séparation qui tendait à protéger les populations, est érigé en résistance dès lors que les "instances internationales" reconnaissent à ses auteurs de mener une "guerre juste". Les populations encouragées à se soulever ne sont plus protégées, mais au contraire placées au centre du conflit.
Et alors que la guerre traditionnelle d’État à État a été mise hors la loi, c’est paradoxalement en reconnaissant l’organisation terroriste comme État que la communauté internationale va réintégrer dans le droit des terroristes qui devraient être jugés, selon l’ordre ancien, en criminels.
À l’inverse, la lutte contre le terrorisme, désignée par les instances internationales comme "crime contre l’humanité" lorsque cela va dans le sens de leur projet, va alors servir d’alibi pour renforcer le droit international, outil du nouvel ordre mondial, dans un mouvement cyclique et dialectique : "Par un renversement total, c’est le droit international qui est devenu un instrument du terrorisme."

L'État islamique : notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à comprendre ce qu'est l'Etat islamique.
Les origines, les divers acteurs et la structuration de cette entité assez improbable sont étudiés au travers de plusieurs notes de lecture afin de comprendre quels sont les enjeux derrière ce que représente Daesh.

La Cybercriminalité. Avec Xavier Raufer au Cercle Pol Vandromme.


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04.10.2017

L'univers informatique est désormais l’un des principaux domaines de la fraude et du crime. Aujourd’hui, les victimes de la cyber-criminalité se comptent par dizaines de millions, des stars d’Hollywood aux habitués des réseaux sociaux ou du commerce en ligne. Comment, à partir de quels ordinateurs et de quelles techniques les nouveaux gangs du net opèrent-ils ? C’est ce dont vient nous parler Xavier Raufer.
Ce célèbre criminologue dévoile la gravité d’un phénomène qui menace le citoyen ordinaire, les grandes entreprises, les États, les banques, etc. Piratage et vente clandestine de données personnelles, maliciels pénétrant les ordinateurs publics et privés, fraudes identitaires ou à la carte bancaire, sites marchands illicites cachés dans le dark web : le monde du cyber-crime est aussi florissant qu’insaisissable.
Xavier Raufer nous explique comment notre société hyper-connectée a donné naissance à un cyber-monde où prolifèrent hackers, mafias du net russes, hacktivists exploitant les failles de nos systèmes informatiques. Sans parler de la surveillance omniprésente des États comme de récentes affaires l'ont révélé...

Terrorisme, face cachée de la mondialisation. Avec Richard Labévière au Club suisse de la presse.


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08.12.2016

Le terrorisme tue. Il produit émotions, compassions, malentendus et contresens. Il s'est installé au coeur même de nos sociétés comme une fatalité. De la petite délinquance à la grande criminalité, il est devenu le stade suprême de la mondialisation.
À l'appui d'un long travail d'enquête, Richard Labévière remonte aux causes du phénomène. Il décrit les impasses de la "guerre contre la terreur", le cynisme mercantile des pays occidentaux envers les pétromonarchies, la désinformation de médias voyeurs qui basculent dans la propagande et les fadaises d'improbables experts.
Aujourd'hui, l'Arabie saoudite demeure l'un des principaux financiers de l'Islam radical, qui tue non seulement dans les pays occidentaux, mais aussi et surtout dans le monde arabo-musulman. Ce scandale perdure en toute impunité depuis plus de trente ans, parce qu'il engraisse marchands de canons et autres prédateurs. Le terrorisme profite aussi d'une révolution numérique dont personne ne maîtrise les effets et qui échappe au contrôle des États.
Il s'agit ici de comprendre de quoi est faite la matrice qui engendre la terreur, de transformer l'irrationalité de l'émotion en entendement, de se donner les moyens de savoir. Après plus de vingt ans de reportages de terrain et d'analyses, Richard Labévière démonte les rouages du terrorisme moderne et avance plusieurs propositions pour en combattre la fatalité.

La répression du révisionnisme historique. Avec Damien Viguier chez E&R à Lille.


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25.02.2017

Dans le cadre de son cycle de conférences sur les outils juridiques de la domination, Damien Viguier s'arrète ici sur la répression du révisionnisme qui se fait en France au nom de la loi Gayssot.
Car si une société se définit par ses tabous, eux-mêmes protégés par des dogmes, quel ordre politique et moral ces actions en justice nous révèle-t-il ?

De l'Hôtel-Dieu à l'Hôpital-Général. Avec Marion Sigaut et Claire Colombi chez E&R à Avignon.


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28.05.2016

Au Moyen âge, c’était l’Hôtel-Dieu. Au XVIIIe siècle, ce fut l’Hôpital général. Deux institutions de secours destinées aux plus humbles et aux nécessiteux, aux enfants trouvés, aux enfants perdus.
Une plongée dans le monde inattendu du "noir Moyen Âge" en compagnie de la médiéviste Claire Colombi et du siècle des "Lumières" avec Marion Sigaut, historienne spécialiste du XVIIIe siècle.

Faut-il sauver la Cour Pénale Internationale ? Avec Juan Branco à Aix-en-Provence.


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20.02.2017

En pleine crise de légitimité, la Cour Pénale Internationale est le fruit de nombreuses critiques, notamment en cause, son action se concentrant sur le continent africain alors qu’aucune enquête n’a par exemple été ouverte pour le cas de la Palestine ou de l’Afghanistan.
Au coeur des enjeux internationaux, la Cour Pénale Pnternationale peut-elle s’affranchir du jeu des grandes puissances afin d’instaurer une réelle justice pénale internationale?
Juan Branco, ancien assistant du procureur à la Cour Pénale Internationale, s’appuie sur son expérience afin de mettre en lumière les limites relatives à son fonctionnement.

Une conférence organisée par l'association Reesah - REseau d'Etudiants Spécialisés en Action Humanitaire.