Croatie : il y a trente ans, la chute du Mur. Avec Tomislav Sunic sur TV Libertés.


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04.11.2019

L'effondrement du bloc de l'Est a entraîné dans son sillage celui de la Yougoslavie, pays socialiste non-aligné sur Moscou, et fait également resurgir les antagonismes des peuples de la République fédérative socialiste de Yougoslavie.
Tomislav Sunić, universitaire croate, écrivain, traducteur et opposant au régime communiste yougoslave, a ensuite été diplomate pour l'État croate dans les années 1990. Répondant aux questions de Raoul Weiss, il revient sur les causes du changement de régime, mais aussi sur les limites du nationalisme qui a conduit à la guerre de Yougoslavie.
Car au-delà des apparences du changement de régime, le changement de système reste encore à faire...

Vassili Grossman, les manuscrits ne brûlent pas. Avec Luba Jurgenson, Alexis Berelowitch, François Bonnet, Pierre Daix et Tzvetan Todorov sur France Culture.


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16.09.2001

"Pour qu'existe le socialisme dans un seul pays, il fallait priver les paysans du droit de semer et de vendre librement, et Staline n'hésita pas : il liquida des millions de paysans. Notre Hitler s'aperçut que des ennemis entravaient la marche de notre mouvement national et socialiste, et il décida de liquider des millions de Juifs."
Ce passage du roman Vie et destin de Vassili Grossman stupéfie les censeurs soviétiques de 1960. Rapporter les propos d'un dignitaire nazi qui démontre à un responsable bolchévique la gémellité de leurs régimes respectifs, cela dépasse l'entendement... Ce roman, s'il doit être édité un jour, ne le sera que dans 300 ans - tel est le verdict des plus hautes autorités qui ordonnent la confiscation du manuscrit. Une affaire insensée dont s'est rendu coupable un auteur considéré, jusque-là, comme un écrivain responsable !
Quel rapport y a-t-il en effet entre le Vassili Grossman auteur de Vie et destin et le Vassili Grossamn né en 1905, ancien ingénieur dans une mine puis dans une usine de crayons, bon écrivain soviétique, béni par Gorki, capable depuis 1934 de réussites dans des genres aussi différents que les récits sur la guerre civile, les romans "industriels", l'épopée ouvriériste, le théâtre, les reportages de guerre et même la fresque historique sur la bataille de Stalingrad intitulée Pour une juste cause ?
Vassili Grossman est un "cas". Vingt ans après, Vie et destin, le roman maudit conçu comme la deuxième partie de Pour une juste cause, passe clandestinement en occident pour être publié en russe, en 1980, à Lausanne, à l'Age d'Homme. Très peu de temps après, il paraît en français, devient un best-seller international avant d'être édité en 1988, en URSS, en plein Pérestroïka. Belle revanche pour un auteur mort désespéré en 1964. Une fois de plus c'est Mikhaïl Boulgakov qui a raison : "les manuscrits ne brûlent pas". En Russie du moins.
La vie et l'oeuvre de cet "écrivain russe du destin juif", selon la belle expression de Simon Markish, permettront encore longtemps de comprendre le XXe siècle et ses horreurs. Mais sa "leçon des ténèbres" n'est pas qu'un chant funèbre comme en témoignent les carnets d'Ikonnikov de Vie et destin, le roman posthume Tout passe ou la nouvelle La Madonne sixtine... Autant que la beauté qui, selon Dostoïevski, devait sauver le monde, la bonté, nous dit Grossman, peut elle aussi accomplir ce miracle...

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Michel Parfenov.

Rome, du libéralisme au socialisme. Avec Philippe Fabry sur Radio Athéna.


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08.07.2019

Rome a commencé son histoire comme les États-Unis d'Amérique, devenus l'hyperpuissance hégémonique mondiale en moins d'un siècle, et s'est effondrée de la même façon que l'URSS.
Philippe Fabry retrace sur plusieurs siècles l'évolution des mentalités romaines. Il montre que le passage d'une pratique libérale aux origines de la République à un socialisme totalitaire sous l'Empire est la clef permettant de résoudre une des grandes énigmes de l'Histoire : la chute de Rome. Son travail travail unifie toutes les explications proposées à cette catastrophe géopolitique. Elle souligne la "cause des causes" que suggéra Montesquieu : la liberté perdue.
Au-delà de son intérêt pour qui aime comprendre le pourquoi de l'Histoire, cette thèse originale est l'occasion d'entamer une réflexion sur le monde contemporain et sur l'évolution politique, économique et sociale des États-Unis, qui semblent suivre la voie de la Rome antique. Ces derniers sortiront-ils vainqueurs du grand bouleversement du monde contemporain, ou connaîtront-ils la décadence et la destruction ?

Émission du "Rendez-vous des idées politiques", animée par Jean Laporte.

Alexandre Soljénitsyne. Avec François Bousquet et Christian Brosio sur Radio Courtoisie.


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14.08.2008

"Toute ma vie, j'ai couru comme dans un marathon", disait Soljénitsyne. C'était un athlète et un moujik. Ses livres ont été comme un coup de tonnerre. Ils ont produit une onde de choc plus grande encore que le rapport Khrouchtchev.
Tout était surdimensionné chez Soljenitsyne : les livres, la stature, le fardeau, la russité, le public. Tout, sauf une chose : le refus qu'il a adressé au mensonge.
Car cette dissidence est commune à tous les hommes. Elle se trouve en dépôt en chacun de nous. Comme une graine. À charge pour les uns et les autres de la cultiver.

Émission du "Libre Journal" de Claude Giraud.

L'ombre d'octobre. Avec Christian Laval et Pierre Dardot pour Citéphilo à Lille.


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23.11.2018

Le mythe bolchevik est épuisé. Seuls de sinistres régimes et quelques sectes, accrochés aux emblèmes, rituels et formules desséchées, continuent aujourd'hui d'en faire une référence identitaire. A quoi bon alors en parler encore ?
Le refoulement de cette histoire risquerait de nous aveugler sur la persistance de pratiques directement héritées du bolchevisme : verticalisme ouvert ou occulte au profit d'un leader, culte de l'Etat-nation, obsession de la prise du pouvoir par l'insurrection, refus de la démocratie et de l'autonomie des formes d'auto-organisation, autant d'éléments qui forment ce qu'il faut appeler "l'ombre d'Octobre".
La prise du pouvoir par les bolcheviks a été une catastrophe pour le mouvement ouvrier et pour l'histoire même de l'émancipation. Elle doit être mieux comprise dans sa logique profonde. Du Parti souverain à l'Etat national, il y a en effet continuité : le bolchevisme a été la culmination fanatique et délirante de la doctrine occidentale de la souveraineté de l'Etat.
Tournant le dos à ce communisme d'Etat, une politique du commun s'invente aujourd'hui qui renoue avec d'autres expériences révolutionnaires et met en oeuvre le principe démocratique de l'autogouvernement.

Les conséquences des révolutions russes sur le mouvement ouvrier mondial. Avec Jean-Jacques Marie à Clermont-Ferrand.


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16.12.2017

Pour Lénine et tous les bolcheviks à l'époque, la révolution russe n'est qu'un maillon d'une révolution mondiale, plus exactement internationale, et pose donc la question d'une organisation internationale qui réponde à cette nécessité. Lorsque la révolution politique éclate en Allemagne et en Autriche en novembre 1918, il n'existe encore  aucune organisation indépendante de la social-démocratie, attachée au maintien -et donc à la défense- du système capitaliste.
La création de l'Internationale communiste proclamée en mars 1919 divise le mouvement ouvrier organisé en deux courants : la vieille social-démocratie attachée à la défense du système capitaliste et de son Etat et le mouvement communiste qui proclame comme but le renversement de la propriété privée des moyens de production.
Cette division se répercutera sur le mouvement syndical et débouchera ainsi dès 1921 sur la scission de la CGT à l'initiative des réformistes dirigés par Léon Jouhaux, rallié de la première heure d'août 1914 à la défense nationale, division jamais résorbée malgré des réunifications provisoires.

Une conférence prononcée dans le cadre du colloque d'histoire sociale "1917 : le mouvement ouvrier, la CGT, les révolutions russes", organisé par l'Institut d'Histoire Sociale CGT du Puy-de-Dôme.

Le Coup de Prague. Avec Annie Lacroix-Riz sur Radio Galère.


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03.09.2018

Vingt ans avant le "Printemps de Prague", le "Coup de Prague" a, en février 1948, bénéficié d'un écho politique et médiatique considérable sur fond de Guerre froide et de Plan Marshall.
Annie Lacroix-Riz revisite cet évènement pour le restituer dans le contexte des rapports de force internationaux à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Documents d'archives à l'appui, l'historienne nous montre en quoi la présentation occidentale de l'évènement constitue un parfait exemple d'intoxication historique.
Plus que jamais, une contre-histoire du Printemps de Prague reste à écrire.

Les communes ukrainiennes en 1919-1920. Avec Eric Aunoble pour Table Rase à Lyon.


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15.11.2017

Chose méconnue, en Ukraine entre 1919 et 1920, les paysans les plus pauvres se sont organisés en communes exigeant le communisme tout de suite. Et cela avec le soutien du parti Bolchevik !
S'organisant dans les propriétés de la grande bourgeoisie foncière, les communes surprennent par leur avant-gardisme social, même si ce n'était pas toujours réellement appliqué. Les femmes et les jeunes y avaient les mêmes droits que les hommes, les tâches ménagères et d'entretiens étaient partagés par tous et les décisions étaient collectives. Ces communes montraient alors toute la capacité créative de la classe ouvrière.
C'est cette aventure que nous conte Eric Aunoble, aventure qui ne dura que quelques mois avant d'être renversée par les contre-révolutions. Tout d'abord la blanche, celle des partisans du Tsar, qui écrasèrent par la force et le meurtre les communards. Puis par les paysans "moyens" et koulaks qui reprochaient aux communes d'avoir des terres supplémentaires, pour finir par être délaissée par le parti Bolchevik, qui préféra mettre en avant les Sovkhozes, moins impopulaires.

Questions après la conférence :
 - 1'10'34 : pouvez-vous revenir sur la commune de 3 personnes ?
 - 1'12'28 : est-ce les communistes ou les communes qui vont impulser les réquisitions ?
 - 1'14'36 : est-ce qu'il y a des coordinations de communes ?
 - 1'16'20 : est-ce qu'il y a eu des résistances lors de la réquisition des terres ?
 - 1'17'49 : les anciens propriétaires terriens vont-ils revenir plus tard ?
 - 1'18'25 : les grands propriétaires terriens ont-ils fuit vers l'Europe de l'Ouest ?
 - 1'21'17 : qu'est-il advenu des communes après la victoire de l'armée rouge ?
 - 1'24'20 : que sont devenus les grands domaines qui étaient des communes après 1919-1920 ?
 - 1'26'05 : quels sont les différences entre les soviets et les communes ?
 - 1'31'06 : les assemblées de plusieurs heures sont-elles habituelles dans les communes ?
 - 1'33'32 : pourquoi les communes ont-elles durées aussi peu de temps ?
 - 1'36'52 : pouvez-vous revenir sur l'antisémitisme en Ukraine dans ces années ?
 - 1'43'22 : quel fut le rôle du BUND ?
 - 1'48'06 : est-ce qu'il y avait des différences entre les communes du Sud de l'Ukraine et celles du Nord ?
 - 1'53'49 : pouvez-vous revenir sur la réception actuelle de la révolution en Russie et en Ukraine ?