Face au désastre qui vient : le communisme désirable. Avec Frédéric Lordon pour Le Média.


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03.2021

Le nouveau livre de Frédéric Lordon, Figures du communisme, est directement tourné vers l'action, ici et maintenant. Face à l'inhumanité du néolibéralisme, face aux désastres engendrés par un capitalisme dont plus personne ne peut douter qu'il est en train de rendre la planète inhabitable, que faire ? Telle est la question à laquelle l'auteur s'efforce de répondre. Par un exercice de méthode et de conséquence – à rebours du règne du déni et de l'inconséquence.

Émission "On s'autorise à penser.", animée par Julien Théry.

Sur l'historiographie de la période stalinienne. Avec Aymeric Monville pour le Cercle Universitaire d'Études Marxistes.


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11.2020

L'histoire de l’Union soviétique – si elle mérite encore le nom d'histoire – se caractérise dans notre pays par l'absence de débat contradictoire. Le consensus politique veut que la droite attaque Staline comme incarnation-repoussoir de tout système socialiste et la gauche, comme symbole du fourvoiement de nobles idéaux. Imperturbablement donc, les opérations de propagande se succèdent sur le mode du film d'horreur, du Tyran rouge à l'Ombre de Staline et ce, jusqu'à l'eschatologique Apocalypse Staline.
L'actuelle réactivation des vieux "bobards" colportés par la guerre froide vise manifestement à exclure les communistes de l'espace public. Elle entre néanmoins en contradiction avec la tendance actuelle, liée à l'ouverture des archives de l'URSS, qui fait litière d'un certain nombre de légendes noires.
Étayée par une proximité avec de nombreux chercheurs et fruit d'une activité éditoriale concernant l'Union soviétique de près de quinze ans, le travail d'Aymeric Monville n'est pourtant pas dépourvue d'un esprit polémique et partisan. Mais quand le Parlement européen n'hésite plus, désormais, à décréter une équivalence entre nazisme et communisme, n'est-ce pas plutôt cette apparente "impartialité", indifférente à ce que Hitler ait gagné ou non en 1945, qu'il conviendrait d'interroger ?

Le mythe de Prométhée. Avec Johann Chapoutot, François Jarrige et Ariane Eissen sur France Culture.


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30.05.2017

Pourquoi un mythe antique, raconté par Hésiode et transformé par Eschyle, a-t-il été, aux XIXe et au XXe siècle, réinterprété par les romantiques, les socialistes, Karl Marx, les nazis et les régimes communistes ? En quoi l'idéal du voleur de feu a-t-il justifié l'individualisme naissant, le culte du progrès et la sortie de la religion ?

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin et Victor Macé de Lépinay.

Kolakowski : éducateur. Avec Jacques Dewitte et Alain Cantillon sur France Culture.


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28.05.2011

Le philosophe polonais Leszek Kolakowski (1927-2009), grand intellectuel européen du XXe siècle, est l'auteur d'une oeuvre abondante et variée, relevant à la fois de l'histoire des idées, de l'histoire religieuse et de l'essai philosophique. Il fut aussi un écrivain drôle et spirituel, cultivant le goût du paradoxe, la mise en question sceptique de toutes les évidences établies, sans déboucher jamais sur un scepticisme absolu.
Séduit dans sa jeunesse par le communisme, il ne tarda pas à s'en détacher et à analyser le marxisme de l'intérieur. Le stalinisme n'est pas un accident, il est inscrit en germe dans la folle et splendide ambition de Marx : faire retourner l'homme à son unité perdue. Ainsi redécouvre-t-on la signification d'un christianisme marqué par les thèmes de la perte de l'innocence et du clivage anthropologique, qui peut apprendre aux hommes à vivre dans l'imperfection irrémédiable de leur être, sans pour autant sombrer dans le désespoir.
Il en ressort une conception politique reconnaissant l'importance des médiations et des institutions, ainsi qu'une vision de la spécificité de l'Europe comme la civilisation qui a su mettre en question la supériorité absolue de ses propres valeurs et rendre possible l'universalité humaine.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Une analyse critique des théories de Francis Cousin. Avec Benoit Bohy-Bunel sur Radio Libertaire.


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2020

Du point de vue de la théorie critique, il est désormais impossible d'éviter de traiter le dossier Francis Cousin. Ce "philo-analyste" de profession, docteur en philosophie, n'hésite pas à répondre aux sollicitations de Radio Courtoisie, de TV Libertés ou encore à discuter pendant plus de trois heures avec Étienne Chouard, le tout en professant dogmatiquement une pensée marxienne qui serait celle des origines, débarrassée des rajouts successifs qui n'auraient fait qu'altérer sa substance subversive initiale.
Enfilant les perles et les poncifs éculés jusqu'à la corde, son audience n'a pourtant cessé d’augmenter, jusqu'à devenir celle d'un leader d’opinion.
C'est en compagnie du professeur de philosophie et militant de l'Union Communiste Libertaire Benoit Bohy-Bunel que cette émission produit une analyse critique "radicale et définitive" des théories fumeuses et dangereuses de Francis Cousin.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Idéologie, aliénation, conscience vraie, conscience fausse et lutte de classe. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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09.2020

"La question de savoir s'il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n'est pas une question théorique, mais une question pratique. C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité, c'est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique, est purement scolastique." Marx – Thèse II sur Feuerbach

"Ma conscience c’est mon rapport avec ce qui m'entoure. Là où existe cette relation, elle existe pour moi." Marx & Engels – L'idéologie allemande

"La structure sociale et l'État résultent constamment du processus vital d'individus déterminés; mais de ces individus non point tels qu'ils peuvent s'apparaître dans leur propre représentation ou apparaître dans celle d'autrui, mais tels qu'ils sont en réalité, c'est-à-dire, tels qu'ils œuvrent et produisent matériellement; donc tels qu'ils agissent sur des bases et dans des conditions et limites matérielles déterminées et indépendantes de leur volonté. Les représentations que se font ces individus sont des idées soit sur leurs rapports avec la nature, soit sur leurs rapports entre eux, soit sur leur propre nature. Il est évident que, dans tous ces cas, ces représentations sont l'expression consciente réelle ou imaginaire de leurs rapports et de leur activité réels, de leur production, de leur commerce, de leur organisation politique et sociale. Il n'est possible d'émettre l'hypothèse inverse que si l'on suppose en dehors de l'esprit des individus réels, conditionnés matériellement, un autre esprit encore, un esprit particulier. Si l'expression consciente des conditions de vie réelles de ces individus est imaginaire, si, dans leurs représentations, ils mettent la réalité la tête en bas, ce phénomène est encore une conséquence de leur mode d'activité matériel borné et des rapports sociaux étriqués qui en résultent." Marx & Engels – L'idéologie allemande

Grandeurs et misères du général Joukov. Avec Jean Lopez sur Radio Courtoisie.


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29.04.2020

Etrange paradoxe, le maréchal Gueorgui Joukov, l'homme qui a battu les armées du IIIe Reich, sans doute l'un des plus brillants capitaines du XXe siècle, est presque inconnu dans l'espace francophone. Pourtant, de la défense de Moscou en décembre 1941 aux victoires de Stalingrad et de Koursk, puis à la prise de Berlin, Joukov est partout.
Mais lire la vie de Joukov, c'est aussi vivre quatre décennies à l'intérieur du système soviétique : tout commence quand le jeune soldat, à peine alphabétisé, est ballotté entre la Première Guerre mondiale et la révolution de 1917, avant de faire ses armes durant la guerre civile et d'échapper par miracle aux grandes purges. C'est lui qui remporte une victoire contre les Japonais en lever de rideau de la Seconde Guerre mondiale, lui encore qui, au milieu du désastre de 1941, prend quelques-unes des décisions qui vont tout sauver. Après guerre, et malgré deux disgrâces sévères, il tentera encore de réformer en profondeur l'armée soviétique. Jean Lopez ne dissimule néanmoins rien de ses graves échecs, de ses manques et de sa violence, comme de l'utilisation du terrible appareil répressif stalinien entre 1941 et 1945.
Un entretien qui nous brosse un portrait complet, aussi bien militaire et politique qu'intime et familial, d'une figure majeure de la Seconde Guerre mondiale et de l'Union soviétique.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Solidarnosc, entre mécontentement populaire réel et jeu géopolitique international. Avec Bruno Drweski au Cercle Aristote.


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27.07.2020

Les ouvriers polonais souhaitaient en août 1980 élargir les conquêtes sociales de la Pologne populaire et créer un syndicat garantissant la formation d'un socialisme autogestionnaire correspondant au niveau d'éducation atteint par la société. Mais les intellectuels révisionnistes, qui avaient auparavant développé des contacts étroits avec les élites occidentales, ont réussi à profiter de l'inexpérience politique des grévistes pour acquérir une influence sur la direction de Solidarnosc et devenir les intermédiaires obligés du pouvoir. Lequel pouvoir tentait de rétablir un minimum de confiance et d'ordre pour négocier avec les puissances capitalistes. Puissances qui ponctionnaient les richesses de la Pologne, tombée alors dans la spirale de l'endettement, tandis que les cercles réactionnaires occidentaux profitaient de la tension pour tenter de délégitimer le marxisme avec l'appui des gauches anticommunistes.
Ces objectifs contradictoires firent tomber le pays dans une instabilité pour laquelle la direction de Solidarnosc porte une grande responsabilité, ce qui a entraîné la proclamation de la loi martiale et cassé le syndicat en perte de légitimité. Sous couvert d'aide au syndicat réprimé, les partisans de la guerre froide ont pu financer et récupérer les structures résiduelles de Solidarnosc et ses dirigeants se sont alignés sur la logique néolibérale au moment où la nomenklatura postcommuniste envisageait de stabiliser sa domination en intégrant les réseaux de pouvoir mondialisés, ce qui déboucha sur les accords de la "table ronde" qui ont fait basculer la Pologne dans le capitalisme...