Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

De l'hellénisme au christianisme. Avec Laurent Guyénot pour E&R à Lyon.


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28.02.2026

"Qu’y a-t-il de commun entre Athènes et Jérusalem ?" demandait rhétoriquement Tertullien vers l'an 200, opposant l'academia et l'ecclesia, soit la philosophie et la foi. Quelques décennies plus tôt, l'empereur Hadrien avait voulu, dans un même élan, effacer Jérusalem de la carte et refaire d'Athènes le cœur spirituel de l'Empire. Deux siècles plus tard, le christianisme triomphait sous Constantin.
Docteur en études médiévales, Laurent Guyénot s'est intéressé à l'histoire et l'anthropologie religieuses et nous propose de nous parler des influences de la civilisation chrétienne, entre judaïsme et hellénisme, en se demandant comment le christianisme a surmonté l'incompatibilité fondamentale entre ces deux influences.

Le Sacré chez Pasolini. Avec David Bisson au Cercle Aristote.


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2026

Docteur en science politique et historien des idées, David Bisson propose une lecture politique et philosophique de l'œuvre de Pier Paolo Pasolini. À travers les différentes périodes de la vie et de l'intellectuel Italien, il revient sur son rapport au monde moderne, au sacré et au christianisme, mais aussi sur sa critique du développement du capitalisme et des transformations profondes de son pays.
De son parcours intellectuel à sa réflexion sur le sacré païen et chrétien, en passant par la figure christique, les Évangiles et l'émergence d'un "sacré de la modernité", David Bisson cherche à comprendre la pensée d'un auteur qui n'a cessé d'interroger les bouleversements de son époque.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'26 : Politique de Pasolini
 - 0'04'07 : L'insurrection des âmes
 - 0'05'46 : L'importance de l’âme
 - 0'06'51 : Pasolini contre le monde moderne
 - 0'08'07 : Première période : 1922-1949
 - 0'13'18 : Deuxième période : 1949-1968
 - 0'18'38 : Troisième période : 1968-1975
 - 0'22'53 : Pasolini et le sacré
 - 0'27'30 : Le sacré païen
 - 0'38'03 : Le sacré chrétien
 - 0'39'22 : La figure christique
 - 0'41'18 : Le christianisme politique
 - 0'42'52 : Les Évangiles
 - 0'44'46 : Le sacré de la modernité
 - 0'47'07 : Le développement du capitalisme
 - 0'49'03 : Le capitalisme et le contre-sacré
 - 0'54'11 : Conclusion : l'insurrection des âmes

Judaïsme et Christianisme. Avec Claude Tresmontant sur Radio Notre-Dame.


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24.10.1996

Si l'on tente d'analyser objectivement les rapports ou les relations qui existent entre Judaïsme et Christianisme, il faut évidemment et tout d'abord se demander de quel Judaïsme on parle, quelle sorte ou forme de Judaïsme on envisage, puisqu'il y en eu plusieurs - et quel genre de Christianisme on envisage, puisque depuis les systèmes gnostiques qui ont pullulé dès les premiers siècles de notre ère, il existe plusieurs types ou espèces de Christianisme.
Si l'on décide de comparer le Judaïsme sous la forme qu'il a pris depuis des siècles dans la tradition rabbinique et dans la tradition caraïte - et le Christianisme sous la forme qu'il a pris à l'intérieur de l'Eglise de Rome - alors on observe que l'ontologie fondamentale est la même, c'est la théorie de la création - la cosmologie est la même : un Univers en régime de création continuée, inachevée qui tend vers un terme qui est sa finalité ultime ; - l'anthropologie est la même : l'homme n'est pas une âme divine tombée dans un corps mauvais comme le professe la grande tradition platonicienne, néoplatonicienne et gnostique. La création en tant que telle, la création cosmique, physique, biologique est excellente, contre tous les systèmes gnostiques qui ont pullulé. L'homme créé est invité à coopérer activement et intelligemment à la création.
La différence évidente se trouve dans le fait que le Christianisme orthodoxe reconnaît dans le Rabbi judéen qui s'appelait lui-même en hébreu ben adam, celui en qui, par qui, avec qui la création atteint et réalise sa finalité ultime. Le Judaïsme orthodoxe ne le reconnaît pas.

Une émission animée par Denise Dumolin.

Le nouveau pouvoir évangélique. Avec Sébastien Fath à la Médiathèque protestante du Stift à Strasbourg.


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09.04.2026

Evangéliques ou évangélistes ? Ceux dont il est ici question ne sont pas les quatre évangélistes, Matthieu, Marc, Luc et Jean, mais bel et bien les évangéliques, les croyants qui se réclament de cette branche du protestantisme. Branche vivace, très vivace. Nous les voyons dans nos rues chanter avec exaltation, nous lisons leurs graffitis "Jésus sauve" dans nos villes. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que veulent-ils ?
L'historien du protestantisme Sébastien Fath révèle leur histoire, à partir du moment où Voltaire les découvrit avec curiosité, jusqu'à leur implantation aux Etats-Unis, où, comme on sait, ils ont fortement contribué à l'élection de Donald Trump, puis dans le reste du monde, et singulièrement en France.
Prosélytes plus qu'aucune autre religion peut-être, ils sont devenus un pouvoir à la conquête du monde. On connaît leur influence dans l'électorat MAGA aux Etats-Unis.
Et en France ? De 50'000 environ en 1950, ils y sont aujourd'hui 1,1 million – ne cessant de croître et de multiplier. Ils ont leurs stars, du footballeur Olivier Giroud au chanteur Kendji Girac en passant par l'ex-braqueur repenti Yannis Gauthier, ils ont leurs pasteurs, venant souvent de puissants réseaux africains, ils ont de l'argent, ils ont des idées morales et politiques. Faut-il les craindre ?  
Sans sensationnalisme, avec rigueur, Sébastien Fath fait le constat d'une révolution dans le christianisme et dans nos sociétés.

Transformations du religieux. Avec Chantal Delsol pour le podcast Hérétiques.


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05.2026

L'effondrement du christianisme semble achevé en Europe, refermant ainsi une période historique de plus d'un millénaire et demi. Mais cette victoire incontestée des luttes anticléricales, antireligieuses, laïques ou athées a un goût amer : plutôt qu'à une généralisation de la libre pensée nous assistons à la prolifération de pseudo-religions de substitution, tissées de croyances, de superstitions et de pensée magique. Ce néo-paganisme, constitué d'un mélange de marxisme dégénéré, de mystiques asiatiques, d'écologie, d'islam, de new age et de wokisme, semble un bouillon de culture qui renverse les normes morales jusque-là évidentes.
C'est en compagnie de la philosophe catholique Chantal Delsol, auteur du livre La fin de la chrétienté (Ed. du Cerf, 2021), qu'est analysé ce basculement historique comme un écho inversé à la christianisation de l'empire romain.

Jésus, le bouc émissaire chrétien. Avec Bernard Perret sur la RTS.


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26.04.2020

L'oeuvre de René Girard a remis l'anthropologie religieuse au goût du jour et a influencé en profondeur d'autres domaines des sciences humaines et sociales. Son apport à l'intelligence de la foi chrétienne est considérable : en montrant comment la Passion du Christ dévoile les ressorts de la violence constitutive des sociétés, Girard a éclairé la singularité des Évangiles par rapport aux mythes fondateurs de la culture humaine.
Un nombre croissant de théologiens se sont emparés de sa pensée pour reposer les questions du mal, du sacrifice et de la Rédemption. L'un des bénéfices de cette lecture des Évangiles est de souligner la cohérence entre la prédication du Royaume et la signification des circonstances de la mort de Jésus. Plus largement, elle permet de lire les textes bibliques comme la découverte progressive de la non-violence de Dieu.
Le travail de Bernard Perret est d'abord une présentation des enjeux de la pensée de René Girard pour le christianisme et un premier bilan des théologies qui s'en inspirent. Il conduit ensuite une réflexion plus personnelle sur les rapports entre anthropologie et théologie pour montrer comment la théorie de Girard permet de penser les relations entre religion et violence, et interroger le sens du rituel chrétien dans un contexte de sécularisation.

Émission "Babel", animée par Carole Pirker.

L'Empire n'a jamais pris fin. Avec Pacôme Thiellement sur Blast.


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2026

Le roman national ment. L'identité française ne résulte pas de l'alliance de la bravoure gauloise et de l'administration romaine, le tout couronné par la bonté chrétienne. Pas seulement. Non seulement la France n'a pas seulement été gauloise et romaine, mais la France n'a pas seulement été chrétienne. Le roman national ment. Par omission. Par oubli.
Pacôme Thiellement fais l'exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Celle-ci est subjective, et même très subjective, même l'exposé est aussi rigoureux que possible possible. Alors, comme dirait l'autre, si vous n'aimez pas cette Histoire de France, écrivez la vôtre.