Léon Bloy, ultime hommage. Avec Stanislas Fumet sur France Culture.


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01.01.1967

"Le grand artiste [Léon Bloy] vient nous montrer ce qui se cache depuis la perte du Paradis terrestre dans les abîmes du cœur des hommes ; ces trésors séculiers résident aussi bien chez tous que chez lui, mais il a, pour les faire remonter à la surface, une mirifique poulie et les autres n'en disposent pas. Un Shakespeare, un Baudelaire, un Dostoïevski, un Wagner ou un Bloy, qui découvrent des étoiles imprévues dans le ciel renversé des âmes, n'ont pas plus de constellations en eux, sans doute, que ce vulgaire piéton qui traverse la rue. Mais ils ont, pour les décrocher, des baguettes infinies."
Une série de cinq émissions, coordonnées par Stanislas Fumet, pour commémorer les cinquante ans de la disparition du "mendiant ingrat".

Liban, histoire et destin d'une exception. Avec François Costantini au Cercle Aristote.


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2018

Alors que le monde est confronté, aujourd'hui, au fondamentalisme islamique et son expression la plus barbare -le terrorisme djihadiste-, chacun s'interroge sur la meilleure réponse à apporter à ce défi sans précédent. Etudier l'identité du Liban à travers une perspective historique des plus lointaines peut apporter une réponse à la fois dense et protéiforme.
D'entrée, François Costantini livre la clé de ce qu'il dénomme l'exception libanaise : la volonté et la capacité historique, intellectuelle et humaine d'un groupe particulier, les Chrétiens Maronites, à s'inscrire dans une relation de stricte égalité face à un islam conquérant, niveleur, dominateur et porteur de hiérarchies entre groupes et individus. C'est en effet depuis ce refus d'acceptation du statut de dhimmis que les Maronites ont imprimé leur marque à l'ensemble d'une région devenue par leur force et leur volonté un pays.
Plus que jamais, alors que les affres du terrorisme et du fondamentalisme musulmans se sont abattus sur nos sociétés, c'est en se tournant vers le message du Liban que peut venir une lueur d'espoir pour nos sociétés.

Ce que l'Europe doit à la Grèce et à Byzance. Avec Sylvain Gouguenheim sur StoriaVoce.


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01.12.2017

Une des questions les plus intéressantes que peut se poser l’historien dans ses recherches et dans son approche du temps, est sans nul doute celle de la transmission. Comment les sciences, comment la pensée, comment les arts se transmettent t’ils d’une époque à une autre ? Comment des idées, un ensemble de valeurs peuvent-ils traverser les âges et produire de nouveaux fruits, des années, des siècles, voire un millénaire après leur apparition ? Comment enfin, en dépit des crises des temps, des décadences, des forces contraires, “une flamme” se maintient-elle ?
Et si nous nous attardions sur le passage de la culture grecque dans le monde européen médiéval ? Longtemps, les études historiques ont privilégié l'idée que la Grèce est venue à nous par le monde arabe. Sans remettre en cause ce canal de transmission, quel rôle a aussi joué Byzance ? Quels furent les routes, les intermédiaires, les supports de cet univers qui fonde notre humanisme et, disons-le, notre civilisation ?

Une émission animée par Christophe Dickès.

Polémologie et géopolitique : notes de lecture, par Michel Drac.


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2018

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à dégager les lignes de forces des affrontements internationaux contemporains.
Les divers acteurs, les tendances lourdes et la structuration des conflits diplomatiques, des jeux d'influence et des conflits armés sont étudiés avec plusieurs notes de lecture sur des ouvrages consacrés à ces questions.

Ortega y Gasset : penser la modernité. Avec Luc Roche au Cercle Aristote.


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16.04.2018

Comment penser la Culture, la Civilisation et l'Histoire avec rectitude ? Comment se départir des condamnations faciles, des illusions rétrospectives, de la nostalgie d'âges d'or imaginaires, de l'obsession de la décadence ?
Ces questions, et bien d’autres, furent au fondement des réflexions de José Ortega y Gasset, lorsqu'il entreprit de penser les grands bouleversements (Renaissance, Lumières) qui nous précédèrent. Il en tira une lecture de l'Histoire plus actuelle que jamais, entre étude des ruptures et analyse des permanences.
Loin du manichéisme qui se répand aujourd'hui, il montre, dans chaque époque, le visage de l'invariant et celui du changeant, rétablissant la grande chaîne de l'Histoire. Cette vision féconde est à notre portée pour comprendre notre passé, appréhender notre présent et entrevoir notre avenir.
Luc Roche, professeur de philosophie et hispanisant, nous introduit à l'oeuvre de ce grand penseur dont il vient de traduire Autour de Galilée pour les éditions Perspectives Libres.

L'empire russe et la troisième Rome. Avec Gérard Conio à l'Institut d'études lévinassiennes.


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17.04.2013

Depuis l'occident, nous avons toujours du mal à comprendre pourquoi la capitale russe est comparée à la Rome antique.
Cette désignation, en tant que théorie politique, veut que  Moscou, après être devenue la capitale du seul Etat indépendant orthodoxe, aurait reçu comme mission de protéger la foi et les traditions de la Rome impériale (première Rome) après la chute de Constantinople (deuxième Rome) en 1453.
Retour sur une histoire mouvementée avec Gérard Conion, éditeur, traducteur, et professeur émérite spécialiste du monde russe en général et de sa littérature en particulier.

Penser l'apocalypse avec René Girard et Leonardo Castellani. Avec Erik Audouard au Cercle Aristote.


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26.03.2018

La crise actuelle a-t-elle une signification ? S’agit-il d’une simple étape de l’Histoire ou d’un combat métaphysique ultime ? Qui croire, les chantres de l’utopie ou les prophètes de malheur ? A quel rendez-vous nous convie l’idée d’apocalypse ?
Pour explorer ces questions, Erik Audouard se sert d’une boussole susceptible d’orienter notre regard dans la confusion et le chaos qui nous cernent d’assez près aujourd’hui : cette boussole intellectuelle et spirituelle sera formée par les deux grands pôles que sont les travaux de René Girard et l’expérience vitale de Leonardo Castellani.

Joseph de Maistre, contempteur de la Révolution. Avec Marc Froidefont au Cercle de l'Aréopage.


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28.11.2016

Les écrits du contre-révolutionnaire Joseph de Maistre sont souvent assez mal connus et donnent lieu à toutes sortes d'interprétations. Car la pensée maistrienne, finalement assez proche de la doctrine des théologiens de l'époque, est un molinisme affirmé et consolidé par un recours constant aux Pères et aux Docteurs de l'Église, mais aussi à Origène, dont l'œuvre est souvent sollicitée par les théologiens de la fin du XVIIIe siècle.
Marc Froidefont nous invite à nous pencher sur la vie et l'oeuvre de celui dont la théologie est parfois présentée -à tort- comme un catholicisme teinté d'illuminisme, voire hétérodoxe.