Christianisme et modernité. Avec Rémi Brague et Philippe d'Iribarne à Répliques sur France Culture.


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11.06.2016

Chaque société, écrit Octavio Paz, dans Point de convergence, repose sur un nom, véritable pierre de fondation. Autrefois ce nom était celui d'un Dieu, d'une croyance ou d'un destin : Islam, Christianisme, Empire du Milieu, mais aucune société ni époque, hors la nôtre, ne s'est elle-même qualifiée de moderne.
Qu'est ce à dire et quelle place y-a-t-il pour la religion chrétienne pour une Europe qui ne se définit plus comme Chrétienté mais qui, la première, a donné comme idéal le temps et ses changements ?
En quoi sommes nous modernes ? Quel est le sens, le programme ou le projet de ce qu'on appelle la modernité ?

Jacques Chancel s'entretient avec René Girard, sur France Inter.


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02.11.1978

René Girard, après la sortie de ses trois livres Mensonge romantique et vérité romanesque, La violence et le sacré et Des choses cachées depuis la fondation du monde, est enfin devenu un penseur estimé.
Au micro de Jacques Chancel, il revient sur son itinéraire personnel et les grands thèmes qui structurent sa pensée.

Technique et christianisme. Avec Jacques Ellul sur Radio Canada.


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01.01.1980

L'un des penseurs chrétiens les plus importants du XXe siècle nous parle du devenir de notre "société technicienne" moderne, qui peut se définir par une recherche constante d'efficacité où les moyens prennent le pas sur les fins.
En seconde partie, c'est le sujet du christianisme qui est abordé : la foi chrétienne doit -ou devrait- nous offrir un axe de résistance possible contre le déchaînement technicien et la perte de sens qui est son corollaire.

Émission "Rencontres", animée par Marcel Brisebois.

Cultures d'Islam : que faire des Grecs ? Avec Alain de Libera sur France Culture.


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12.09.2014

Qu’en est-il du référent grec ? Son enjeu est considérable. Vaille que vaille, il trace l’horizon de l’humanisme. Nul ne doute qu’il est au fondement de la culture occidentale. Mais qu’en est-il de sa présence en Islam ?
Certains ne lui attribuent qu’un passage factuel, furtif, adventice, accidentel n’ayant laissé aucune trace. Souvenez-vous du livre de Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont Saint-Michel, paru il y a une dizaine d’années et de l’immense polémique qu’il a suscitée.
Ce livre veut démontrer l’irrécusable incompatibilité de l’hellénisme avec l’Islam. Et cette position négative, hostile a son équivalent à l’intérieur même de l’Islam. Les ultra-orthodoxes radicaux littéralistes estiment que le référent grec est un intrus qui perturbe la pureté de la construction islamique et qu’il faut impérativement bannir.
Que nous disent les historiens et les documents dont nous disposons ? Ils nous informent que ce référent a été cardinal. Il a orienté la culture islamique. Il a fait de cette culture une culture pertinente, inventive. Il a créé en elle les conditions d’adaptation à un Occident intérieur.

Émission "Cultures d'Islam", animée par Abdelwahab Meddeb.

Face au public. Avec Adrien Abauzit sur Meta TV.


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10.06.2016

Adrien Abauzit, avocat, auteur et conférencier de son état, se prête au jeu des questions/réponses en répondant sans détour aux interrogations des métanautes.
Une entrevue sans langue de bois.

La guerre, par Henri Blocher.


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1993

Partie I
Avec Apocalypse ch6, Henri Blocher présente une vue d'ensemble du sens de la guerre : la place de la guerre dans la Bible mise en perspective avec la promesse de son abolition dans Michée ch4.
À noter que les figures positives de plusieurs guerriers font de la guerre un mal ambigüe, un sujet complexe.

Partie II
Henri Blocher introduit son étude par la lecture de Romains ch12&13. Il aborde la question de l'objection de conscience, de la conduite à tenir pour le chrétien en contexte de guerre.
Il rappelle également les positions historiques des églises face à la guerre, il développe les argumentaires pacifistes et la théorie de la guerre juste.

Partie III
La 7ème béatitude lue dans Matthieu ch5 au v9 invite le chrétien à être un artisan de paix.
Henri Blocher explique comment œuvrer pour la paix : en s'abstenant de fomenter la guerre, en soutenant les institutions qui répriment le mal, et en s'engageant dans la réconciliation.

La Fin des Temps selon les catholiques avant 1914. Avec François Angelier sur France Inter.


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14.01.2015

Par quelles crises, par quels errements des puissants, par quelles catastrophes enfin faudra-t-il passer avant qu’on ne parvienne à l’accomplissement des temps ?
C’est une question sans cesse posée, dans l’Ancien Testament, par les prophètes. Elle occupe le Livre de Daniel. Dans l’Islam, des hadiths disent que c’est au pays de Cham, en Syrie, que nous devrons nous réfugier et que c’est en Palestine que se déroulera l’ultime combat. Autour de Jérusalem, s’établira le règne de paix.
"L’enfant pourra alors mettre sans danger la main sur le trou de la vipère". C’est une formule de l’Apocalypse de Jean. Depuis le Nouveau Testament, le christianisme entretient lui aussi l’attente, qui se réveille régulièrement au long de son histoire.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, on lui donne un nom savant, tiré du grec "eskatos" : l’eschatologie, l’étude des fins dernières. A cette époque, en France, à la marge d’une Église catholique déjà chauffée à blanc par son intransigeance politique, une minorité de convertis se tient en faction : un cataclysme va se produire, les créatures vont expirer ou se redresser, l’arrêt de Dieu intervenir. Ce petit groupe est souvent composé de convertis. Parmi eux, les écrivains Léon Bloy, qui passe fugitivement dans le dernier livre de Michel Houellebecq, Soumission, et Joris-Karl Huysmans, qui en est le personnage central.

Emission "La marche de l'histoire", animée par Jean Lebrun.

La question du sacrifice. Avec René Girard à la Bibliothèque nationale de France.


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10.2002

La réflexion anthropologique a longtemps perçu dans le sacrifice sanglant une espèce d’énigme qu’elle s’est efforcée de résoudre, mais sans y parvenir. On s’est dit alors que le sacrifice en général, le sacrifice en soi, n’existe peut-être pas.
L’hypothèse d’une illusion conceptuelle est légitime en tant qu’hypothèse mais, dans la seconde moitié du XXe siècle, elle s’est durcie en un dogme d’autant plus intolérant qu’il croit triompher de l’intolérance occidentale, de notre impérialisme de la connaissance. Sous l’emprise de ce dogme, la majorité des chercheurs a rejeté la théorie mimétique qui réaffirme la nature énigmatique du sacrifice et enracine son universalité dans la violence mimétique de tous les groupes archaïques.
Pour illustrer la théorie mimétique, René Girard interroge la plus puissante réflexion religieuse sur le sacrifice, celle de l'Inde védique, rassemblée dans les vertigineuses Brahmanas. On trouve dans la Bible des violences collectives semblables à celles qui engendrent les sacrifices mais, au lieu de les attribuer aux victimes, la Bible et les Évangiles en attribuent la responsabilité à leurs auteurs véritables, les persécuteurs de la victime unique. Au lieu d'élaborer des mythes, par conséquent, la Bible et les Évangiles disent la vérité : on y trouve l'explication du processus sacrificiel, le processus victimaire ne peut donc plus servir de modèle aux sacrificateurs.
En reconnaissant que la tradition védique peut conduire elle aussi à une révélation qui discrédite les sacrifices, loin de privilégier indûment la tradition occidentale et de lui conférer un monopole sur l'intelligence et la répudiation des sacrifices sanglants, l'analyse mimétique reconnaît des traits comparables mais jamais vraiment identiques dans la tradition indienne. Même si nous restons incapables de débrouiller vraiment le rapport qui unit et sépare ces deux traditons, ces conférences nous permettent d'apprécier un peu mieux leur richesse et leur complexité.