Cybernétique et Amérique : la postmodernité selon Michel Freitag. Avec Baptiste Rappin au Cercle Aristote.


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01.07.2024

Le nom de Michel Freitag, en dehors de quelques cercles restreints, n'est guère connu. Pourtant, son œuvre, toujours en cours d'édition près de quinze ans après sa disparition (2009), est monumentale, tant par le volume physique des ouvrages que par l'envergure théorique qui s'y déploie.
Le philosophe Baptiste Rappin nous propose ici de découvrir un sociologue discret et marginal, pour ne pas dire méconnu ou ignoré : il est l'un des rares intellectuels francophones à n'avoir pas succombé à la pulvérisation méthodologique des savoirs et, par conséquent, à n'avoir pas renoncé à l'entreprise d'une théorisation générale de la société.

Curée de campagne. Avec Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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06.2024

Suite à l'annonce, par le président de la République après le résultat des élections européennes, de la dissolution de l'Assemblée nationale, le monde politique français est en ébullition.
Entre guerre des partis, trahisons, calculs de boutiquers, manipulations, alliances et coups bas, il s'agit de garder la tête froide pour comprendre le sens de la recomposition du paysage politique.
C'est ce que Pierre-Yves Rougeyron se propose de faire, en commentant, semaines après semaines, l'évolution des rapports de forces au sein d'une 5e République moribonde.

Les Balkans, l'autre poudrière de l'après européenne. Avec Olivier Delorme pour le Cercle Aristote.


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14.06.2024

Dans un contexte géopolitique particulièrement tendu, l'Union européenne continue de chercher à repousser les frontières de son empire, particulièrement dans la région des Balkans.
Alors que les élections européennes de 2024 viennent de se dérouler, l'historien Olivier Delorme, spécialiste de la région, nous propose de passer en revue l'équilibre politique précaire des pays alentours.

Défendre l'Etat-Nation. Avec Denis Collin pour le Cercle Aristote.


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06.2024

L'État-nation voilà l'ennemi. De Tony Negri au Medef, de Habermas aux transhumanistes, tous veulent en terminer avec ce symbole de verticalité avec ses frontières, son autorité et ses peuples encombrants.
Denis Collin, philosophe, prend la défense de l'État-nation qui, s'il est toujours perfectible, est la forme politique qui a pu porter et concilier sur la longue durée la liberté, la puissance et la démocratie.

Platon, le philosophe-roi pour lire l'extrême contemporain. Avec Olivier Battistini au Cercle Aristote.


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29.04.2024

Platon est né en 428/27, peu après le début de la guerre du Péloponnèse. Il n'a pas connu la grandeur, la puissance et l'apogée de l'empire des Athéniens maîtres de la mer, le siècle initié par les Perses d'Eschyle. Il est le contemporain d'une cité à l'agonie, bientôt vaincue, d'une démocratie devenue démagogie, tyrannie du peuple, puis de l'agrandissement menaçant du royaume macédonien. Il meurt en 347/346. Il est né, il est mort. Entre temps, il a écrit.
Ce sont les génies qui ont les plus courtes biographies. Ils ont vécu dans leurs écrits. La biographie de Platon est intérieure. Il s'efface devant son œuvre. Elle seule subsiste et s'accompagne d'incertitudes fascinantes, d'ombres intelligentes, de subtils et d'élégants secrets pour conduire à méditer, comme pour résoudre une énigme.
Platon fascine. Il promet l'extraordinaire. Mais son lecteur qui ne peut l'abandonner s'il a commencé à le lire doit le chercher en lui-même… Maître de la métapolitique, il est notre contemporain. Platon a déjà l'idée des ruines d'hommes et d'empires et sait les civilisations mortelles. Quelle leçon pour nous !
Il faut lire Platon, le philosophe-roi. Avant qu'il ne soit trop tard…

La pensée politique de Gaulle (pouvoir d'exception, legitimite, decision). Avec Bernard Bourdin au Cercle Aristote.


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15.04.2024

Les crises, en 1940 comme en 1958, ont conduit le militaire qu'était Charles de Gaulle à un engagement politique total pour redresser le pays. Un engagement qui s'appuie sur des conceptions bien particulières de la Nation, de l'État, de la représentation, de l'art de gouverner que de Gaulle forge progressivement, et qu'il formule moins à travers ses écrits que par ses actes et sa manière d'agir.
À l'heure où l’on évoque une "fatigue démocratique", en complète contradiction avec la foi gaullienne dans la volonté nationale et dans l'effort collectif, et où l'on met en cause l'édifice institutionnel de 1958, un travail de reformulation s'impose. Il s'agit de proposer une vision renouvelée de la philosophie politique du général de Gaulle, par-delà les faux semblants, les invocations rituelles et les débats stériles.

Quel humanisme pour notre temps ? Avec Daniel Salvatore Schiffer, Renée Fregosi et Pierre-Yves Rougeyron au Cercle Aristote.


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08.04.2024

Que faire face aux défis qui pèsent sur notre civilisation ? Que faire face aux nouvelles formes de barbarie ? Il est urgent de remettre l'humain au centre du monde.
Intelligence artificielle et transhumanisme, cancel culture et fake news, dictature du numérique ou dérèglement climatique, matérialisme exacerbé et déclin de la rationalité, appauvrissement du savoir et de la langue, mais aussi remise en cause de la laïcité, communautarisme, montée des extrémismes, omniprésence du terrorisme et du racisme : dans un monde qui vit au rythme des crises et des guerres, il est nécessaire - vital même ! -, de convoquer l'héritage de l'humanisme pour faire face aux enjeux de notre temps.

Pourquoi nos élites détestent le référendum ? Avec Ghislain Benhessa pour le Cercle Aristote.


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01.2024

"La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum". Cette phrase nous dit quelque chose, un souvenir jailli des limbes de notre "conscience de citoyen", pour parler comme Robespierre. Tel est l’article 3 de notre Constitution. Dont le dernier mot repose désormais dans le cimetière des idées d'antan.
Abandonné par les élites, laissé aux mains des populistes ou de leurs affidés, dévalorisé pour ses effluves nauséabonds qui renverraient aux "heures les plus sombres" de l'histoire, le référendum a disparu. Depuis le rejet de la Constitution européenne en 2005, clairement refusée par le peuple de France, finalement repêchée par le traité de Lisbonne ratifié par le Parlement, plus personne – ou presque – n'envisage de consulter les citoyens sur les sujets qui fâchent. Souveraineté, Europe, immigration, réforme des retraites, crise de l’énergie : les décisions sont prises par le gouvernement, parfois contre l'Assemblée Nationale et à coups de 49.3, ou bien par les juges, tous tributaires des décisions de la Commission de Bruxelles et des Cours européennes.
Que s'est-il passé ? Où va la démocratie française ?