Israël, le 6e GAFAM ? Avec Eloïse Brasi, Eric Laurençon et Patrick Nouma Anaba au Cercle Aristote.


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25.02.2019

Israël est un pays singulier par sa géographie, sa culture et son histoire. La culture israélienne s'est construite au rythme de conflits récurrents et autour de l'émergence d'un État démocratique et prospère dans le morceau de désert qu'est la Terre Promise. Israël a su faire preuve d'une résilience inouïe et a pu parallèlement créer et développer une puissance économique remarquable avec un concept original, la "start-up nation". À ce titre, elle apparaît comme une plateforme de technologies qui s'intègre à tous les appareils du monde et dans tous les domaines ; de la très stratégique cybersécurité à l'influent monde de la culture et du divertissement en passant par la juteuse "ad tech".
Ce qui distingue Israël des autres pays, c'est l'intégration de ce modèle "start-up" dans une stratégie de création et de développement de puissance.
Le panorama du secteur des nouvelles technologies d'Israël confirme la surperformance de ses start-up. Ces résultats sont issus de facteurs aussi bien étatiques, géopolitiques ou humains qu'économiques.
Après trente années d'excellence dans la création de start-up, les modèles économiques traditionnels enjoindraient à Israël d'augmenter ses capacités de production pour asseoir son leadership sur le secteur des nouvelles technologies. Par sa taille et sa situation géopolitique, il est peu probable qu'Israël ait les ressources pour devenir une grande nation industrielle à l'image de la Chine et des États-Unis.
Toutefois, avec sa stratégie d'exportation de ses technologies et de ses start-up, Israël n'est-elle pas en train de transposer le modèle de développement supranational des GAFAM à l'échelle d'un pays ?

Les Gilets Jaunes : rêve éveillé ou réveil du peuple ? Avec Fabrice Grimal au Cercle Aristote.


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04.03.2019

Une nouvelle Révolution française. C'est ce que Fabrice Grimal annonçait dans son livre Vers la Révolution. Et si la France se soulevait à nouveau ? sorti l'année passée.
Car si le mouvement des Gilets Jaunes arrive un peu plus tôt que prévu -la révolution étant initialement imaginée pour 2023-, les réflexions de Fabrice Grimal sur la situation politique et sociétale française s'avèrent tout à fait justes.
Paupérisation croissante des salariés et des entrepreneurs, baisse du niveau de vie des retraités, sentiment de dépossession politique, défiance accrue envers des élites déconnectées du "réel" : voilà ce qui a jeté les Gilets Jaunes dans la rue et sur les ronds-points.
Sommes-nous face à une enième jacquerie ou en train d'assister à la reprise en main du peuple français sur le cours de son destin ?

La France vendue à la découpe. Avec Laurent Izard au Cercle Aristote.


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18.02.2019

Alcatel, Rhodia, les Chantiers de l'Atlantique, Arcelor et maintenant Alstom : chaque année, la liste des entreprises françaises cédées à des groupes étrangers se rallonge. Le constat de cette dépossession accélérée est d'autant plus douloureux qu'il vaut pour les secteurs d'activité les plus divers : de l'immobilier de prestige parisien racheté par les princes du Golfe aux terres agricoles du centre de la France ciblées par les investisseurs chinois, partout, on fait face au même phénomène. La France vit désormais au quotidien la cession de ses richesses privées et publiques, tandis que nos dirigeants continuent de déplorer, comme s'il n'y avait pas de lien de cause à effet, les délocalisations toujours plus nombreuses...
Le travail de Laurent Izard montre l'urgence d'une situation qui conduit, lentement mais sûrement, à la perte de notre indépendance et à l'instabilité sociale. Rien n'est irréversible et une réorientation de nos politiques patrimoniales est possible. Encore faut-il être conscient de la gravité du problème et de ses conséquences pour notre pays.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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02.2019

Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique et géopolitique des mois de janvier et fevrier 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1 :
 1. Actualité du Cercle Aristote
 2. Questions nationales :
  - Gilets jaunes
  - Réponse du pouvoir (violences policières, insultes, grand débat, leçons du mouvement)

PARTIE 2 :
  - RIC
  - Les européennes (LR, RN)
 3. Questions internationales :
  - Antarctique
  - Venezuela
  - Brexit
  - Traité d'Aix-la-Chapelle
  - Italie
  - Trump

Leurres et malheurs du Transhumanisme. Avec Olivier Rey au Cercle Aristote.


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21.01.2019

Si c'est au nom d'un futur toujours meilleur que le monde a été transformé en un chantier permanent, nous sommes arrivés à un stade où le rapport entre les bénéfices du "développement" et ses nuisances s'avère de plus en plus défavorable. La perte de confiance dans le progrès doit alors être compensée par une inflation de ce qu'il est censé apporter : plus le monde va mal et menace de s'écrouler, plus il faut abreuver les populations de promesses exorbitantes.
Tel est le rôle du transhumanisme - et peu importe que ce qu'il annonce ne soit pas destiné à se réaliser. Lui accorder trop d'importance, c'est donc se laisser captiver par un leurre.
Faudrait-il refuser d'y prêter attention ? Cela n'est pas si simple. Le transhumanisme nous trompe parce qu'il joue en nous sur des ressorts puissants. Se donner une chance de désamorcer la fascination qu'il exerce et le malheur qu'il propage, réclame de mettre au jour ce qui nous rend si vulnérables à ses illusions.

La France interdite. Avec Laurent Obertone au Cercle Aristote.


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05.11.2018

"L'immigration est une chance pour la France." Voilà ce que l'on nous répète en boucle, depuis des décennies. Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron ont tous prononcé cette phrase. Et si on vérifiait ?
Pour la première fois, Laurent Obertone l'a fait. Pulvérisant le plus grand des tabous français, il révèle les chiffres de l'immigration, tous les chiffres, en détaille les causes, l'ampleur, l'évolution, et les conséquences. Sans concession, il répond à la question que beaucoup se posent : l'immigration a-t-elle vraiment rendu notre pays plus prospère, plus compétent, plus heureux, plus civique et plus sûr ?
Au-delà des clivages politiques, nous avont le droit de savoir si cette France que l'on prétend meilleure et inéluctable a un avenir, et si nous en feront partie. Nous avons le droit d'exiger un bilan transparent de ce "vivre ensemble", plutôt qu'en subir la perpétuelle apologie, plutôt que se voir ignorés, méprisés, criminalisés dans nos inquiétudes.

Laïcité et indépendance des peuples. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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10.12.2018

Les religions semblent retrouver une nouvelle vie dans des sociétés à la fois désertées par la pensée et livrées à de profondes mutations démographiques. Abusée, l'opinion en oublie que la République laïque s'est construite sur l'affirmation de la liberté de conscience par rapport à la religion. Tout citoyen est libre de croire ou de ne pas croire. Il ne saurait être d'emblée assigné à une identité religieuse, sous peine de régression historique.
À l'ère de la liberté éclairée de l'individu et de la souveraineté du peuple, cultes et croyances restent nécessairement confinés à la sphère privée. S'il y a des religions sur le territoire de la République, aucune ne peut être dite "de la République". Philippe Forget s'emploie donc à décrypter les nouvelles recettes idéologiques par lesquelles un cléricalisme médiatique s'évertue à tarauder la conscience critique du citoyen. Obnubilé par ses "racines", celui-ci ne conçoit plus l'universalité de l'intérêt public, il consent à être traité en individu mineur et ordonné à des tâches subsidiaires.
Comme l'explique Philippe Forget, la publicité des "minorités visibles", l'apologie du "multiculturalisme" et le culte de l'Autre aboutissent à ruiner l'unité républicaine du peuple qui dès lors macère dans ses mémoires, aux dépens du progrès commun. Les "élites" parasitaires prospèrent sur l'usure morale et politique de la conscience collective qu'elles privent ainsi d'horizon.

Les Pachtounes. Avec le Général Alain Lamballe au Cercle Aristote.


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03.12.2018

Avec environ 50 millions de personnes, la communauté pachtoune, présente en Afghanistan et au Pakistan, est fractionnée par la ligne Durand définie à l'époque coloniale en 1893. En plein bouleversement politique, social et économique, elle préoccupe les Etats voisins ou proches, Chine, Iran, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Turkménistan et Inde ainsi que les grandes puissances extérieures à la zone, la Russie et les Etats-Unis en tout premier lieu.
Les Pachtounes forment un grand peuple qui ne dispose pas d'un pays qui leur soit propre. Fiers de leur culture, ardents défenseurs de leurs valeurs, ils constituent plus de la moitié de la population de l'Afghanistan (20 millions et probablement 30 millions en 2050) et un peu moins de 17 % de la population du Pakistan (30 millions et sans doute plus de 50 millions en 2050). Ils impriment leur marque sur la politique dans ces deux pays. Certains d'entre eux ont exercé et exercent des fonctions politiques et militaires importantes aussi bien en Afghanistan qu'au Pakistan. C'est dans ce dernier pays que se trouve le centre de gravité de la communauté pachtoune.
Les Pachtounes ont connu un passé prestigieux. Ils ont un avenir prometteur bien qu'incertain, susceptible de modeler l'Asie méridionale et centrale. Car si chez eux l'idéologie prime sur le sentiment nationaliste, celui-ci pourrait renaître.