En finir avec la lassitude de l'histoire. Avec Rémi Brague sur Canal Académie.


(0)
215 Vues
0 commentaire
29.07.2016

C'est peu dire que notre époque se caractérise par un sentiment de lassitude et de scepticisme à l'égard de l'histoire humaine : on considère même comme naïve la tentative d'y retrouver des lueurs de sens ou des raisons d'espérer. Rémi Brague se livre à un examen sans concession de cette attitude, contestant avec force bien des stéréotypes sur la relation que nous autres postmodernes entretenons avec nos racines.
Les considérations philosophiques sont étroitement liées ici aux questions les plus concrètes, de dramatique actualité, comme celles de la coexistence entre les grandes religions, de la possibilité d'un dialogue avec l'islam, de la "vocation" de l'Europe, de l'avenir des biotechnologies et de la tentation -qui s'insinue dans la culture de notre temps- d' "en finir avec l'homme", au nom d'un idéal de perfection mortifère.
C'est aussi l'occasion pour Rémi Brague de revenir sur son parcours intellectuel, lui qui se définit volontiers comme "modérément moderne", selon l'expression d'une de ses publications récentes.

Corps et Âmes, une histoire de la personne au Moyen Age. Avec Jérôme Baschet sur Canal Académie.


(0)
145 Vues
0 commentaire
05.04.2017

Les lieux communs ont la vie dure. Ainsi cette idée d'un Moyen Age dualiste, qui aurait instauré une guerre entre le corps et l'âme : d'un côté, un corps coupable, source du péché, de l'autre, une âme pure tournée vers Dieu.
Réfutant cette construction, Jérôme Baschet montre plus subtilement que le Moyen Age chrétien a développé une pensée positive du lien entre l'âme et le corps, soucieuse de valoriser l'unité psychosomatique de la personne.
Ce modèle a permis de penser non seulement l'être humain mais aussi l'ordre social dont l'Eglise est alors l'institution dominante.
Jérôme Baschet dépasse les limites habituelles du Moyen Age en prolongeant l'analyse jusqu'au moment où, avec Descartes et Locke, s'impose une conception radicalement nouvelle de la personne, identifiée à la conscience, qui ne doit son activité à rien d'autre qu'à elle-même.
En montrant enfin les différentes perceptions de la personne dans d'autres cultures - de la Chine impériale aux sociétés amérindiennes en passant par l'Afrique ou la Nouvelle-Guinée - Jérôme Baschet nous offre un voyage comparatiste indispensable pour évaluer la singularité des conceptions occidentales de l'humain et mettre à distance l'idée moderne du moi.

Mort d'une idole, celle de Dieu. Avec Jean-Luc Marion sur Canal Académie.


(0)
425 Vues
0 commentaire
29.03.2009

Jean-Luc Marion, philosophe, spécialiste de Descartes et phénoménologue, nous parle de Dieu et du retrait du divin, de l’amour et de son absence en philosophie, ou encore de la charité. Mais en nous invitant à penser autrement ces notions.
Ce professeur à la Sorbonne et à Chicago a développé une nouvelle approche de Dieu, débarrassée des pesanteurs de l’Etre, pour mieux reprendre cette question. Il écrit : L’idole et la distance (1977) et Dieu sans l’être (1982). Jean-Luc Marion occupe, dans la philosophie française, une place de choix, une place singulière. Un peu à contre-courant de la philosophie dominante dans les années 1968, il cherche à :
 - Réhabiliter la philosophie, son histoire et sa fonction. Il eut comme maître Jean Beaufret et Ferdinand Alquié, le premier étant "l’introducteur" de Heidegger en France et le second, LE spécialiste de Descartes à la Sorbonne. Il deviendra, à son tour, spécialiste de Descartes, lui consacrant cinq livres.
 - Penser autrement "la mort de Dieu", objet de L’Idole et la distance (1977) en considérant cette mort comme, avant tout, la mort d’un concept, d’une certaine primauté de l’Etre et du "Dieu moral". Il considère ce retrait du divin comme l’ultime figure de la révélation. En somme, dit-il 1/ Le Dieu qui est mort est une représentation (une idole) contre lequel il faut lutter 2/ Dieu, lui, est mort sur la croix et est donc en retrait – manière, pour nous, d’éprouver la filiation.
 - Penser autrement l’amour et la charité. Dans Le phénomène érotique (2003) il indique, au début de son livre, que la "philosophie ne dit aujourd’hui plus rien de l’amour, ou si peu", qu’elle "n’aime pas l’amour" et que nous constatons un "divorce" entre la philosophie et l’amour, que nous vivons "dans un grand cimetière érotique". Il y a, dit-il, une "rationalité érotique" et l’amour en relève.

Thucydide et la construction de la vérite en histoire. Avec Jacqueline de Romilly pour Canal Académie.


(0)
245 Vues
0 commentaire
2008

De l’historien grec Thucydide, Jacqueline de Romilly avoue qu’il l’a fascinée durant quarante ans de sa vie !
L'occasion de revenir avec elle sur l’œuvre exceptionnelle de l’auteur de l'Histoire de la guerre du Péloponèse à laquelle elle a donné une traduction qui fait autorité.

Les frontières maritimes de la France. Avec Jean-François Dobelle à l'Académie des sciences morales et politiques.


(0)
356 Vues
0 commentaire
23.05.2016

Jean-François Dobelle, ambassadeur de France en Norvège, souligne dans cette conférence les enjeux de la délimitation des frontières maritimes de la France, enjeux "d’ordre géographique et juridique si on considère les raisons des accords passés par notre pays, et d’ordre économique et politique si on analyse les finalités".
La France possède en effet un immense territoire maritime avec "des côtes d’une longueur de trait de 18'450 km" et "une superficie de plus de 10 millions de km2 si on inclut la mer territoriale, la zone économique exclusive et le plateau continental".
Tout en présentant les principes posés par les conventions de Genève (1958) et Montego Bay (1982) pour tracer des frontières maritimes équitables entre différentes États, Jean-François Dobelle nous rappelle que l'expression de la souveraineté française se joue aussi sur les espaces maritimes.

Le Mythe de la guerre-éclair : la campagne de l'Ouest de 1940. Avec le Général Michel Forget sur Canal Académie.


(0)
740 Vues
0 commentaire
2005

Une émission qui revient sur le travail de l'historien Karl-Heinz Frieser, qui révolutionne l’historiographie militaire.
Il démontre en effet qu’Hitler, contrairement au mythe de la "Blitzkrieg", n’était pas prêt à entreprendre une campagne aussi rapide que le fut la victoire de 1940 contre l'armée française.

Emission "Un jour dans l'Histoire", animée par Christophe Dickès.

Le Droit et les politiques. Avec Marie-France Garaud à l'Académie des sciences morales et politiques.


(0)
400 Vues
0 commentaire
28.04.2008

Les politiques, les représentants du peuple, sont responsables de la légitiité du pouvoir dans l’Etat et des normes juridiques qui assurent cette légitimité dans l’ordre institutionnel. Ils ne sauraient se contenter d’être spectateurs ou même gardiens du droit : ils doivent en être aussi la source.
Mais récemment, il semblerait que les politiques se soient vus submergés par le droit. Les représentants du peuple, source du droit, risquent-ils de s’en trouver finalement dépossédés ?

La chasse au Moyen Âge : l'accomplissement d'un rituel. Avec Michel Pastoureau sur Canal Académie.


(0)
372 Vues
0 commentaire
25.09.2011

De tous temps, la chasse a représenté pour les hommes un moyen de se nourrir et de se vêtir. Mais, à côté de cette fonction utilitaire, au Moyen-âge, elle était riche de significations politiques, morales et religieuses, reflétant les structures et les modes de pensée de la société.
L’historien Michel Pastoureau est l’invité d’Anne Jouffroy pour évoquer ce sport, cet art de vivre et ce divertissement, très codifié.
Qui chassait ? Comment chassait-on ? Pourquoi et comment l’Église instaura-t-elle un nouvel art de chasser ?