Pourquoi (et comment) critiquer la technologie aujourd'hui. Avec Jean-Baptiste Fressoz, François Jarrige, Alain Gras et Paul Jorion pour Sciences Critiques.


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29.05.2019

C'est en compagnie des historiens Jean-Baptiste Fressoz et François Jarrige et des socio-anthropologues Alain Gras et Paul Jorion qu'est abordé la nécessité de faire émerger une communauté technocritique aujourd'hui, dont les armes intellectuelles doivent être renouvelées en fonction des enjeux qui sont les nôtres. Le projet politique alternatif de la décroissance, l'action directe contre les machines ou encore le retour à une véritable culture humaniste nous donnent-il un but pour lequel nous pourrions nous battre ?

Interventions :
 1. L'Anthropocène, ou les dégâts du progrès, par Jean-Baptiste Fressoz
 2. Une (brève) histoire de la technocritique, par François Jarrige
 3. Les imaginaires de l'innovation technique, par Alain Gras
 4. Les effets et les méfaits du techno-capitalisme, par Paul Jorion

Sciences, savoirs et droit dans le Néguanthropocène. Avec Bernard Stiegler, Alain Supiot, Giuseppe Longo et Ana Soto au Centre Pompidou.


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17.12.2019

Le fait qui s'impose à tous au XXIè siècle est l'ère Anthropocène comme menace fondamentale contre la vie et l'humanité – cette menace consistant avant tout en une augmentation dans la biosphère des taux d'entropie thermodynamique, d'entropie biologique et d'entropie informationnelle.
Les différentes interventions s'attachent aux questions des rapports entre ce qui est en fait et ce qui est en droit, la différence entre les deux, qu'il faut faire, fondant aussi bien le champ scientifique que le champ juridique. Il est aussi tenté de spécifier les conséquences qu'il conviendrait d'en tirer en ce qui concerne l'avenir de l'économie, du travail et des coopérations internationales dans l'ère Anthropocène.

 1. Bernard Stiegler - Eléments de réponse à António Guterres et Greta Thunberg
 2. Alain Supiot - Entre globalisation et repliements identitaires : quel ordre juridique pour la mondialisation ?
 3. Giuseppe Longo - Mécaniques de la nature, ou comment on a désarticulé les écosystèmes. Pistes pour une autre compréhension
 4. Ana Soto - La prolétarisation de la pensée biologique

Des contributions qui sont données dans le cadre des "Entretiens du nouveau monde industriel".

La crise écologique, quelle histoire ? Avec Christophe Bonneuil à Paris Sciences&Lettres Research University.


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06.02.2019

Idée reçue : la crise environnementale actuelle serait le fruit d'une longue inconscience. On ignorait, en gros, le mal que l'on faisait. Idée fausse, selon le chercheur Jean-Baptiste Fressoz : il s'agit là d'une illusion d'optique ou d'une amnésie.
Historien des techniques et de l'environnement, Jean-Baptiste Fressoz nous restitue l'histoire politique de la crise écologique en reconstituant le jeu des forces sociales qui ont fait basculer notre planète dans une nouvelle ère géologique, l'anthropocène, terme désignant une nouvelle époque géologique marquée par l'impact massif des activités humaines sur la planète.

Survivre dans l'Anthropocène. Avec Serge Latouche et Jean-Baptiste Fressoz à la Sorbonne.


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15.11.2018

Faut-il y voir un lien de cause à effet ? Le peu de visibilité médiatique de Serge Latouche et Jean-Baptiste Fressoz n'a d'égal que la pertinence de leurs travaux pour répondre aux grandes questions de notre époque : le dérèglement climatique, l'épuisement des ressources, la frustration et l'assèchement grandissants que nourrit notre système de société. Le premier est l’auteur de L'Âge des limites ou Petit traité de la décroissance, tandis que le second est co-auteur de L'Evénement Anthropocène et auteur de L'Apocalypse joyeuse.
Loin d'un fatalisme désabusé face aux défis vertigineux qui se présentent à nous, nous pouvons nous appuyer sur leurs constats lucides pour transformer notre société et, surtout, vivre mieux.

Une rencontre organisée par le journal "La Gazelle".

Les mutations dans le monde du travail. Avec Bernard Stiegler au Lycée Raoul Follereau de Nevers.


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18.01.2019

Les plus récents rapports sur l'avenir du travail nous indiquent que nous pourrions perdre jusqu'à 50% des emplois dans les dix à quinze prochaines années. L'automatisation intégrée est le principal résultat de ce que l'on appelle "l'économie des data". Organisant des boucles de rétroactions à la vitesse de la lumière entre consommation, marketing, production, logistique et distribution, la réticulation généralisée conduit à une régression drastique de l'emploi dans tous les secteurs – de l'avocat au chauffeur routier, du médecin au manutentionnaire – et dans tous les pays.
Pourtant, ces informations ne nous poussent pas à agir. Pourquoi le gouvernement n'ouvre-t-il pas un débat sur l'avenir de la France et de l'Europe dans ce nouveau contexte ?
L'automatisation intégrale et généralisée fut anticipée de longue date – notamment par Karl Marx en 1857, par John Maynard Keynes en 1930, par Norbert Wiener et Georges Friedmann en 1950, et par Georges Elgozy en 1967. Tous ces penseurs y voyaient la nécessité d'un changement macro-économique, politique et culturel radical.
Le temps de ce changement est venu, et le philosophe Bernard Stiegler se consacre à en analyser les fondements, à en décrire les enjeux et à préconiser des mesures à la hauteur d'une situation exceptionnelle à tous égards – où il se pourrait que commence véritablement le temps du travail.

Etat d'urgence, géopolitique, médias, Gilets Jaunes. Avec Bernard Stiegler sur ThinkerView.


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17.04.2019

Relations internationales, médias, guerre économique, Gilets Jaunes, changement climatique : nous visons une crise sans précédent qui nous oblige à agir. Reste donc à construire, inventer, bifurquer, bref, à produire de la raison face au délire d'un monde condamné.
Pour évoquer ces enjeux, nous retrouvons le philosophe Bernard Stiegler, ancien directeur général adjoint de l'INA et fondateur du collectif Ars industrialis, formé dans les rangs du Parti Communiste et tombé pour braquage à la fin des années 1970, qui s'impose aujourd'hui comme l'un des penseurs majeurs de la technique.
Une oeuvre exigeante à ambition anthropologique, sur laquelle nous pouvons nous appuyer afin de comprendre les temps qui sont les nôtres et "panser" le monde.

La part sauvage du monde : penser la nature dans l'Anthropocène. Avec Virginie Maris pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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14.11.2018

Il n'y aurait plus sur cette Terre que les humains, leurs productions et leurs déchets. Et si rien de vierge ou de sauvage ne demeure qu'il faille préserver, le temps est venu de prendre pour de bon les commandes d'un système-terre produisant des biens et délivrant des services au bénéfice exclusif de l'humanité.
À rebours de ces appels à la gestion globale du monde, l'ambition de cette conférence est de réhabiliter l'idée d'une nature sauvage caractérisée par son extériorité, son altérité et son autonomie.
Reconnaître l'extériorité de la nature, c'est accepter que nous ne sommes pas les créateurs de ce monde que nous partageons avec l'ensemble des vivants. Reconnaître l'altérité de la nature, c'est admettre l'hétérogénéité radicale qui existe entre les affaires humaines et le monde sauvage. Enfin, reconnaître l'autonomie des entités naturelles, c'est penser la façon dont les vivants non-humains constituent leur monde tout comme nous constituons le nôtre et se donner les moyens de respecter et de valoriser ces mondes multiples.
Cette conférence est une invitation à reconsidérer cette nature indocile et récalcitrante qui peuple notre imagination, nos paysages, cette altérité qui finalement participe à notre liberté.

La crise des natures à l'ère de l'Anthropocène. Avec Philippe Descola à l'Université de Lausanne.


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24.11.2015

Le divorce entre les sciences de la nature et les sciences de la culture n'a cessé depuis un siècle de s'aggraver. Or l'inquiétude suscitée par les risques environnementaux ou biotechnologies montre assez que la compréhension de tels phénomènes n'est pas du seul ressort de la génétique ou de la climatologie et qu'elle exige une réflexion plus ample sur les usages et les représentations contrastés de la nature, à la fois milieu de vie pour les humains et substrat biologique de leur identité.
C'est le projet que nous propose le professeur au Collège de France Philippe Descola, l'anthropologue français le plus étudié et le plus commenté dans le monde depuis la publication de son ouvrage Par-delà nature et culture, paru en 2005, dans lequel il expose les différentes manières d'agencer les continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement.