La fin du monde par la science, genèse d'une angoisse. Avec Jean-Baptiste Fressoz sur France Culture.


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14.11.2015

La grande conférence internationale sur le climat, dite "COP21", qui s'est tenue à Paris en décembre 2015, a réuni 196 États. Elle visait au premier chef à obtenir un accord universel et, si possible, juridiquement contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre, avec le but de maintenir le réchauffement climatique au XIXe siècle en dessous de deux degrés Celsius. Or il se trouve qu'à lire beaucoup des articles qui nous arrivèrent en déferlante à cette occasion, l'historien ne peut qu'être sensible à une certaine myopie rétrospective de bien des commentateurs.
Beaucoup paraissaient croire en effet que l'angoisse que suscite, fort légitimement, l'emprise délétère des humains sur la planète serait toute récente, exprimée et portée par l'écologie politique contemporaine. Rien n'est plus faux en réalité et cette émission va s'attacher à le démontrer.
Jean-Baptiste Fressoz, historien et chercheur au CNRS, nous a fourni de précieux travaux sur la prise de conscience, progressive ou à éclipses, depuis le XIXe siècle, des risques multiples engendrés par les progrès de la science et par la révolution industrielle. Risques concernant directement la santé des hommes et des femmes dans la longue durée mais aussi, déjà, le changement climatique engendré, pour la première fois dans l'Histoire de la Terre, par les comportements débridés de l’industrie humaine, par ses élans, par son énergie et par ses aveuglements.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Au-delà des "smart cities", la nouvelle intelligence urbaine dans une économie de la contribution. Avec Bernard Stiegler à Grenoble.


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19.09.2018

Le philosophe et directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation Bernard Stiegler est venu parler de l'avenir des villes.
Car si en 2050, six millions de personnes habiteront en zone urbaine -soit 70 % de la population mondiale-, il est urgent de réfléchir aux enjeux des mutations actuelles pour comprendre dans quel type de ville nous auront à vivre.

L'événement anthropocène. Avec Christophe Bonneuil au Salon Primevère à Lyon.


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2015

Les scientifiques nous l'annoncent, la Terre est entrée dans une nouvelle époque. Bien plus qu'une crise environnementale, l'Anthropocène signale une bifurcation de la trajectoire géologique de la Terre. Une bifurcation causée non pas par l' "Homme" en général, mais par le modèle de développement qui s'est affirmé puis globalisé depuis la "révolution" industrielle.
Historien des sciences, Christophe Bonneuil questionne ce concept et les enjeux pour la planète et pour la condition humaine.
Car si l'Anthropocène est le signe de notre puissance, il est aussi et surtout celui de notre impuissance. Habiter de façon plus sobre, plus équitable et moins barbare la Terre est l'enjeu de demain. Au-delà des fausses solutions marchandes et high-tech prétendant "sauver la planète", des pistes citoyennes sont à inventer et à mettre en pratique.

Éviter l'Apocalypse. Avec Bernard Stiegler sur Le Média.


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12.11.2018

Des ravages la data economy jusqu’au dernier rapport du GIEC, tous les signaux montrent que l’humanité s’est mise elle-même en grand danger.
Le philosophe Bernard Stiegler, fondateur du groupe Ars Industrialis et directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du centre Georges-Pompidou, est l'auteur d’une œuvre profondément originale qui tente de penser l'anthropocène comme question philosophique en étudiant les mutations sociales, politiques et psychologiques provoquées par la "révolution numérique".
Alors qu'il publie deux livres, Qu’appelle-t-on panser ? (LLL) et La technique et le temps (Fayard), réédition augmentée de sa thèse, il revient dans cet entretien sur les enjeux d'un problème qui, fondamentalement, pose la question de la survie de l'humanité en tant qu'espèce.

Émission "Entretien Libre", animée par Aude Lancelin.

Transition, piège à con ? Avec Jean-Baptiste Fressoz sur Le Média.


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01.10.2018

En matière d’écologie, la transition énergétique est l’un des grands sujets abordé à longueurs de COPs. Nos sociétés seront-elles capable de basculer d’un régime d’énergies fossiles à un nouveau modèle basé sur les énergies renouvelables ? La question est discutée depuis des décennies, les rapports et les expérimentations concrètes se succèdent mais il est nécessaire d’aborder la question autrement. De revenir aux bases.
Qu’est-ce qu’une réelle transition énergétique ? Une telle bascule a-t-elle déjà eu lieu dans l’histoire de l’humanité ? Que peut nous raconter l’histoire des énergies face à cet enjeu climatique ?
Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences des technologies et de l’environnement et chercheur au CNRS, est là pour répondre à ces questions.

 - 0:00:00 : Présentation
 - 0:00:45 : Le mythe de la transition énergétique
 - 0:04:00 : Une histoire d'additions
 - 0:13:04 : Les (tristes) exemples de transitions "radicales"
 - 0:16:42 : L'origine de l'expression "transition énergétique"
 - 0:21:15 : L'histoire oubliée des énergies alternatives
 - 0:22:25 : L'ère de la pédale
 - 0:25:23 : L'énergie hydraulique
 - 0:30:45 : L'énergie éolienne
 - 0:31:30 : L'énergie solaire
 - 0:37:23 : L'imposition du monopole automobile
 - 0:48:19 : L'histoire de l'énergie et ses luttes
 - 0:50:16 : "L'environnement" dans Révolution Industrielle
 - 0:54:26 : La transition énergétique aujourd'hui ?
 - 0:55:20 : L'armée dans l'histoire de l'énergie
 - 0:59:02 : La voiture électrique et autonome
 - 1:00:54 : Au-delà des énergies primaires
 - 1:02:42 : Échanges

Exorganologie : panser la post-vérité dans la post-démocratie. Un séminaire de Bernard Stiegler pour l'école Pharmakon.


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2018

Dans ce séminaire, Bernard Stiegler poursuit sont de l'exorganogenèse de l'urbanité. Il décrit ainsi la transformation des organes exosomatiques s'agrégeant pour former les exorganismes complexes : les villes, les usines et leurs relations, qui se substituent au lien entre villes et Eglises. Les territoires urbains acquièrent ainsi à l'époque industrielle des traits nouveaux - caractéristiques de l'Anthropocène.
Quelle était la fonction de l'Eglise ? Vieille question sur laquelle Bernard Stiegler revient à l'époque où nous croyons devoir projeter une finalité dans l'Anthropocène et contre l'anthropie en quoi il consiste.
Il faut ici rappeler la finalité de ce séminaire : il s'agit de projeter une sortie de l'Anthropocène, c'est à dire une perspective vers le Néguanthropocène, par la reconstitution d'une macro-économie guidée par ce que nous appelons la néguanthropie comme critère définitoire de la valeur.
L'économie de la néguanthropie, ou anthropie négative n'est pas simplement la translation de l'entropie négative telle que Schrödinger tente de la penser dans l'organique. Le passage à l'exorganique nécessite en effet une reconceptualisation qui dépasse les concepts de néguentropie dans le champ technologique, tels qu'ils sont issus de la théorie de l'information.
Ces conditions exorganiques passent par la question du droit telle qu'elle est liée aux conditions de transformation de la mémoire, et à la circulation de ce que l’on appelle depuis moins de deux siècles l' “information”. Elles donnent à considérer nouvellement la place de l'art, le rôle des archives et leur centralité, la réticulation intra-urbaine et extra-urbaine, telle que s'y produisent des relations d'échelles qui, à notre époque, sont au cœur des "plateformes" devenant biosphériques en mettant en œuvre des technologies de scalabilité.

Nature et culture : repenser l'écologie. Avec Philippe Descola pour l'Agence Française de Développement.


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01.02.2018

Comment se pose aujourd’hui la question politique des rapports entre la nature et la culture ? Pendant longtemps, les préjugés ethnocentristes des Modernes ont empêché de voir que la cosmologie qui s’est mise en place au cours du XIXe siècle (séparation entre une nature universelle et des cultures humaines contingentes) n’est pas la seule façon de rendre compte des structures du monde. On ne peut la prendre comme étalon afin d’appréhender la manière dont d’autres civilisations conçoivent les rapports entre humains et non-humains.
C’est ce que montrent les anthropologues : ils décrivent d’autres systèmes ontologiques, d’autres philosophies politiques, qui permettent de mieux comprendre la situation présente dans laquelle, avec le réchauffement global, les humains sont eux-mêmes devenus une force naturelle. Et c'est ce dont le professeur Philippe Descola nous entretient ici.

Le projet Ars Industrialis. Avec Bernard Stiegler sur la RTS.


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06.2016

C'est à l'initiative de Bernard Stiegler que l'association Ars Industrialis a été créée le 18 juin 2005 en se présentant alors comme une "Association internationale pour une politique industrielle de l’esprit".
Car à notre époque, la vie de l'esprit, selon les mots d'Hannah Arendt, a été entièrement soumise aux impératifs économiques, et aux impératifs des industries culturelles, et des industries de l’informatique et des télécommunications. Ce secteur peut être défini comme celui des technologies de l’esprit.
À la critique du dévoiement de ces technologies comme instruments de contrôle des comportements, c'est à dire des désirs et des existences, Ars Industrialis associe la proposition centrale de former une écologie industrielle de l'esprit.
Retour sur la trajectoire et la dynamique Ars industrialis en compagnie de Bernard Stiegler et des nombreuses personnes qui se sont agrégées au projet.