Hors-champs. Avec Eva Illouz sur France Culture.


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12.11.2012

Si le mal d'amour a toujours existé, il y a une manière spécifiquement moderne d'aimer et de souffrir de l'amour. Et si le capitalisme présente apparemment un visage froid, les sentiments restent des acteurs majeurs de notre histoire. Ce sont deux des thèmes principaux que le travail d'Eva Illouz entend éclairer. En creux se dresse le portrait de l'individu contemporain ainsi que des pathologies qui lui sont associées.
Tout cela dessine une économie émotionnelle et sexuelle qui nous laisse souvent désemparé, pris que nous sommes entre une hyper-émotivité paralysante et un cadre social qui tend à standardiser, dépassionner et rationaliser les relations amoureuses.

Rousseau, Kant, Marx, Clouscard : clefs de lecture sur ERFM.


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2019

L'apport théorique de Michel Clouscard est immense. Mais aussi important soit-il, il se révèle parfois difficile à comprendre pour le néphyte !
Cette série d'interventions vise à replacer ses travaux dans la tradition des grandes percées conceptuelles qui ont mené à l'élaboration la plus avancée du matérialisme historique et dialectique, soit le mouvement engagé par Rousseau (état de nature/état civil, être suprême, volonté générale et psyché) et se prolongeant par Kant (théorie de la connaissance), Hegel (dialectique) et Marx (valeur d'usage et valeur d'échange, fétichisme de la marchandise, dans son oeuvre maîtresse Le Capital), jusqu'à Clouscard lui-même.
Monisme dialectique, infrastructure et superstructure, néo-kantisme, structuralisme dynamique en inclusion, antéprédicatif : autant de concepts qui sont clairement expliqués et contextualisés par l'étude plus particulière du Traité de l'amour fou et de Critique du libéralisme libertaire de Michel Clouscard.
Les difficultés, la structure du texte et la problématique sont clairement définies afin de nous permettre d'accéder au concept de libéralisme(-libertaire), matrice de toute l'histoire des idées politiques depuis la Révolution française, dont la genèse permet d'expliquer les évolutions du capitalisme depuis deux siècles, en apparence contradictoires.

Y a-t-il un héroisme de l'amour ? Avec Eva Illouz aux Rencontres inattendues de Tournai.


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03.09.2017

Dans un monde qui consacre les valeurs de l'indépendance et de l'autonomie, de la réalisation de soi et du changement permanent, l'amour serait-il le nouvel espace de résistance héroïque à l'esprit du temps ?
C'est l'hypothèse que propose la sociologue et philosophe Éva Illouz, dans un entretien au cours duquel elle se nourrit des grands mythes, des grandes figures littéraires, mais aussi des grandes œuvres musicales dédiées à l'amour pour éclairer notre condition sentimentale contemporaine.

Amour et sexualité. Avec Thérèse Hargot sur Radio Courtoisie.


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22.04.2018

Pourquoi avons-nous tant de mal à nous engager ? Peut-on être célibataire et heureux ? Sommes-nous pour ou contre les relations sexuelles avant le mariage ? Être fidèle, ça veut dire quoi exactement ? Comment concilier amour et sexualité dans nos vies ? Le divorce n'est-il pas préférable à un mariage malheureux ?
Thérèse Argot revient sur le débat qu'elle a eu avec Mgr Emmanuel Gobilliard dans le livre Aime et ce que tu veux, fais-le ! Car pour la première fois, un évêque et une sexologue confrontent leurs points de vue. Un dialogue décomplexé, franc et incarné.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animé par Thierry Delcourt.

L'autre 68. Avec Francis Cousin et James Bryant-Berard pour le groupe Aufhebung !


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08.05.2018

Déjà cinquante-ans… Alors que des présidentielles aux législatives, le spectacle de la crise de la marchandise a rencontré de plus en plus de difficultés à embrigader durant des mois le prolétariat sur le terrain du cirque électoral, toutes les fractions politiques de la servitude généralisée, de l’extrême droite à l’extrême gauche du Capital, s’emploient aujourd’hui à une vaste opération de célébrations-occultations destinée à masquer et dénaturer l’essentiel de ce qui fit la radicalité profonde des événements pour mieux mettre en relief les simples jeux de simulation et de fausseté qui permirent la maintenance rénovée de la résignation.
Pour la pensée radicale, tirer les leçons du mouvement réel de Mai-Juin 68, c’est exclusivement contribuer à la plus grande clarification anti-économique et anti-politique possible par rapport à toutes les défigurations qui maquillent les véritables racines, développements et implications d’une telle explosion sociale. C’est présentement intervenir efficacement en tant que cohérents jalons de conscience, c’est mener une activité théorico-pratique communarde au sein de la dynamique générale du prolétariat, en regardant l’histoire de manière dialectique c’est à dire aux antipodes des jacasseries superficielles qui se perdent dans l’empirie surfacière et l’épiderme égocentrique.

Barbey d'Aurevilly. Avec Philippe Berthier, Joël Dupont, Pierre Leberruyer, Gaëlle Jacques et Nadine Bois sur France Culture.


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28.03.1996

Ce fut sa première incongruité : Barbey d'Aurevilly naquit en 1808, le 2 novembre, le jour des morts "à deux heures du matin, par un temps du diable". "J'ai toujours cru que ce jour répandrait une funeste influence sur ma vie et ma pensée". Première provocation d'un homme qui les cultiva toutes et fit de la transgression, du sacrilège, du scandale et du mystère, la matière et l'esthétique même de ses œuvres.
La publication en 1874 des Diaboliques donna lieu à un procès et la saisie des exemplaires du livre fut ordonnée par la justice. Avant Baudelaire, dont il salua le génie, Barbey d'Aurevilly cultiva "l'aristocratique plaisir de déplaire".
Son élégance ostentatoire de dandy byronien était un défi à son siècle, ce XIXe contre lequel il ne cessa de s'insurger avec violence.
Car Barbey, monarchiste, catholique, nostalgique de la chouannerie, pourfendeur du matérialisme et de la notion de progrès, journaliste, réactionnaire, construisit son personnage et son œuvre contre ce siècle et cette modernité qu'il abhorrait.
A Saint-Sauveur-le-Vicomte, à Valognes, villes de sa jeunesse, de ses premières passions et de la nostalgie de son vieil âge, "dans les palais des premiers songes, dans les chemins creux et les landes du Cotentin, sur les grèves de Carteret, entre brumes et embruns", nous partons à la recherche des figures étranges, damnées et pourtant familières, que Barbey avait connues et recrées.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Françoise Estèbe et Jean-Claude Loiseau.

Radioscopie : René Barjavel répond aux questions de Jacques Chancel sur France Inter.


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02.06.1969

Alors que son roman La Nuit des temps est un succès, René Barjavel se livre au micro de Jacques Chancel.
Il nous parle de son enfance, de son amour des activités artisanales et de ses débuts dans le monde du journalisme et de l'édition.
Enfin, il parle de son travail d'écrivain et des perspectives d'avenir qu'il entrevoit pour l'espèce humaine, dignes d'un scénario de science-fiction !

Peut-on définir l'amour ? Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure.


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30.05.2016

Toute définition de l’amour (que l’on prendra au sens restreint que ce terme a dans les expressions "histoire d’amour", "chagrin d’amour", "chanson d’amour", etc.) semble se heurter à des problèmes méthodologiques. De quel genre relève-t-il ? Est-ce une émotion ? Si oui, laquelle ? Le désir ? Est-ce un sentiment ? Si oui, lequel ? Le souci ? Est-ce un affect ? Lequel ? La joie ? Est-ce une passion ou des actions ? A quel grand genre d’être appartient-il ? Est-ce un état ou une disposition, celle d’un sujet, l’amoureux ? Ou est-ce une relation entre deux sujets, les amants ? Une méthode par "conditions nécessaires et suffisantes" se heurte toujours à des contre-exemples.
Une autre méthode, par "air de famille" ou par "prototype", moins exigeante, se heurte au défaut inverse : elle ne permet pas de délimiter ce qu’on appelle "amour" et ce qui ne l’est pas.
Nous proposerons une troisième méthode. Nous définirons l’amour par trois bornes externes, l’amitié, le désir et la passion, et une certaine proportion variable et instable de trois composantes internes hétérogènes : l’amicale, la désirante et la passionnelle — l’une des trois pouvant, à la limite, s’annuler, ce qui permet de rendre compte des contre-exemples classiques tout en délimitant clairement ce qu’on appelle amour.
De cette définition, nous tirerons quelques conséquences éthiques (sur l’éthique de l’amour opposée à celle de l’amitié, par exemple, ou sur les contradictions de l’amoureux) et quelques conséquences métaphysiques (par exemple sur le dualisme de l’amant opposé au monisme de l’aimé).
Car les trois composantes de l’amour ne jouent pas collectif, tel est le drame ou la grandeur, de l’amour.