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Jean-Louis Harouel montre que la liberté intellectuelle, le progrès scientifique, économique et social, la tolérance, l'individualisme et la sécularisation de la société (laïcité) sont historiquement des inventions de la civilisation chrétienne occidentale.
Ce sont les fruits du dualisme chrétien : le royaume de Dieu est céleste et non terrestre ; Dieu et l'Etat sont séparés. D'où la disjonction du spirituel et du temporel, qui a procuré à l'individu une liberté sans équivalent dans les autres civilisations, en excluant la sacralisation d'un quelconque ordre terrestre.


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"Peut-on penser l’économie sans être économiste ? Non seulement on le peut, mais la pensée économique serait débile si elle restait l’apanage des économistes."
Grand penseur des catastrophes, Jean-Pierre Dupuy "s’efforce de comprendre la place exorbitante que l’économie a prise dans nos vies." Il décrit la sacralisation du marché et tente de réhabiliter la dimension prophétique du politique.


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La démocratie, au terme des "trente piteuses", apparaît à la fois comme la réalité politique la plus partagée et la plus discutée. À l'heure des crises économiques et des tensions géopolitiques qui mettent à mal son modèle, les questions qu'on croyait oubliées reviennent à la surface. La démocratie représentative est-elle encore capable de représenter dans des sociétés écartelées entre une marge sans cesse grandissante d'exclus et des niches toujours plus exceptionnelles de privilégiés ? Comment les lieux qui ont fait et où s'est réalisée la démocratie survivent-ils aux différentes crises qui les secouent : rue, école, prétoire, tribune, médias ?
Cycle de conférences "La démocratie en question".



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Renaud Escande, directeur du projet, et Jean de Viguerie, spécialiste du XVIIIe siècle évoquent ici la face obscure de la Révolution de 1789.
La Révolution française possède sa face obscure avec son cortège de massacres, de cruauté et d'inhumanité. Le symbole de cette violence s'incarne bien évidemment dans les événements de la Vendée : alors que dans un premier temps s'établit une guerre civile, s'ensuit très vite ce que l'on qualifiera de véritable génocide, préfiguration des horreurs totalitaires du XXe siècle. Pourtant, les idéaux du XVIIIe siècle se voulaient être ceux de la tolérance, du respect et de la fraternité. Le mythe de la Révolution fut tel que, jusqu'à nos jours, en dehors de la littérature contre révolutionnaire ou à de rares exceptions régionales ou locales, aucun travail de mémoire n'a été réalisé par les autorités françaises.


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La science a été longtemps source d'affirmations, même si elle se trompait parfois. Et la nature pouvait être considérée comme un environnement durablement stable malgré des crises de temps à autre (éruptions, épidémies...). Ainsi le monde des humains prétendait avancer sans trop d'angoisse vers un progrès paisible, linéaire, forcément un "mieux".
Nous avons découvert le plus facile : comment passer du gène à la protéine, des gamètes à l'enfant, des ressources fossiles à l'énergie pas chère, des éléments chimiques à la synthèse, etc.
Et nous voici dans le doute parce que la réalité nous accuse de simplisme et d'avoir nié la complexité dans la pensée comme dans l'action, aussi bien pour les mécanismes du vivant que pour les effets de nos activités sur l'environnement ou la croyance en la pérennité de ressources devenues indispensables. Les belles certitudes ont alors fait place aux aléas, qu'on mesure avec la statistique, aux facteurs de risque, à la
probabilité d'occurrence de tout événement. Ainsi nous évaluons la probabilité des risques naturels ou technologiques pour en déduire la précaution, nous sondons les risques de pathologies pour en faire de la médecine prédictive... Mais nous usons de plus en plus de systèmes d'assurance car la probabilité n'est jamais sûre...
Pris dans ces loteries qui nourrissent de nouvelles industries, nul ne sait ce que nous deviendrons. Le moment que propose la technoscience est celui de l'homme probable dans un monde incertain.
Et après ?
Conférence organisée dans le cadre de l'Agora des savoirs 2011-2012.


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