

(0)
Faut-il envisager la disparition du système démocratique ? Et, par voie de conséquence, quel système serait alors susceptible de le remplacer ? Cette conférence combine l’analyse instantanée et l’étude des processus de longue durée pour envisager la situation de la politique et de l’économie et l’évolution des structures familiales. On y retrouve le caractère fondamentalement religieux de la crise actuelle, le pessimisme culturel ambiant, la réapparition d’une stratification de la société, l’impact du libre-échange provoqué par la mondialisation et la possibilité d’une réémergence de la lutte des classes.


(0)
Le démographe présente son ouvrage, et revient une nouvelle fois sur les types familiaux tels qu’ils se révèlent à travers les règles d’héritage, les structures de parenté et les idéologies qui en découlent. Il définit ainsi une forme originelle, et commune à toute l’humanité : la famille nucléaire dont il analyse ensuite les conséquences sur le développement des civilisations.


(0)
Paul Veyne cherche à comprendre, avec toute la bonne fin d'un incroyant, comment le christianisme a pu, entre 300 et 400, s'imposer à tout l'Occident. Un empereur romain, Constantin, maître de cet Occident, converti sincèrement au christianisme, veut christianiser le monde pour le sauver. Il s'est converti parce qu'à ce grand empereur il fallait une grande religion. Or, face aux dieux païens, le christianisme, bien que secte très minoritaire, était la religion d'avant-garde qui ne ressemblait à rien de connu. Constantin s'est borné à aider les chrétiens à mettre en place leur Eglise, ce réseau d'évêchés tissé sur l'immense empire romain. Lentement, avec docilité, les foules païennes se sont fait un christianisme à elles.


(0)
Au coeur de la légitimation de l'État social se trouve l'idée de solidarité. Celle-ci n'est pas née ex nihilo : elle a été défendue par des réformateurs sociaux et des hommes politiques, républicains et socialistes, soucieux de légitimer une intervention sans précédent des pouvoirs publics pour la protection sociale des citoyens.
Avec la diffusion de l'idée de solidarité, c'est toute une vision du monde qui a été promue dans le débat public afin de fonder le combat contre l'insécurité sociale.
Il temps de redécouvrir l'ampleur de la réflexion qui a été menée, depuis la fin du XIXe siècle, pour aboutir à la doctrine dite du solidarisme. C'est en son nom que bien des réformes sociales, qui anticipent l'État-providence, seront menées : lois sur les accidents du travail, l'assurance maladie, les retraites, l'impôt progressif, etc. La solidarité est même devenue le mot clé pour définir la politique de la 3e République : il s'agissait, pour les "solidaristes", d'inventer une conception qui s'imposerait comme une voie nouvelle entre le libéralisme des "économistes" et le collectivisme des "socialistes".
Emission "La Fabrique de l'humain".


(0)

(0)
La religion du marché est partie d'Europe au XVIIIe siècle pour s'étendre sur la planète tout entière. Elle présente cette originalité que chacun contribue au bien collectif en suivant ses intérêts particuliers. Transformant en vertu les faiblesses humaines, le dogme du libéralisme est devenu irrésistible. Le philosophe fait le procès de la toute-puissance du marché dans nos sociétés libérales.


(0)

(0)

(0)
L'importance de la pensée de Feuerbach ne se mesure pas seulement à l'influence (à quoi on l'a trop longtemps réduite) qu'elle a pu exercer sur Marx ou sur Nietzsche, mais à l'actualité bien plus vive qu'elle conserve à travers les travaux d'un Blumenberg, d'un Sartre ou d'un Debord.
Remarque: la qualité de l'enregistrement est médiocre.



(1)
Pierre Manent interroge l'histoire, récente et lointaine, de la nation ; la manière dont elle a accueilli et nourri la démocratie, et comment son effacement menace aujourd'hui cette démocratie même.
Il met en évidence la situation paradoxale de la religion dont on ne cesse d'annoncer la fin imminente alors même que les séparations religieuses organisent de plus en plus notre paysage politique.
L'Europe ne peut rester longtemps encore cette zone dépressionnaire où l'on a peur de son ombre. Pierre Manent, par son travail, voudrait contribuer à ranimer le sentiment et l'intelligence des ressources spirituelles qui donnent à l'Europe sa continuité vivante.
Cycle de conférence "L'Occident en question".


(0)

(0)