

(0)

(0)
L'étude du pouvoir est ardue. Il n'est pas, en effet, de discipline scientifique dont l'objet spécifique soit la nature, l'origine et l'exercice du pouvoir, bien que ce phénomène ait suscité depuis longtemps la réflexion de grands esprits.
Qu'appelle-t-on pouvoir ? Question préalable, semble-t-il. Mais, pour répondre, il faudrait énoncer un critère qui permette aussitôt de trancher un noeud de représentations dont chacune porte la marque d'une expérience collective.
Si l'on veut bien admettre que le pouvoir ne peut se réduire à la domination, à la puissance, au commandement ou à l'autorité, ce n'est pas toutefois sans raison qu'on en reconnaît le signe, soit à la capacité de décider des affaires publiques, soit à celle de disposer des moyens de coercition, soit à celle de commander, soit à celle d'incarner ou de représenter quelque puissance au-dessus des hommes ou bien d'en participer, soit à celle de posséder un savoir-faire qui échappe à l'intelligence commune. Bref, il peut être associé à l'image du prince, du gouvernant, du guerrier, du prêtre ou du magicien.
Dans tous les cas, le caractère du pouvoir est lié à celui de l'obéissance, et l'obéissance elle-même implique un certain mode de croyance.
Le pouvoir : une introduction.


(0)

(0)

(0)
Une série de conférence pour comprendre les logiques ayant présidées à la construction européenne.
Les deux premières séances sont consacrées à l'étude des débuts de l’intégration européenne (années 1920) à la Deuxième Guerre mondiale jusqu'à l'intégration sous le contrôle du Reich et des plans américains pour une unification de l’Europe.
Les deux dernières séances se concentrent sur le destin européen après la Deuxième Guerre mondiale, soit une première phase préparatoire surtout franco-américaine (mai 1945-1949) suivie par une deuxième phase pendant laquelle la France oscille entre le marché européen ouvert aux États-Unis et le cartel européen (années 1950).
Cycle de conférences données dans le cadre d'une "Université pour tous" à la médiathèque Louis Aragon de Bagneux (92).


(0)

(0)
Cet entretien est un remarquable témoignage sur la pensée et la personnalité de Simondon, père du concept d'individuation et penseur de la technique.
Entrevue menée à Mazeaux-par-Tance (Haute-Loire) et conduite par Jean Le Moyne, réalisée par Jacques Parent, et produite par l'Office National du Film du Canada.




(1)
Face à l'agravation des logiques répressives envers les peuples, et face à la censure des actions de résistances, Alain Soral explique patiemment les logiques de domination à l'oeuvre en illustrant ses propos par de récentes affaires.
De la censure de certains livres génants à l'imposition du "mariage pour tous", il en appelle encore une fois à une prise de conscience de la dérive totalitaire de nos classes dirigeantes.


(0)

(0)
"J'ai cru en l'homme. Je n'y crois plus. J'ai eu foi dans l'humanité : c'est fini.
J'ai pensé, dit et écrit que mon espèce avait un avenir. J'ai tenté de m'en persuader. Je suis maintenant sûr du contraire : l'humanité n'a nul destin. Ni lendemain qui chante, ni surlendemain qui fredonne. No futur : elle est comme une droguée - avide et déjantée, esclave des biens matériels, en souffrance de consommation, asservie à ce qu'elle imagine être la "croissance" ou le "progrès", et qui sera sa perte."
Yves Paccalet nous livre sa vision pessimiste du devenir de l'espèce humaine de son point de vue d'écologiste et de grand voyageur amoureux de la nature et des civilisations tradionnelles.
L'émission est dirigée par Jean-Claude Carton.


(0)
Le droit du sang ou en latin, jus sanguinis, est la règle de droit accordant aux enfants la nationalité de leurs parents. Dans la plupart des pays du monde comme l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche, le Japon, etc. la nationalité est principalement régie par le droit du sang qui consiste à donner aux enfants, à la naissance, la nationalité de leurs parents, quel que soit le pays où ils naissent.
Dans un nombre limité de pays d'immigration, comme les États-Unis, l'Argentine, le Canada, ou l'Australie, les enfants reçoivent à leur naissance la nationalité du pays, quelle que soit la nationalité des parents. C'est ce qu'on appel le droit du sol (ou jus soli dans sa version latine), règle de droit accordant la nationalité à une personne physique née sur un territoire national, indépendamment de la nationalité de ses parents.
Qu'en est-il du la question de la nationalité en France ? Le mode d'obtention de la nationalité a-t-il évolué au fil de l'histoire ? Quels seraient les enjeux liés à une réforme de la nationalité en France ?
Discours prononcé à Paris, à l'occasion des Assises "La France en danger" organisées par l'association Nationalité, Citoyenneté et Identité.


(0)
La chute de l’empire Soviétique en 1989 aura marqué le début des analyses péremptoires sous forme d’épitaphes autour de "la chute imminente d’un régime communiste agonisant". Mais même l’observateur le plus tenace finit par se demander : "Et Cuba, alors, ça vient ? Qu’est-ce qui se passe à Cuba ?". Bonne question. Car, à Cuba, il s’en passe des choses justement.
La Révolution Cubaine de 1959 serait donc au bout du rouleau, épuisée, carrément démodée. Dire que Cuba a vécu, depuis la disparition du bloc soviétique et de -quasi- tous ses marchés commerciaux, une grave crise économique est pour le moins un euphémisme. Car le choc subi par Cuba depuis 1989 est d’une ampleur telle que tout autre pays, soumis à des conditions similaires, se serait vu littéralement emporté par la tourmente.
Mais il s’agit de Cuba. Inflexible devant les agressions et les menaces permanentes de son puissant voisin, et avec une tranquillité qui frise l’outrecuidance, Cuba réagit à la situation en lançant, non pas une, mais plusieurs révolutions dans la Révolution : révolution économique, révolution industrielle, révolution agricole.
A contre-courant de la pensée unique, Cuba en digne héritière de Bolivar et Marti, délivre aux autres pays du tiers-monde, et donc aux pays occidentaux, une véritable leçon de résistance et de savoir-faire, un magistral cours de marxisme léninisme appliqué et d’alter-mondialisation pratique.
Si Cuba n’est pas un modèle, il n’en demeure pas moins qu’elle représente une sacrée exception. En effet, braves gens, dans cet océan de tumultes, d’incertitudes et d’injustices qu’est devenu le Nouvel Ordre Mondial, Cuba est une île.