Le Wahhabisme : histoire et actualité. Avec Jean-Michel Vernochet pour le Cercle Henri Lagrange.


(0)
66 Vues
0 commentaire
12.2017

Cet entretien avec l'écrivain, essayiste, journaliste et géopolitologue Jean-Michel Vernochet permet de mieux cerner les enjeux liés aux résurgences récentes des courants fondamentalistes musulmans.

Thèmes abordés :
 - 0:00:32 : Différence entre sunnisme et chiisme
 - 0:03:57 : Présentation des quatre écoles traditionnelles de l'Islam sunnite (hanafite, malikite, chafiite et hanbalite)
 - 0:07:19 : Qui était Mohammed ben Abdelwahhab ?
 - 0:10:28 : Quelle fut sa doctrine et en quoi se distingue-t-elle des quatre écoles traditionnelles sunnites déjà évoquées ?
 - 0:13:37 : Le wahhabisme est-il une hérésie, un courant schismatique, un fondamentalisme ?
 - 0:16:44 : Wahhabisme, salafisme et takfirisme sont-ils une seule et même chose ?
 - 0:20:39 : Wahhabisme et capitalisme
 - 0:24:23 : Origines dönme d'Albdelwahhab et Mohammed ben Saoud
 - 0:28:14 : Quel rôle ont joué les Britanniques dans l'émergence de l’État saoudien ?
 - 0:30:54 : Le Qatar
 - 0:31:35 : Articulation entre pouvoir politique et pouvoir religieux en Arabie saoudite et au Qatar
 - 0:36:02 : L'Arabie saoudite et le Qatar sont-ils les seuls États théocratiques de la région ? Ne peut-on pas également qualifier les pays anglo-saxons de "théocraties" ?
 - 0:39:44 : Le pacte du Quincy
 - 0:42:50 : L'alliance entre les USA et les États wahhabites.
 - 0:49:15 : Opposition wahhabisme/nationalisme arabe
 - 0:51:31 : Carte actuelle du wahhabisme dans le monde
 - 0:52:34 : Facteurs permettant l'expansion du wahhabisme
 - 0:55:07 : Impact des attentats du 11 septembre sur les rapports entre le monde wahhabite et l'Occident
 - 0:57:58 : Rapport entre wahhabisme et terrorisme. Rôle joué par les État wahhabites dans l'émergence de l’État islamique.
 - 1:00:17 : Positionnement géopolitique d’Israël vis-à-vis des États wahhabites
 - 1:04:16 : Dialectique entre le monde wahhabite et l'arc chiite.
 - 1:07:22 : Rapports entre l'Arabie saoudite et le Qatar
 - 1:08:30 : Pourquoi le Quai d'Orsay a-t-il misé sur le Qatar ?
 - 1:10:19 : Le wahhabisme en France

L'État islamique : notes de lecture, par Michel Drac.


(0)
517 Vues
0 commentaire
2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à comprendre ce qu'est l'Etat islamique.
Les origines, les divers acteurs et la structuration de cette entité assez improbable sont étudiés au travers de plusieurs notes de lecture afin de comprendre quels sont les enjeux derrière ce que représente Daesh.

Terrorisme, face cachée de la mondialisation. Avec Richard Labévière au Club suisse de la presse.


(0)
90 Vues
0 commentaire
08.12.2016

Le terrorisme tue. Il produit émotions, compassions, malentendus et contresens. Il s'est installé au coeur même de nos sociétés comme une fatalité. De la petite délinquance à la grande criminalité, il est devenu le stade suprême de la mondialisation.
À l'appui d'un long travail d'enquête, Richard Labévière remonte aux causes du phénomène. Il décrit les impasses de la "guerre contre la terreur", le cynisme mercantile des pays occidentaux envers les pétromonarchies, la désinformation de médias voyeurs qui basculent dans la propagande et les fadaises d'improbables experts.
Aujourd'hui, l'Arabie saoudite demeure l'un des principaux financiers de l'Islam radical, qui tue non seulement dans les pays occidentaux, mais aussi et surtout dans le monde arabo-musulman. Ce scandale perdure en toute impunité depuis plus de trente ans, parce qu'il engraisse marchands de canons et autres prédateurs. Le terrorisme profite aussi d'une révolution numérique dont personne ne maîtrise les effets et qui échappe au contrôle des États.
Il s'agit ici de comprendre de quoi est faite la matrice qui engendre la terreur, de transformer l'irrationalité de l'émotion en entendement, de se donner les moyens de savoir. Après plus de vingt ans de reportages de terrain et d'analyses, Richard Labévière démonte les rouages du terrorisme moderne et avance plusieurs propositions pour en combattre la fatalité.

Les iconoclastes, de Cromwell à Daech. Avec Robert Steuckers pour E&R à Lille.


(0)
148 Vues
0 commentaire
21.01.2017

Au XVIe siècle, les réformés, qui renouaient avec l'Ancien Testament, considérèrent le culte de Marie, les statues et autres représentations religieuses comme idolâtres. Ils se mirent à saccager ces ouvrages : c'est ce que l'on appelle l'iconoclasme protestant.
Les premiers actes iconoclastes se produisirent dans l’espace germanique à Zurich (1523), Strasbourg (1524), Copenhague (1530), Genève (1535), et Augsbourg (1537). La grande crise iconoclaste française eut lieu lors de la première guerre de religion en 1562. Dans les villes prises par les protestants, les édifices religieux furent systématiquement saccagés. En 1566, ce furent la Flandre et les Pays-Bas en général qui connurent une grande flambée iconoclaste. Le mouvement, d’inspiration populaire, commença à Steenvoorde et se répandit dans les alentours.
Cette obsession de destruction de l’héritage passé au profit d'une "table rase" n’est pas sans rappeler la destruction récente de la cité antique de Palmyre par l’Etat Islamique...

Le Nationalisme arabe : histoire et actualité. Avec Charles Saint-Prot pour le Cercle Henri Lagrange.


(0)
201 Vues
0 commentaire
01.2017

D’aucuns se souviennent du film Lawrence d’Arabie de David Lean et de ce qui s’y joue : la réalisation du nationalisme arabe ou "panarabisme". Ce vieux rêve fédéraliste prit naissance au XVIIIe siècle, en réaction à la tutelle ottomane ; il mena à la "grande révolte arabe" de 1916, fut trahi par les accords Sykes-Picot, puis, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il prit une ampleur considérable avec l’action du parti Baas et la plume de Michel Aflak – ce "Maurras arabe", selon Charles Saint-Prot. L’âme arabe, ce n’est pas l’islamisme ! Au contraire, l’islamisme est né, du moins s’est développé, grâce à la chute du dernier régime baasiste qui fut celui de Saddam Hussein.
À l’heure où les Occidentaux ont pris, plus ou moins directement, plus ou moins consciemment, le parti de l’internationale djihadiste contre celui des nations arabes, le Cercle Henri Lagrange propose la vidéo d’un entretien passionnant sur l’histoire et l’actualité du panarabisme.

La guerre et la paix. Avec Pierre Conesa chez Régis Debray sur France Culture.


(0)
230 Vues
0 commentaire
09.09.2016

En compagnie de l'ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense et spécialiste des questions stratégiques internationales Pierre Conesa, Régis Debray aborde la délicate problématique de la désignation de l'ennemi, point central du politique.
Mais justement : qui est l'ennemi ? Et comment et pourquoi se fabrique-t-on des ennemis ? Plus généralement, quels sont les mécanismes du chaos ? Et quel est le rapport entre affrontement militaire et stratégie politique ?
Dans une deuxième partie, les questions internationales sont abordées, en s'attardant sur la signification du conflit syrien et le rôle que joue la diplomatie religieuse saoudienne dans les relations internationales.

Emission "Les Discussions du soir", animée par Régis Debray.

La diplomatie religieuse de l'Arabie Saoudite. Avec Pierre Conesa au Cercle Aristote.


(0)
222 Vues
0 commentaire
30.01.2017

La diplomatie religieuse de l'Arabie saoudite constitue un étrange trou noir dans l'analyse du radicalisme qui affecte l'islam aujourd'hui. Pourquoi le salafisme, mouvance la plus intolérante et sectaire de l'islam, est-il devenu si conquérant ? Parce que parmi tous les radicalismes religieux qui pourrissent la planète, il est le seul à bénéficier d'un appui constant de la part d'un pays doté d'immenses moyens : le royaume saoudien.
Pierre Conesa nous révèle comment ce royaume aux deux visages, celui conciliant de la dynastie Saoud et celui plus agressif du salafisme, propagandiste du djihad, a depuis des décennies développé une stratégie religieuse pour conquérir la communauté musulmane, mais aussi l'Occident, sans apparaître comme un ennemi grâce à un soft power original, hybride des systèmes américain et soviétique.
Aujourd'hui, ce pays longtemps protégé se retrouve menacé sur son propre territoire par le salafisme djihadiste qu'il a propagé ailleurs.

Les ennemis de l'Occident. Avec Alexandre Del Valle au Cercle Aristote.


(0)
280 Vues
0 commentaire
23.01.2017

Alexandre del Valle fut précurseur en évoquant dès 1997 la menace islamiste et en annonçant la dérive de la Turquie néo-ottomane. Trente ans après la dissolution de l'ex-URSS, il montre que les pays de l'OTAN n'ont pas toujours changé leurs "logiciels" hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l'Ennemi suprême. A cette erreur sur l'Ennemi correspond une erreur sur l'Ami, l'Occident demeurant allié aux "pôles de l'islamisme sunnite" (Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Pakistan, Turquie, OCI, Frères musulmans) qui ouvrent, dans le cadre d'un projet d'expansion planétaire, à saper de l'intérieur les valeurs des sociétés ouvertes sous couvert de défense de la religion.
Le conférencier dresse également un bilan des "révolutions de couleurs" appuyées par nombre d'ONG américaines en Europe de l'Est et les relie à l'interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu "hiver islamiste". Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu'il s'agisse des pôles "institutionnels" et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face immergée de l'iceberg. Après avoir exposé leur double matrice théocratique et totalitaire, Alexandre Del Valle démontre que pour résister à cette offensive bien plus massive qu'on l'imagine, l'Occident doit de toute urgence définir la Menace et l'Ennemi dans leur globalité puis revoir totalement ses alliances et visions stratégiques.
L'enjeu n'est autre que de préserver les valeurs des sociétés ouvertes sans renier leurs racines civilisationnelles. La priorité est de les défendre chez nous avant de donner des leçons de droits de l'homme ou de démocratie au reste du monde.