La question du sens. Avec Pierre Magnard interrogé par Isabelle Raviolo pour Continents Interieurs.


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17.03.2017

L'un des principaux fils directeurs de l'itinéraire philosophique de Pierre Magnard, au travers des œuvres de Heidegger, Nietzsche et Pascal, est la question du sens. Elle fut également au cœur de sa rencontre avec le trop tôt disparu Maurice Merleau-Ponty.
Retour sur une question aux enjeux fondamentaux.

Le mathématiquement beau est-il physiquement vrai ? Avec Etienne Klein à Ajaccio.


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29.07.2016

Le statut ontologique des mathématiques, déjà un sujet en soi, est ici mis en relation avec le problème du beau. On sait que les mathématiciens, dans un souci d'économie, sont constamment à la recherche d'équations élégantes. Mais celles-ci sont-elles toujours physiquement vraies ? Et comment faire le lien entre ces objets conceptuels et leur efficacité bien réelle dans le domaine physique ?

Une conférence qui prend place lors des "Rencontres Science et Humanisme".

Le régime de vérité numérique. Avec Bernard Stiegler et Antoinette Rouvroy au Centre Pompidou.


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07.10.2014

De la gouvernementalité algorithmique de fait au nouvel état de droit qu’il lui faut : c'est de ce thème dont débattent Bernard Stiegler et Antoinette Rouvroy.
Cette dernière, s'appuyant sur la notion de "régimes de vérité" chez Foucault, explore la question de savoir en quoi la "gouvernementalité algorithmique", apparue avec le numérique, constitue un nouveau mode de gouvernement des conduites, et souligne ses répercussions cruciales en termes épistémologiques, sémiotiques et juridiques. Elle met en évidence une crise de la notion de représentation, portée par l'idéologie des big data selon laquelle le traitement automatique des "données brutes" permettrait de découvrir la vérité à même le réel, en se passant de toute vérification, de toute interprétation, de toute critique. A travers le travail opéré sur ces données, qui en efface la signification, ce sont aussi trois sources d'incertitude qui tendent à être suspendues : celles de la subjectivité, de la sélectivité et de la virtualité. Tout en montrant les conséquences de cette idéologie des big data sur l'identité personnelle, qui témoigne du paradoxe d'une hyper-personnalisation mêlée à une fragmentation et un isolement de l'individu, Antoinette Rouvroy pointe également trois types de "récalcitrances" à ce mouvement, que sont l'ineffectué de l'histoire, l'ineffectué de l'avenir et la mansuétude humaine.
Bernard Stiegler, quant à lui, ajoute à ces réflexions l'idée d'un droit algorithmique qui resterait à construire. Le caractère indispensable d'une différenciation entre le fait et le droit trouve une illustration particulière à travers la réfutation du texte de Chris Andersen, The End of theory, qui postule l'inutilité de la formulation d'hypothèses et l'élaboration de théories scientifiques à l'heure des big data. Bernard Stiegler montre la nécessité d'un effort d'interprétation des données brutes, en s'appuyant sur la distinction kantienne entre l'entendement, dont les processus analytiques sont computationnels et automatisables, et la raison dont les processus synthétiques échappent au règne de l'automaticité et rendent l'individu capable de trancher et de décider. Il souligne également le lien entre l'automaticité algorithmique et les problématiques du capitalisme contemporain, en particulier ses conséquences sur l'emploi. Il est dès lors capital de mobiliser notre raison, orientée vers l'instauration de circuits de transindividuation, pour élaborer dès à présent un nouveau modèle.

Une rencontre organisée par l'Institut de recherche et d'innovation dans le cadre du séminaire Digital Studies.

Le projet Ars Industrialis. Avec Bernard Stiegler sur la RTS.


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06.2016

C'est à l'initiative de Bernard Stiegler que l'association Ars Industrialis a été créée le 18 juin 2005 en se présentant alors comme une "Association internationale pour une politique industrielle de l’esprit".
Car à notre époque, la vie de l'esprit, selon les mots d'Hannah Arendt, a été entièrement soumise aux impératifs économiques, et aux impératifs des industries culturelles, et des industries de l’informatique et des télécommunications. Ce secteur peut être défini comme celui des technologies de l’esprit.
À la critique du dévoiement de ces technologies comme instruments de contrôle des comportements, c'est à dire des désirs et des existences, Ars Industrialis associe la proposition centrale de former une écologie industrielle de l'esprit.
Retour sur la trajectoire et la dynamique Ars industrialis en compagnie de Bernard Stiegler et des nombreuses personnes qui se sont agrégées au projet.

Y a-t-il un rationalisme à la française ? Avec Jean-Marie Chevalier au Collège de France.


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28.05.2013

Le rationalisme "à la française" a des parfums de positivisme suranné, ou tendrait du moins à évoquer davantage les noms de Lachelier, Fouillée ou Renouvier que de philosophes contemporains.
Raison, rationalisme et rationalité sont pourtant des notions revendiquées dans une certaine mesure par des penseurs aussi divers que Jules Vuillemin, Gilles Granger et Jacques Bouveresse. Mais leurs œuvres correspondent à des usages de la philosophie fort différents : tandis que Vuillemin évalue chaque système par sa force interne, Granger comprend la philosophie comme connaissance, et Bouveresse comme critique et thérapie.
L'appel à la raison suffit-il à donner cohérence et unité à ces approches ? Le rationalisme français est-il autre chose qu'une fiction obsidionale ?

La Vérité captive : un nouveau système de la philosophie. Avec Maxence Caron chez l'abbé Guillaume de Tanouarn sur Radio Courtoisie.


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2009

Système nouveau de la philosophie et de son histoire passée, présente et à venir, La Vérité captive De la philosophie est une œuvre neuve, en son contenu comme en sa langue : La Vérité captive construit un édifice de Sens, et abolit, par voie de Pensée, toute distinction artificielle entre la foi et la raison, entre la littérature et la philosophie.
L'ouvrage de Maxence Caron propose une relecture intégrale de l'histoire autour d'une ontologie trinitaire, tout en soulignant avec lucidité l'âge critique de l' "outre-modernité" dans lequel l'humanité s'est enfoncée à force de donner créance à "l'immanentisme".
Aspirant la totalité de la pensée en un fort mouvement apocalyptique et messianique, Maxence Caron entend mettre en évidence les raisons profondes d'une conflagration historique dont l'originalité et l'ampleur n'ont pas été soulignées, et ne suscitent çà et là que plaintes réactionnaires alors qu'elle mérite d'être pensée en son fond et sa source.
Prenant appui sur l'ère même qu'inaugure ce livre, la pensée est dite désormais indéfectiblement ouverte, depuis son intériorité même et par sa logique intrinsèque, à la Révélation du Principe. S'initiant d'un trait d'apocalypse et s'achevant sur un poème mystique, La Vérité captive expose le Système et le regarde simultanément jaillir de l'histoire de la philosophie.
L'oeuvre de Maxence Caron souffle du fond des ères et, remontant à l'origine apodictiquement transcendante de tout acte de l'esprit, ouvre de mettre fin aux errances de la pensée.

Emission "Le libre journal de Catherine Rouvier".

Entre crise et guerre : philosopher ? Avec Dominique Pagani à la Commune libre d'Aligre à Paris.


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2015

Plutôt qu’une reconstitution linéaire de l’histoire de la philosophie, l’intervention portera surtout sur ce qui, à la faveur de la crise en cours, fait surgir la spécificité de l’interrogation philosophique en général, via ses concepts les plus récurrents.
La référence aux auteurs servira à illustrer les problématiques ainsi dégagées, autant que leurs effets transversaux dans les champs concernés : du poétique au politique, en passant par le religieux ou le scientifique.

Une analyse du Politiquement Correct. Avec Henri Hude au Collège des Bernardins.


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04.11.2009

Henri Hude, professeur à l'Ecole Saint-Cyr Coëtquidan, nous propose une analyse du politiquement correct considéré comme un fait universel de la pression sociale. Celui-ci se caractérise par une pression à la fois contrôlable et excessive, tendant à inculquer des conceptions en parties utopiques et aboutissat à un déni de soi-même.
Il convient de voir alors comment fonctionne le politiquement correct et le principe d’autonomie ainsi que sa relation avec le libéralisme.