La Droite Prométhéenne. Avec Romain d'Aspremont, Jean Lesalle, Lino Vertigo et NIMH pour Rage Culture.


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03.2026

La faiblesse de la droite tient à ceci : elle abandonne à la gauche le monopole de l'ingénierie sociale tout en restant viscéralement technophobe.
Le coup de génie de Trump fut de réunir sous une même bannière trois tribus jugées irréconciliables : les "petits-Blancs", les chrétiens conservateurs et une fraction des princes de la Silicon Valley. Mais cette coalition ne trompe personne : sans refonte idéologique profonde, la contre-offensive gauchiste, inévitable, l'emportera d'ici une ou deux générations.
Pour que l'alliance de la technologie et de la droite ne soit pas un feu de paille, il faut forger un nouveau progressisme, une nouvelle métapolitique, une autre morale et une cosmologie prométhéenne – car un peuple sans ciel se condamne à végéter.

 - 0'00'00 : Introduction – La Droite prométhéenne
 - 0'04'57 : Qu'est-ce que la droite prométhéenne ?
 - 0'08'15 : Peut-on réhabiliter le fascisme ?
 - 0'29'45 : Pourquoi critiquer le christianisme ?
 - 0'49'42 : Nietzsche, volonté de puissance et vérité
 - 0'59'20 : Transhumanisme, État et intelligence artificielle
 - 1'04'06 : Civilisation occidentale : États-Unis vs Europe 
 - 1'22'29 : Archéofuturisme : nostalgie ou progrès ?
 - 1'31'00 : Conscience, phénoménologie et limites de l’IA

Pourquoi la violence dans les religions ? Avec Roger Pouivet pour l'association Cordoba.


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25.09.2025

On peut tuer au nom de Dieu ! Nous l'avons récemment redécouvert, par des actes de terrorisme et de nouvelles guerres de Religion, en France et ailleurs.
Dans le monde occidental aujourd'hui, beaucoup pensent que les croyants devraient renoncer à leur revendication de vérité.
L'exclusivisme, selon lequel une seule religion est vraie, n'entraînerait-il pas inévitablement l'intolérance religieuse, rendant la cohabitation impossible ? Mais ce pluralisme et ce relativisme, si présents dans l'exigence de laïcité, sont-ils pertinents au regard de ce que sont les croyances religieuses ?
Cette question, si vive, de notre vie sociale est abordée par une réflexion sur les croyances religieuses, la vérité, la tolérance et la question de savoir si nous avons tous le même Dieu.
Roger Pouivet défend un exclusivisme de la vérité religieuse qui ne mènerait pas à dresser les incroyants contre les croyants et les religions les unes contre les autres.

L'Absurde cosmique (Lovecraft). Avec Anthony Cobalt, Jean Lesalle, Lino Vertigo et NIMH pour Rage Culture.


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12.2025

C'est au travers de l'œuvre de Howard Philip Lovecraft, spécialement sa lettre sur Nietzsche, que la notion d'absurde cosmique peut être explorée. Lovecraft y exprime une vision pessimiste de l'humanité, la qualifiant de "vermine nuisible" et souligne l'absence de valeurs absolues dans un univers mécanique et indifférent.
La vérité peut être terrifiante et difficile à accepter, comme nous le rappelle le destin tragique de Semmelweis suite à sa découverte de l'importance de l'hygiène en médecine.
Quelles sont alors les implications philosophiques de ces idées, spécialement en lien avec la perception de la réalité, la nature de la vérité et la condition humaine ? Est-il possible de résoudre la tension entre le sens et l'absurde du monde ?

Traité Néoréactionnaire : NIMH répond aux questions de Lino Vertigo.


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01.2025

Auteur d'un Traité Néoréactionnaire, NIMH nous introduit à la philosophie NRx ainsi qu'au cadre de pensée accelerationniste. Il y développe, à partir des sciences et de la philosophie, une nouvelle épistémologie et en déduit les implications politiques qui en découlent.
Une vision du monde extrêmement percutante.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'04'06 : L'accélérationisme et actualité USA
 - 0'08'12 : Présentation du livre
 - 0'11'42 : Être et vérité
 - 0'24'00 : L'entropie et le progrès
 - 0'37'17 : Sens/direction de la Vie
 - 0'39'40 : Peux ton hiérarchiser les cultures ?
 - 0'46'15 : Le rôle de l'Art et du Beau
 - 0'54'18 : Le Bien/bon et le Mal
 - 1'03'34 : La valeur du christianisme
 - 1'12'39 : Le Technotragique
 - 1'23'41 : Dieu / Vérité / Absolu
 - 1'31'47 : Transformation politique
 - 1'41'11 : Les vertus des idées libérales
 - 1'54'27 : A propos des libertariens/Anarcap
 - 2'01'04 : Comment échapper à la Cathédrale ?
 - 2'10'06 : Jerusalem 
 - 2'12'03 : Les questions du public
 - 2'20'13 : Conclusion

Le Christ et la culture. Avec Olivier Boulnois aux conférences de carême de Notre-Dame de Paris.


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2017

Nous sommes ici au cœur du paradoxe chrétien : l'évènement du Christ, alors même qu'il n'avait pas un sens culturel, transforme la culture depuis les origines jusqu'à maintenant. Continuera-t-il à le faire ?
Cette réflexion ne s'adresse pas uniquement aux chrétiens mais à tous les acteurs de la culture. C'est l'homme qui est transformé par la rencontre du Christ, et qui, par contrecoup, change la culture, laquelle devient (à des degrés divers et non sans trahison) chrétienne. La culture devient alors le lieu de la rencontre entre l'homme et Dieu. 
Bien loin de marquer une rupture entre culture chrétienne et culture non-chrétienne, l'entreprise d'Olivier Boulnois est de montrer la présence de formes chrétiennes au cœur même d'œuvres qui ne s'en réclament pas, et de souligner que nous sommes tous, à des degrés divers, plus ou moins éloignés du Christ. L'objet n'est pas de défendre le christianisme comme une contre-culture, mais positivement, de faire valoir l'autonomie des cultures, des arts, des expériences, et la manière dont chacune, à sa manière, recherche l'accomplissement de l'homme (la vérité et la beauté).
D'autre part, il s'agit de parler du Christ aujourd'hui et non de défendre un patrimoine. D'où la nécessité, tout en gardant bien sûr des références fondatrices, de dialoguer avec des auteurs et des penseurs de notre temps. Il ne s'agit pas davantage d'être récupérateur : le Christ est un signe de contradiction, il se donne à tout homme, mais suscite la liberté, et rencontre le rejet.

Philosophie du langage et de la connaissance. Avec Jacques Bouveresse au Collège de France.


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06.10.1995

Le langage nous importe en philosophie parce que la réalité nous importe. Si, comme il est dit dans les Recherches philosophiques de Wittgenstein, on doit se garder en philosophie contre la tentation constante de prédiquer de la chose ce qui réside dans le mode de représentation, c'est bien parce que ce qui nous intéresse est la réalité elle-même, et non ce que le langage nous oblige apparemment à supposer ou à croire à son sujet.
Jacques Bouveresse entends ici par "réalisme" la conviction qu'entre la pensée ou le langage, d'une part, et la réalité, d'autre part, il n'y a pas de distance plus fondamentale et plus préoccupante que celle qui consiste dans la possibilité qu'ont les pensées et les propositions d'être fausses. Ce que dit sur ce point Wittgenstein est tout à fait opposé à l'idée bergsonienne que la pensée elle-même a déjà introduit par essence une distance entre la réalité et nous, et que seule l'intuition directe serait capable de nous livrer des faits.

Subjectivité et vérité. Avec Michel Foucault au Collège de France.


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1981

Ce cours marque une inflexion décisive dans le chemin de pensée de Michel Foucault, notamment depuis son projet d'une Histoire de la sexualité entamé en 1976. C'est le moment où les arts de vivre deviennent le foyer de sens à partir duquel pourra se déployer une pensée neuve de la subjectivité. C'est le moment aussi où Foucault problématise une conception de l'éthique comprise comme l'élaboration patiente d'un rapport de soi à soi. L'étude de l'expérience sexuelle des Anciens permet ces nouveaux déploiements conceptuels. Dans ce cadre, Foucault analyse des écrits médicaux, des traités sur le mariage, la philosophie de l'amour ou la valeur pronostique des rêves érotiques, afin d'y retrouver le témoignage d'une structuration du sujet dans son rapport aux plaisirs (aphrodisia) antérieure à la construction moderne d'une science de la sexualité, antérieure à la hantise chrétienne de la chair. L'enjeu est en effet d'établir que l'imposition d'une herméneutique patiente et interminable du désir constitue l'invention du christianisme. Mais pour cela, il importait de ressaisir la spécificité irréductible des techniques de soi antiques.
Dans cette série de leçons, qui annoncent clairement L'Usage des plaisirs et Le Souci de soi, Foucault interroge particulièrement le primat grec de l'opposition actif/passif sur les distinctions de genre, ainsi que l'élaboration par le stoïcisme impérial d'un modèle de lien conjugal prônant une fidélité sans faille, un partage des sentiments, et conduisant à la disqualification de l'homosexualité.

Emmanuel Levinas : de l'érotique à l'éthique. Avec Fabrice Hadjadj à l'Institut Philanthropos.


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2023

Le totalitarisme n'est pas qu'un accident de parcours. Loin d'être lié à l'irrationalité d'un prétendu fou furieux (Staline, Hitler…), il correspond à une tentation de la rationalité elle-même, et plus spécialement de la philosophie, avec sa pente à faire système, à dissoudre le particulier dans le général, à résorber l'autre dans un concept, à perdre les visages au profit des idées.
Emmanuel Lévinas est le penseur du XXe siècle qui, singulièrement, obstinément, remonte la pente et renverse la perspective : la vérité n'est plus dans le dévoilement de l'être mais dans la révélation de l'autre ; elle n'est pas d'avoir le dernier mot, mais de se tenir dans la première écoute. Ainsi le visage d'autrui reste irréductible, si faible, si ignorant soit-il, il est toujours le maître qui m'investit dans ma responsabilité et rend absurde toute tentative de totalisation savante.
Fabrice Hadjadj, cependant, nous parle d'abord de sexe. C'est en partant de l'érotique qu'il arrive à l'éthique, car c'est un fait trop peu remarqué chez ceux qui étudient Lévinas, mais qui résonne fortement aujourd'hui : l'ouverture à la transcendance a son fondement dans le désir, et plus concrètement dans le désir tel qu'il se déploie à travers la différence sexuelle.
C'est en commençant par critiquer l'idée romantique de la fusion et en affirmant le pathétique de la relation amoureuse, où l'autre, qui a pour lui la figure du féminin, reste absolument autre, que Lévinas parvient au sens de la plus exigeante responsabilité.