Les enjeux de la bioéconomie du corps humain. Avec Céline Lafontaine au Collège des Bernardins.


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20.05.2017

Céline Lafontaine nous propose d'analyser le phénomène du transhumanisme d'un point de vue sociologique.
En partant de la notion de bio-économie qui voit dans le vivant une matière première, elle présente successivement les concepts de bio-capital -voir le corps comme un capital personnel à valoriser-, de bio-citoyenneté et de bio-médicalisation. Ils permettent de saisir l'étendue des pratiques transhumanistes déjà à l'oeuvre.
En conclusion, elle interroge le retournement qui voit l'homme devenir à nouveau objet de recherche scientifique, à son corps défendant.

Une conférence prononcée dans le cadre du colloque "Critique de la raison transhumaniste".

La logique transhumaniste. Avec Olivier Rey au Collège des Bernardins.


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20.05.2017

Au travers d'une réflexion philosophique, Oliver Rey dégage la notion de science du point de vue moderne pour expliquer l'apparition de la logique du transhumanisme.
Il oppose en effet la science ancienne d'Aristote à la science moderne qui se doit de nier toute téléologie pour rester purement mathématique. Il souligne également le passage de l’idée que l'homme avait à être ce qu'il était à celle que l'homme doit augmenter sa puissance pour dominer et ainsi survivre.
C'est la place de l'homme dans la nature qui est ici questionnée.

Une conférence prononcée dans le cadre du colloque "Critique de la raison transhumaniste".

La donnée n'est pas la pensée. Avec Olivier Rey, Paul Jorion et Antoinette Rouvroy au Centre Pompidou.


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14.12.2017

Si la pensée se voit bien souvent promise aujourd’hui à la réduction à un flux de données ou au "dataisme", nous devons affirmer que "la donnée n’est pas la pensée".
Des questions se posent : qu’est-ce que lire et écrire, qu’est-ce que s’orienter dans la pensée dans un milieu où les modes de l’étude, et plus largement tout le travail intellectuel, se trouvent réorganisés et redistribués par le digital ?
Est-il possible de penser et étudier aujourd’hui sans les données numériques ? Et si la donnée n’est pas la pensée, peut-être les data peuvent-elles aider à penser ?
Mais ne convient-il pas avant tout de s’interroger sur la relation entre "les données" et le monde ? Quelle sont les conditions (documentaires, épistémologiques, politiques) de ce monde à venir ?
Lors de cette rencontre, il s’agira de susciter une relation réfléchie entre l’ "obtenu" des data et le donné du monde, de rassembler les démarches herméneutiques et les méthodes analytiques.
Si le "tout information", au sens d’une réduction du tout aux data, n’est pas "tout", il convient néanmoins de se demander dans quelle mesure les data peuvent demeurer ouvertes à l’expérience de la pensée.
Face à la prolifération des masses de données (big data) et leurs corrélations par la "raison" algorithmique, nous devons nourrir cette conviction de l’importance du maintien du travail de la pensée.

Déconstruire la déconstruction. Avec Pierre Magnard au Cercle Aristote.


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10.07.2017

Nous vivons dans un monde dont la caractéristique principale est son absence de sens.
Nous avons reçu un héritage, mais sans testament, et nous retrouvons dans la position des héritiers sans mandat, incapables dès lors de recevoir, de conserver et de transmettre.
Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Et qui en est responsable ?

Géopolitique, finance, terrorisme, hacking : entretien d'actualité avec Etienne Chouard pour ThinkerView.


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04.08.2017

Une longue discussion en roue libre -parfois un peu trop !- sur les thématiques favorites d'Etienne Chouard (la monnaie, le processus constituant, la dénonciation du régime représentatif, etc.) et sur des sujets d'actualité (les révoltes au Vénézuéla, le travail de la France Insoumise au parlement, etc.).

La bioéconomie et les fondements imaginaires de l'industrie biomédicale. Avec Céline Lafontaine au Centre Culturel International de Cerisy.


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26.09.2015

L'ensemble des processus biologiques propres à l'existence corporelle sont désormais au cœur d'une nouvelle phase de la globalisation industrielle : la bioéconomie. Celle-ci peut se définir sommairement comme l'application des biotechnologies à la production primaire, à la santé et à l'industrie afin d¹accroître la productivité économique.
Parce qu¹elle s'enracine dans les soubassements anthropologiques les plus profonds -le désir d'échapper à la maladie, le rêve d'une jeunesse éternelle et la peur de la mort- la bioéconomie du corps humain représente l'expression ultime du capitalisme industriel. Elle se nourrit des promesses et des espoirs portés par les innovations biomédicales.
Céline Lafontaine revient sur le cas de la médecine régénératrice, plus spécifiquement la recherche sur les cellules souches, qui représente la forme la plus achevée de cette "industrie de l'espoir".

Une communication donnée dans le cadre du colloque intitulé "Imaginaire, industrie et innovation".

Le prométhéisme destructeur. Avec Chantal Delsol chez Philippe Nemo sur Radio Courtoisie.


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14.03.2016

Le XXe siècle a été dévasté par la démiurgie des totalitarismes qui, espérant transfigurer le monde, n'ont abouti qu'à le défigurer. Mais il serait faux de croire que ces illusions totalitaires nous ont quittés. Car nous avons rejeté avec force le totalitarisme comme terreur, mais tout en poursuivant les tentatives de transfiguration du monde.
Au point de l'histoire où nous en sommes, le débat et le combat opposent ceux qui veulent encore remplacer ce monde, et ceux qui veulent le défendre et le protéger.
La conviction de Chantal Delsol est qu'une partie de l'Occident postmoderne, sous le signe d'un certain esprit révolutionnaire, au sens de radicale utopie, mène une croisade contre la réalité du monde au nom de l'émancipation totale. Le projet de la modernité tardive est ainsi défini comme une démiurgie émancipatrice dans le sillon des Lumières françaises de 1793 et du communisme, œuvrant sans la terreur et par la dérision, toujours barbare mais promue par le désir individuel et non plus par la volonté des instances publiques.

Pour une anthropologie chrétienne. Avec le père Jean Boboc au Cercle de l'Aréopage.


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14.09.2015

Le travail du père Jean Boboc est une œuvre de grande ampleur et de grande portée : il propose une nouvelle anthropologie – une onto-théo-anthropologie, en accord à la fois avec la théo-anthropologie orthodoxe et les acquis de la science contemporaine (la cosmologie, l’embryologie et la génétique).
Son audace théologique est de lier l’approche apophatique et l’approche transdisciplinaire, en démontrant la pertinence, sur le plan théologique, de la logique du tiers inclus et de la notion de niveaux de Réalité. La clé de voûte de son anthropologie est la présence permanente du Tiers Caché, qui permet d’établir la relation entre la raison et le mystère. La catastrophe dualiste, qui menace l’existence-même de l’espèce humaine, peut être évitée par l’adoption de l’anthropologie tripartite, pneumatique et eschatologique.
Il était temps de récapituler les fondamentaux de l’onto-théo-anthropologie qui insiste sur le sens sacré de la vie et de la téléologie de la personne pour répondre au désarroi de nos contemporains longtemps trahis par les clercs qui se sont contentés d’un langage politiquement correct et relativiste. Car ce n’est pas en baissant la garde que le message évangélique sera mieux entendu. Toutes les questions actuelles sur l’avortement, la refondation de la famille, la procréation médicalement assistée, la manipulation génétique, le suicide assisté et l’euthanasie, sans oublier la responsabilité de l’activité anthropique sur l’écologie, devraient trouver les éléments de réponses dans l’onto-théo-anthropologie bien comprise. Il semble que cette invitation à la métamorphose dont parle l’Apôtre Paul, fasse son chemin, et que beaucoup trouvent leur chemin de Damas.