26 questions dérangeantes. Avec Alain Soral pour Des Paluches et des Bouquins.


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05.2026

Il y a deux sortes d'émissions littéraires : la mauvaise, et la bonne.
La mauvaise est celle d'Augustin Trapenard qui reçoit le gratin de Grasset, ces auteurs subventionnés par la maison Bolloré, moins communément appelée Louis Hachette Group.
La bonne, c'est Des Paluches et des Bouquins, une émission discrète qui s'adresse aux vrais écrivains, pas aux auteurs-journalistes de cour qui vendent la soupe oligarchique, tiède et sans goût, parfois empoisonnée.
Avec Soral sur les Paluches, on cause (beaucoup) cinéma, édition, féminisme, antiracisme, élection, oligarchie, justice, Le Pen, censure, jeunisme, humour, Cloclo, BHL, Ciel, procès, boxe, exil, trahison, réalisme, France.
"Je suis quelqu’un qui est né sous une bonne étoile, même si elle n’est pas à six branches". Le ton est donné.

De la transgression à la perversion. Avec Dany-Robert Dufour et Isabelle Alfandary sur France Culture.


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10.01.2024

La perversion peut être comprise comme une transgression des normes. Cette déviation peut-elle trouver une explication dans le fonctionnement de notre psychisme ? Pour Sigmund Freud, la transgression a un rapport avec la recherche du plaisir qui nous anime dès l'enfance. Ainsi, "la perversion pour Freud fait partie d'un développement que l'on pourrait dire 'normal' ", explique Isabelle Alfandary, "elle n'est pas forcément un vice". Autrement dit, "la grande découverte freudienne va avec l'idée qu'on ne devient pas pervers, on le reste". Qu'est-ce qui caractérise donc la perversion adulte ?
Il est également possible de tenter de comprendre la perversion d'un point de vue politique et social. Observe-t-on une perversion sociale ou au contraire assiste-t-on à un plus grand durcissement des mœurs ? Pour Dany-Robert Dufour, "nous sommes passés d'un système théologico-politique à un autre" : "nous étions dans un système répressif, avec donc l'idée de l'amour de Dieu qui était au centre de ce système, et maintenant, nous sommes dans un système incitatif", dans lequel il serait possible "de satisfaire toutes nos appétences".
La systématisation de la transgression ne serait-elle pas une inclination perverse ? Peut-elle se manifester dans une lutte contre une société pervertie ? Dans quelle mesure le "capitalisme de consommation" serait la cause de cette perversion ? 

Émission "Avec philosophie", animée par Géraldine Muhlmann.

La pornographie, totem de la société hédoniste. Avec Romain Roszak pour l'Institut Humanisme Total.


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2024

Nous sommes aujourd'hui confrontés à la pornographie de multiples manières, que cela soit par la publicité, les contenus sexualisés ou encore la pornographie à proprement parler. Totalement banalisée, la pornographie est même devenue un symbole de la coolitude. Pourtant, sa consommation dégrade les individus, jusqu'à les prédisposer au réflexe sadique.
Romain Roszak, professeur agrégé de philosophie et auteur de La Séduction pornographique, expose les contradictions de ce problème moderne.

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2021

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Jean Genet (1910-1986). Avec Eric Marty, Jacques Nerson, Lydie Dattas, Alexandre Romanes, Albert Dichy, Antoine Bourseiller et Gilles Leroy sur France Culture.


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28.11.2010

Le centenaire de la naissance de Jean Genet, en 2010, a été pour beaucoup l'occasion de célébrer un homme très engagé politiquement, que ce soit aux côtés des Palestiniens dans leur combat pour la terre ou dans les rangs des Black Panthers luttant pour leurs droits civiques. Toujours, donc, apparaît l'image d'un saint, vivant au milieu des opprimés, des humiliés, en empathie quasi mystique avec eux.
Cette vision de Genet, loin d'être fausse, ne constitue qu'une facette parmi d'autres d'un homme qui ne nous a pas laissé le mode d'emploi pour le comprendre.
Genet dissimulait beaucoup. Il refusait d'être récupéré. Ses engagements semblent parfois plus esthétiques que politiques. La beauté d'un mouvement, d'un visage, d'une action dérisoire ou d'un combat perdu d'avance comptent  peut-être autant pour lui que la signification politique et sociale de ce mouvement, de cette action, de ce combat.
Pour ce désespéré, abandonné par sa mère, jeté en prison pour de quasi-broutilles, seules peuvent encore exister les quelques parcelles de beauté qu'il décèle dans le monde et adore pieusement, émerveillements furtifs et souvent douloureux qui lui permettent de survivre.
C'est donc de la force du beau chez Genet qu'est évoqué ici en priorité, y compris quand cette passion pour l'esthétique embrasse son frère démoniaque : la fascination pour l'abject et, parfois, l'indéfendable.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Matthieu Garrigou-Lagrange.

L'art contemporain, une révolution artistique ? Avec Nathalie Heinich pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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06.05.2015

L'épistémologue Thomas Kuhn utilisa le terme de "paradigme" pour désigner une structuration générale des conceptions admises à un moment donné du temps à propos d'un domaine de l'activité humaine : en l'occurrence, l'activité scientifique, où le progrès procède selon lui par "changements de paradigmes", qui sont autant de "révolutions".
Cette analyse est transposable à l'histoire de l’art, en y incluant non seulement la création des oeuvres mais aussi leur perception et leur réception, tant par les spécialistes que par le grand public. Ainsi prennent sens les grandes controverses artistiques, et notamment celle de l'art contemporain, en tant qu'il rompt, sur tous les plans, avec le paradigme de l'art classique et, surtout, avec celui de l'art moderne...

Mai 68 : le col Mao, c'etait le Rotary de la jeunesse dorée ! Avec François Bousquet pour Le club du Mercredi à Nancy.


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06.06.2018

François Bousquet, journaliste et rédacteur en chef du magazine Éléments, revient sur la signification des événements de Mai 1968 à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Il évoque les répercussions sociales, sociétales et culturelles de Mai 68 sur la société française, ainsi que les conséquences profondes de cette véritable révolution anthropologique.

Jean Genet, un monstre d'innocence. Avec Alain Milianti, Marie-Anne de Pury, Albert Dichy, Edmund White, Marc Barbezat et Juan Goytisolo sur France Culture.


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04.06.1992

De la vie de Jean Genet, né le 19 décembre 1910 et abandonné par sa mère à l'Assistance publique, on ne connaissait que ce qu'il avait bien voulu en dire ou en écrire lui-même. Une vie faite de vagabondage, de prostitution homosexuelle, de vols, de prison, avant que, de 1942 à 1948, il écrive et publie, d'abord grâce à Cocteau, des poèmes et cinq romans d'une originalité violente qui le rendirent aussitôt célèbre.
Une période improductive suivit la grâce présidentielle de 1949 et la parution en 1952 de l'énorme étude de Sartre, Saint Genet, comédien et martyr, puis vint une série éblouissante de pièces de théâtre. À nouveau le silence, et enfin l'engagement de Genet auprès des Panthères Noires aux États-Unis - où la pièce Les Nègres avait en quelque sorte précédé la radicalisation de certains mouvements noirs - et auprès des combattants palestiniens. Il écrivit alors son dernier livre, Un captif amoureux, qui sera publié un mois après sa mort, en 1986.
Les invités mettent en lumière beaucoup d'autres vies de Genet, que celui-ci avait toujours cachées. On n'avait pas encore établi une relation constante entre les œuvres de Jean Genet et sa personnalité, intimement liée à sa faculté d'assimiler, d'imaginer, de travestir et en fin de compte d'exister à ses propres yeux dans l'acte d'écrire...

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Marie-Christine Navarro et Josette Colin.