Judaïsme et Christianisme. Avec Claude Tresmontant sur Radio Notre-Dame.


(1)
102 Vues
1 commentaire
24.10.1996

Si l'on tente d'analyser objectivement les rapports ou les relations qui existent entre Judaïsme et Christianisme, il faut évidemment et tout d'abord se demander de quel Judaïsme on parle, quelle sorte ou forme de Judaïsme on envisage, puisqu'il y en eu plusieurs - et quel genre de Christianisme on envisage, puisque depuis les systèmes gnostiques qui ont pullulé dès les premiers siècles de notre ère, il existe plusieurs types ou espèces de Christianisme.
Si l'on décide de comparer le Judaïsme sous la forme qu'il a pris depuis des siècles dans la tradition rabbinique et dans la tradition caraïte - et le Christianisme sous la forme qu'il a pris à l'intérieur de l'Eglise de Rome - alors on observe que l'ontologie fondamentale est la même, c'est la théorie de la création - la cosmologie est la même : un Univers en régime de création continuée, inachevée qui tend vers un terme qui est sa finalité ultime ; - l'anthropologie est la même : l'homme n'est pas une âme divine tombée dans un corps mauvais comme le professe la grande tradition platonicienne, néoplatonicienne et gnostique. La création en tant que telle, la création cosmique, physique, biologique est excellente, contre tous les systèmes gnostiques qui ont pullulé. L'homme créé est invité à coopérer activement et intelligemment à la création.
La différence évidente se trouve dans le fait que le Christianisme orthodoxe reconnaît dans le Rabbi judéen qui s'appelait lui-même en hébreu ben adam, celui en qui, par qui, avec qui la création atteint et réalise sa finalité ultime. Le Judaïsme orthodoxe ne le reconnaît pas.

Une émission animée par Denise Dumolin.

Ce que l'on sait de la langue gauloise. Avec Xavier Delamarre sur Radio Courtoisie.


(0)
433 Vues
0 commentaire
11.03.2021

Que sait-on, finalement, de la langue gauloise ? Les Gaulois ayant privilégié l'oralité, ceci explique peut-être que les textes qui nous sont parvenus sont assez rares. Il en existe toutefois d'exceptionnels qui nous permettent de reconstruire cette langue qui fut autrefois parlée sur le territoire français pendant une période assez longue.
Que devons-nous alors à cette langue, et pourquoi le latin réussit-il à la supplanter ?

Émission du "Libre Journal de la France profonde", animée par Thibaut de Chassey.

Traduire, penser. Avec Jean Francois Billeter sur la RTS.


(0)
576 Vues
0 commentaire
15.09.2014

Sinologue et traducteur, Jean François Billeter rend d'abord hommage à la pensée et à l’écriture d'un esprit des Lumières quelque peu oublié : Lichtenberg.
Dans un second temps, il aborde l'épineuse question de la traduction du chinois au français dans trois essais rassemblés aux éditions Allia.

Émission "Entre les lignes", animée par David Collin.

Traduire Dostoïevski, Tchekhov et Shakespeare. Avec André Markowicz et Françoise Morvan sur France Culture.


(0)
688 Vues
0 commentaire
09.04.1999

La traduction, par essence, est nécessairement imparfaite. Mais il existe des solutions qui sont moins insatisfaisantes que d'autres !
André Markowicz, accompagné de sa compagne Françoise Morvan, est le traducteur infatiguable de Dostoïevski, Pouchkine, Gogol on encore Shakespeare.
Il nous ouvre les portes de leur appartement, ainsi que celles de son ordinateur, un bruyant Macintosh, et raconte les projets en cours et leur manière de travailler, souvent à quatre mains...

Penser entre deux langues. Avec Heinz Wismann sur Fréquence Protestante.


(0)
949 Vues
0 commentaire
28.03.2018

Heinz Wismann est un Allemand qui non seulement écrit en français mais vit et enseigne en France. Il est à la fois l'un des meilleurs hellénistes spécialistes de la philosophie grecque, et notamment des penseurs présocratiques, et un des meilleurs connaisseurs de l'herméneutique allemande des XIXe et XXe siècles.
Penser entre les langues veut donc dire ici à la fois entre la France et l'Allemagne – ce qui pour quelqu'un né en 1935 n'est pas une situation anodine – et entre ces deux langues et le grec (ainsi que le latin). Il nous offre l'exemple très rare d'une pensée aussi exigeante que souriante, incisive que dénuée de toute vanité, éclairante que stimulante.

Émission "Midi Magazine", animée par Clarisse Herrenschmidt.

Droit et démocratie chez Carl Schmitt. Avec Ninon Grangé, Rainer Maria Kiesow, Daniel Meyer et Augustin Simard à la Maison des Sciences de l'Homme.


(0)
1600 Vues
0 commentaire
21.11.2019

Quatre livres de ou sur Carl schmitt on été récemment traduit en français : La loi désarmée. Carl Schmitt et la controverse légalité/légitimité sous Weimar (Augustin Simard, Éditions de la MSH, 2009), Légalité et légitimité (Carl Schmitt, traduit par Christian Roy&Augustin Simard, Éditions de la MSH, 2016), Loi et jugement. Une enquête sur le problème de la pratique du droit (Carl Schmitt, traduit de l'allemand et présenté par Rainer Maria Kiesow, Éditions de l’EHESS, 2019) et Carl Schmitt. Nomos, droit et conflit dans les relations internationales (Ninon Grangé, PUR, 2013).
C'est donc à une rencontre sur l'histoire politique des concepts du droit (légalité/légitimité, loi/jugement, etc.) (re)pensés par Carl Schmitt et étroitement liés au constitutionnalisme que nous avons droit, en compagnie des auteurs et traducteurs des livre pré-cités, qui s'avèrent être également parmi les meilleurs spécialistes au plan international de l'œuvre du plus grand juriste allemand du XXe siècle.

La culture contre la barbarie. Avec George Steiner à la Bibliothèque nationale de France.


(0)
1580 Vues
0 commentaire
08.06.2006

Connaissons-nous George Steiner ? L'arpenteur de toutes nos cultures, présentes et passées, le philosophe qui nous convainc que penser c'est aussi dialoguer avec d'autres langues, d'autres cultures. Car pour Steiner, le don des langues dont il est doté c'est la jubilation de communiquer le savoir le plus érudit mais c'est aussi le talent sans égal de raconter la pensée, de la mettre en scène, d'en faire un événement.
Il est l'homme aussi bien de l'essai, du récit, de la critique que du roman - pour ce qui relève de la forme - ; quant à son "matériau", en définir les contours reviendrait à défier la Culture même.
Pour celui qui "a commis l'indiscrétion d'être juif", le cour de l'oeuvre est habité par "la volonté d'être présent", dans tous les sens du terme, "après la Shoah". Est-ce à cet héritage talmudique que nous lui devons ce statut de maître de lecture ? Un maître qui nous fait la courte échelle pour gravir des sommets autrement inaccessibles.

Une échange avec Pierre-Emmanuel Dauzat, modéré par Valérie Marin La Meslée.

Les aventures d'une pensée. Avec George Steiner sur la RTS.


(0)
2257 Vues
0 commentaire
1998

Critique, philosophe, professeur de littérature anglaise et comparée à Genève, écrivain, interprète de l'art et questionneur de la civilisation occidentale finissante, George Steiner se définit avant tout comme un "maître à lire".
Dans cette série de treize entretiens menée par Guillaume Chenevière, cet intellectuel érudit évoque ses thèmes de prédilection : le langage, la tragédie, la pensée et le pouvoir, le silence après la barbarie de la Shoah et le monde futur.