Le bien commun est-il encore possible ou les ambiguités de la souveraineté. Avec Guilhem Golfin au Cercle de l'Aréopage.


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19.06.2017

Brexit, élection de Donald Trump ou encore dysfonctionnements de l’Europe et de la mondialisation : le principe de souveraineté, ou son absence, sont régulièrement pointés comme la raison majeure du désordre politique qui frappe les sociétés occidentales. Mais qui a pris un instant pour s’interroger sérieusement sur ce présupposé ?
Loin du simplisme des populismes de tous bords et de l’angélisme européiste, Guilhem Golfin revisite les grands penseurs de la politique et de la souveraineté et démontre qu’aucun des raisonnements avancés aujourd’hui ne tient compte des leçons élémentaires de l’histoire. Car il ne saurait y avoir de souveraineté sans autorité.
Une réflexion brillante et éclairante sur notre crise.

Les fondements de la pensée politique moderne. Séminaire d'Alexis Keller à l'Université de Genève.


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2014

Ce cours constitue une introduction à l'histoire de la pensée juridique et politique moderne en Occident.
Centré sur l'émergence du concept d'Etat, qui prend forme au 17e siècle, le cours aborde les différents courants de la pensée politique moderne, en insistant tout particulièrement sur les apports de la Réforme et d'auteurs comme Bodin, Hobbes, Locke, Montesquieu, Rousseau et les pères fondateurs américains.
Un parcours obligé pour comprendre les catégories politiques dont nous avons héritées et que nous continuons d'utiliser aujourd'hui.

Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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2013

Le sentiment de "malaise dans la civilisation" n’est pas nouveau, mais il a retrouvé aujourd’hui en Europe une intensité sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
La saturation de l’espace public par des discours économiques et identitaires est le symptôme d’une crise dont les causes profondes sont institutionnelles. La Loi, la démocratie, l’État, et tous les cadres juridiques auxquels nous continuons de nous référer, sont bousculés par la résurgence du vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul.
Réactivé d’abord par le taylorisme et la planification soviétique, ce projet scientiste prend aujourd’hui la forme d’une gouvernance par les nombres, qui se déploie sous l’égide de la "globalisation". La raison du pouvoir n’est plus recherchée dans une instance souveraine transcendant la société, mais dans des normes inhérentes à son bon fonctionnement.
Prospère sur ces bases un nouvel idéal normatif, qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes. Porté par la révolution numérique, ce nouvel imaginaire institutionnel est celui d’une société où la loi cède la place au programme et la réglementation à la régulation.
Mais dès lors que leur sécurité n’est pas garantie par une loi s’appliquant également à tous, les hommes n’ont plus d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux. Radicalisant l’aspiration à un pouvoir impersonnel, qui caractérisait déjà l’affirmation du règne de la loi, la gouvernance par les nombres donne ainsi paradoxalement le jour à un monde dominé par les liens d’allégeance.

Léo Strauss (1899-1973). Avec Corine Pelluchon au Collège des Bernardins.


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01.02.2017

Juif Allemand, Léo Strauss s'exile aux USA à la fin des années 30 et s'impose comme philosophe politique.
Grand lecteur des textes classiques, de Platon à Spinoza et Hobbes en passant par Maïmonide, il livre de précieuses analyses sur la généalogie du nihilisme.
Ses méditations sur les Lumières, la crise du rationalisme moderne, le rapport entre religion et politique, et le libéralisme sont peut-être inégalées au XXe siècle.

Communauté, société, communautarisme. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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01.2016

Il y a aujourd'hui une posture souvent adoptée qui voudrait qu'une bonne partie des maux de notre pays viendraient du "communautarisme". Celui-ci fragmenterait la nation et mettrait en cause le "vivre ensemble", encore une des ces expressions figées dont on ne sait plus bien ce qu’elles veulent dire mais servent d’argument dans la discussion publique. Il s’agit, nous dit-on, de retisser "le lien social", de "refaire société". Bref, il faudrait défendre la société contre le communautarisme...
Mais qu'en est-il vraiment ? Il semble bien qu’il y ait beaucoup de confusion dans tout ce discours relayé abondamment par les médias.
Dans cette conférence, Denis Collin nous apporte un peu de lumière en travaillant sur ces concepts et en introduisant de la distinction là où il y a surtout de l’indistinction.
Enfin, il essaiera de nous montrer pourquoi il n’y a pas forcément de mal à se dire "communautariste" au sens où Costanzo Preve faisait l’Éloge du communautarisme (éditions Krisis, 2012).

Spinoza : l'autre voie de la modernité. Avec Blandine Kriegel à l'Université Paris VIII Vincennes.


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25.06.2015

Spinoza, le plus grand philosophe de l’âge moderne avec Descartes, est toujours en débat. On voudrait montrer ici à travers son parcours de vie, sa politique et sa philosophie, qu’il représente bien l’autre voie de la modernité.
En politique, il est l’une des figures majeures du courant républicain moderne, avec sa défense de la démocratie, de la séparation des pouvoirs, du droit individuel à la liberté de conscience.
En philosophie, il tire de la révolution galiléenne des conclusions opposées à celles de Descartes, en reconstruisant une nouvelle philosophie de l’Être qui ne fait plus de l’homme un être exilé, hors de la nature.
Blandine Kriegel nous propose cette lecture renouvelée du grand philosophe d'Amsterdam.

Les aventures du sujet moderne : société marchande et narcissisme. Séminaire d'Anselm Jappe à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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2014

La société contemporaine apparaît dominée par ce que Marx a appelé le "fétichisme de la marchandise".
Mais on y observe aussi une montée du narcissisme au sens de Freud : les individus ne connaissent qu’eux-mêmes et nient la réalité extérieure.
Y-a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ? Le narcissisme est-il le côté subjectif du fétichisme ? On y trouve toujours le vide, la négation du monde extérieur dans sa multiplicité, la reductio ad unum.
On propose ici un retour sur la naissance historique du sujet moderne dans son opposition au monde et sur le rôle du "travail abstrait" qui se représente dans la valeur marchande, ainsi que sur la dimension anthropologique et psychanalytique du problème - jusqu’aux formes extrêmes de narcissisme que sont la destructivité et la violence aveugle.

Remarque : les cours n°01, 03 et 20 n'ont pas été enregistrés.