La pornographie ou l'épuisement du désir. Avec Michela Marzano sur Fréquence Paris Plurielle.


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17.02.2004

Alors que l'érotisme met en scène le mystère du sujet et de la sexualité, la pornographie flatte le voyeurisme et livre au regard un corps morcelé, privé de visage. Confiant le spectateur dans le registre de la sensation et de la consommation, elle efface le désir lui-même. Elle conduit à l'asservissement et à la disparition de l'humanité de l'homme.
Loin d'être un rappel à l'odre, le travail de Michela Marzano permet de distinguer les enjeux éthiques qui sous-tendent les représentations du corps humain et offre un plaidoyer pour la liberté et la responsabilité, afin que l'autre demeure celui dont la rencontre nous conduit au meilleur de nous-même et au-delà.

Émission "Planète Féministe", animée par Marie-Anne Juricic.

L'aliénation : un concept encore utile aujourd'hui ? Avec Franck Fischbach pour Sciences-Po Nancy.


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04.10.2021

Au sein du dispositif capitaliste, le fait majeur que nous devons penser est celui de la privation de monde (et de la privatisation du monde). Ce dispositif a fait de nous ce que les philosophes modernes ont pensé que nous étions : des sujets séparés de l'objectivité, des sujets sans monde, retirés du monde, spectateurs désinvoltes d'un monde qui n'est plus le leur.
La perte du monde et la séparation d'avec l'objectivité sont deux manières d'exprimer un même phénomène : celui de l'aliénation. Ce dispositif a produit l'illusion du sujet souverain et la réalité d'une masse d'individus dépossédés de leur puissance.
Au cœur de ce diagnostic, Franck Fischbach nous propose une relecture de Marx et une confrontation critique avec des penseurs contemporains et actuels comme M. Foucault, S. Zizek et A. Negri.

Une conférence qui s'intègre dans le séminaire "Psychologie politique : entre philosophie et passions".

Le crédit de la parole. Avec Alain Supiot pour la Société Française des Architectes.


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02.12.2021

"On lie les bœufs par les cornes et les hommes par les paroles". Ce vieil adage juridique s'applique à la Cité qui, à la différence de la Ville, ne désigne pas un regroupement de population sur un territoire donné, mais l'association de citoyens sous l'égide d'une loi commune.
Cette citoyenneté peut s'exercer à des échelles variées — depuis la commune jusqu'au monde entier, mais repose toujours sur divers types d' "assemblées de paroles", qui servent à accorder les citoyens sur une juste représentation de ce qui est et de ce qui doit être. Encore faut-il pour que ces paroles cimentent la Cité, qu'on puisse leur accorder crédit.
Or de multiples symptômes témoignent de nos jours d'une perte de crédit de la parole, qu'elle soit politique, commerciale ou scientifique. Pour saisir les causes profondes d'un tel discrédit, et des violences qui en résultent, Alain Supiot part des conditions institutionnelles qui permettent d'échanger des paroles plutôt que des coups. Sur cette base il devient possible d'esquisser les voies d'une restauration du crédit de la parole dans la Cité du XXIe siècle.

La dimension psychosociologique de l'interprétation du néocapitalisme. Avec Stéphane Haber au Séminaire Sophiapol.


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01.03.2014

Freud avait affirmé très tôt, et soutenu tout au long de sa vie, que la notion d'inconscient ne pouvait qu'être sociale. Or cette proposition ne semble guère avoir été entendue par les sciences sociales qui, en grande partie, continuent à produire leurs théorisations à partir de la vieille opposition individu/société.
Stéphane Haber s'interroge spécifiquement sur la dimension psychosociologique de l'interprétation du néocapitalisme : dans quelle mesure celle-ci a-t-elle encore besoin de recourir à la notion de "surmoi" ?

Une intervention qui s'inscrit dans le séminaire Sophiapol "L'inconscient est social".

André Gorz et la critique de la valeur-dissociation : tentative d'un croisement à contre-courant. Avec Ivan Recio pour la Maison du Savoir.


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02.05.2021

La critique de la valeur, développée en critique de la valeur-dissociation, ne permet pas seulement une refondation théorique à partir et au-delà de Marx, mais aussi des relectures critiques d'autres développements théoriques. Nuno Machado a récemment procèdé à une relecture décisive de la critique de la valeur chez Marx et Robert Kurz, mais propose aussi une metathéorie qui ouvre sur des relectures, notamment de Pierre Bourdieu. C’est dans cette même perspective qu'Ivan Recio s'adonne à une relecture d'André Gorz.
Alors que c'est le dernier Gorz qui est souvent rapproché de la critique de la valeur, le reste de son œuvre est trop vite qualifié comme relevant du marxisme traditionnel. Pourtant, Ivan Recio nous montre qu'un croisement à contre-courant, entre le premier André Gorz – le plus éloigné dans le temps de la critique de la valeur - et la critique de la valeur-dissociation, telle qu'elle s'est développée après la disparition de Gorz, serait très fécond pour déployer certains développements devenus clés comme celui de la critique de la forme-sujet, mais aussi à propos d'un concept plus classique, celui de fétichisme.
Il ne s’agit pas de plaquer la critique de la valeur sur André Gorz ni de dire que Gorz serait un "théoricien critique de la valeur" avant l’heure, mais de procéder à une relecture originale de ses premiers écrits, et d'en montrer une radicalité méconnue, qui serait à réaffirmer dans le cadre de la critique de la valeur-dissociation.

Une histoire de la raison. Avec François Châtelet sur France Culture.


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1992

Composante essentielle de la civilisation occidentale, la rationalité imprègne si bien tous nos modes de pensée que l'on en viendrait presque à oublier qu'elle a une histoire. À l'heure du triomphe de la raison technicienne, François Châtelet nous invite à une passionnante remontée aux sources.
De Socrate à Platon, de Galilée à Machiavel et de Nietzsche à Freud, il retrace "l'invention de la raison", marque les grandes étapes de la pensée philosophique et montre – avec sa simplicité coutumière et un rare talent de conteur – comment se sont tissés d'indissolubles liens entre la liberté et la raison, même si cette dernière, conclut-il, n'a pas encore atteint "l'âge de raison".

Autour de la pensée de Charles Taylor. Avec Alexandre Gascoin pour la Chaire de philosophie à l'hôpital.


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09.11.2020

Qui sommes nous, sujets modernes ? A cette interrogation, le philosophe Charles Taylor propose de répondre par l'exploration des sources morales qui ont progressivement traversé et constitué l'histoire de l'occident, et qui ont se faisant servi de pôles d'identification incontournables pour les individus et les groupes.
Les Sources du Moi, œuvre fondamentale de la philosophie taylorienne, se propose d'explorer la nature de ces sources afin de comprendre la manière dont nous en sommes venus à nous interpréter nous-mêmes.

Theodor W. Adorno et l'individu. Avec Claire Pagès aux Rencontres philosophiques de Monaco.


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21.06.2020

Cette leçon de philosophie entend déployer la pensée d'un philosophe majeur du XXe siècle à partir d'un sujet central à son oeuvre. Ce philosophe, il s'agit de Theodor W. Adorno, chef de fil de l'École de Francfort dont la théorie critique sociale s'interesse de près au statut de l'individu contemporain.
Un problème plus que jamais actuel, et pour la compréhension dulequel un détour par Adorno est plus que recommandé !