L'écologie des relations. Avec Philippe Descola au festival Manufacture d'Idées à Chasselas.


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05.05.2016

Anthropologue français le plus étudié et le plus commenté dans le monde, Philippe Descola est considéré comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss.
Est évoqué son parcours, la manière dont la question de la nature a surgi et est devenue l’objet de ses travaux et son expérience de terrain auprès des indiens Achuar en Amazonie équatorienne.
L'on revient également sur la genèse et l’ambition de son livre majeur Par-delà nature et culture, fruit d'une réflexion éblouissante sur la façon dont les différentes sociétés humaines conçoivent les relations entre humains et non humains et sur l’usage qu’elles font d’un monde rempli de plantes, d’animaux et d’esprits.

"Misère de la théorie" d'E. P. Thompson. Avec Alexandre Fernon et Patrick Marcolini sur Radio Libertaire.


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15.05.2016

Alexandre Fernon, traducteur du livre d'Edward Palmer Thompson dont le sous-titre est Contre Althusser et le marxisme anti-humaniste, vient nous parler de cet ouvrage polémique et du penseur à qui il s'oppose, penseur qui a joué un grand rôle dans la formation des intellectuels critiques français qui sont aujourd’hui en vogue : Louis Althusser. Dans les années 1960 et 1970, ce philosophe marxiste, figure de proue du structuralisme, membre du Parti communiste mais adulé par les étudiants maoïstes, est considéré comme une référence par Alain Badiou, Jacques Rancière, Étienne Balibar, Manuel Castells ou Nicos Poulantzas.
Et c'est dans ce livre énergique et drôle, écrit en 1978, que l’historien britannique E. P. Thompson ridiculise la prétention des althussériens à hisser le marxisme au rang de science, le caractère réductionniste et mécanique de leur approche de l’histoire ou de la société, ainsi que le parfum de stalinisme qui entoure leurs positions. Pour lui, ce marxisme académique n’est rien d’autre que l’opium d’une bourgeoisie intellectuelle venue s’encanailler à l’extrême gauche.
En contrepoint, E. P. Thompson propose sa propre conception du marxisme nourrie de sa pratique d’historien, qui se fonde sur un dialogue avec les faits et accorde une place centrale à la capacité des hommes et femmes à faire leur propre histoire. Partisan de ce qu’il appelle un "communisme libertaire", il en appelle à relever le drapeau de l’humanisme pour élaborer une critique du capitalisme qui rejoigne les valeurs morales des classes populaires.

Spinoza pour Marx et les Marxismes : un chantier ouvert. Avec André Tosel à l'Université Paris VIII Vincennes.


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19.03.2015

Nous manquons d’une étude d’ensemble sur l’appropriation par Marx de la pensée de Spinoza.
Une double approche serait nécessaire : philologique et philosophique. La première recenserait les occurrences explicités de Spinoza dans le recherche en devenir de Marx et évaluerait leur portée ; la seconde interpréterait la présence implicite à l’état pratique la pensée spinozienne dans les problématiques marxiennes, par-delà les thèses générales concernant l’immanence, le matérialisme, la causalité, la critique de la métaphysique et de la théologie, l’anthropologie des affects et l’émancipation.
Engels est présent en contrepoint avec sa recherche du "dialectique" dans la nature.
Il est de fait que la référence à Spinoza est effective dans les marxismes de la Seconde Internationale (le russe Georgi Plekhanov et la conception matérialiste moniste de l’histoire, proche d’Engels, l’italien Antonio Labriola et l’immanence des pratiques, qui suit la voie non engelsienne d’une philosophie "travailliste" de la praxis). À chaque fois il s’agit du débat sur ce qu’est on n’est pas la philosophie de Marx.
Mais il faut attendre l’intervention de Louis Althusser qui coïncide avec le renouveau des études spinoziennes en France (Gueroult, Matheron et surtout Deleuze) pour que la référence à Spinoza devienne constitutive de ce qui a été l’ultime réélaboration d’ensemble de la pensée marxiste, dans la perspective d’une relance du mouvement révolutionnaire en occident après celle de Gramsci (dont la pensée n’agit qu’après les années cinquante).
Là encore rien n’est simple parce que la recherche inachevée et tourmentée d’Althusser, en syntonie avec celle de certains de ses anciens élèves, fins connaisseurs de Spinoza (Macherey, Balibar), s’articule en plusieurs moments.
André Tosel se concentre sur Althusser chez qui la référence à Spinoza est à la fois permanente et relativement développée : quelle fonction à la théorie de la connaissance spinozienne dans l’épistémologie de Pour Marx et de Lire Le Capital ? Quel Spinoza insiste dans les textes des années 1968-1978 où Althusser critique son théoricisme antérieur et cherche à purifier Marx de son téléologisme messianique et à produire le concept de pratiques insuffisamment analysées, la politique et l’idéologie ? Quel Spinoza fait encore retour au sein du matérialisme de la rencontre qu’Althusser propose dans la phase ultime de sa parabole comme expression adéquate du seul matérialisme effectif ? En quoi Spinoza peut-il aider à penser une conjoncture inédite où l’histoire a fait le vide des certitudes du mouvement ouvrier et liquidé les marxismes ?

Écologie et anthropologie : pour une science systémique de l'homme. Avec Philippe Descola à Paris Sciences&Lettres Research University.


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10.11.2016

Ce cours propose une initiation aux approches pluridisciplinaires abordant l’homme dans ses dimensions biologiques et culturelles en interaction avec son environnement.
Car la dichotomie entre nature et culture, qui scinde l’étude de l’humain entre une réalité biologique et une réalité sociale, doit être dépassée si l’on entend construire "une anthropologie, c’est-à-dire un système d'interprétation rendant simultanément compte des aspects physique, physiologique, psychique et sociologique de toutes les conduites" (Claude Lévi-Strauss).
Philippe Descola, en partant de son itinéraire personnel, nous offre un panorama unique sur des approches et des découvertes récentes qui questionnent notre compréhension de l’homme et de sa place dans le monde.

Histoire de la révolution et révolution dans l'histoire. Avec François Furet à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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11.02.1994

Dans cet entretien, François Furet répond aux questions de Jacques Revel, Mona Ozouf et Pierre Rosanvallon et explique avec lucidité et droiture comment son engagement politique et sa formation théorique ont pu se conjuguer, puis diverger, jusqu'à ce que sa propre réflexion sécrète une vision renouvelée de la Révolution française et de sa place dans l'histoire.

0:00:00 - Introduction
0:07:35 - Un apprentissage marxiste
0:19:52 - L'École Labrousse et l'histoire sociale
0:34:18 - L'histoire est-elle une science sociale ?
0:52:29 - Penser la révolution
1:12:39 - La révolution française : matrice de la démocratie française

Pluralisme anthropologique et pluralisme philosophique. Avec Philippe Descola à l'Université Humboldt de Berlin.


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13.05.2014

Seul l’Occident moderne s’est attaché à bâtir l’opposition, donc la discontinuité supposée, entre la nature et la culture. L’anthropologie perpétue dans la définition même de son objet - la diversité culturelle sur fond d’universalité naturelle - une opposition dont les peuples qu'elle étudie ont fait l’économie.
Philippe Descola nous propose, à partir de traits communs qui se répondent d’un continent à l’autre, une approche nouvelle des manières de répartir continuités et discontinuités entre l’homme et son environnement : le totémisme, qui souligne la continuité matérielle et morale entre humains et non-humains ; l’analogisme, qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités structuré par des relations de correspondances ; l’animisme, qui prête aux non-humains l’intériorité des humains, mais les en différencie par le corps ; le naturalisme qui nous rattache aux non-humains par les continuités matérielles et nous en sépare par l’aptitude culturelle.
Chaque mode d’identification autorise des configurations singulières qui redistribuent les existants dans des collectifs aux frontières bien différentes de celles que les sciences humaines nous ont rendues familières.
C’est à une recomposition radicale de ces sciences et aux dialogues possibles avec la philosophie que cette conférence nous invite.

Jacques Chancel s'entretient avec René Girard, sur France Inter.


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02.11.1978

René Girard, après la sortie de ses trois livres Mensonge romantique et vérité romanesque, La violence et le sacré et Des choses cachées depuis la fondation du monde, est enfin devenu un penseur estimé.
Au micro de Jacques Chancel, il revient sur son itinéraire personnel et les grands thèmes qui structurent sa pensée.

L'héritage controversé de Mai 68. Avec Jean-Pierre Le Goff pour le Cercle Kritik.


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04.2016

En compagnie du sociologue Jean-Pierre Le Goff, retour sur l'évènement de Mai 68 et ses héritage intellectuel et culturel qui ont marqué et marquent toujours la société française contemporaine.