Marx, critique du marxisme. Avec Francis Cousin pour le Cercle Kritik.


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10.2015

Ce premier entretien du Cercle Kritik est mené avec Francis Cousin, qui nous fait le plaisir d'exposer en détails la pensée de Marx et du marxisme.
Au programme : la pertinence du distinguo "jeune Marx" - "vieux Marx", la logique du Capital, la social-démocratie, le structuralisme, Louis Althusser et le Freudo-Marxisme...
Les pendules pseudo/post/para/-marxistes vont être remises à l'heure !

Paul Ricoeur : l'agir au coeur de la modernité. Avec François Dosse au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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04.05.1999

Paul Ricœur marque de sa présence philosophique tout son siècle.
Maître à penser plus que maître penseur, il aura répondu à tous les défis de son temps, n’hésitant pas à sortir du corpus proprement philosophique pour se laisser interpeller par les grands enjeux de l’actualité. Philosophe de tous les dialogues, il aura ouvert l’interrogation philosophique à la littérature et aux sciences humaines.
Son parcours, qui débute dans les années 1930, aura sans cesse été animé par une quête résolue du sens qui motive ses interventions au cœur des problèmes traversés par la Cité.
Il nous laisse une œuvre immense et sans frontières, qui se révèle une incroyable mine d’inspiration pour éviter les prêts-à-penser, les faux dilemmes et les réductionnismes. Elle est aussi une leçon de sagesse pour définir une éthique adaptée à la modernité et à ses défis. Sa pensée est enfin une leçon de courage contre toutes les formes de replis sceptiques ou nihilistes car il permet de ré-ouvrir chaque fois les voies d’une espérance exigeante privilégiant la puissance d’être.

La création historique et l'institution de la société. Avec Cornelius Castoriadis à Porto Alegre.


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09.1991

Dans cette conférence, Cornélius Castoriadis s'attache à un réexamen fondamental des bases de la pensée philosophique. Il retrouve et souligne les préceptes de la "pensée héritée", cette logique identitaire qui, depuis les Grecs, inspire la philosophie classique. D'où la proposition d'une "auto-institution" de la société qui laisserait cours, enfin, à l'imaginaire radical.
Fruit d'une analyse précise de l'histoire et des luttes sociales à l'heure de l'effondrement des repères traditionnels de la pensée, le travail de Castoriadis propose un point de départ pour penser à neuf le projet de transformation de la société.

Remarque : la conférence est présentée en bilingue français-portugais.

L'anthropologie critique dans les filets du relativisme. Avec Francis Wolff et Philippe Descola à l'Ecole Normale Supérieure de Paris.


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11.06.2014

L’anthropologie du "tournant ontologique" occupe une place paradoxale dans le paysage des sciences de l’homme, entre d’un côté un paradigme "structuraliste" dont elle est l’héritière (avec ses présupposés conceptuels et ses conséquences méthodologiques) alors qu’elle en refuse le concept fondateur, celui de l’opposition nature et culture ; et d’un autre côté le nouveau paradigme "naturaliste", dont elle partage certaines des positions théoriques (notamment le refus de la frontière homme/animal — on a pu ainsi parler de son "tournant animaliste") alors qu’elle en refuse le fondement universaliste.
Cette position instable lui permet-elle de faire le pont entre les deux paradigmes qui se disputent actuellement le champ des sciences de l’homme ? Ou condamne-t-elle ses concepts, et notamment ceux de "nature" et de "culture", à une tension insurmontable entre universalisme et relativisme ?

Le post-structuralisme français : une invention américaine. Avec François Cusset à Poitiers.


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07.02.2012

Les œuvres des philosophes français de l’après-68, de Foucault à Deleuze et Derrida, ont fait l’objet aux États-Unis, à partir de la fin des années 1970, d’une réappropriation systématique sous la rubrique d’invention américaine de "French Theory" : importation, traduction, recontextualisation, invention d’usages politiques et de pratiques textuelles inédits sont ici les ingrédients du phénomène de transfert intellectuel transatlantique le plus important de la fin du 20e siècle.
Car derrière le succès de ces textes, et les malentendus conceptuels féconds dont ils furent l’occasion, se dessine l’histoire agitée des politiques identitaires et des guerres culturelles qui déchirèrent l’université américaine, et bien au-delà, pendant le dernier quart du 20e siècle.
Un cas d’école de la circulation internationale des textes et des concepts, et la première étape d’une mondialisation irréversible de la pensée critique.

La French Theory et ses critiques : l'exemple de Michel Clouscard. Avec Aymeric Monville à Lisbonne.


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09.05.2014

Qu'a été la fameuse (fumeuse?) "French theory" ? Quel rôle objectif ce mouvement intellectuel a-t-il tenu et pourquoi son succès est arrivé à ce moment-là ?
Bien que ce courant de pensée puisse être considéré comme une résistance de la philosophie continentale contre la double déferlante analytique et "nouvelle philosophie", il n'en reste pas moins que le dénominateur commun de ses penseurs est le rejet de la séquence Hegel-Marx pour la réhabilitation du duo Nietzche-Heidegger.
La liquidation du marxisme en a été la conséquence logique...

Les aventures du sujet moderne : société marchande et narcissisme. Séminaire d'Anselm Jappe à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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2014

La société contemporaine apparaît dominée par ce que Marx a appelé le "fétichisme de la marchandise".
Mais on y observe aussi une montée du narcissisme au sens de Freud : les individus ne connaissent qu’eux-mêmes et nient la réalité extérieure.
Y-a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ? Le narcissisme est-il le côté subjectif du fétichisme ? On y trouve toujours le vide, la négation du monde extérieur dans sa multiplicité, la reductio ad unum.
On propose ici un retour sur la naissance historique du sujet moderne dans son opposition au monde et sur le rôle du "travail abstrait" qui se représente dans la valeur marchande, ainsi que sur la dimension anthropologique et psychanalytique du problème - jusqu’aux formes extrêmes de narcissisme que sont la destructivité et la violence aveugle.

Remarque : les cours n°01, 03 et 20 n'ont pas été enregistrés.

Anthropologie et pluralisme. Avec Philippe Descola à l'Ecole Normale Supérieure de Paris.


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24.02.2014

Philippe Descola nous propose un aperçu de sa pensée des ontologies plurielles.
Il se positionne au sein de ce qu'on appelle aujourd'hui le "tournant ontologique en anthropologie", et retrace la généalogie de ses idées et les influences dont il se revendique, du structuralisme de Lévi-Strauss au perspectivisme de Viveiros de Castro.
Dans un deuxième temps, il répond aux questions de la salle en explicitant sa vision de l'homme, de l'anthropologie, et en expliquant le but des structures explicatives et prédictives qu'il propose dans "Par-delà Nature et culture" et dans le reste de son œuvre, différentes à ses yeux de ce que peut offrir l'anthropologie cognitive de laquelle il se démarque.
Il esquisse enfin les grandes lignes de ce qu'il comprendre du pluralisme en anthropologie.