Simone Weil : grève et joie pure. Avec Charles Jacquier sur Radio Libertaire.


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24.06.2016

En mai-juin 1936, une vague de grèves spontanées éclate en France, juste après la victoire électorale du Front populaire. Elle atteint son apogée le 11 juin avec près de deux millions de grévistes dans la plupart des secteurs de l’industrie, mais aussi dans les bureaux et les grands magasins.
La revue syndicaliste La Révolution prolétarienne publie alors, sous pseudonyme, un article devenu célèbre de Simone Weil qui donne tout à la fois une description accablante de la condition ouvrière dans la métallurgie – le secteur le plus en pointe dans le conflit – et un éclairage inégalé sur la nature et le climat de ces grèves en soulignant leur caractère inédit : les occupations d’usines.
Retour croisé sur ces événements et le parcours de Simone Weil avec Charles Jaquier, préfacier du recueil d'articles de Simone Weil Grève et joie pure, datant précisément de cette période.

Émission "Offensive Sonore", animée par Patrick Marcolini.

Le Sens de l'histoire. Avec René Girard au Centre Pompidou.


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07.12.2007

Cet entretien en marge de l'exposition "Traces du sacré" au Centre Pompidou offre à l'auteur de La Violence et le Sacré la possibilité de s'exprimer conjointement sur l'histoire, les écrivains, les philosophes et les artistes. Sont alors évoqués Clausewitz, Hölderlin, Hegel, Nietzsche et Dostoïevski, mais aussi Stendhal, Baudelaire, Stravinski, Nijinski et Proust.
Partant, c'est toute son œuvre que René Girard a prise à rebours, commençant par sa récente réflexion sur la rivalité franco-allemande dans Achever Clausewitz pour remonter jusqu'aux premières intuitions de Mensonge romantique et vérité romanesque.
Cette discussion avec Benoît Chantre prend la forme d'un palindrome : commencée avec Clausewitz, elle s'achevet sur Proust. De Iéna à Combray, de l'enfer de la guerre au paradis de l'enfance, nous sommes ainsi passés d'une apocalypse à l'autre : de la "montée aux extrêmes" à la révélation finale du Temps retrouvé.
Et si René Girard évoque ici la distance qu'il a vite ressentie à l'égard de l'art moderne, c'est l'Histoire qu'il cherche à penser quand il quitte l'Europe pour les Etats-Unis, son sens qu'il scrute à travers les textes littéraires. Et c'est bien sa "conversion romanesque" qui lui donne les clés d'une œuvre qui remontera jusqu'au religieux archaïque révélé à la lumière des Evangiles.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'00 : Clausewitz et Napoléon
 - 0'16'40 : Hegel et le christianisme
 - 0'21'00 : Hölderlin, Dostoïevski et Nietzche
 - 0'42'15 : La France et l'Allemagne ou Baudelaire et Wagner
 - 0'53'50 : Le Sacre du printemps
 - 1'12'30 : Les Etats-Unis, Simone Weil
 - 1'28'40 : Marcel Proust

Simone Weil, Cristina Campo et Maria Zambrano : figures féminines de l'absolu. Avec Elisabeth Bart sur Radio Courtoisie.


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16.12.2019

Elles ont brillé, dans les ténèbres du XXe siècle - cette longue nuit de guerres, de totalitarismes, de barbarie où nous errons encore -, de leur désir de vérité et de cette volonté qui consiste à aimer inconditionnellement. Trois femmes, trois voix qui s'entrelacent sans le savoir en une seule flamme dans la nuit où le Verbe se fait silence, dans trois langues vivantes et soeurs, le français, l'italien, l'espagnol. Si différentes dans leur absolue singularité, elles se ressemblent, toutes trois de la lignée d'Antigone, éminente figure du sacrifice, de l'offrande sans concession, de l'amour sans conditions, du "moi" consumé pour accéder à l'être, sans lesquels il n'est pas de révolte authentique.
Dans le temps de vie qui leur fut imparti, brève et fulgurante trajectoire de Simone Weil (1909-1943), morte à trente-quatre ans, longue vie de Maria Zambrano (1904-1991) du début à la fin du siècle, parcours orienté dès la naissance par la maladie pour Cristina Campo (1923-1977) qui ne connut pas la vieillesse, elles ont eu cette capacité si rare de transformer leur vie en destin. Chacune de ces femmes laisse entendre une voix singulière, libérée de la pesanteur, d'une extraordinaire pureté, voix monacale, dépouillée comme le chant grégorien de Simone Weil, voix transparente aux mythes et aux rites de Cristina Campo, voix où bruissent les fleuves de l'exil, charriant les douleurs et les pleurs secrets de Maria Zambrano.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Racination. Avec Rémi Soulié au Cercle d'Artagnan à Lille.


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04.02.2019

Critique littéraire et docteur en lettres, Rémi Soulié vient nous présenter son dernier ouvrage Racination, publié aux éditions Pierre-Guillaume de Roux. Il revient sur la catastrophe du déracinement contemporain et sur le nécessaire réenracinement des corps et des esprits.
Mais à l'heure où le concept d'identité est sur toutes les lèvres, Rémi Soulié nous invite davantage à nous intéresser, pour faire face aux enjeux de notre temps, au concept plus dynamique de racine. C'est une relecture poétique, philosophique et politique du "prendre-racine" qui nous est proposée.

Quelle philosophie du développement humain sur une planète limitée ? Avec Fabien Revol, Olivier Rey, Henri Pérouze, Paul Colrat, Emmanuel d'Hombres, Emmanuel Gabellieri et Fabien Revol à l'Université Catholique de Lyon.


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19.01.2017

Les travaux d’Olivier Rey, philosophe des sciences et chercheur au CNRS, sont très bien reçus dans les milieux prônant la "sobriété heureuse" et la "décroissance".
Sa connaissance de la pensée moderne et des représentations de la nature qu’elle a conjurées l’amènent à émettre un jugement sans concession sur les situations de crises actuelles que notre monde traverse, précédent, et faisant écho à la critique du paradigme technocratique du Pape François dans son encyclique Laudato si’. La décroissance à laquelle Olivier Rey appelle nos sociétés moderne n’est pas un simpliste retour en arrière, mais l’art de trouver la mesure de l’échelle humaine dans l’intégration lucide des limites de la planète, des ressources naturelles, mais aussi de la finitude de notre commune humanité.
Le Centre de Recherche en Entreprenariat SOcial, la Chaire Jean Bastaire pour une vision chrétienne de l’écologie intégrale, les associations "Chrétiens et Pic de Pétrole" et "Les Alternatives Catholiques" s’associent pour mettre en valeur et interroger la perspective d’Olivier Rey dans l’esprit de l’écologie intégrale.

Noël, le Christ et l'amour. Avec Francis Cousin avec Bhû.


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13.01.2016

En revenant longuement sur la signification profonde de Noël et sur la personne du Christ, Francis Cousin nous rappelle la radicalité du message évangélique, au-delà des impostures que constituent le judaïsme et l'islam.
C'est bien l'amour incarné qui doit guider la communauté de l'être, et qui constitue notre horizon révolutionnaire .

Qu'est-ce qu'un régime de travail réellement humain? Avec Alain Supiot à Paris Sciences&Lettres Research University.


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25.09.2014

Une excellente intervention offrant une synthèse critique sur l'état actuel du droit social mis en échec par des considérations extérieures au droit et d'inspiration "totalitaire", dont on retrouve la trace dans la motivation des discours politiques contemporains qui favorisent le "law shopping" (choisir la loi la plus avantageuse pour ses affaires) au détriment de la "rule of law" (une même loi pour tous).

Simone Weil, juriste du travail. Avec Alain Supiot à l'Université de Nantes.


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10.10.2009

Pourquoi travailler ou pourquoi faut-il travailler pour vivre ?
La question reste ambiguë et encore aujourd’hui d’actualité : soit le travail est nécessaire à l’expression de la dignité de l’homme, soit l’expression du travail est réduite à celle d’une activité aliénante à laquelle on se soumet pour vivre.
Alain Supiot tente avec nous de comprendre dans quelles circonstances le travail peut être expérience de la nécessité, ou comment l’organisation sociale peut s’accorder avec l’exercice de la pensée.

Conférence prononcée dans le cadre du colloque "Le travail ou l’expérience de la nécessité", à l’occasion du centenaire de la philosophe Simone Weil.