Karl Marx, philosophe du travail (1818-1883). Avec Franck Fischbach aux Rencontres de Sophie à Nantes.


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24.03.2017

Le professeur de philosophie Franck Fischbach, en se fondant sur des textes précis de Marx, montre le caractère central que celui-ci attribue au travail dans sa conception de l'homme, de la société et de l'histoire, depuis ses écrits dits de jeunesse (Manuscrits de 1844) jusqu'à ses oeuvres tardives (Capital compris).
À partir des analyses que Marx consacre aux déformations (aliénation, exploitation, hétéronomie) que les sociétés caractérisées par le mode de production capitaliste font subir au travail, on peut se demander la façon dont il envisageait ce que pourrait être une société à venir : serait-elle une société libérée du travail ou bien une société qui libère le travail ? Quels effets produirait sur cette société, et sur les formes sociales de vie, la libération du travail ?

Une conférence qui s'inscrit dans la thématique de l'année 2017 : "La fin du travail ?"

Figures juridiques de la démocratie économique. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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2017

Quels sont les liens étroits et anciens entre la face politique et la face économique de la démocratie ? Comment la démocratie pose-t-elle la règle de la répartition des richesses ? Comment le droit social peut-il être ancré dans une représentation partagée de la justice ? Quels sont les dispositifs qui ont pu exprimer l'idée de démocratie économique à l'âge industriel ? Et comment cette démocratie économique a-t-elle finalement reflué sous l'effet du tournant néolibéral ?
Après avoir montré les effets du recul du gouvernement par les lois et la résurgence de nouvelles figures de l'allégeance au sein de l'ordre juridique, le juriste Alain Supiot entend mener une réflexion sur le concept, l'histoire et la pratique de la démocratie économique entendue comme l'ancrage du droit social dans une représentation partagée de la justice.
Car le problème principal qui se pose aujourd'hui est de ré-encastrer (Karl Polanyi) les marchés dans la société et de cesser de réduire la vie humaine à la vie économique, et la vie économique à l'économie de marché...

Les figures de l'allégeance. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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2014

Le gouvernement par les lois est-il en train de se retirer ? Comment se manifestent le renversement de la hiérarchie du public et du privé, l'effacement du système basé sur des lois reçues de l'extérieur et le retour de nouvelles formes d'allégeance ? Pourquoi chacun peut-il choisir la loi qui lui convient ? Et comment peut-on devenir son propre législateur ?
Il y a de nombreuses raisons de penser que la période qui s'est ouverte avec la montée en puissance des États souverains et du gouvernement par les lois, dans l'Europe des XIIe-XIIIe siècles, arrive à échéance. Sapé par la gouvernance par les nombres, le "rule of law" est en crise et le gouvernement par les hommes refait surface sous des formes inédites que le grand juriste Alain Supiot s'efforce d'identifier tout au long de cette série de cours.
C'est donc de l'apparition des nouvelles figures de l'allégeance dont il est ici question, où chacun doit pouvoir compter sur la protection de ceux dont il dépend et sur le dévouement de ceux qui dépendent de lui.
Bienvenue dans un monde purgé de l'hétéronomie de la loi.

Vers la fin du travail ? Avec Yann Moulier-Boutang à l'Université Populaire d'Arcueil.


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11.02.2019

Allons-nous bientôt vivre dans un monde où les robots prendront la relève du travail humain ? Mais s'il y a de moins en moins de travail, comment les gens vont-ils gagner leur vie ?
Dévrons-nous au moins partiellement découpler les revenus du travail ? Le revenu de base peut-il répondre à ce besoin et constituer une véritable reconnaissance d'autres formes de création de valeur que le capitalisme moderne ne reconnaît pas ?
Yann Moulier-Boutang, économiste et co-directeur de la revue Multitudes, revient sur ces questions dont les réponses engagent l'avenir de nos sociétés.

Travail, valeur et salaire. Avec Jean-Marie Harribey et Bernard Friot à l'Université Populaire de Toulouse.


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28.03.2017

Pour l'économiste Jean-Marie Harribey, le travail est le seul créateur social de valeur économique, laquelle ne peut être validée socialement que par l'échange monétaire, qu'il soit marchand ou non. Si le travail est le père social de toute richesse, la nature en est la mère. Mais tout comme la force de travail, la nature ne peut être exploitée à l'infini. Si la force de travail a un coût pour le patronat, la nature peut-elle être évaluée comme une marchandise ayant un prix ? N'est-ce pas devenu écologiquement insoutenable ?
Le sociologue Bernard Friot, quant à lui, nous propose un changement de paradigme radical mais réaliste : au lieu de fiscaliser par l'impôt, il s'agit de généraliser à l'ensemble du PIB le modèle de la cotisation sociale inventé à la Libération : affecter à toute personne un salaire à vie de la majorité jusqu'à sa mort, indexé sur sa qualification en lui conférant un statut de co-propriétaire et de décideur politique dans toute entreprise publique ou privée. Ce commun sera financé par une caisse d'investissement et pourra emprunter à taux zéro : il s'agit ainsi d'abolir le patronat et non pas le salariat qui, lui, sera libéré de la contrainte du marché du travail.
À partir de ces deux positions différents, Jean-Marie Harribey et Bernard Friot débattent des questions suivantes :
 - Comment distinguer le travail concret du travail abstrait dont parle Marx ?
 - Si la nature est inestimable, est-il moral de chercher à la transformer en marchandise qui a un prix ?
 - En voulant donner un prix à tout et en affirmant que rien n'a de valeur, le libéral n'est-il pas cynique ?
 - La valeur économique peut-elle être instituée par une décision politique, autrement que par l'échange ?

Le sens du social. Avec Franck Fischbach à l'Académie de Toulouse.


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12.2013

Nous vivons depuis quelques décennies une privatisation et une atomisation de la société, qui instituent les individus en concurrents et leur font perdre le véritable sens du social: la coopération. En philosophie aussi, le concept de "social", auquel on préfère souvent les idées de "commun" ou de "communauté", peine aujourd’hui encore à être reconnu. Franck Fischbach propose donc, à la suite de Dewey, de défendre "la valeur du social en tant que catégorie" de la pensée.
Il s’agit d’analyser les raisons qui ont conduit à ce discrédit, puis de reconstruire un concept qui possède à la fois une fonction descriptive et une portée morale et politique.
Franck Fischbach avance notamment la thèse que le travail, en tant qu’association et coopération, est porteur d’une exigence proprement démocratique, et que cette exigence n’est autre que l’expression politique de la structure sociale. Sur cette base, devient possible une critique des dispositifs qui privent concrètement le travail de sa dimension démocratique et répriment sa logique coopérative.

Le travail et l'oeuvre : Heidegger et Marx. Avec Franck Fischbach à l'Université Nice Sophia-Antipolis.


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29.05.2011

Certaines des évolutions les plus négatives des sociétés contemporaines confèrent une actualité nouvelle au concept d'aliénation selon la compréhension qu'en ont proposée des penseurs aussi apparemment éloignés l'un de l'autre que Marx et Heidegger : l'aliénation comprise comme privation de monde. Nos sociétés mondialisées sont ainsi, paradoxalement, celles où s'impose l'expérience d'une privation de monde sans précédent.
Plusieurs dimensions de cette privation sont analysées dans ce cours, notamment l'expérience temporelle d'un présent éternel, l'épuisement de l'historicité et l'accélération frénétique des maintenant successifs.
Quant au lieu où se joue originairement la privation de monde, Franck Fischbach soutient la thèse qu'il s'agit du travail dans la forme salariale qui est la sienne sous le capital et dont le caractère mutilant n'a cessé d'être amplifié par les plus récentes évolutions.
C'est donc aussi d'une transformation du travail que dépend la possibilité d'un advenir historique de l'être de l'homme dans le monde.

Un cours qui s'inscrit dans le séminaire du "Centre de Recherches en Histoires des Idées".

Le profit déchiffré. Avec Christophe Darmangeat sur Radio Libertaire.


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11.10.2017

Déchiffrer le profit, c'est révéler la nature de cette quantité qui gouverne l'économie mondiale et, avec elle, l'existence de milliards d'individus.
Qu'est-ce que le profit ? Par quoi, et surtout par qui, est-il créé ? Quels mécanismes régissent sa répartition, et comment contribuent-ils à obscurcir son origine ?
C'est à ces questions que Christophe Darmangeat s'attache à répondre, en soulignant l'actualité brûlante des découvertes réalisées il y a 150 ans par celui qui a mis à nu les rouages cachés de la société capitaliste afin de la frapper au coeur : Karl Marx.

Émission  "Pas de quartiers".