Aux origines des mythes : itinéraires de l'aventure humaine. Avec Julien d'Huy sur Radio Campus Paris.


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01.2022

Nous connaissons tous plus ou moins les mythes grecs, à commencer par l'Iliade et l'Odyssée d'Homère, les douze travaux d'Hercule, la mythologie de l'Olympe. Leurs représentations dans notre société ne manquent pas, tels les contes, les histoires, peintures, les films. C'est un imaginaire qui nous est familier.
Ce qu'on ignore cependant, c'est que bon nombre de ces histoires se retrouve dans les récits d'autres civilisations, et ce, à différentes époques. Si vous êtes persuadés que ce sont les Grecs qui ont la paternité du récit du Cyclope Polyphème et d'Ulysse, alors les travaux de Julien d'Huy sont faits pour vous. Quant à ceux qui en doute, ils découvriront pourquoi leur intuition était la bonne.
L'origine de nos mythes serait en effet issue de notre très lointain passé, ce qui explique pourquoi plusieurs mythes dont les histoires se ressemblent proviennent pourtant de zones géographiques très éloignées. Julien d'Huy nous explique sa méthode d'analyse qui lui permet d'étudier la parenté de ces récits fondateurs.

Souverainisme. Avec Jacques Sapir et Georges Kuzmanovic sur Radio Campus Paris.


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16.03.2023

"Après 5 constitutions républicaines, après des restaurations monarchiques, des dérives impériales, après Vichy, nous savons que la République est fragile, sujette à l'instabilité, promise aux dérapages. Le mal vient justement de la doctrine de la souveraineté." écrit Blandine Kriegel (La République incertaine, La Quai Voltaire, 1992).
Mais faut-il jeter le bébé de la souveraineté avec le bain de son passif ? Jacques Sapir et Georges Kuzmanovic, deux souverainistes convaincus, ont leur petit avis sur la question...

Émission "Mots de passe".

L'Etat de droit. Avec Blandine Kriegel, Elsa Margueritat et Ghislain Benhessa sur Radio Campus Paris.


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27.10.2022

"L'Etat, c'est moi" aurait dit le Roi Soleil. Mais tandis que le Soleil se couche, le siècle des Lumières commence. Avec Montesquieu, il se dit que l'Etat doit moins reposer sur une seule tête couronnée que dans l'esprit des lois. Révolution, restaurations, républiques et empires se succèdent et jettent progressivement les bases de l'Etat de droit.
Mais en quoi, en fait, l'Etat était-il de travers avant que d'être "de droit" ? Y a-t-il jamais eu un Etat sans droit, et inversement ? Au-delà du légendaire mot d'esprit royal, le premier n'est-il pas d'abord l'incarnation du second ? Et le second ne suppose-t-il pas le premier ? Bref : l'Etat de droit ne serait-il pas un pléonasme ?
Ce serait oublier un peu vite que le droit a des raisons que la raison d'Etat ne connaît pas, et l'Etat a des droits que le droit ignore. Dans ce couple si fusionnel qu'il en paraît incestueux, chacun peine à accepter les revendications de l'autre - dont il s'estime être le géniteur. Le droit est-il en état de dire à l'Etat son droit si le droit descend tout droit de l'Etat lui-même ? Quant à l'Etat, peut-il mettre hors d'état le droit si le droit est précisément ce qui le met en état de tenir de droit ? Mais, dans ce cas, l'Etat de droit est-il encore un pléonasme... ou un oxymore ?

Émission "Mots de passe".