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Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.
Émission "Egosystème", animée par Florence Farion.



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Zoologue et biologiste Suisse renommé, Adolf Portmann a élaboré une théorie originale sur l'apparence des multiples formes du vivant en marge du darwinisme évolutif.
Le sociologue Patrick Ernst, grand connaisseur des travaux de Portmann, nous familiarise avec son maître-livre La Forme animale et en souligne les perspectives fécondes pour repenser l'existence humaine au sein de la création.
Émission "L'horloge de sable", animée par Christian Ciocca.


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Plus que ses prédécesseurs, le pape François a fait l'objet de critiques publiques, parfois virulentes, de la part d'une partie des catholiques et du Vatican. Trop dictatorial dans sa manière de diriger, trop à gauche, trop progressiste, le pape François ?
L'historien Yves Chiron, spécialiste de l'Église catholique à l'époque contemporaine, s'est penché sur les fondements de ces critiques récurrentes et sur la "François-phobie" au sein de l'Eglise.
Émission "Babel", animée par Noriane Rapin.


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Sinologue et traducteur, Jean François Billeter rend d'abord hommage à la pensée et à l’écriture d'un esprit des Lumières quelque peu oublié : Lichtenberg.
Dans un second temps, il aborde l'épineuse question de la traduction du chinois au français dans trois essais rassemblés aux éditions Allia.
Émission "Entre les lignes", animée par David Collin.


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Douloureux, le travail a mauvaise presse. Mais le travail pourrait être aussi lʹoccasion de faire naitre le meilleur en nous, sous conditions.
Christophe Dejours, psychiatre, psychologue et psychanalyste, explore ce pan de nos vies depuis une cinquantaine dʹannée : il a vu évoluer l'organisation du travail et s'installer la déshumanisation, la perte de sens.
Émission "Egosystème", animée par Florence Farion.


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Robert Hainard, célèbre peintre et sculpteur animalier, fut aussi un penseur dont la philosophie continue d'inspirer Philippe Roch qui voit en lui un précurseur de l'écologie, au point de lui consacrer un ouvrage.Il tire des idées et de la vie de l'artiste genevois les fondements d'une transition écologique qui pourrait renverser la tendance destructrice qui est celle de notre civilisation.
Le peintre animalier, sans pour autant refuser toute idée de technique de pointe et de modernité, considérait que l'Homme devait retrouver ses origines paléolithiques et réapprendre à communier avec une nature sauvage retrouvée en inventant un nouveau système économique, loin de l'idéologie de la croissance.
Émission "Le grand entretien", animée par Anik Schuin.


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Axant sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles, notamment la révolution numérique, le philosophe Bernard Stiegler nous évoque son travail avec un groupe de personnalités issues des sciences, du droit, de l'économie, des arts, de la philosophie, de l'ingénierie et de l'activisme qui travaille à l'écriture d'un "memorandum of understanding". Ce document sera adressé le 10 janvier 2020, à Genève, à l'Organisation des Nations Unies dans le but de promouvoir le progrès, de protéger la biosphère et d'éviter que ne recommence la barbarie guerrière.
Membre fondateur et président de l'association Ars Industrialis, celle-ci regroupe des citoyens bénévoles engagés dans la lutte pour l'élaboration d'une politique industrielle des technologies de l'esprit qui préserve les modes d'existence individuels et collectifs aujourd'hui menacés par l'anthropocène.
Émission "Histoire vivante", animée par Jean Leclerc.


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Au cours de ses réflexions sur la transplantation, dans sa dimension à la fois technique et sociale, Sylviane Agacinski souligne l'ambiguïté d'une pratique médicale qui sauve de nombreuses vies mais crée aussi une "demande d'organes" : comment y répondre ?
D'abord, soutient-elle, en protégeant le corps des vivants face aux ultra-libéraux, partisans d'un marché légal des organes, et aux trafiquants dont les miséreux et les réfugiés sont victimes, lorsque les États laissent faire. Ensuite, en privilégiant le don de soi post mortem, librement consenti, plutôt qu'en maintenant le stratagème du "consentement présumé du défunt". Sylviane Agacinski s'appuie ici sur Marcel Mauss pour en appeler à une société solidaire, dans laquelle chacun peut à son tour recevoir ou donner et, quelquefois, transmettre la vie par-delà la mort.
Émission "Sous les pavés", animée par Anik Schuin.