L'Enfant qui inquiète. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Ombres Blanches.


(0)
51 Vues
0 commentaire
26.12.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

Capitalisme, fascisme et pulsionnalité. Avec Frédéric Lordon et Sandra Lucbert à la Librairie Mollat.


(1)
78 Vues
0 commentaire
02.2026

Frédéric Lordon et Sandra Lucbert proposent une relecture radicale de la psychanalyse à la lumière du spinosisme. Ce projet à quatre mains vise à restaurer la psychanalyse comme outil d'émancipation politique, loin d'une pratique refermée sur la sphère privée. À travers le personnage de Modus, les auteurs explorent la genèse du psychisme, de la naissance à l'insertion dans les structures sociales, en introduisant notamment le concept d'objet zéro pour définir la pulsion comme un effort de persévérance face au traumatisme inaugural de la vie.
Ils analysent comment le capitalisme néolibéral et le patriarcat s'inscrivent dans nos structures psychiques les plus profondes. Cette approche matérialiste permet de comprendre des phénomènes contemporains comme le mandat de Donald Trump ou les violences systémiques, non comme des folies individuelles, mais comme des produits de rapports sociaux.
En s'écartant des théories de Sigmund Freud et Jacques Lacan pour proposer une psychanalyse consciente des structures de domination, Frédéric Lordon et Sandra Lucbert refusent de pathologiser les individus, préférant analyser les stratégies du Conatus face à un environnement donné.
Ce sont les contours d'une critique sociale puissante prenant racine dans l'intimité du psychisme qui se dessine ici, pour mieux contester l'ordre établi.

 - 00'00 : Introduction
 - 01'10 : Replacer la psychanalyse dans le camp de l'émancipation 
 - 05'40 : Capitalisme, fascisme et emprise sur la pulsionnalité 
 - 07'30 : Le cas Donald Trump et la position schizoparanoïde 
 - 14'00 : Analyse sociale des violences et du racisme 
 - 20'50 : Critique du psychanalysme d'Élisabeth Roudinesco 
 - 24'45 : Une définition de la pulsion avec Baruch Spinoza 
 - 30'20 : Le traumatisme de la naissance et l'objet zéro 
 - 36'50 : La vie de Modus : une narration théorique 
 - 41'30 : La chose près du berceau et la dépathologisation 
 - 45'20 : Repolitiser l'ordre symbolique face à Jacques Lacan 
 - 49'50 : Conclusion et annonce du second volume

Un échange mené par Pierre Crétois.

Qui croit en quoi aujourd'hui ? Avec Slavoj Zizek au Centre Pompidou.


(0)
97 Vues
0 commentaire
29.03.2006

À l'heure où les spiritualités exotiques prospèrent et où l'on vante les vertus des croyances "vécues de l'intérieur", le psychanalyste et philosophe slovène Slavoj Zizek nous présente une réflexion tout à fait incorrecte qui s'appuie sur Jésus, Hegel, Steven Spielberg, Job, Nietzsche, Harry Potter, Staline, saint Paul, Bill Clinton, Heidegger et quelques autres.
Soumettant les diverses formes du religieux aujourd'hui au crible d'un regard lacanien, Slavoj Zizek procède ce faisant à une relecture iconoclaste du christianisme. Au terme d'une analyse délibérément politique, s'il n'hésite pas à dénoncer les tendances perverses du christianisme, il en affirme aussi et surtout le caractère proprement révolutionnaire en mettant au jour son noyau "matérialiste".

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


(1)
726 Vues
0 commentaire
2025

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Des choses cachées depuis la fondation du monde. Avec René Girard sur France Culture.


(0)
319 Vues
0 commentaire
12.1978

En 1978, René Girard publiait Des choses cachées depuis la fondation du monde. Un livre dans lequel, six ans après l'avoir exposée dans La Violence et le sacré, il approfondissait sa théorie selon laquelle toute société humaine repose sur une violence qu'engendre la mimèsis d'appropriation, le désir mimétique de posséder ce que l'autre possède.
L'occasion pour l'anthropologue de détailler son interprétation du mythe d'Œdipe, sa théorie du mimétisme, une analyse de la bible avec des références à l'Apocalypse ou encore à la Passion du Christ. René Girard analyse les processus de sacrifice, de désignation du bouc émissaire sur lesquels se seraient fondées toutes les religions primitives. Enfin, il revient sur la relation avec la psychiatrie, les liens avec Freud et l'énorme apport de la littérature à son corpus théorique à travers les œuvres de Cervantès, Stendhal, Flaubert, Dostoïevski, Proust mais aussi celles de James Joyce et Virginia Woolf.

Émission "Chemins de la connaissance", animée par Roland Auguet.

René Pommier, pourfendeur de fariboles. Avec Henri de Monvallier à l'Université Populaire d'Issy-les-Moulineaux.


(1)
296 Vues
0 commentaire
2021

Agrégé de lettres, ancien élève de l'École normale supérieure et spécialiste du XVIIe siècle, René Pommier s'est imposé comme un critique redoutable, animé par une exigence rationaliste et un goût certain pour la polémique. Ses travaux, nourris par une érudition rigoureuse, consistent à déconstruire ce qu'il considère comme des impostures intellectuelles, souvent érigées en dogmes. Son parcours universitaire classique contraste ainsi avec l'audace de ses prises de position, toujours argumentées, mais rarement consensuelles.
S'attaquant aussi bien aux penseurs religieux qu'aux figures majeures des sciences humaines, Pommier démonte avec une précision implacable les discours qu'il juge irrationnels, infondés ou mystificateurs. Il réfute ainsi l'interprétation barthésienne de Racine, qu'il juge absurde et prétentieuse, avant de s'en prendre à Pascal, dont il démonte les raisonnements apologétiques au nom d'un rationalisme rigoureux. Sa critique de Freud, qu'il accuse d'avoir bâti une œuvre relevant plus du mythe que de la science, s'inscrit dans la même logique démystificatrice. Girard, autre figure intellectuelle célébrée, est à son tour passé au crible : Pommier démonte son concept de désir mimétique et dénonce ses lectures littéraires comme profondément erronées. Enfin, son analyse des écrits de Sainte Thérèse d'Avila se veut une mise à nu d'un discours mystique qu'il lit comme une pure manifestation de folie, imperméable à toute forme de doute ou de réflexion critique.
Cette série de conférences, placée sous le signe de la rigueur et de l'irrévérence, invite à une réflexion stimulante sur les limites de la foi, de la théorie et de l'autorité intellectuelle. À travers ses lectures incisives, René Pommier nous pousse à exercer sans relâche notre esprit critique, même – et surtout – face aux figures les plus respectées du panthéon intellectuel.

La psychanalyse à l'école de la littérature ? Avec Eric Marty sur France Culture.


(0)
269 Vues
0 commentaire
29.03.2018

La littérature ne serait-elle pas la meilleure voie pour entrer dans le discours si tortueux de Lacan, un discours qui se tient toujours aux marges de la Chose et ne touche au réel que par le détour des jeux de mots ? Elle serait justement la voie par laquelle les concepts lacaniens s'avèrent tributaires de l'imaginaire, d'une mythologie personnelle que Lacan doit, par exemple, à Sade, lorsqu'il fait s'originer son éthique dans une expérience du tragique qui reçoit le nom de "seconde mort".
L'écrivain Eric Marty de nous raconter Lacan en lecteur qui sait ne pas se laisser prendre au piège de la lettre...

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

De la transgression à la perversion. Avec Dany-Robert Dufour et Isabelle Alfandary sur France Culture.


(0)
304 Vues
0 commentaire
10.01.2024

La perversion peut être comprise comme une transgression des normes. Cette déviation peut-elle trouver une explication dans le fonctionnement de notre psychisme ? Pour Sigmund Freud, la transgression a un rapport avec la recherche du plaisir qui nous anime dès l'enfance. Ainsi, "la perversion pour Freud fait partie d'un développement que l'on pourrait dire 'normal' ", explique Isabelle Alfandary, "elle n'est pas forcément un vice". Autrement dit, "la grande découverte freudienne va avec l'idée qu'on ne devient pas pervers, on le reste". Qu'est-ce qui caractérise donc la perversion adulte ?
Il est également possible de tenter de comprendre la perversion d'un point de vue politique et social. Observe-t-on une perversion sociale ou au contraire assiste-t-on à un plus grand durcissement des mœurs ? Pour Dany-Robert Dufour, "nous sommes passés d'un système théologico-politique à un autre" : "nous étions dans un système répressif, avec donc l'idée de l'amour de Dieu qui était au centre de ce système, et maintenant, nous sommes dans un système incitatif", dans lequel il serait possible "de satisfaire toutes nos appétences".
La systématisation de la transgression ne serait-elle pas une inclination perverse ? Peut-elle se manifester dans une lutte contre une société pervertie ? Dans quelle mesure le "capitalisme de consommation" serait la cause de cette perversion ? 

Émission "Avec philosophie", animée par Géraldine Muhlmann.