Le burn-out : un épuisement subjectif sans sujet. Avec Jean-Pierre Lebrun à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en Psychopathologies.


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05.06.2017

L'apparition de cette "nouvelle" pathologie dans le monde du travail prend aujourd'hui une tournure endémique. Elle migre également vers d'autres domaines : on parle de burn-out maternel, de burn-out parental !
Il importe donc de tenter d’y voir un peu plus clair et d’étudier, au-delà de la dénonciation de ce qui ne serait qu’un effet de mode facile, les conditions anthropologiques, elles-mêmes effets d’un discours, de l’éclosion du burnout et de sa dimension psychique.

La psychanalyse va-t-elle disparaître ? Avec Rémi Soulié sur Radio Courtoisie.


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12.02.2018

Le discours dominant prétend que la psychanalyse est périmée. En réalité, elle doit s'adapter. Le monde d'aujourd'hui n'est plus celui de Freud ni de Lacan. Une société nouvelle entraîne de nouveaux comportements et de nouveaux malaises.
"Dépoussiérer" la psychanalyse, la confronter au contemporain implique de réfléchir à ces symptômes, à la frontière entre le pathologique et le social, en repensant le cadre de la cure, à l'heure des consultations via Skype.
Comment la psychanalyse peut-elle trouver sa place dans un monde dominé par la culture du résultat, de l'efficacité et de la réussite ? Dans un monde où le temps n'a plus de valeur et où l'évaluation chiffrée est permanente ?
Ce sont les questions que se pose Elsa Godart dans son dernier livre La psychanalyse va-t-elle disparaître ? que présente ici Rémi Soulié.

Émission "Le Monde de la philosophie".

Ce qu'exige le vivre-ensemble des hommes et des femmes. Avec Jean-Pierre Lebrun à Clermont-Ferrand.


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20.10.2017

Le monde change : personne n’en doute plus, même si tout le monde est loin de partager l’idée d’une mutation anthropologique.
C’est l’articulation du singulier et du commun qui s’en trouve ébranlée. C’est, sous la houlette des avancées de la science – et des techniques qu’elle rend possibles -, la nouvelle donne du lien social, d’une "société des individus" qu’il s’agit de penser.
Il est possible d’éclairer ce trajet de mille et une façons mais pour "penser", ce sera toujours une position de recul qu’il faudra prendre et celle-ci risque aujourd’hui d’être aussitôt interprétée comme se voulant de surplomb, et donc réintroduisant une verticalité dont le nouveau monde ne veut plus !
Que peut alors la psychanalyse ? Pourquoi encore se référer à cette discipline née il y a maintenant plus d’un siècle ? Peut-être simplement, parce qu’elle a depuis sa naissance, et d’une manière inédite, tenté d’éclairer ce qui faisait l’humanité de l’humain, y compris de l’inhumain qui l’habite. Et qu’à ce titre, elle reste un appui incontournable pour penser le monde.

Un conférence qui s'inscrit dans le colloque "Le singulier, le commun : quel lien social ?" de l'association "Médecine et Psychanalyse dans la Cité".

De Jacques Lacan à Occupy Wall Street. Avec Slavoj Zizek sur France Culture.


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13.06.2016

Lorsque Slavoj Zizek, en 1990, est candidat aux premières élections libres de son pays, il a alors déjà une renommée internationale en tant que philosophe. Encore aujourd'hui, c’est la philosophie qui le fascine le plus : "je fais des analyses politiques, parfois provocantes, on m’accuse etc… mais mon amour véritable n’est pas là, il est dans la philosophie et spécialement l’idéalisme allemand". Il est également spécialiste de la pensée de Jacques Lacan.
A travers ses travaux, Slavoj Zizek exhume les idéologies cachées et montre la manière dont les Etats démocratiques, à travers leur idéologie, parviennent à neutraliser toute forme de pensée : "Je crois qu’il y a aujourd'hui un "Denken Verbot", c'est-à-dire une interdiction de penser. Ça peut paraître paradoxal mais ce n’est pas une interdiction directe. (…) On n’est pas prêt à prendre des thèmes problématiques au sérieux".
Il évoque le mouvement qui au début des années 2010 a prôné l'occupation des bureaux de Wall Street. "Avant Occupy Wall Street, même la gauche radicale n'a pas osé poser de questions fondamentales comme : quel est le destin du capitalisme ? Est-ce que notre démocratie parlementaire est la seule chose possible ? (…) Occupy Wall Street est le premier mouvement (…) de masse dont la cible est le système comme tel…"
Retour, donc, sur le parcours intellectuel et militant de cet étrange philosophe néo-marxiste et post-structuraliste slovène.

Émission "Hors-champs", animée par Laure Adler.

Jung et la Gnose. Avec Françoise Bonardel au Cercle Aristote.


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29.01.2018

Médecin de l'âme et homme de culture, Carl Gustav Jung (1875-1961) s'est intéressé à la gnose dès les années 1910 alors qu'il effectuait des recherches sur les mythologies, mystères et croyances populaires. Son intuition lui disait que cette littérature étrange et difficile détenait un trésor d'images symboliques dont il lui fallait comprendre la signification. Peu après confronté à une crise intérieure (1913) dont il fit le récit dans Le Livre Rouge, Jung en vint à considérer les gnostiques comme les premiers explorateurs de l'inconscient, découvrant le monde des archétypes qui leur inspira leurs visions et leurs mythes.
Comme les alchimistes plus tard, ces visionnaires l'ont souvent guidé dans l'élaboration de la psychologie analytique, "gnostique" en ce qu'elle restitue une plénitude de sens à la vie désorientée de l'homme contemporain. Jugées hérétiques par les premiers auteurs chrétiens, les gnoses dont l'origine est incertaine (Syrie, Iran, Judée ?) laissaient libre cours à l'imagination créatrice et avaient du salut une vision aussi proche des initiations antiques que du christianisme. Valorisant la découverte de soi à travers l'expérience personnelle du divin, leur enseignement ne pouvait laisser Jung indifférent.
Fut-il lui-même "gnostique" comme l'en accusèrent Martin Buber et certains théologiens chrétiens ? S'il le fut, c'est à sa manière : afin de répondre
aux exigences spirituelles de son temps désireux de "savoir" plutôt que de croire.

Freud au quotidien. Avec René Pommier sur Radio Courtoisie.


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04.01.2016

A des degrés divers, tous les livres de Freud prouvent qu'il est fou.
Mais la Psychopathologie de la vie quotidienne prouve qu'il ne l'est pas seulement dans son cabinet de consultation et lorsqu'il prétend soigner des névroses quitte à les inventer de toutes pièces comme pour le petit Hans. Elle prouve qu'il l'est du matin au soir et dans toutes les circonstances les plus ordinaires de la vie de tous les jours.
Elle prouve également que celui que l'on considère volontiers comme un esprit moderne et éclairé, celui que beaucoup célèbrent comme un digne continuateur de l'esprit des Lumières, est, en réalité, profondément superstitieux.
Comme tous les esprits crédules, il se refuse à admettre le rôle pourtant considérable que joue le hasard dans tous les événements de la vie.
Bref, selon René Pommier, la lecture de la Psychopathologie de la vie quotidienne conduit à se demander si Freud n'était pas seulement un maboul accompli, mais aussi, mais d'abord un sombre crétin.

Émission "Psychologie et littérature", animée par le Pr. Quentin Debray.

La société autophage. Avec Anselm Jappe à la Librairie Quilombo.


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04.10.2017

Dans La société autophage, le philosophe allemand Anselm Jappe livre une proposition théorique originale et très radicale du capitalisme ainsi qu’une analyse des formes de violence extrêmes. En s’intéressant au sujet narcissique-fétichiste, qu’il identifie comme la subjectivité propre au capitalisme de crise, la "critique de la valeur" élargit ici son discours à la sphère des structures psychiques, à la recherche du sujet même de la fétichisation de la marchandise. Ce travail s’adresse à tous ceux qui se préoccupent de la "pulsion de mort" de la société actuelle et qui pensent qu’elle est le résultat d’une véritable crise de civilisation.   
Le mythe grec d’Érysichthon nous parle d’un roi qui s’autodévora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim – punition divine pour un outrage fait à la nature. Cette anticipation d’une société vouée à une dynamique autodestructrice constitue le point de départ de La Société autophage. Anselm Jappe y poursuit l’enquête commencée dans ses livres précédents, où il montrait – en relisant les théories de Karl Marx au prisme de la "critique de la valeur" – que la société moderne est entièrement fondée sur le travail abstrait, l’argent, la marchandise et la valeur.
Mais comment les individus vivent-ils la société marchande ? Quel type de subjectivité le capitalisme produit-il ? Pour le comprendre, il faut rouvrir le dialogue avec la tradition psychanalytique, de Freud à Erich Fromm ou Christopher Lasch. Et renoncer à l’idée, forgée par la Raison moderne, que le "sujet" est un individu libre et autonome. En réalité, ce dernier est le fruit de l’intériorisation des contraintes créées par le capitalisme, et aujourd’hui le réceptacle d’une combinaison létale entre narcissisme et fétichisme de la marchandise.
Le sujet fétichiste-narcissique ne tolère plus aucune frustration et conçoit le monde comme un moyen sans fin voué à l’illimitation et la démesure. Cette perte de sens et cette négation des limites débouchent sur ce qu’Anselm Jappe appelle la "pulsion de mort du capitalisme" : un déchaînement de violences extrêmes, de tueries de masse et de meurtres "gratuits" qui précipite le monde des hommes vers sa chute.
Dans ce contexte, les tenants de l’émancipation sociale doivent urgemment dépasser la simple indignation contre les tares du présent – qui est souvent le masque d’une nostalgie pour des stades antérieurs du capitalisme – et prendre acte d’une véritable "mutation anthropologique" ayant tous les atours d’une dynamique régressive.

Impostures intellectuelles, 20 ans après. Avec Jean Bricmont et Alan Sokal pour Lumières !


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02.10.2017

Le 02 octobre 1997 sortait le livre Impostures intellectuelles d'Alan Sokal et Jean Bricmont. Vingt ans après, nous retrouvons les deux mousquetaires de la raison dans un entretien en forme de bilan.
Ca si le postmodernisme y avait été vertement attaqué, force est de constater que l'usage fantaisiste de concepts des "sciences dures" continue en sciences humaines, malgré la multiplication récente des canulars "à la Sokal".
De l'usage des mathématiques par Alain Badiou à la psychanalyse, c'est encore et toujours le réalisme en matière de philosophie et d'épistémologie et la méthode scientifique qui sont bafoués.
Alan Sokal et Jean Bricmont nous invitent à nous réapproprier les écrits des grands penseurs rationalistes (Russell, Vuillemin, Granger, Bouveresse, Baillargeon) et à poursuivre le combat contre les pseudo-sciences et le charlatanisme.
Cette attitude ne peut être cohérente sans une défense acharnée de la liberté d’expression afin que la "culture de l'irrationalisme" - découlant de la mode intellectuelle du postmodernisme - puisse être réfutée serainement.