Du talmudisme au judéo-christianisme, par Claude Timmerman.


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03.02.2018

Le concept de "judéo-christianisme", mis en avant par le concile Vatican II, est si souvent évoqué pour qualifier notre civilisation, devenu si banal, qu’on oublie souvent de s’y arrêter. Que veut-il dire ? Quelle est sa réalité ? En a-t-il même une ?
Alors qu’avec Constantin Ier le christianisme s’imposait au monde gréco-romain, le talmudisme, qui prétend éclairer la Torah par une compilation de Lois orales d’origine rabbinique, devenait la nouvelle acception d’un judaïsme définitivement dégagé du culte sacerdotal judéen. Judaïsme post-chrétien traitant de règles et de prescriptions, dans lequel le mot "foi" est singulièrement absent. Dès lors, que peut-on dire de cette prétendue filiation qui lierait le christianisme au judaïsme ?
Pour répondre à cette question, Claude Timmerman est retourné aux temps de l’écriture des textes bibliques. Il a puisé au cœur de l’archéologie, relevant les différents anachronismes, les acrobaties logiques et linguistiques au service des mythes historiques sur lesquels s’appuie la création de l’État sioniste et la perpétuation de sa puissance.
Une mise au point indispensable.

La prédestination. Avec Henri Blocher à l'Eglise du Tabernacle à Paris.


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1996

Qu'en est-il, aujourd'hui, du débat sur la prédestination ? Sur la question de la souveraineté de Dieu et de la décision humaine, deux tendances doctrinales s'affrontent depuis longtemps : il y a le côté d'Augustin, de Luther, de Calvin, de César Malan, de Spurgeon et il y a de l'autre côté, celui de Pélage, de Melanchthon, d'Arminius, de Wesley, de Finney.
Les arguments échangés n'ont pas perdu leur pertinence. Henri Blocher les passe en revue en revenant toujours aux écritures et tentera de montrer que l'affirmation sans réserve de la souveraineté de Dieu dans la conversion de l'homme, loin d'exclure, implique et fonde l'appel à la décision, en lui permettant de garder son caractère biblique.

Les théologies de la prospérité. Avec Sébastien Fath au Centre Évangélique d'Information et d'Action de Lognes.


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19.11.2012

On dénonce souvent sans nuance "la" théologie de la prospérité, comprise comme une arnaque qui fait croire que donner (beaucoup) au prédicateur, c'est comme gagner au loto. Des dérives, il peut y en avoir, comme ailleurs. Mais la réalité est assez différente des caricatures.
Car si l'on revisite le sujet sous l'angle socio-historique, on découvrira DES théologies chrétiennes de la prospérité, ancrées dans l'héritage protestant, inscrites dans l'histoire postcoloniale du christianisme, et aux effets sociaux multiformes.
Une étude nécessaire pour comprendre un phénomène important, au-délà des clichés.

France-Etats-Unis : un commerce équitable ? Avec Régis Debray sur France Culture.


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01.07.2017

De quelles natures sont les relations transatlantiques ? Quels produits, quelles attitudes, quelles images avons-nous échangés, partagés ou déclinés ? Que doit concrètement l’Europe à l’Amérique et que doit l’Amérique à l’Europe ?
Une série d'émissions où Périco Legasse, Olivier Abel, Francis Marmande, Françoise Gaillard, Paul Soriano, Bernard Cerquiglini, Alban Cerisier, Benoit Peteers, Catherine Bertho-Lavenir et Raphaëlle Moine accompagnent Régis Debray dans son questionnement.

Bibliothèques idéales ? Rencontre avec Régis Debray à Strasbourg.


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08.09.2017

"La littérature est un exercice de lenteur et il y a des ennuis largement récompensés à la fin."
L’auteur de Civilisation, Régis Debray, ami de Julien Gracq, rappelle que la solitude, le silence, l’immobilité sont nécessaires à la lecture et à l’écriture. Il constate que l'Europe a passé le témoin à l'Amérique, qui étend son empire de ce côté-ci de l'Atlantique. Son analyse est aussi une réflexion profonde sur la notion de civilisation.
"Vous m'accorderez que la solitude, l'immobilité et le silence, les trois choses nécessaires à la lecture comme à l'écriture, n'ont plus le vent en poupe. Dans un monde numérique, aux connexions ultra rapides, où l'attention se disperse, plonger dans Guerre et Paix vous expose à l'envoi chez un psychiatre. La lecture devient une dissidence, un vice, avec un côté asocial ou antisocial. Cela fait chic, si l'on veut, mais pas choc. Cela fait surtout ringard. Il y a, dans le souci littéraire, une rupture de contrat, une subversion en douce. Rompre avec les on-dit, les bienséances et les partis pris. Rompre avec tout ce qui fait qu'on a la Légion d'honneur. C'est encore plus vrai aujourd'hui."

Macron, Ricoeur, et le protestantisme. Avec Régis Debray et Olivier Abel à l'Oratoire du Louvre.


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21.09.2017

Dans son dernier ouvrage, Le nouveau pouvoir (Editions du Cerf), Régis Debray parle d'un "moment Ricœur" à propos du président Macron et de l'américanisation de la vie politique française.
Dans son livre précédent, Civilisation, comment nous sommes devenus américains (Gallimard), il désignait le néo-protestantisme américain à la fois comme une menace et comme une évolution inévitable, la religion de demain.
Olivier Abel, figure bien connue du protestantisme français, débat de ces interprétations avec Régis Debray tout en abordant d'autres sujets : la prédominance de l'économique sur le politique, l'incarnation du pouvoir par Emmanuel Macron ou encore l'hégémonie des États-Unis.

Civilisation, avec ou sans 's' ? Débat entre Régis Debray et Michel Onfray à la Fondation Res Publica.


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29.05.2017

Dans quelle civilisation sommes-nous ? Et que signifie le mot 'civilisation' ? Doit-on parler d'une civilisation occidentale, américaine ? On disait européenne autrefois...
Quand on se tourne vers Arnold J. Toynby, Oswald Spengler, ou Fernand Braudel, on voit que le nombre de civilisations répertoriées est à peu près le même, entre 8 et 10, est-ce vrai encore aujourd'hui ? Y'a-t-il plusieurs civilisations sur la Terre ou bien n'y a-t-il qu'une seule civilisation planétaire ? Quelle différence peut-on faire entre civilisation et culture ?

Un débat modéré par Jean-Pierre Chevènement.

Jésus est juif en Amérique. Avec Célia Belin sur la RTS.


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26.08.2012

L’alliance solide et profonde qui unit les États-Unis et Israël depuis plus de soixante ans est communément attribuée à l’influence d’un lobby juif tout-puissant qui tirerait les ficelles de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Or cette vision réductrice néglige un aspect essentiel de la question : aujourd’hui, aux États-Unis, les supporters d’Israël les plus fervents et les plus nombreux sont issus de la droite chrétienne.
Ces partisans dévoués de l’État juif, que l’on appelle chrétiens sionistes, sont convaincus qu’il relève de leur devoir religieux d’aimer et de protéger Israël. En une quarantaine d’années, ils ont gagné une influence sans précédent dans le système politique, aidés par l’explosion du conservatisme et par leur partenariat avec les faucons israéliens. De George W. Bush à Sarah Palin, le soutien à Israël est désormais une figure imposée pour tout candidat républicain.
En plongeant dans l’univers exalté des chrétiens sionistes, Célia Belin nous révèle l’extraordinaire montée en puissance d’un mouvement politique inspiré d’une théologie fondamentaliste et radicale, acteurs incontournables de la vie politique américaine.