La transformation de la valeur économique dans le capitalisme cognitif. Avec Yann Moulier-Boutang à l'Université de Montréal.


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29.11.2017

Les transformations de la valeur économique dans le capitalisme cognitif réduisent l'importance de la localisation de la production au profit de l'amont et de l'aval : conception, logistique, captation des externalités positives de coopération, réseaux de diffusion et distribution, boucle itérative de contrôle de la confiance et de la sécurité.
Plus généralement la croissance de la finance, véritable gouvernance supplétive d'une économie où les externalités prennent de plus en plus de place, remet en question l'ensemble des instruments de la souveraineté étatique, voir des organisations internationales.
Le droit est pris dans des programmes de minimisation des coûts de transaction : il n'assure plus simplement les règles du jeu des différents types contrats mais devient une variable elle-même calculable dans les frais de la gouvernance globale.
Yann Moulier-Boutang prend divers exemples du défi que représentent ces transformations dans les domaines de la codification des immatériels (droits de propriété, normes sociales, environnementales) et se demande finalement si pareille clé de lecture des innovations juridiques permet :
 a. de dégager des tendances générales
 b. de départager les transformations les innovations positives et négatives et de ne pas s'en tenir à un simple fonctionnalisme (modernisation, frein, facilitateur) sur le rôle du droit

Une conférence qui se fait dans le cadre du cycle de conférences "La circulation du droit à l'heure du capitalisme cognitif" organisé par la Chaire LexUM en information juridique.

Les dépossédés, une histoire de l'aliénation. Avec Bruce Bégout à l'Université Populaire de Bordeaux.


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2013

Pourquoi certains penseurs, et non des moindres (de Hölderlin à Stirner en passant par Hegel, Feuerbach et Marx), ont-ils ressenti le besoin de théoriser ce sentiment de dépossession propre à notre époque moderne ?
C'est le but de l'étude passionante du concept d'aliénation à laquelle nous sommes conviés en compagnie de Bruce Bégout.

Mort et renaissance de l'auteur. Avec Antoine Compagnon à Tunis.


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19.03.2009

Historien de la littérature française et critique littéraire reconnu, Antoine Compagnon interroge l'une des questions les plus controversées des études littéraires : la place de l'auteur.
Son projet est double : d'une part reconstruire l'histoire d'une notion littéraire et d'autre part confronter cette notion avec la littérature et les études littéraires d'aujourd'hui.
Le XXe siècle a commencé par les transgressions de la littérature (donc de la notion d'auteur) par les avant-gardes, et il s'est terminé sur la dissolution des limites de la littérature (donc de la notion d'auteur) par la postmodernité. 
Aujourd'hui, les nouveaux médias électroniques rendent urgente cette question : quelle acception peut-on encore donner à une notion critique comme celle d'auteur quand elle est confrontée à la variété et à la diversité des expériences et pratiques culturelles ?

Repenser l'esthétique. Avec Bernard Stiegler pour Alphabetville à Marseille.


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21.03.2007

Notre époque se caractérise comme prise de contrôle de la production symbolique par la technologie industrielle, où l’esthétique est devenue l’arme et le théâtre de la guerre économique. Il en résulte une misère où le conditionnement se substitue à l’expérience esthétique.
"Cette misère est une honte" rajoute Stiegler. Le processus pour échapper au contrôle du sensible et au conditionnement des esprits - l’an-esthésie qui conduit à la misère symbolique - serait de rendre sa place à "l’expérience esthétique", voie d’émergence de la singularité sensible, indispensable à la constitution de l’être social.
C’est en analysant le circuit de cette expérience et les niveaux de la sensibilité, tout en prenant en considération le "tournant machinique de la sensibilité", que Bernard Stiegler s’essaie à repenser l’esthétique, et ébauche les concepts d’organologie générale et de généalogie du sensible.
Pour une "nouvelle pensée de l’industrie à partir de l’expérience sensible", qui formerait une ultramodernité artistique et culturelle. Et pour l’établissement d’une société dans laquelle production symbolique et vie de l’esprit viendraient au coeur de la vie industrielle.

Comprendre un monde qui change : Internet et ses enjeux. Avec Benjamin Bayart à l’Institut Mines-Télécom.


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08.11.2013

Benjamin Bayart nous démontre ici ce qu’est effectivement Internet et comment cet outil a permis de modifier fondamentalement la façon dont nous faisons société.
Il existe donc désormais un outil qui offre la possibilité à chacun d’entre nous, non seulement d’accéder à tout moment à une multitude de contenus, mais également de diffuser ses propres contenus de façon autonome (ou pas) et sans que ces contenus soient au préalable filtrés, analysés, avalisés ou censurés par une tierce partie (ou pas).
Dès lors des enjeux forts semblent se dégager si l'on souhaite défendre ce bien commun qu'est l'Internet. Parmi ces enjeux citons à minima celui qui consiste en la nécessité de préserver la neutralité du réseau, condition sine qua non si l’on souhaite défendre les libertés fondamentales telle que celle énoncé dans l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui garantit à tout citoyen le droit de parler, écrire et imprimer librement.

Les avatars du droit d'auteur. Avec Jacques Boncompain et Yann Moulier-Boutang à Répliques sur France Culture.


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19.09.2009

A l'heure de la révolution numérique et de la crise d'une bonne partie de l'industrie du divertissement et de la culture, que penser du droit d'auteur ? Assistons-nous à l'éclatement du noyau classique des droits de propriété ?

Comment sortir de la catastrophe ? Avec Slavoj Zizek au Theâtre des Idées du Festival d'Avignon.


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11.07.2011

De la crise financière à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, la société du risque est devenue le modèle de notre monde contemporain sans cesse menacé d'effondrement écologique, économique ou politique.
Comment échapper à la fois à la catastrophe et au catastrophisme ? Quelles alternatives collectives construire pour faire face à cette crise de l'avenir ?
Slavoj Zizek analyse les différentes façons d'appréhender la crise du capitalisme. Car les quatre cavaliers de l'Apocalypse (désastre écologique, révolution biogénétique, marchandisation démesurée et tensions sociales) sont, selon lui, en train de le décimer.
Face à cette situation catastrophique, quatre attitudes semblent s'imposer : le déni (l'idée que la misère ou les cataclysmes, "cela ne peut pas m'arriver"), le marchandage ("laissez-moi le temps de voir mes enfants diplômés"), la dépression ("je vais mourir, pourquoi me préoccuper de quoi que ce soit") et l'acceptation ("je n'y peux rien, autant m'y préparer").
Or, il est possible de sortir collectivement de cette mondialisation malheureuse.

Qui veut contrôler internet ? Avec Jérémie Zimmermann à l'espace Les Champs Libres.


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02.02.2012

Depuis 15 ans, à mesure qu'internet est devenu l'outil essentiel de nos vies de tous les jours, de la communication et de la participation démocratique, il est également l'objet d'attaques d'envergure. Intérêts industriels transnationaux et gouvernements semblent désormais unis pour tenter de contrôler le net. Quelle est la nature de ces attaques? Quelles sont les conséquences pour nos libertés fondamentales? Comment réagir en tant que citoyen?