La culture de la guerre en France. Avec Jean-Claude Guillebaud chez Régis Debray sur France Culture.


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16.09.2016

Face aux torrents de violence que les médias nous montrent quotidiennement, saurons-nous rester droits sans devenir nous-mêmes barbares ? Aurons-nous assez de cran et de calme pour regarder en face les monstres qui nous habitent ?
La guerre est une prodigieuse énigme dont le feu, une fois encore, revient nous tourmenter. Et c'est en compagnie de Jean-Claude Guillebaud que Régis Debray se penche sur cette vérité encombrante, brutalement ressurgie du fond des ténèbres : l'homme a toujours fait et aimé faire la guerre.
Cette enquête sur une effroyable passion qui nous fascine et nous répugne tout à la fois, ce voyage au bout de la violence, comme un miroir qu'il nous tend, apportent un éclairage engagé et précieux sur les événements contemporains.

Emission "Les Discussions du soir", animée par Régis Debray.

La guerre et la paix. Avec Pierre Conesa chez Régis Debray sur France Culture.


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09.09.2016

En compagnie de l'ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense et spécialiste des questions stratégiques internationales Pierre Conesa, Régis Debray aborde la délicate problématique de la désignation de l'ennemi, point central du politique.
Mais justement : qui est l'ennemi ? Et comment et pourquoi se fabrique-t-on des ennemis ? Plus généralement, quels sont les mécanismes du chaos ? Et quel est le rapport entre affrontement militaire et stratégie politique ?
Dans une deuxième partie, les questions internationales sont abordées, en s'attardant sur la signification du conflit syrien et le rôle que joue la diplomatie religieuse saoudienne dans les relations internationales.

Emission "Les Discussions du soir", animée par Régis Debray.

Philosophie et Histoire. Avec Raymond Aron à la Sorbonne.


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1964

La vérité scientifique se détache de la conscience qui l'a élaborée puisque, à un certain degré d'approximation, elle vaut éternellement. En va-t-il de même pour la reconstitution historique ? L'historien ne s'exprime-t-il pas, lui-même et son époque, dans sa vision du passé ? Est-ce l'homme d'un temps ou un moi transcendantal qui est le sujet de cette science ? Cette dernière est-elle séparable de toute philosophie ? N'est-elle pas solidaire du présent historique et condamnée à changer avec lui ? En d'autres termes la science historique, comme les sciences de la nature, se développe-t-elle selon un rythme d'accumulation et de progrès ou, au contraire, chaque société récrit-elle son histoire parce qu'elle se choisit et recrée son passé ?
Cette analyse devenue classique de l'historicité conduit Raymond Aron à une philosophie historique qui, s'opposant aux synthèses spéculatives en même temps qu'au positivisme, est aussi une philosophie de l'histoire. La philosophie de l'histoire, dit-il, est une partie essentielle de la philosophie, elle en est à la fois l'introduction et la conclusion. Introduction, puisqu'il faut comprendre l'histoire pour penser la destinée humaine, d'un temps et de toujours, conclusion, puisqu'il n'y a pas de compréhension du devenir humain sans une doctrine de l'homme.
Double caractère qui serait contradictoire si l'on se représentait la philosophie selon le schéma des théories déductives, mais qui devient intelligible dès qu'on la rattache à la dialectique de la vie et de l'esprit, qui s'achève dans la conscience de soi de l'être qui se situe dans l'histoire et se mesure à la vérité.

Guerre et opérations militaires. Avec Vincent Desportes chez Régis Debray sur France Culture.


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28.10.2016

Notre pays -et plus largement notre continent- souffre d'un déficit de pensée sur la guerre. Il n'existe pas en France, par exemple, de "War studies" comme aux Etats-Unis.
Alors que l'armée française est plus que jamais engagée sur des fronts divers et variés, il est temps de prendre cette question à bras le corps afin de comprendre la légitimité et l'usage de la guerre par la force politique.

Emission "Les Discussions du soir", animée par Régis Debray.

La figure de Julien Freund. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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16.02.2008

Qu’est-ce que la politique ? Quels sont ses moyens ? Sa finalité ? C’est à ces questions que le sociologue et le théoricien du politique Julien Freund, prolongateur de l'oeuvre de Carl Schmitt, s’est employé à répondre tout au long de sa vie.

Ingénierie sociale du conflit identitaire. Avec Lucien Cerise au Cercle de l'Esprit Rebelle à Toulouse.


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16.05.2014

L’ingénierie sociale est la modification planifiée, durable et furtive du comportement. Il s’agit de modifier définitivement la nature d’une chose, de manière irréversible, sur le long terme. C’est ce qui distingue l’ingénierie sociale de la propagande et de la manipulation, dont les impacts sont ponctuels et réversibles.
Comment comprendre et se prémunir de telles manipulations dans le champ identitaire ? Se pourrait-il que certains combats qui nous semblent légitimes puissent être pilotés au profit d'acteurs "invisibles" ?

La guerre. Avec Jean-François Gautier aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


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22.09.2010

En partant du célèbre fragment d'Héraclite "Polemos pantin pater est", Jean-François Gautier développe une réflexion sur la guerre en particulier, et le conflit en général.
Pour saisir la portée de la pensée héraclitéenne de la guerre, il nous explique la nécessité d'inclure dans l'intellection de polemos son exact opposé, eïréné, la paix.
Une pensée vivante et pertinente qui tente de saisir le monde dans la pluralité des valeurs qui y sont contenues et qui s'expriment souvent au travers de conflits.

Le phénomène guerre. Avec Gaston Bouthoul au Club 44 à la Chaux-de-Fond.


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14.02.1963

Gaston Bouthoul, fondateur de la polémologie, tente l'exercice difficile d'exposer la nature de la guerre.
Alors que les décideurs politiques semblent considérer la guerre comme un intrument normal d'exercice du pouvoir, que les paradoxes historiques abondent et qu'il est difficile d'aborder ce phénomène comme objet sociologique, le travail semble presque impossible !
Malgré tout, seule une approche scientifique nous permettrait de connaître la guerre et de s'en prémunir autant que possible, pour fonder un pacifisme digne de ce nom.