Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2026

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

De l'intérêt d'une sociologie expérimentale. Avec Bernard Lahire à l'Université Paris VIII Vincennes.


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07.02.2014

Héritier hétérodoxe de Bourdieu, Bernard Lahire a développé une théorie de l'action dispositionnaliste et contextualiste. Cette approche accorde une égale attention à la pluralité des dispositions — leur genèse et leurs actualisations — et aux contextes de socialisation. Contrairement à la notion bourdieusienne d'habitus, les dispositions sont ici conditionnelles : modulées diachroniquement par le parcours biographique et synchroniquement par les contextes. La pratique répond ainsi à une pluralité de logiques d'action résultant d'ajustements entre situations, contextes et schèmes incorporés.
Cette perspective implique des conséquences méthodologiques : elle requiert une sociologie expérimentale attentive à la construction des objets, à l'inventivité méthodologique et à la variation des échelles d'observation.
Bernard Lahire aborde également la conciliation entre exigences épistémologiques et perspectives critiques, notamment à travers un programme empirique de sociologie dispositionnelle portant sur la domination et les activités critiques de résistance. Il s'agit d'étudier la genèse des dispositions critiques, leur diversité et leur rôle dans les processus d'émancipation — chez les artistes, militants et chercheurs critiques —, en saisissant empiriquement ce que les organisateurs nomment une "sociologie de l'intranquillité".

Une intervention dans le cadre du séminaire "Penser les marges, aspects méthodologiques", organisé par le Centre d'Études sur les Médias, les Technologies et l'Internationalisation.

Agnotologie : l'ignorance, ça se fabrique ! Avec Aude Fauvel sur France Culture.


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13.03.2026

En 1992 naissait aux Etats-Unis un mot et une discipline, l'agnotologie. Ce néologisme désigne une mission scientifique originale, l'étude du non-savoir ou autrement dit des mécanismes par lesquels l'ignorance est produite par la science, volontairement ou non.
Comment l'industrie du tabac a-t-elle par exemple fabriqué de l'ignorance en usant des codes scientifiques ? Pourquoi un modèle de progrès scientifique peut-il conduire à oublier des savoirs ? Et en quoi l'agnotologie peut-elle être perçue comme une vigie dans une époque d'atteintes faites à la méthode scientifique ?

Émission "Sciences chrono", animée par Antoine Beauchamp.

Quelles sciences pour l'Anthropocène ? Avec Pablo Jensen à la Sorbonne.


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07.02.2025

Comment réagir face à l'urgence écologique ? Cette question se pose avec une acuité particulière aux scientifiques qui, en donnant l'alerte, révèlent les dérèglements en cours et en fournissent les causes, nous indiquant ainsi les bons leviers d'action. Les sciences sont donc une partie de la solution mais, comme le montre Pablo Jensen, elles sont également une partie du problème, car elles ont depuis leur naissance favorisé l'accélération technologique qui nous confronte aujourd'hui aux limites planétaires.
Comment donc déconnecter les sciences de leur penchant accélérateur, tout en héritant de leurs nombreux aspects positifs ? Dans un monde où les ressources vont manquer, comment réduire l'impact de la recherche ? Comment décider, démocratiquement, des équilibres entre les grandes orientations ? Quelles seraient, en somme, les sciences "terrestres" adaptées au monde qui vient ?

Une séance organisée par l'Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie.

Forme animale et forme humaine : autour de la pensée d'Adolf Portmann. Avec Jacques Dewitte, Dominique Lambert, Fabrice Hadjadj, Emmanuel Mejia et Henri Torrione à l'Institut Philanthropos.


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2018

La pensée d'Adolf Portmann, biologiste et philosophe du vivant, interroge la nature même de l'apparence et de la forme dans le monde animal et humain. En mettant en lumière l'importance de l'auto-présentation des êtres vivants, son œuvre ouvre des perspectives nouvelles sur la finalité du vivant, la place de l'homme dans la nature et les limites du darwinisme classique.
Ce colloque propose d'explorer ces thématiques à travers plusieurs approches : la possibilité d'une autre science du vivant, la finalité de l'apparence entre auto-conservation et expression, ou encore les évolutions récentes du darwinisme. Il s'agit aussi de réfléchir à la spécificité humaine à travers le prisme de la philosophie aristotélicienne, du rapport à l'animalité dans la chasse et des tensions entre anthropomorphisme et exception humaine.
À travers ces échanges, il importe d'approfondir notre compréhension des formes du vivant et de questionner la manière dont nous, humains, nous situons dans le monde naturel.

La philosophie de Karl Popper. Avec Renée Bouveresse et Christian Schmidt sur France Culture.


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01.04.1983

Présenté naguère comme un dévot de la social-démocratie, aujourd'hui comme un croisé du libéralisme, demain peut-être comme un précurseur de la soft idéologie, Karl Popper (1902-1994) est avant tout un épistémologue et un philosophe dont la réflexion proprement politique ne saurait certainement pas être corsetée.
En effet, l'auteur de Conjectures et réfutations s'adresse d'abord à des problèmes philosophiques "classiques", que nulle théorie de la connaissance ne saurait ignorer : le statut de la métaphysique, l'induction, la rationalité, le déterminisme.

Émission "Des nuages et des horloges", animée par Mira Barthelemy et Stanko Cerovic.

Cours régulier de philosophie de l'art et de la technique. Avec Fabrice Hadjadj à l'Institut Philanthropos.


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2016

La technique semble désormais empiéter sur tous les domaines de l'activité humaine. La science se transforme en technoscience. La morale se fait gestion des ressources et management. La parole est livrée aux techniques de communication ; l'amour, au Kâma-Sûtra. Il n’est pas même jusqu'à l'évangélisation qui ne soit atteinte : on la conçoit aisément comme la nécessité d'allier Facebook à la Sainte Face, et Twitter à l'Esprit Saint. Il ne s'agit plus d'être, mais de faire (l'amour ou un beau discours). Mais un faire qui ne se fonde plus sur l'être ne peut en vérité que défaire, et sa volonté de puissance cache une impuissance radicale, qui asservit au lieu d'élever, qui manipule au lieu d'engendrer.
L'enjeu du cours de Fabrice Hadjadj est donc, avec Aristote et saint Thomas, de distinguer la technè (faire), de la praxis (agir) et de l'epistèmè (savoir), pour montrer en quoi le savoir-faire n'est pas d'abord un savoir, et en quoi la perfection de l'art ne se situe pas sur la même ligne que la perfection morale : la confusion, aussi bien que la séparation de ces trois espèces de vertu, est désastreuse.
Il montre également comment s'est opéré le passage de la technè des Anciens à la technique des Modernes, pour essayer de penser l'empire technocratique de notre époque (qui ne semble d'ailleurs plus une époque, mais un délai).
Ce sont bien les écrans qui font écran, en dépit de leurs nombreuses "fenêtres" et "icônes", et nos GPS qui nous égarent systématiquement, quand il s'agit d'être simplement ici...

Quel est le statut des lois physiques ? Avec Etienne Klein à l'Institut Catholique de Paris.


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19.04.2023

Les lois physiques sont-elles solidaires de l'Univers ou résident-elles hors de lui ? Comment les électrons connaissent-ils les lois de l'électromagnétisme que nous, humains, devons étudier à l'école ? Sont-elles inscrites, depuis leurs apparitions, au fin fond de leur être ? Les ont-ils apprises par cœur ? Sont-ils capables de les décrypter de loin sur le grand tableau noir de l'Univers ? Obéissent-ils plutôt à des consignes qui proviendraient de l'extérieur du monde ? Ou encore entament-ils des négociations avec l'Univers pour déterminer ensemble le meilleur comportement pour des particules électriquement chargées ?
Plaisanterie mise à part, le statut des lois physiques demeure une authentique question métaphysique !