L'Amérique et nous. Avec Régis Debray et Philippe Roger chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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01.07.2017

Baudelaire écrivait en 1855 : "Le monde va finir. Nouvel exemple et nouvelles victimes des inexorables lois morales, nous périrons par où nous avons cru vivre. La mécanique nous aura tellement américanisés, le progrès aura si bien atrophié en nous toute la partie spirituelle que rien, parmi les rêveries sanguinaires, sacrilèges ou antinaturelles des utopistes ne pourra être comparé à ces résultats positifs." Le poète avait-il vu juste ?
De l'anglicisation du langage à la disparition de la poésie en passant par l'avènement du smartphone et l'arrivée du parler start-up au sommet de l'Etat, Alain Finkielkraut évoque ce que l'Amérique a fait de nous avec Régis Debray et Philippe Roger.

Napoléon et De Gaulle, figures du sauveur et du héros. Avec Patrice Gueniffey pour Politique Autrement à Paris.


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25.02.2017

Héros préférés des Français, Napoléon Bonaparte et Charles de Gaulle incarnent la figure du sauveur. Si beaucoup les sépare, à commencer par le siècle où ils vécurent, ils ont en commun d'avoir élevé notre patrie au-dessus d'elle-même, dans une quête de la grandeur nourrie d'une certaine idée de sa mission et de sa vocation à éclairer le monde.
Dans cette conférence, Patrice Gueniffey croise leur existence et interroge leur destin, ouvrant des pistes fécondes sur leur personnalité et leur œuvre.
A travers les métamorphoses de leurs mémoires, il ausculte enfin la France, celle d'hier et surtout d'aujourd'hui, hantée comme jamais par son histoire dans l'espoir de répondre à ses doutes et exorciser son malheur.

Spinoza pour Marx et les Marxismes : un chantier ouvert. Avec André Tosel à l'Université Paris VIII Vincennes.


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19.03.2015

Nous manquons d’une étude d’ensemble sur l’appropriation par Marx de la pensée de Spinoza.
Une double approche serait nécessaire : philologique et philosophique. La première recenserait les occurrences explicités de Spinoza dans le recherche en devenir de Marx et évaluerait leur portée ; la seconde interpréterait la présence implicite à l’état pratique la pensée spinozienne dans les problématiques marxiennes, par-delà les thèses générales concernant l’immanence, le matérialisme, la causalité, la critique de la métaphysique et de la théologie, l’anthropologie des affects et l’émancipation.
Engels est présent en contrepoint avec sa recherche du "dialectique" dans la nature.
Il est de fait que la référence à Spinoza est effective dans les marxismes de la Seconde Internationale (le russe Georgi Plekhanov et la conception matérialiste moniste de l’histoire, proche d’Engels, l’italien Antonio Labriola et l’immanence des pratiques, qui suit la voie non engelsienne d’une philosophie "travailliste" de la praxis). À chaque fois il s’agit du débat sur ce qu’est on n’est pas la philosophie de Marx.
Mais il faut attendre l’intervention de Louis Althusser qui coïncide avec le renouveau des études spinoziennes en France (Gueroult, Matheron et surtout Deleuze) pour que la référence à Spinoza devienne constitutive de ce qui a été l’ultime réélaboration d’ensemble de la pensée marxiste, dans la perspective d’une relance du mouvement révolutionnaire en occident après celle de Gramsci (dont la pensée n’agit qu’après les années cinquante).
Là encore rien n’est simple parce que la recherche inachevée et tourmentée d’Althusser, en syntonie avec celle de certains de ses anciens élèves, fins connaisseurs de Spinoza (Macherey, Balibar), s’articule en plusieurs moments.
André Tosel se concentre sur Althusser chez qui la référence à Spinoza est à la fois permanente et relativement développée : quelle fonction à la théorie de la connaissance spinozienne dans l’épistémologie de Pour Marx et de Lire Le Capital ? Quel Spinoza insiste dans les textes des années 1968-1978 où Althusser critique son théoricisme antérieur et cherche à purifier Marx de son téléologisme messianique et à produire le concept de pratiques insuffisamment analysées, la politique et l’idéologie ? Quel Spinoza fait encore retour au sein du matérialisme de la rencontre qu’Althusser propose dans la phase ultime de sa parabole comme expression adéquate du seul matérialisme effectif ? En quoi Spinoza peut-il aider à penser une conjoncture inédite où l’histoire a fait le vide des certitudes du mouvement ouvrier et liquidé les marxismes ?

Civilisation, avec ou sans 's' ? Débat entre Régis Debray et Michel Onfray à la Fondation Res Publica.


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29.05.2017

Dans quelle civilisation sommes-nous ? Et que signifie le mot 'civilisation' ? Doit-on parler d'une civilisation occidentale, américaine ? On disait européenne autrefois...
Quand on se tourne vers Arnold J. Toynby, Oswald Spengler, ou Fernand Braudel, on voit que le nombre de civilisations répertoriées est à peu près le même, entre 8 et 10, est-ce vrai encore aujourd'hui ? Y'a-t-il plusieurs civilisations sur la Terre ou bien n'y a-t-il qu'une seule civilisation planétaire ? Quelle différence peut-on faire entre civilisation et culture ?

Un débat modéré par Jean-Pierre Chevènement.

Hegel, le politique et l'esthétique : Dominique Pagani répond aux questions de Loïc Chaigneau.


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07.06.2017

Dans sa préface à la Phénoménologie de l’esprit, Hegel signale qu' "À la facilité avec laquelle l’esprit se satisfait, on peut mesurer l’étendue de sa perte." Il vise ainsi le poématisme absolu de Schelling, troquant la richesse du poème contre la palette d’un peintre limitée à deux couleurs : "le rouge pour la scène historique et le vert pour les paysages selon la demande". Réduisant encore cette binarité, notre temps ("Chaque philosophie ne fait que résumer son temps dans la pensée"), censure le rouge au profit du seul vert ; la couleur, très "völkisch", des "Forêts teutonnes" qui dominent Fribourg ; un vert désencombré de l’histoire : celui de l'écologie politique, qui "en a marre du gaullo-communisme" (D. Cohn-Bendit), ou du Medef qui dit vouloir "en finir avec le C.N.R." (D. Kessler).
En entreprenant cette discussion sur Hegel, Dominique Pagani s’est efforcé, par pur souci esthétique, d'y restituer une légère touche de rose ; celle qui nous embaume "dans la croix de la souffrance présente" : on l’aura compris nous sommes ici en représentation, au théâtre. Partant, le problème de la connaissance, n’y paraît qu’à la lumière qui achève toute dramatique ; à commencer par celle que notre Ulysse de l’esprit nomme "la religion esthétique" : la Reconnaissance.

Pensée politique et histoire. Avec Claude Lefort pour l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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12.04.1996

Dans cet entretien, Claude Lefort est interpellé par des amis - Claude Habib, Pierre Manent, Claude Mouchard et Pierre Pachet - dont l'enseignement et les travaux se situent dans le champs de la philosophie et de la pensée politique.
Il revient d'abord sur son parcours, parcours qui éclaire ensuite bon nombre de réflexions -sur le totalitarisme notamment- qu'il developpera ensuite et qui feront son originalité et sa renommée dans le champ des sciences politiques.

La politique de Heidegger. Avec Peter Sloterdijk pour la Règle du jeu.


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23.01.2015

Heidegger, tout au long de son chemin de pensée, aura été entouré de "penseurs juifs", élèves ou collègues, interprètes ou critiques, adversaires ou héritiers : Husserl, Arendt, Marcuse, Jonas, Cassirer, Derrida, Freud, Lukacs, Levinas, Strauss, Anders, Buber, Celan, Adorno, Benjamin, Rosenzweig...
L'intervention de Peter Sloterdijk n’entend pas au premier chef statuer sur les rapports d'Heidegger et le judaïsme, ou sur Heidegger et l’antisémitisme ou même sur Heidegger et les Juifs. Il s’agit de considérer ou de reconsidérer le travail et la figure d’un des plus importants philosophes du XXe siècle et de s'interroger : en quoi et pourquoi le "judaïsme" demeure-t-il pour Heidegger de l’ordre d’une dette impensée ?
C'est en revenant sur le rapport que le penseur souabe entretenait à l'histoire que Peter Sloterdijk tente de comprendre l'aburdité de sa compromission politique avec le National-socialisme, que la publication récente des Cahiers noirs fait apparaître sous un jour encore plus cru.

Sécession. Avec Julien Rochedy sur TV Libertés.


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04.2017

Pour ce septième numéro de Sécession, le second diffusé sur TV Libertés, Julien Rochedy revient, en compagnie de Christopher Lannes qui l'interroge, sur l'actualité politique française, à la veille du premier tour des élections présidentielles.
Dans un second temps, quelques réflexions profondes sur les leçons de l'Histoire sont esquissées, toujours dans le cadre de l'élaboration de la pensée "civiliste" qui doit pouvoir, à terme, structurer une force politique de droite.
Enfin, en dernière partie, des réponses sont données aux questions des spectateurs du précédent numéro de Sécession.