Oublier le sens, oublier la science, au profit de la croyance. Avec Etienne Klein au Forum Européen de Bioéthique.


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04.02.2017

Le numérique change-t-il notre rapport à l'information, à la connaissance, au réel ? Allons-nous préférer à la réalité une de ses représentations ? En quoi l'invocation répétée aux innovations est une déformation de l'idée de progrès rattachée aux philosophes des Lumières ?
Etienne Klein nous rappelle que pour accepter de sacrifier du présent personnel au nom d’une certaine idée du futur collectif, il faut un rattachement symbolique au monde et à son avenir. Et alors que les sciences sont de plus en plus spécialisées et complexes et que les technologies nous dépossèdent un peu plus chaque jour d'une compréhension et d'un maitrise effective de notre environnement immédiat, saurons-nous relever ce défi ?

Pour une histoire spécifique et globale de l'émergence du capitalisme. Avec Armel Campagne et Benjamin sur Radio Libertaire.


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2018

L'histoire de l'émergence du capitalisme est une histoire lourde d'enjeux politiques : s'il a toujours existé, qu'il n'est qu'une prolongation d'un penchant de l'homo oeconomicus aux échanges, qu'il a émergé pacifiquement dans toute l'Europe occidentale à partir du Moyen Âge et/ou qu'il n’a jamais eu aucun lien avec des oppressions comme celles du patriarcat, du racisme, de l'esclavage, du colonialisme, de l'exploitation des milieux naturels et de l'État, alors comment ne pas en conclure qu'il n'y a pas de sortie possible du capitalisme ?
Et si, au contraire, il avait émergé violemment, en rupture avec l'histoire des sociétés humaines, mais aussi – c'est l'objet de cette émission – de manière globale, en articulation avec ces formes d'oppression ? Il s'agit désormais de combiner une histoire de l'essor spécifique du capitalisme, issue du "marxisme politique", et une histoire de son expansion impériale et de son interconnexion avec des sociétés non-capitalistes, issue de "l'histoire globale", en dépassant de ce fait leurs limites respectives.

Émission "Sortir du capitalisme".

Polémologie et géopolitique : notes de lecture, par Michel Drac.


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2018

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à dégager les lignes de forces des affrontements internationaux contemporains.
Les divers acteurs, les tendances lourdes et la structuration des conflits diplomatiques, des jeux d'influence et des conflits armés sont étudiés avec plusieurs notes de lecture sur des ouvrages consacrés à ces questions.

L'autre 68. Avec Francis Cousin et James Bryant-Berard pour le groupe Aufhebung !


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08.05.2018

Déjà cinquante-ans… Alors que des présidentielles aux législatives, le spectacle de la crise de la marchandise a rencontré de plus en plus de difficultés à embrigader durant des mois le prolétariat sur le terrain du cirque électoral, toutes les fractions politiques de la servitude généralisée, de l’extrême droite à l’extrême gauche du Capital, s’emploient aujourd’hui à une vaste opération de célébrations-occultations destinée à masquer et dénaturer l’essentiel de ce qui fit la radicalité profonde des événements pour mieux mettre en relief les simples jeux de simulation et de fausseté qui permirent la maintenance rénovée de la résignation.
Pour la pensée radicale, tirer les leçons du mouvement réel de Mai-Juin 68, c’est exclusivement contribuer à la plus grande clarification anti-économique et anti-politique possible par rapport à toutes les défigurations qui maquillent les véritables racines, développements et implications d’une telle explosion sociale. C’est présentement intervenir efficacement en tant que cohérents jalons de conscience, c’est mener une activité théorico-pratique communarde au sein de la dynamique générale du prolétariat, en regardant l’histoire de manière dialectique c’est à dire aux antipodes des jacasseries superficielles qui se perdent dans l’empirie surfacière et l’épiderme égocentrique.

En finir avec la lassitude de l'histoire. Avec Rémi Brague sur Canal Académie.


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29.07.2016

C'est peu dire que notre époque se caractérise par un sentiment de lassitude et de scepticisme à l'égard de l'histoire humaine : on considère même comme naïve la tentative d'y retrouver des lueurs de sens ou des raisons d'espérer. Rémi Brague se livre à un examen sans concession de cette attitude, contestant avec force bien des stéréotypes sur la relation que nous autres postmodernes entretenons avec nos racines.
Les considérations philosophiques sont étroitement liées ici aux questions les plus concrètes, de dramatique actualité, comme celles de la coexistence entre les grandes religions, de la possibilité d'un dialogue avec l'islam, de la "vocation" de l'Europe, de l'avenir des biotechnologies et de la tentation -qui s'insinue dans la culture de notre temps- d' "en finir avec l'homme", au nom d'un idéal de perfection mortifère.
C'est aussi l'occasion pour Rémi Brague de revenir sur son parcours intellectuel, lui qui se définit volontiers comme "modérément moderne", selon l'expression d'une de ses publications récentes.

L'émergence du capitalisme en Angleterre. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2018

Loin d'être l'aboutissement nécessaire d'une tendance naturelle de l'espèce humaine à faire des échanges, sans être non plus un simple accroissement du commerce, du profit, des villes ou encore des relations monétaires dans toute l'Europe occidentale à partir du Moyen Âge, l'émergence du capitalisme a été un processus spécifique, violent, en rupture avec l'histoire des sociétés humaines.
Et c'est d'abord en Angleterre qu'un tel processus unique a eu lieu, avec son féodalisme particulier, ses expropriations, ses violentes guerres civiles et son imposition généralisée du travail salarié.

Joseph de Maistre, contempteur de la Révolution. Avec Marc Froidefont au Cercle de l'Aréopage.


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28.11.2016

Les écrits du contre-révolutionnaire Joseph de Maistre sont souvent assez mal connus et donnent lieu à toutes sortes d'interprétations. Car la pensée maistrienne, finalement assez proche de la doctrine des théologiens de l'époque, est un molinisme affirmé et consolidé par un recours constant aux Pères et aux Docteurs de l'Église, mais aussi à Origène, dont l'œuvre est souvent sollicitée par les théologiens de la fin du XVIIIe siècle.
Marc Froidefont nous invite à nous pencher sur la vie et l'oeuvre de celui dont la théologie est parfois présentée -à tort- comme un catholicisme teinté d'illuminisme, voire hétérodoxe.

Albert Camus le pied-noir. Avec Jean-François Mattéi au Cercle Algérianiste du Gers.


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2013

Lorsqu'Albert Camus reçut le Prix Nobel de Littérature en 1957, il remercia l'Académie suédoise d'avoir distingué "un Français d'Algérie" et précisa l'orientation de son œuvre : "Je n'ai jamais rien écrit qui ne se rattache, de près ou de loin, à la terre où je suis né. C'est à elle, et à son malheur, que vont toutes mes pensées". 
Jean-François Mattéï étudie ici le rapport à la terre natale qui conduisit Camus à affirmer qu'il préférait, selon une formule tronquée, "sa mère à la justice". Il envisage la manière dont la pensée de Midi a ouvert les portes d'un royaume "nourri de ciel et de mer, devant la Méditerranée fumant sous le soleil". 
Si l'enfant de Belcourt est resté un étranger dans son exil parisien comme sur son propre sol, Camus a pourtant réussi, dans sa fidélité à sa terre et à son enfance, à restaurer, face à la "tendre indifférence du monde", l'héroïsme du Premier homme.