La dynamique du progrès scientifique dans l'histoire. Avec David Cosandey au Cercle Rousseau.


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02.06.2026

David Cosandey nous propose une réflexion d'ensemble sur les rythmes irréguliers du progrès scientifique à travers l'histoire des grandes civilisations. En partant de l'exemple européen — du "miracle grec" à la Renaissance, en passant par les phases de stagnation romaine et de recul du haut Moyen Âge — il met en évidence une alternance récurrente d'accélérations, de ralentissements et de régressions que l'on retrouve également en Chine, en Inde ou dans le monde arabo-musulman.
Les explications classiques fondées sur la culture, la religion ou l'héritage intellectuel ne permettent pas de rendre compte de ces dynamiques. À la place, David Cosandey propose une théorie globale, élaborée et testée sur plus de 3000 ans d'histoire: le progrès scientifique dépend avant tout de facteurs politico-économiques précis, à savoir la prospérité économique, fournissant les ressources nécessaires à l'activité scientifique et l'apparition d'une classe marchande dont l'état d'esprit favorise l'innovation et la diffusion des savoirs, et la "division politique stable", c'est-à-dire l'existence durable de plusieurs États en concurrence, contexte favorisant la circulation des savants et des idées, protègeant les innovateurs contre la censure et stimulant la recherche par des logiques de rivalité, de prestige et d'intérêt militaire.
Aujourd'hui encore, la concurrence entre grandes puissances, soutenue par les investissements publics et privés, alimente des domaines comme l'intelligence artificielle, la course à l'espace ou les technologies de pointe. Selon cette grille de lecture, les conditions actuelles laissent présager une poursuite soutenue du progrès scientifique, portée par la rivalité internationale et la vitalité économique.

Dieu est-il désenchanté ? Avec Bernard Bourdin à la Nouvelle Action Royaliste.


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04.02.2026

Et si la modernité avait non pas mis fin à la question de Dieu, mais préparé son retour sous un autre nom ? Plutôt que de représenter l'épuisement de la nomination de Dieu, la modernité pourrait être l'attente de son avènement autrement.
Dans cette perspective, le désenchantement du monde n'est plus celui de Dieu, et la théologie politique ouvre une nouvelle manière de penser le sujet : non point comme soumis à une hétéronomie, mais appelé par celui qui ne se mesure pas. Conséquemment, la modernité ne devrait pas définir le sujet par la seule autonomie, mais par la capacité d'initiative grâce à laquelle les hommes forgent leur histoire individuelle et collective.
Si les religions politiques du XXe siècle ont confondu destin temporel et aspiration à un royaume qui n'est pas de ce monde, et si les religions civiles des XVIIe et XVIIIe siècles ont cherché une sociabilité commune, une théologie du politique relève d'un autre geste. En dé-coïncidant la nomination de Dieu et celle du politique, elle n'impose pas une norme religieuse, elle offre aux sociétés – démocratiques ou non – les ressources de l'incommensurable dans un monde dominé par la mesure. L'individu de droit, appuyé sur la technique, n'est pas encore un sujet tant qu'il se fait et reste la mesure de lui-même.
Bernard Bourdin relit les grandes mutations philosophiques et théologiques qui ont façonné l'Europe et propose une critique du théorème du désenchantement du monde, afin de repenser Dieu comme incommensurable, ressource d'un sujet politique moderne.

 - 0'00'00 : Intro - 0'02'10 : Conférence
 - 1'08'20 : L'écologie ne peut-elle pas remplir le rôle de la religion ?
 - 1'09'25 : Ton œuvre n'est-elle pas une entreprise risquée car elle acte une déconstruction d'une certaine théologie qui appelle une culture historique et religieuse ?
 - 1'25'44 : Comment votre pensée s'inscrit-elle dans le champ politique actuel ?
 - 1'29'40 : Marcel Gauchet et la philosophie de l'Histoire.
 - 1'34'17 : L'appétit pour la conversion se situe sur deux pôles : un pôle de jeunes qui veulent une centralité & un pôle des marges cherchent de l'ordre.
 - 1'37'32 : Le "raz-de-marée" des conversions tiendra-t-il dans le temps & l'acte social de la religion ?
 - 1'40'52 : Les jeunes semblent avoir besoin de structure politique ou spirituelle ?
 - 1'44'02 : Outro

Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

La Russie est-elle européenne ? Avec Antoine Dresse sur Radio Courtoisie.


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22.03.2025

Découvrir l'ampleur de la détestation que le régime de Vladimir Poutine voue à l'Europe a été, pour beaucoup, l'une des conséquences directes de l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes le 24 février 2022. Comment imaginer que ce pays qui a tissé avec notre continent des liens aussi étroits depuis plusieurs siècles lui tourne aussi brutalement le dos ?
Antoine Dresse vient opportunément replacer cette question sur le terrain de l'histoire des idées, en revenant notamment sur deux penseurs russes qui vont déterminer la façon dont les Russes vont se percevoir face à l'Europe : Nikolaï Danilevski et Constantin Léontiev.
Entre ouverture et rejet viscéral, il importe de comprendre le rapport Russie-Europe, son ambiguïté, mais aussi son caractère central dans l'identité russe.

Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.

La pensée des Européens. Avec Antoine Dresse pour Les Braves.


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18.03.2026

Figure militante sur tous les fronts, Antoine Dresse -alias Ego Non- évoque son parcours, détaille son rapport à la droite identitaire et revient sur quelques sujets d'actualité : remigration, pluralisme civilisationnel, NRx, stratégie politique, il n'y a aucun tabou dans cet entretien sans concession.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'38 : Le parcours d'Ego Non
 - 0'15'01 : Ego Non, un nouveau média ?
 - 0'27'50 : Qu'est-ce que le réalisme politique ?
 - 0'48'14 : Feliks Koneczny et la séparation des civilisations
 - 1'07'13 : La néo-réaction, une mode idéologique ?
 - 1'24'03 : La circulation des idées identitaires en Europe
 - 1'35'40 : Martin Sellner, remigration et Etat de droit
 - 1'42'25 : Affaire Quentin et violence politique
 - 1'58'16 : Aparté : Ego Non et l'IA
 - 2'11'08 : Questions des spectateurs
 - 2'33'44 : Conclusion

Un entretien mané par Laurent et VinceK.

Deleuze contre Hegel. Avec Jean-Baptiste Vuillerod à la Columbia Law School.


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20.03.2026

Comment comprendre le rapport critique que Gilles Deleuze a entretenu toute sa vie avec la philosophie de Hegel ? Est-il possible de penser ce rapport agonistique sans pour autant reconduire l'image simpliste d'une opposition irréductible ? C'est là le pari de Jean-Baptiste Vuillerod.
En revenant aux textes de jeunesse et en parcourant l'ensemble de son évolution philosophique jusqu'au travail en commun avec Félix Guattari et aux derniers écrits, il montre comment Deleuze a formé son projet intellectuel en dialogue avec la philosophie hégélienne et n'a cessé de s'entretenir avec elle.
Plutôt que l'image stéréotypée du grand adversaire de l'hégélianisme, il en ressort la vision plus nuancée d'une pensée deleuzienne qui a tenté d'accomplir la révolution philosophique que Hegel avait amorcée mais qu'il n'était pas parvenu à accomplir véritablement.

Le progrès en état critique. Avec Denis Collin et Marie-Pierre Frondziak pour le Cercle Condorcet de l'Avallonnais.


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2025

Dans un monde où la croyance au progrès semble à la fois évidente et profondément ébranlée, il est plus que nécessaire d'analyser les contradictions qui traversent notre époque. À l'heure où les avancées technologiques s'accélèrent tandis que les crises écologiques, sociales et politiques s'aggravent, Denis Collin et Marie-Pierre Frondziak interrogent les fondements mêmes de cette idée de progrès, héritée des Lumières et devenue dogme des sociétés industrielles.
Loins des discours triomphalistes comme des dénonciations simplistes, ils invitent à repenser la modernité non comme une marche linéaire vers le mieux-être, mais comme un champ de tensions où se jouent des rapports de pouvoir, des impasses économiques et des choix éthiques souvent occultés. En croisant philosophie politique, histoire des idées et critique sociale, ils déconstruisent les mythes contemporains pour révéler les mécanismes par lesquels le progrès, brandi comme une promesse, peut aussi servir de leurre ou d'alibi à des logiques de domination.

De la Révolution à l'Histoire. Avec Jean-Yves Pranchère et Frédéric Brahami aux Facultés Loyola Paris.


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20.04.2017

L'Histoire a-t-elle perdu son sens ? Les grandes philosophies de l'histoire, qui cherchaient à y discerner une raison ou une finalité, semblent aujourd'hui contestées. Une approche originale propose d'aborder cette question à travers l'événement fondateur de la Révolution française, et plus particulièrement son aspect le plus déroutant : la Terreur. Plutôt que d'y voir un simple projet ou une étape téléologique, il s'agit de la considérer comme une oeuvre accomplie, dont l'énigme persiste.
Pour les penseurs du XIXe siècle – qu'ils soient contre-révolutionnaires (comme Bonald ou Maistre) ou défenseurs des idéaux révolutionnaires (comme Saint-Simon, Leroux, Michelet ou Quinet) –, la Révolution marque une rupture absolue. Inutile d'en chercher les causes lointaines dans des théories préparatoires : c'est dans ses effets, ses résonances et ses recompositions sociales qu'elle révèle sa portée philosophique. Elle redéfinit les liens entre religion, pouvoir, conscience individuelle et collective, tout en faisant émerger le Peuple comme nouveau sujet de l'Histoire.
Cette réflexion écarte toute dialectique spéculative ou matérialiste qui réduirait l'Histoire à un schéma préétabli. Elle met en lumière une scène politique et philosophique où se nouent, de manière inédite, les éléments d'un monde en mutation. La Révolution y conserve son caractère énigmatique, sans être instrumentalisée comme preuve d'une philosophie de l'Histoire préconçue.