Populisme et néolibéralisme. Avec David Cayla pour la Nouvelle Action Royaliste.


(0)
124 Vues
0 commentaire
06.01.2021

Le dernier ouvrage de l'économiste David Cayla nous plonge au cœur de deux réalités polémiques qu'il importe d'analyser en toute rigueur et de mettre en relation. Car le populisme n’est pas un simple phénomène électoral : c'est un mouvement de défiance envers les élites qui répugnent à intervenir dans l'économie. C'est aussi une protestation contre la croissance des inégalités.
Cette défiance et cette protestation sont liées au néolibéralisme, qu'il importe de définir précisément si nous voulons en sortir sans sacrifier nos libertés.

Le capitalisme autoritaire. Avec Grégoire Chamayou pour Hors-Série.


(0)
214 Vues
0 commentaire
22.10.2018

On sent qu'il aime ça, Grégoire Chamayou, rentrer dans la tête des puissants. Dans son précédent livre déjà, Théorie du drone, le philosophe plongeait dans les archives militaires américaines pour nous donner à entendre les voix de ceux qui pensent la guerre et tentent de promouvoir une nouvelle manière de la faire : sans courir le risque de mourir soi même.
Dans son dernier ouvrage en date, La Société ingouvernable, Une généalogie du libéralisme autoritaire (La Fabrique) le chercheur troque le complexe sécuritaire pour les boards des entreprises. Il nous emmène dans les tréfonds feutrés des hautes sphères du pouvoir économique, là où les intellectuels organiques des milieux d'affaire ont mis au point dans les années 1970 les théories, les concepts et les tactiques pour défendre un ordre capitaliste alors profondément remis en cause, aussi bien par des salariés "indisciplinés" que par des mouvements écologistes en demande de régulation gouvernementale.
Il faut les entendre échafauder leur riposte, inventer les "théories de la firme" à même de justifier le primat de la valeur actionnariale, tout en s'efforçant de déréaliser la violence de la hiérarchie et du rapport salarial… Il faut les entendre, car alors on perçoit leurs contradictions, leurs débats, leurs désaccords et leurs failles. Celles qu'il nous appartient d'exploiter si l'on veut à nouveau se rendre ingouvernables.

Émission "Aux Ressources", animée par Laura Raim.

Fake State. Avec Frédéric Farah à la Nouvelle Action Royaliste.


(0)
276 Vues
0 commentaire
07.10.2020

Après avoir publié plusieurs ouvrages sur le TAFTA, Emmanuel Macron et l'Union européenne, le processeur Frédéric Farah analyse dans son dernier livre, Fake state, la politique économique choisie par les dirigeants français depuis quarante ans et montre que le "tournant de la rigueur", en 1983, a marqué le début d'une période de destruction de notre organisation économique et sociale dont nous ne sommes pas encore sortis.
Au nom d'un "réalisme" illusoire et d'une prétendue "contrainte extérieure", la classe dirigeante a organisé sa propre impuissance par "l'intégration européenne", les privatisations et la démolition programmée de la protection sociale. Une impuissance qui s'est pleinement révélée dès l'apparition de la pandémie de Covid-19 sur le territoire français.
Cette chronique de l'auto-dissolution de l'État est un appel à la résistance.

Le socialisme mitterrandien ou l'invention du néolibéralisme d'Etat (1981-1986). Avec Rémy Herrera au séminaire "Marx au XXIème siècle" à la Sorbonne.


(0)
225 Vues
0 commentaire
30.09.2020

Retraçant l'histoire des résistances populaires de ces quarante dernières années, Rémy Herrera explique en détails comment le socialisme mitterrandien a introduit le néolibéralisme en France avant d'aborder la période macronienne en tant que dénouement logique de ce processus.
Car ce sont bien les classes populaires au sens large qui entrent aujourd'hui en résistance contre le capitalisme transnational de ce début du XXIe siècle.
Nous sommes à la veille d'un mouvement de contestation beaucoup plus profond dont nous commençons seulement à prendre la mesure.

Chaos économique, blanchiment bancaire ? Avec Gaël Giraud sur ThinkerView.


(0)
229 Vues
0 commentaire
25.09.2020

Alors que la finance occupe une place toujours croissante de notre économie, est-il possible de la réguler et de financer une réindustrialisation verte ? Emmanuel Macron aura-t-il la capacité de conduire cette véritable transition écologique ?
Nouvelle économie des communs, fragilité et instabilité du système financier, dérive illibérale du gouvernement, question religieuse, laïcité et écologie : l'économiste et prêtre jésuite Gaël Giraud nous offre un panorama de la situation actuelle dans un discours clair et didactique.

Les vertus du protectionnisme. Avec Yves Perez sur TV Libertés.


(1)
252 Vues
0 commentaire
06.2020

Redonner ses lettres de noblesse au protectionnisme ! C’est la mission que s'est donné l'économiste Yves Perez.
Mis à l'index par une majorité de décideurs acquis au dogme du libre-échange, le protectionnisme est pourtant aujourd'hui dans tous les esprits, sinon dans les faits, comme en témoigne l'Amérique de Trump. Et avec la pandémie de covid-19, même les néolibéraux commencent à tourner casaque.
Dans son ouvrage Les vertus du protectionnisme, Yves Perez propose de redéfinir une stratégie économique et industrielle cohérente et pérenne.

Émission "Politique & Eco", animée par Pierre Bergerault.

Comment le néoliberalisme défait la démocratie. Avec Pierre Dardot et Christian Laval pour Citéphilo à Lille.


(0)
310 Vues
0 commentaire
19.11.2016

Comment expliquer l'insolente victoire des forces pourtant responsables de la crise économique de 2008, l'une des pires depuis 1929 ? Comment expliquer que, en dépit du chaos qu'il a généré et des désastres qu'il continue de préparer, le néolibéralisme soit sorti renforcé de la crise ? Au moment de son déclenchement, nombre d'économistes parmi les plus célèbres avaient hâtivement annoncé sa "mort". Ils n'ont vu dans la poursuite des politiques néolibérales que le résultat d'un entêtement doctrinal.
Pour Pierre Dardot et Christian Laval, le néolibéralisme n'est pas qu'un simple dogme ou une théorie qui aurait "failli" : c'est un mode de gouvernement des sociétés, en train de réaliser la sortie de la démocratie. Soutenu par des oligarchies puissantes, il est un véritable système politico-institutionnel obéissant à une logique d'autorenforcement. Loin d'être une rupture, la crise est devenue un mode de gouvernement d'une redoutable efficacité.
En montrant comment ce système s'est cristallisé et solidifié, ils expliquent que le verrouillage néolibéral a réussi à entraver toute correction de trajectoire par la désactivation progressive de la démocratie. Accroissant le désarroi et la démobilisation, la gauche dite "gouvernementale" a contribué très activement au renforcement de la logique oligarchique. Ceci peut conduire à la sortie définitive de la démocratie au profit d'une gouvernance expertocratique soustraite à tout contrôle.
Pourtant, rien n'est encore joué. Le réveil de l'activité démocratique, que l'on voit se dessiner dans les mouvements et expérimentations politiques des dernières années, est le signe que l'affrontement politique avec le système néolibéral et le bloc oligarchique a déjà commencé.

Une conférence animée par Stanislas d'Ornano.

Sur les années 30 en général, et 1938 en particulier. Avec Barbara Stiegler et Michaël Foessel au festival Le Monde.


(0)
258 Vues
0 commentaire
05.10.2019

Crises économiques, montées des nationalismes et des extrémismes, repli des peuples sur eux-mêmes, mutation du rôle de l'Etat : les philosophes Barbara Stiegler et Michaël Fœssel échangent à propos des crises qui ont jalonné les années 30 en Europe.
Tous deux spécialistes de l'histoire allemande, ils tentent d'analyser les processus sociaux et économiques à l'œuvre durant cette période, afin d'éclairer notre époque actuelle.

Une rencontre animée par les journalistes Isabelle Regnier et Nicolas Truong.