Contre Frédéric Lordon : analyse critique d'une position spinoziste, altercapitaliste keynésienne et nationale-étatiste. Avec Benoit Bohy-Bunel et Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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12.09.2016

Une émission d’analyse critique des thèses proposées par Frédéric Lordon, penseur auto-proclamé du mouvement Nuit Debout, et -plus sérieusement- représentant de l'école de la régulation. Car l'altercapitalisme keynésien qu'il propose comme solution (solution commune aux "économistes atterrés") est basé sur une analyse tronquée du capitalisme.
C'est dans une optique libertaire que son national-étatisme est ensuite rejeté au travers d'une lecture critique de son livre Imperium.
Enfin, et en suivant son livre précédent Capitalisme, désir et servitude, son rapport et sa lecture de Spinoza sont décortiqués.

Naissance de la biopolitique : contextes, lectures, réceptions, disputes. Avec Christian Laval au Centre Culturel International de Cerisy.


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16.06.2015

Le cours de Michel Foucault de l’année 78-79 (qui se déroule en fait de janvier à avril 79) est l’un des plus lus, et aussi l’un des plus controversés. Il sert d’appui à tous ceux qui, pour des raisons variées, entendent faire de Michel Foucault, sinon un théoricien néolibéral avoué, du moins un sympathisant plus ou moins honteux du néolibéralisme.
Christian Laval voudrait d’abord montrer que le double contexte de production de ce cours, son actualité politique et sa place dans la recherche de Foucault, permet de faire un sort à ces imputations. Il voudrait ensuite faire voir que le cours, aussi zigzaguant soit-il, donne du néolibéralisme comme art de gouverner une cohérence originale qui sera largement validée par son extension ultérieure. Enfin, il voudrait interroger les effets paradoxaux d’une publication qui vient, trente ans plus tard, heurter un certain sens critique qui avait tendance à faire du néolibéralisme ce que Foucault considérait comme la plus grande erreur, à savoir une simple répétition du libéralisme classique.

Une conférence donnée dans le cadre du colloque "Foucault au Collège de France : une aventure intellectuelle et éditoriale".

Le féminisme de l'égalité et le féminisme de la reconnaissance face à la réalité. Avec Nancy Fraser pour la société Louise Michel au Lieu-dit à Paris.


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25.10.2012

Le féminisme s’est divisé face à des questions comme celle du voile. Car trop souvent, le féminisme de la première génération (celui de la redistribution) a ignoré les apports du second féminisme (celui de la reconnaissance).
Comment cette histoire s’est-elle élaborée ? Comment pouvons-nous appendre à combiner les deux apports ?

Comment penser l'économie ? Avec Frédéric Lordon à la Librairie Atout Libre à Paris.


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29.04.2016

Dans le cadre de la résidence d'écriture de Marianne Rubinstein, Frédéric Lordon est invité à une discussion sur l'économie : comment penser cette discipline ? Et surtout, comment l'écrire ?
Une manière aussi de l'interroger sur son itinéraire de recherche et de militant, qui va de l'économie à la philosophie en passant par la Nuit Debout !

Sortir des traités européens. Audition programmatique de Coralie Delaume et Aurélien Bernier pour La France insoumise.


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09.2017

Crise de l'euro, hégémonie allemande, parole des peuples bafouée : l'Union européenne est devenue un réel problème.
La France, pour veiller sur ses intérêts et pour engager une nouvelle politique sociale, pourrait être logiquement amenée à sortir de cette institution. Mais comment s'y prendre ?
Aurélien Bernier, essayiste et militant écologiste, et Coralie Delaume, essayiste et animatrice du blog l’Arène nue, nous donnent quelques pistes de réflexion.
Ils appellent notamment la gauche radicale à renouer avec la lutte contre le libre-échange et à se réapproprier la notion de souveraineté nationale.

Le populisme est-il proche du peuple ? Avec Alain de Benoist et Eric Fassin sur France Culture.


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15.02.2017

Cette année en Europe, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas connaîtront des élections majeures. Alors que la "menace populiste" est invoquée, il s'agit de questionner la relation particulière du populisme au peuple.
Car plus le populisme progresse, plus le mystère sur sa signification s’épaissit. S’agit-il d’un style ? d’une idéologie ? D’un instrument de conquête ou d’exercice du pouvoir ? Est-il plutôt de droite ou plutôt de gauche ? Fait-il courir un risque à la démocratie ? Ou bien la régénère-t-il ?
Il existe néanmoins un socle à partir duquel penser le populisme. Et ce socle, c’est le peuple.
Le populiste revendique un lien direct avec celui-ci : il affirme comprendre mieux que les autres ce que veut le peuple, et être le mieux placé pour répondre à ses attentes. Ses succès répétés dans les urnes lui donnent-ils raison ou tort ?

Emission "Du Grain à moudre", animée par Hervé Gardette.

Etat social et mondialisation : analyse juridique des solidarités. Avec Alain Supiot sur France Culture.


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22.02.2016

Alain Supiot, juriste, nous présente l'objet d'étude visé par la chaire qu'il occupe au Collège de France.
A mi-chemin entre le droit social et la théorie du droit, il s'interroge sur l'état de santé de l’État social au sein du processus de la mondialisation.
Car ce souverain débonnaire, tolérant la contestation et répondant du bien-être de ses sujets, semble aujourd’hui frappé de misère. Quel est son avenir ?

Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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2013

Le sentiment de "malaise dans la civilisation" n’est pas nouveau, mais il a retrouvé aujourd’hui en Europe une intensité sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
La saturation de l’espace public par des discours économiques et identitaires est le symptôme d’une crise dont les causes profondes sont institutionnelles. La Loi, la démocratie, l’État, et tous les cadres juridiques auxquels nous continuons de nous référer, sont bousculés par la résurgence du vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul.
Réactivé d’abord par le taylorisme et la planification soviétique, ce projet scientiste prend aujourd’hui la forme d’une gouvernance par les nombres, qui se déploie sous l’égide de la "globalisation". La raison du pouvoir n’est plus recherchée dans une instance souveraine transcendant la société, mais dans des normes inhérentes à son bon fonctionnement.
Prospère sur ces bases un nouvel idéal normatif, qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes. Porté par la révolution numérique, ce nouvel imaginaire institutionnel est celui d’une société où la loi cède la place au programme et la réglementation à la régulation.
Mais dès lors que leur sécurité n’est pas garantie par une loi s’appliquant également à tous, les hommes n’ont plus d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux. Radicalisant l’aspiration à un pouvoir impersonnel, qui caractérisait déjà l’affirmation du règne de la loi, la gouvernance par les nombres donne ainsi paradoxalement le jour à un monde dominé par les liens d’allégeance.