"Le Jeune Karl Marx", de Raoul Peck. Avec Francis Cousin à L'Heure la plus sombre pour E&R.


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09.10.2017

Pour ce 87e numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent Lapierre reçoit Francis Cousin afin d’analyser le film Le Jeune Karl Marx réalisé par Raoul Peck.

 00'00 : Introduction
 01'08 : Marx connu et méconnu
 05'23 : Aborder Marx
 11'20 : Premières impressions sur le film
 15'04 : La radicalité de Marx
 24'00 : L’opposition Marx/Proudhon
 30'00 : La relation entre Engels et Marx
 36'22 : Marx et Engels dans l'auto-mouvement historique
 43'15 : Marx gauchisé
 47'50 : Connaître le vrai Marx

Une analyse communisatrice du mouvement actuel. Avec Léon de Mattis sur Radio Libertaire.


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03.05.2016

Alors que les luttes sociales reprennent de plus belle (Nuit Debout, lutte contre la loi travail), le militant Léon de Mattis nous en propose une interprétation en lien avec des mouvements passés (Mai 68, mouvement des chômeurs de 1998, mouvement anti-CPE de 2006, mouvement anti-réforme des retraites de 2010), complétée d'une analyse des changements structurels du capitalisme depuis 40 ans et ses effets sur "l’identité ouvrière".
Dans une deuxième partie, la communisation comme théorie et comme pratique nous est présentée en tant qu'actualisation de la pensée révolutionnaire, avec un exposé des "mesures communistes".

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Scissions syndicales, réformisme et impérialismes. Avec Annie Lacroix-Riz et Bernard Friot à la Librairie Tropiques.


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28.01.2016

Annie Lacroix-Riz est venue présenter son dernier livre et débattre avec Bernard Friot sur le thème de l'histoire politique des syndicats.
Car nous sommes bien au cœur de la conjoncture d'après-guerre qui a débouché sur la création de la Confédération Européenne des Syndicats et sur la liquidation du syndicalisme combatif dans tous les pays concernés.
Il va sans dire que ces recherches sont entièrement taboues en France, alors que la question du contrôle "extérieur" du syndicalisme, par les classes dirigeantes, non seulement nationales mais des impérialismes dominants, mériterait l'attention tant des militants que des amateurs d’histoire...

Simone Weil : grève et joie pure. Avec Charles Jaquier sur Radio Libertaire.


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24.06.2016

En mai-juin 1936, une vague de grèves spontanées éclate en France, juste après la victoire électorale du Front populaire. Elle atteint son apogée le 11 juin avec près de deux millions de grévistes dans la plupart des secteurs de l’industrie, mais aussi dans les bureaux et les grands magasins.
La revue syndicaliste La Révolution prolétarienne publie alors, sous pseudonyme, un article devenu célèbre de Simone Weil qui donne tout à la fois une description accablante de la condition ouvrière dans la métallurgie – le secteur le plus en pointe dans le conflit – et un éclairage inégalé sur la nature et le climat de ces grèves en soulignant leur caractère inédit : les occupations d’usines.
Retour croisé sur ces événements et le parcours de Simone Weil avec Charles Jaquier, préfacier du recueil d'articles de Simone Weil Grève et joie pure, datant précisément de cette période.

Émission "Offensive Sonore", animée par Patrick Marcolini.

"Misère de la théorie" d'E. P. Thompson. Avec Alexandre Fernon et Patrick Marcolini sur Radio Libertaire.


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15.05.2016

Alexandre Fernon, traducteur du livre d'Edward Palmer Thompson dont le sous-titre est Contre Althusser et le marxisme anti-humaniste, vient nous parler de cet ouvrage polémique et du penseur à qui il s'oppose, penseur qui a joué un grand rôle dans la formation des intellectuels critiques français qui sont aujourd’hui en vogue : Louis Althusser. Dans les années 1960 et 1970, ce philosophe marxiste, figure de proue du structuralisme, membre du Parti communiste mais adulé par les étudiants maoïstes, est considéré comme une référence par Alain Badiou, Jacques Rancière, Étienne Balibar, Manuel Castells ou Nicos Poulantzas.
Et c'est dans ce livre énergique et drôle, écrit en 1978, que l’historien britannique E. P. Thompson ridiculise la prétention des althussériens à hisser le marxisme au rang de science, le caractère réductionniste et mécanique de leur approche de l’histoire ou de la société, ainsi que le parfum de stalinisme qui entoure leurs positions. Pour lui, ce marxisme académique n’est rien d’autre que l’opium d’une bourgeoisie intellectuelle venue s’encanailler à l’extrême gauche.
En contrepoint, E. P. Thompson propose sa propre conception du marxisme nourrie de sa pratique d’historien, qui se fonde sur un dialogue avec les faits et accorde une place centrale à la capacité des hommes et femmes à faire leur propre histoire. Partisan de ce qu’il appelle un "communisme libertaire", il en appelle à relever le drapeau de l’humanisme pour élaborer une critique du capitalisme qui rejoigne les valeurs morales des classes populaires.

La question nationale et la question sociale en France. Avec Pierre de Brague, Stéphane Blanchonnet et Louis Alexandre pour E&R à Reims.


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12.12.2015

C'est en revenant sur les expériences de l'Action française, du syndicalisme révolutionnaire français et de leur jonction au sein du Cercle Proudhon que Pierre de Brague (auteur chez Kontre Kulture et militant d'E&R), Stéphane Blanchonnet (président du Comité directeur de l'Action française) et Louis Alexandre (rédacteur en chef de la revue Rébellion) abordent les tentatives historiques d'articulation des questions nationale et sociale en France.

Sommaire des questions de la quatrième partie :
 0'00'02 : La question sociale et la question nationale, deux pôles affaiblis par leur dissociation
 0'02'00 : Déclin de l'AF suite au départ de Georges Valois, thèse de Bertrand Renouvin
 0'04'15 : Génération Maurras, renouveau militant et question sociale
 0'05'14 : Première Guerre mondiale, fracture au sein du syndicalisme et attachement à la patrie
 0'11'00 : Le Front National, bénéficiaire de la négation de la question nationale par la "Gôche"
 0'14'42 : Métamorphose de la lutte des classes, le peuple contre les élites
 0'20'45 : La réduction identitaire, piège pour les mouvements nationalistes
 0'24'30 : Le libéralisme, négation de toute détermination
 0'29'10 : Faiblesse du peuple français et absence de sacré
 0'33'18 : Maurras et Marx, deux visions de l’Homme
 0'40'05 : Nomadisme et syndicalisme
 0'42'48 : Corporatisme maurrassien et corporatisme fasciste

Les révoltes des canuts, matrices de l'époque moderne. Avec Pierre Vial et Roberto Fiorini sur Méridien Zéro.


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01.05.2017

Pour sa première émission et en ce 1er mai, fête des travailleurs, fête de Beltaine, "L'écho des Canuts", animée par le militant identitaire et socialiste Roberto Fiorini, reçoit Pierre Vial, historien et président de Terre et Peuple, pour évoquer les deux révoltes des Canuts de 1831 et 1834.
Car les canuts sont ces ouvriers lyonnais qui se sont révoltés pour plus de justice sociale. Et ils avaient face à eux un gouvernement dont le mot d'ordre était "Enrichissez-vous"...
On l'aura compris, "L'écho des Canuts" sera le rendez-vous de mémoire et d'actualité sociale de la radio Méridien Zéro.

Histoires collectives des socialismes : longue durée et grande échelle. Avec François Jarrige, Vincent Bourdeau et Jean-Numa Ducange au séminaire de l'histoire sociale des idées politiques à Sciences-Po Paris.


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08.04.2016

Cette séance intègre deux communications : Vincent Bourdeau et François Jarrige interviennent d'abord pour revenir sur l'ANR Utopies 19 dont est issu, notamment, l'ouvrage Quand les socialistes inventaient l'avenir. Presse, théories et expériences, 1825-1860, et Jean-Numa Ducange présente ensuite le projet EUROSOC.
L'intérêt de ces deux projets est que la comparaison historique qu'elles permettent révèle en creux la profonde dévaluation des idées au sein du mouvement socialiste international, avec des variantes nationales bien sûr mais selon un processus structurel généralisé malgré tout. Le socialisme est un objet historique très particulier en ce que son émergence est concomitante de celle des sciences sociales. Ce n'est là ni le fruit du hasard ni même une simple homologie structurelle, mais bien un seul et même processus. Comment comprendre cette dévaluation de la production doctrinale, du débat idéologique dans les partis qui s'en réclament ?
Un autre intérêt de ces deux entreprises réside dans la focale d'analyse : l'étude des media qui servent de supports matériels et de véhicules aux idées socialistes (la prise en compte de la matérialité du texte et des "régimes médiatiques", soit les configurations successives du champ médiatique). Avec en arrière-fond la révolution des techniques de communication qui, comme le télégraphe et le chemin de fer, accélère la circulation de l'information et des idées.
Enfin, ces deux entreprises sont précieuses comme antidote à ce que nous pouvons qualifier de néophilie. Par quelque étrange mouvement de l'histoire qui dépasse de loin la simple mode intellectuelle, le nouveau fait figure d'idole, monnaie dont nul ne discute plus la valeur. On est passé du commentaire des Autorités, de la reproduction des Anciens, de la Tradition à la néophilie, à la valorisation de la novation pour elle-même. Cela a pu participer d'un certain progrès (mais ce mot même, il convient de s'en méfier). Pourtant, la néophilie est aussi une plaie de notre temps. D'une part, elle finit par se suffire à elle-même pour justifier toute nouvelle réforme néolibérale ou conservatrice. On ne compte plus les lois dites de "modernisation" (de l'Université, de l'hôpital), avec les succès que l'on sait, les appels à l'élaboration d'une gauche "moderne", d'un "nouveau progressisme", parmi les écrits sociaux-libéraux. D'autre part, en condamnant l'ancien au nom du fait même qu'il est passé, la néophilie nous empêche de trouver dans le passé des ressources pour l'avenir. Les deux entreprises dont nous parlons ici sont précieuses, précisément parce qu'elles esquissent quelque chose comme une méthode rétro-prospective : rouvrir le passé, souligner sa contingence pour en faire ressortir les possibles non advenus, méditer les échecs ou aller y puiser des ressources pour l'avenir.
L'histoire dont il est question dans ces deux projets de recherche n'est pas seulement la science d'un passé qui serait passé, elle est aussi celle d'un passé qui ne passe pas et d'un autre qui pourrait bien advenir.