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Pour l'économiste Jean-Marie Harribey, le travail est le seul créateur social de valeur économique, laquelle ne peut être validée socialement que par l'échange monétaire, qu'il soit marchand ou non. Si le travail est le père social de toute richesse, la nature en est la mère. Mais tout comme la force de travail, la nature ne peut être exploitée à l'infini. Si la force de travail a un coût pour le patronat, la nature peut-elle être évaluée comme une marchandise ayant un prix ? N'est-ce pas devenu écologiquement insoutenable ?
Le sociologue Bernard Friot, quant à lui, nous propose un changement de paradigme radical mais réaliste : au lieu de fiscaliser par l'impôt, il s'agit de généraliser à l'ensemble du PIB le modèle de la cotisation sociale inventé à la Libération : affecter à toute personne un salaire à vie de la majorité jusqu'à sa mort, indexé sur sa qualification en lui conférant un statut de co-propriétaire et de décideur politique dans toute entreprise publique ou privée. Ce commun sera financé par une caisse d'investissement et pourra emprunter à taux zéro : il s'agit ainsi d'abolir le patronat et non pas le salariat qui, lui, sera libéré de la contrainte du marché du travail.
À partir de ces deux positions différents, Jean-Marie Harribey et Bernard Friot débattent des questions suivantes :
- Comment distinguer le travail concret du travail abstrait dont parle Marx ?
- Si la nature est inestimable, est-il moral de chercher à la transformer en marchandise qui a un prix ?
- En voulant donner un prix à tout et en affirmant que rien n'a de valeur, le libéral n'est-il pas cynique ?
- La valeur économique peut-elle être instituée par une décision politique, autrement que par l'échange ?


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Un siècle après l’immense boucherie de 1914-1918 dont est coresponsable l'État capitaliste français, 110 ans après une première tentative de grève générale en Mai 1906 et une Charte d'Amiens du syndicalisme révolutionnaire appelant à une abolition du salariat au moyen d'une grève générale, l'historien Guillaume Davranche nous propose une émission d'histoire du mouvement révolutionnaire, libertaire et anti-guerre de 1881 jusqu'à 1914.
Après une introduction critiquant du rôle de l'État français dans l'engrenage menant vers l'affrontement de 1914-1918, l'on suit l'évolution du mouvement révolutionnaire (plus particulièrement de ses franges libertaires/anarchistes) de 1881 jusqu'en 1909 (phase insurrectionnaliste 1880-1889, phase grève-généraliste 1889-1901, phase "héroïque" du syndicalisme révolutionnaire 1901-1909).
La seconde partie de l'émission est consacrée aux mutations du courant anarchiste-communiste ainsi qu'aux revirements politiques qui ont ponctué la guerre sociale d'avant-guerre.
Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.


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Alos que l' "Acte 10" des Gilets Jaunes vient d'avoir lieu, il est important de prendre du recul et d'observer la trajectoire de ce mouvement de révolte dans l'optique de la lutte des classes.
Assisterons-nous à l'avènement d'une réelle révolution où les gestionnaires de la marchandise réussiront-ils à reprendre -temporairement- le contrôle ?


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Le titre du nouvel ouvrage que publie le philosophe et ancien militant Denis Collin - Après la gauche aux éditions Perspectives libres – dit bien que la gauche est arrivée au terme de son aventure historique en France et dans d’autres pays européens – notamment l’Italie.
Il faut bien sûr expliquer les raisons de cette faillite. Puis dégager de nouvelles perspectives en fonction de la crise générale à laquelle nous sommes confrontés. Quelle politique mettre en œuvre ? Comment s’organiser ?
Avec Jacques Cotta, Denis Collin a récemment pris l'initiative qui a conduit à la création du Collectif national pour la Souveraineté et la Justice Sociale : les questions qu'il pose dans son livre et les réponses qu'il envisage sont de la dernière actualité.


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Issu d'une famille communiste de la banlieue de Paris, Jean-Claude Michéa nous raconte son parcours personnel qui l'aura vu devenir révolutionnaire davantage par fidélité à une tradition familiale que par volonté de rupture avec son milieu d'origine.
Après une enfance heureuse viennent les années de formation et son départ pour la ville de Montpellier, où il aura le bonheur de faire carrière dans l'enseignement.
Mais c'est autour de son autre carrière d'auteur, d'auteur cette fois-ci, que l'entretien se poursuit. Car si chacun des livres que Michéa écrit lui demande un immense effort, ses idées commencent à être largement diffusées... et entendues ! Revient fréquemment, en filigrane, le personnage et l'oeuvre d'Orwell.
Enfin, Michéa nous raconte sa dernière aventure, celle qui le voit retourner à une vie simple et campagnarde à la suite de son installation dans une petite ferme des Landes, depuis sa retraite. Pas de commerces, pas de richesse, mais un retour à la terre vécu comme l'expérience d'une ruralité authentique : la décroissance en acte !
Une émission animée par Guillaume Erner.


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Alors qu'une offensive historique du capital est en préparation, un retour sur les grèves de mai-juin 1936 et une critique du Front populaire paraît nécessaire. Charles Jacquier, historien, revient pour nous sur cette période en s'appuyant sur trois livres principaux : Front populaire, révolution manquée de Daniel Guérin, Grèves et joie pure de Simone Weil et Tout est possible ! Les gauchistes français (1929-1945) de Jean Rabaut.
Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.
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Des transformations historiques profondes sont en cours dans tous les pays du monde et en particulier dans les pays démocratiques qui ont vécu si longtemps sous le signe du progrès, de la gauche, du mouvement ouvrier et du socialisme.
Sur quoi ces changements déboucheront ils ? Nul ne peut le prévoir et on ne peut qu’esquisser ce qui serait à la fois possible et souhaitable.
Mais quoi qu’il en soit, la "gauche" est arrivée au terme de son chemin. Une nouvelle page s’ouvre. Comprendre comment on en est arrivé là, c’est peut-être la tâche la plus importante pour affronter l’avenir.


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À l'occasion du cinquantenaire de Mai 1968, l'émission "Sortir du capitalisme" nous propose de revenir sur la brochure De la misère en milieu étudiant (1966), véritable condensé de la critique situationniste du capitalisme qui joua un rôle important dans le déclenchement des révoltes de 1968.
Après une présentation du contexte de publication de cette brochure, nous est proposé une analyse critique des mouvements contestataires des années 1960 pour terminer par une présentation du communisme de conseils, de ses apports, de ses limites et de son dépassement dans une actualisation des luttes dont la finalité reste la même : l'advenue d'une société post-capitaliste émancipée.