Parler avec Ricoeur. Avec Henri Blocher et François Dosse à la Librairie Jean Calvin.


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26.01.2018

Paul Ricoeur n'a pas cessé d'interroger le rapport au texte, tout en cherchant à construire des outils précieux pour favoriser l'étude la plus efficace et parler au plus près, au plus vrai dans une quête absolue d'exactitude.
Ce sont l'historien François Dosse et le théologien Henri Blocher qui nous apportent une réflexion sur ce rapport que Paul Ricoeur entretenait face au Verbe, révélé, parlé et écrit.

Le modernisme catholique : genèse et bilan. Avec l'abbé Guillaume de Tanouarn au Cercle Henri Lagrange.


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02.2015

L'église catholique a subit de grandes transformations depuis le XIXe siècle, tant au niveau théologique que pratique. En effet, de grandes tendances comme le libéralisme, le progressisme ou le modernisme ont exercé une influence réelle.
L'abbé de Tanoüarn nous aide à comprendre leurs origines et conséquences dans les différents contextes sémantiques et historiques qui les ont vu éclore, en revenant particulièrement sur le concile Vatican II, définit ici comme "un concile qui s’est voulu un concile-monde".

30 juin 1988 : le schisme de Monseigneur Lefebvre. Avec Bernadette Sauvaget sur France Inter.


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12.09.2016

"Schisme" : à prononcer et entendre ce mot, on a le sentiment quasi immédiat d’être renvoyés à nos manuels d’histoire. Et pourtant, le schisme de Monseigneur Lefebvre s'est déroulé il y a à peine trente ans. Le 30 juin 1988, l'archevêque Marcel Lefebvre consacre quatre évêques contre la volonté du Pape. Cet acte provoque son excommunication et le dernier schisme, à ce jour, de l'Eglise catholique.
Le schisme, dans le cas de la religion catholique, s'exprime par le refus de la soumission au Pape ou de la communion avec les membres de l'Église qui lui sont soumis. Il est souvent le résultat d'une confrontation doctrinale ou théologique. L'histoire du schisme lefebvriste, c’est l'histoire de l'affrontement entre deux Églises, une Église intégrale et une Église moderne. C’est l'histoire de deux mouvements contraires, dont la confrontation, sur plus d'une décennie, ne pouvaient amener qu'à la rupture : d'un côté une volonté, celle de Rome, de faire évoluer le catholicisme au rythme de son temps, de son époque, de la modernité. De l'autre un refus, celui de Monseigneur Lefebvre et de ses fidèles, de rompre avec la tradition, l'autorité et l'ordre. Deux voix contraires, qui reflètent deux visions du monde.
A travers le parcours de Marcel Lefebvre, les origines et les conséquences du schisme, cet événement nous plonge au cœur de la religion catholique contemporaine, interroge son rapport à la société et à la politique et surtout souligne la particularité de la France au cœur de ces questions. Comment, celle qui fût "la fille aînée de l'Église" avant de faire de la laïcité l'un des piliers de son système républicain, est-elle devenue le théâtre privilégié des mouvements intégristes ? En quoi le schisme lefebvriste reflète-t-il aussi une singularité française face à ces mouvements, et ce, jusqu'à aujourd’hui ?

Émission "Affaires sensibles", présentée par Fabrice Drouelle.

Des Lumières aux ralliements, l'Eglise face aux hérésies modernes. Avec Marion Sigaut et Philippe Prevost pour Culture Populaire à Nice.


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12.02.2017

De la fin du règne de Louis XIV jusqu’à la proclamation de la loi de séparation de l’Église et de l’État, l’Église catholique va subir en France deux siècles d’attaques ininterrompues.
C’est par un patient et méticuleux travail exercé sur les esprits des élites de son époque que le siècle des Lumières, la Révolution française et le ralliement à la IIIème République vont être imposés au peuple français sans pratiquement aucune résistance de sa part.
Pour expliquer comment le 11 octobre 1962 s’ouvre à Rome le Concile Vatican II, qui va précipiter l’Église dans la crise la plus profonde et la plus grave de son histoire, nous sommes invités à mieux cerner les épisodes qui ont marqué l’Histoire de France et de l’Europe. Des encyclopédistes au régicide, de la Constitution civile du clergé à la perte des États pontificaux, de la loi de 1905 à l’interdiction de l’Action Française.
Selon la citation fameuse du grand humaniste Voltaire à l’adresse de l’Église catholique : "Écrasez l’infâme, vous dis-je ! Écrasez la religion qui adore Jésus Christ."

L'Église et le ralliement. Avec Philippe Prevost chez E&R à Nantes.


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29.10.2016

Le lent et continu déclin de l’Église n’est pas la conséquence d’attaques extérieures contre lesquelles elle pourrait se défendre, comme elle l’a toujours fait. Le constat est bien plus grave : l’Église est rongée de l’intérieur et sa chute, commencée il y a plus d’un siècle, a été précipitée par trois causes que l’on peut identifier.
La "doctrine du ralliement" est née en 1892, lorsque Léon XIII demanda aux catholiques, qui dans leur grande majorité étaient monarchistes, de devenir républicains, pour des raisons électoralistes qu’il pensait favorables à l’institution. Mais l’enfer étant pavé de bonnes intentions, cette politique aboutit à la loi de 1905 séparant l’Église et l’État avec les suites que l’on connaît. Car la République n’était pas neutre, elle était laïque – on pourrait dire laïciste –, naturaliste, maçonnique et anti-catholique.
Pour des raisons similaires, le pape Pie XI condamna l’Action française en 1926. Cette condamnation d’un mouvement fédérant de nombreux catholiques préoccupés par les questions politiques permit l’essor de l’Action catholique, ensemble de mouvements créés par l’Église en direction de diverses catégories de la société – la JOC, Jeunesse ouvrière chrétienne, en est un des exemples les plus connus –, portés principalement par des laïcs et s’orientant rapidement à gauche de l’échiquier politique.
Le concile Vatican II acheva le déclin de l’Église. Convoqué entre 1962 et 1965 par le pape Jean XXIII dans le but affiché de procéder à son aggiornamento – littéralement sa mise à jour –, il consomma en réalité sa soumission aux vainqueurs idéologiques de la guerre, c’est-à-dire aux hérésies apparues entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle : modernisme, américanisme, œcuménisme.
Ce sont ces trois phases – et les liens qui les unissent – qu’analyse ici Philippe Prevost pour nous faire comprendre quel mal décime l’Église. Car ce n’est pas en épousant toujours plus le siècle, comme certains le préconisent, qu’elle se relèvera : elle doit au contraire s’élever au-dessus de lui, au risque de mourir.

1976 : le bras de fer entre Mgr Lefebvre et Paul VI. Avec Jean de Viguerie aux Journées de la Tradition à Villepreux.


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02.10.2005

Après les ordinations du 29 juin 1976, et puisqu’il a désobéi, Mgr Lefebvre est frappé de deux suspenses : la première "a collatione ordinum" le 6 juillet, la seconde "a divinis" le 22 juillet. La première signifie qu’il ne peut plus ordonner licitement, la seconde qu’il n’a plus le droit de célébrer la sainte Messe.
Retour sur l'été chaud de 1976 et le bras de fer entre Mgr Lefebvre et la Rome de Paul VI, ayant mené à l'autonomisation de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X de l'Eglise "conciliaire".

Histoire des dogmes. Série de conférences d'Henri Blocher à l'Eglise Baptiste Le Tabernacle à Paris.


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1981

Le professeur Henri Blocher mène une série d'études sur l'autorité en matière de foi dans l'église chrétienne.
En effet, la question de la référence qui permet d'exprimer le dogme fait débat depuis la naissance de l'église, dès les premiers siècle de notre ère. Les problèmes de la transmission orale, du canon biblique et de son interprétation : autant d'occasion de préciser les positions et de combattre les hérésies qui ne cessent de naître au sein du corps de l'église.
L'on comprend également l'ascension du pouvoir de l'église de Rome et l'élaboration du catholicisme romain, qui s'est faite notamment au travers des grands conciles et de leurs débats décisifs pour la vie de l'église (hiérarchisation de l'épiscopat et importance grandissante du patriarche de Rome).
Enfin, la période qui va de la fin du Moyen Age jusqu'à nos jours permet d'étudier la réforme protestante et l'idée d'une critique possible des opinions et des pratiques de l'église, en se fondant sur l'Ecriture Sainte.
Les enjeux actuels sont finalement abordés. Outre la polémique avec les théologiens catholiques qui reste vive, ce sont les nouveaux phénomènes comme le modernisme ou la naissance des réveils charismatique et pentecôtiste qui posent question.

L'Eglise et le ralliement. Avec Philippe Prevost interrogé par Franck Abed.


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2010

Cette entretien replace la crise de l'Eglise catholique dans son contexte historique, en montrant notamment que les problèmes sont bien antérieurs à Vatican II et date plutôt d’un ralliement politique tactique des catholiques de France à la République.