Quelle tâche critique de la philosophie dans le contexte de la neutralisation libérale du monde ? Avec Mark Hunyadi à la Maison des Sciences de l'Homme.


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09.02.2017

Les théories critiques contemporaines nous montrent les signes d'un renouveau de l'activité critique, ce dont nous pouvons nous réjouir.
Mark Hunyadi, qui a récemment remis en avant le concept de "mode de vie", nous rappelle que la théorie critique ne se satisfait pas de la dénonciation des souffrances et des frustrations vécues mais qu'elles vise une compréhension des raisons pour lesquelles la société est devenue ce qu'elle est. Il s'efforce également de nous proposer un certain nombres de solutions visant à dépasser et surmonter les impasses du temps présent.

Une conférence qui s'inscrit dans le séminaire "Crises et Critiques" organisé par le LASCO IdeaLab de l'Institut Mines-Télécom et l'équipe ETHOS de Télécom Ecole de Management.

L'antiracisme doit-il craindre la notion de race ? Avec Wiktor Stoczkowski à la Maison des Sciences de l'Homme des Alpes.


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09.10.2018

L'antiracisme moderne naquit après la défaite du nazisme, sous les auspices des organisations internationales nouvellement créées. Pour lutter contre le racisme, ces organisations ont décidé d'éradiquer la notion de races humaines.
Jusqu'au début des années 2000, la science apportait un soutien unanime à cette idée. En effet, la génétique des populations alors en vogue semblait démontrer que les races humaines n'existent pas. Mais la situation a changé au début du XXIe siècle, avec l'invention de nouvelles méthodes d'exploration du génome humain.
L'anthropologue Wiktor Stoczkowski présente, au cours de cette conférence, les résultats de ces différentes recherches, afin d'analyser leurs conséquences sociales, politiques et morales.

Mémoire et corps : qu'en disent les philosophes ? Avec Bernard Stiegler à la Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier.


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20.09.2018

Lorsque le corps devient humain, la mémoire passe hors du corps : elle devient alors technique et sociale en cela, et constitue ce que l'on appelle des savoirs. C'est ce qu'auront montré l'anthropologue André Leroi-Gourhan, le psychologue Lev Vygotsky, le biologiste Alfred Lotka, le philosophe Karl Popper et la neuropsychologue Maryanne Wolf – comme bien d'autres.
Cela ne signifie évidemment pas qu'il n'y a plus de mémoire incarnée dans le corps humain : cela signifie que celle-ci se transforme et co-évolue avec la mémoire extériorisée.
C'est comme poursuite de cette co-évolution qu'au XXe siècle, les mémoires artificielles deviennent le cœur du développement industriel, ce qui pose de nombreuses questions auxquelles Bernard Stiegler tente de répondre.

Une conférence qui s'inscrit dans le cadre de la "Semaine de la Mémoire".

Du "Mouvement nationaliste du progrès" au "Rassemblement européen pour la liberté". Avec Olivier Dard à la Maison des Sciences de l'Homme de Metz.


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16.10.2014

Dans l'optique de l'étude des partis et mouvements des droites radicales aux lendemains du second conflit mondial, Olivier Dard s'arrête dans cette conférence sur la trajectoire qui va de la création du "Mouvement nationaliste du progrès" jusqu'au "Rassemblement européen pour la liberté".
Quels sont les acteurs, les références et les thèmes agrégés autour de cette dynamique politique classée à l'extrême-droite du spectre politique français ? Pourquoi avoir choisi la bataille électorale et la forme du parti, deux expériences assez étrangères à cette famille politique ?
Une mise en perspective historique qui aide à comprendre bon nombre de trajectoires intellectuelles qui se révéleront après-coup.

Une intervention dans le cadre de l'atelier "Partis et mouvements des droites radicales" du programme Internationalisation des Droites Radicales Europe/Amériques.

Théories biologiques et philosophie de la biologie. Avec Henri Atlan à la Maison des Sciences de l'Homme.


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15.07.2002

C'est au cours de ses premiers travaux de recherche portant sur le vieillissement et son mécanisme de désorganisation qu'Henri Atlan s’intéresse à la notion d’organisation et aux facteurs d’organisation et de développement. Il développe alors une espèce de formalisme qui permet de comprendre comment se fait la création de diversité, de complexité à partir d'événements aléatoires, de perturbation sur des systèmes organisés, sous certaines conditions. Là où l'on pense alors que des perturbations aléatoires ne peuvent avoir qu’un effet négatif, de destruction de toute l'organisation, il est possible de montrer que dans certaines conditions, les facteurs de perturbation ou "bruit" peuvent favoriser l'émergence de nouvelles formes d'organisations, de formes d'auto-organisation.
Dès que le code génétique est déchiffré, ces considérations n'ont plus d'importance dans la communauté des biologistes. S'impose alors la métaphore du "programme génétique", c’est-à-dire le parallèle, par raisonnement analogique, entre la structure de l'ADN et un programme d'ordinateur.
Or, Henri Atlan affirme que les organismes vivants ne peuvent pas être réduits à la structure des gènes et remet en cause le tout-génétique. Tout n'est pas écrit dans les gènes sans pour autant dire qu'il n’y a pas de déterminisme biologique. Il existe d'autres déterminismes - mécaniques, physico-chimiques et biologiques - qui ne sont pas génétiques. Pour comprendre le fonctionnement des gènes, il faut s'intéresser à leur organisation, au sens d'une organisation complexe. D'où un renouveau de l'interrogation de recherche de techniques de modélisation pour essayer de maîtriser d'une certaine façon la bio-complexité.
Henri Atlan mentionne également la place de la philosophie dans sa réflexion scientifique, particulièrement celle de Spinoza et l'importance du spinozisme actualisé et parle des activités du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé.