Le 6 février 1934 et l'antiparlementarisme. Avec Olivier Dard sur Radio Courtoisie.


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06.02.2019

L'évènement est emblématique d'une époque, les années 1930, que certains comparent aujourd'hui à la nôtre. Il y a quatre-vingt-cinq ans, le 6 février 1934, des manifestations emmenées par les ligues nationalistes dégénéraient en émeutes à quelques pas de l'Assemblée nationale. Celles-ci faisaient quinze morts, et laissaient croire à une tentative de coup d'Etat de la part de l'extrême-droite.
Etait-ce le cas ? Quelles furent les conséquences du 6 février, et quelle place occupe-t-il aujourd'hui dans l'imaginaire droitier ? En quoi les manifestations des Gilets Jaunes peuvent-elles être comparées à cet évènement ?
Olivier Dard, professeur à la Sorbonne spécialiste des droites en France, nous répond.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Le Colonel de La Rocque en connaissance de cause. Avec Pascal Ory et Serge Berstein à Répliques sur France Culture.


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28.06.2014

La ligue nationaliste des Croix-de-Feu du colonel de La Rocque est au coeur des polémiques sur l'existence d'un fascisme authentiquement français.
Au nom de leurs sacrifices dans les tranchées, les Croix-de-Feu exigent un gouvernement assez fort pour garantir la sécurité de la France contre l'ennemi allemand, mais aussi contre les "ennemis de l'intérieur", communistes et pacifistes. Pour réveiller le patriotisme et intimider l'extrême-gauche, les Croix-de-Feu multiplient défilés et rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de militants. Ces attroupements sont organisés dans le plus grand secret et impressionnent par leur mise en scène.
Les animateurs du Front populaire veulent y voir la préparation d'un coup d'Etat pour instaurer une dictature fasciste. En fait, La Rocque veut faire revivre l'Union sacrée de 14-18 pour réconcilier tous les Français au-delà des divisions sociales et partisanes. Les Croix-de-Feu se sentiraient liés par leur code de l'honneur : leurs exploits guerriers pour la victoire les obligeraient désormais à des exploits civiques pour empêcher toute révolution de type bolchevique.
Après l'émeute antiparlementaire du 6 février 1934, La Rocque lance ses hommes dans une croisade caritative contre la misère, dans l'espoir de reconquérir la classe ouvrière. Les soupes populaires remplacent peu à peu les démonstrations de force.
En 1936, La Rocque refuse toute riposte lors de la dissolution de son "mouvement" par le gouvernement Blum, puis s'intègre au système institutionnel en créant le Parti social français.
Finalement, les Croix-de-Feu refusent le totalitarisme fasciste parce qu'ils ont encore confiance dans la volonté des Français de se sacrifier pour la Patrie.
Alors : est-il encore possible de fascisme français après avoir pris en compte les éléments scientifiques du débat ?

Le fascisme est-il français ? Avec Zeev Sternhell sur RT France.


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05.03.2019

Y a-t-il eu, dans l'entre-deux-guerres, un fascisme français ? Pourquoi cette question demeure-t-elle une controverse historique majeure ? En quoi conditionne-t-elle non seulement notre passé, mais aussi notre présent ?
Revisitant l'un des sujets les plus brûlants des droites françaises de l'entre-deux guerres, le grand historien Zeev Sternhell met en lumière toutes ses zones d'ombre.

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

La droite dans la rue. Avec Olivier Dard et Danielle Tartakowsky sur France Culture.


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12.03.2014

Depuis quelques années, les organisations de droite qui manifestent dans la rue semblent souffrir d'une amnésie mémorielle les empêchant de mobiliser le souvenir d'épisodes antérieurs. Ceux-ci, pourtant, ont rythmé l'histoire des droites françaises et été d'une ampleur parfois exceptionnelle.
Olivier Dard et Danielle Tartakowsky s'attachent à montrer que les droites françaises sont plus souvent descendues dans la rue qu'on ne le croit d'ordinaire. Elles ont contribué à l'émergence de la manifestation de rue, en ont fait un usage précoce et durable, et se sont plusieurs fois essayées à peser sur la nature du régime républicain. Elles ont ainsi créé leur propre répertoire d'action, distinct de celui des gauches, et puissamment contribué à redéfinir la place de la manifestation dans le système politique actuel.

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.

Une histoire des droites en France. Avec Gilles Richard sur la Radio Chrétienne Francophone.


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01.03.2017

Depuis le classique de René Rémond, les droites n'avaient pas trouvé leur historien. C'est désormais chose faite grâce à la récente synthèse de Gilles Richard qu'il présente ici.
Couvrant plus de deux siècles d'histoire politique et n'hésitant pas à aborder les enjeux contemporains, l'ouvrage évoque bien entendu les partis et leurs métamorphoses, tout en scrutant les cultures politiques et en pointant les grandes mutations.
Depuis 1815, en effet, les temps ont bien changé ! Ce qui faisait clivage au XIXe siècle entre droites et gauches (la République démocratique et laïque) a ainsi laissé place au XXe siècle à un autre clivage : la République qui avait triomphé dans les années 1870-1880 devait-elle être "libérale" comme le souhaitait Jules Ferry, ou bien "sociale" comme le proclama Jean Jaurès ?
En ce début de XXIe siècle, tout semble à nouveau remis en cause : tandis que les gauches sont menacées de disparition, les droites sont aujourd'hui hégémoniques. Mais le pluriel s'impose plus que jamais. De fait, les oppositions ne manquent pas, entre tenants du libéralisme et droite nationaliste, ou entre "les mondialistes" et "les patriotes", comme Marine Le Pen aime à le répéter.
Cette mutation fondamentale surprend ; mais Gilles Richard offre des clés pour comprendre ce qui constitue un enjeu déterminant pour la France d'aujourd'hui et de demain.

Les droites et le Front populaire. Avec Olivier Dard au Petit Palais à Paris.


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10.06.2016

Le Front populaire constitue un moment exceptionnel dans l'histoire contemporaine française, en termes de mobilisation politique ou de confrontation sociale et symbolique. Temps de radicalisation et de bipolarisation accélérée, il est aussi longtemps resté un objet d'histoire controversé.
Cette conférence a pour ambition de se dégager de la mémoire partisane dont le Front populaire a longtemps été l'otage. Car de nombreux éléments existent pour essayer de renouveler ou en tout cas d'interroger cette histoire d'un événement majeur dans l'histoire politique du XXe siècle.
À cet effet, le spécialiste des pratiques politiques Olivier Dard étudie le comportement des formations politiques de droite durant cette période.

Une intervention qui prend place dans le cycle de conférences organisé par le Comité d'histoire, en lien avec l'exposition organisée à l'Hôtel de Ville de Paris "1936, le Front populaire en photographie".

Histoire nationaliste : le Marquis de Mores, Jules Guerin et l'épisode de Fort Chabrol. Avec Jean Dartois sur Radio Résistance.


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11.2010

L'épisode de Fort Chabrol :
1899. Le 7 août a commencé, dans une ville de Rennes en état de siège et une France en ébullition, le procès en révision d’Alfred Dreyfus. Un procès qui n’aurait sans doute pas vu le jour sans le spectaculaire "J’accuse… !" d’Émile Zola jeté par le journal L’Aurore, le 13 janvier 1898, à la face des politiques, des magistrats et des militaires complices de la condamnation du "Juif Dreyfus".
Pierre Waldeck-Rousseau, nommé président du Conseil le 22 juin 1899, quelques semaines avant l’ouverture du procès en révision, craint des émeutes de la part des nationalistes, des royalistes ou des antisémites, chauffés à blanc par les agitateurs et les propagandistes. Le 12 août, il fait arrêter les dirigeants de la Ligue des Patriotes, et notamment leur chef de file Paul Déroulède. Déroulède n’a pourtant rien d’un anti-Dreyfusard, mais il est l’héritier politique du général Boulanger et, à ce titre, accusé avec ses amis d’une Ligue reconstituée, d’avoir mis à profit le climat troublé qui règne dans le pays pour tenter, lors des obsèques de Félix Faure, le Coup d’État auquel Boulanger a renoncé 10 ans plus tôt avant de se suicider en 1891.
Pour les mêmes motifs, sont également visés par les mandats d’amener délivrés aux policiers les cadres de la Ligue Antisémite. Mais contrairement à Déroulède, il n’est pas question pour eux de se laisser interpeller : dans le sillage de leur président Jules Guérin, 11 militants et activistes se réfugient au 51 de la rue de Chabrol, dans les locaux du Grand Occident de France, fondé quelques semaines plus tôt par ce même Guérin. Violemment antisémites et antimaçonniques, les adhérents du Grand Occident ont pour signe de reconnaissance les deux poings levés, "un dans la gueule des Juifs, l’autre dans celle des Francs-maçons" ! Un geste qui, mieux qu’un long discours, résume parfaitement leur état d’esprit. Ce qui ne les empêche pas d’exprimer par écrit la haine qu’ils éprouvent pour leurs adversaires dans les colonnes de L’Antijuif, le fer de lance de la presse antidreyfusarde, dirigé comme le Grand Occident par Guérin et également domicilié au 51 rue de Chabrol.
Le 13 août, le sous-chef de la Sûreté, accompagné d’une escouade de policiers, se présente rue de Chabrol pour arrêter Guérin et ses compagnons. Mais les rebelles ne l’entendent pas de cette oreille : "Pas question de nous rendre. Nous avons des cartouches et des armes. S’il le faut, nous ferons sauter l’immeuble" lance aux policiers un Guérin provocateur depuis le 1er étage de l’immeuble où il s’est barricadé avec ses amis et quatre employés.
Sur l’ordre de leurs chefs, les gardes républicains se contentent de garder l’immeuble jour et nuit, persuadés que les "insurgés" vont se rendre rapidement, faute de nourriture. C’est compter sans les nombreux sympathisants antisémites et antidreyfusards de la capitale. La résistance s’organise, et un appartement est loué par des amis de Guérin dans le tout proche immeuble du 114 rue de La Fayette d’où le ravitaillement peut être lancé vers le 51 rue de Chabrol. Malgré des pertes, une quantité suffisante de nourriture parvient aux mains des rebelles. Et comme si cela ne suffisait pas, des colis sont jetés aux insurgés par les clients de l’omnibus à impériale qui, plusieurs fois par jour, passe dans la rue. Tout cela sous les clameurs enthousiastes de la foule venue nombreuse soutenir les Ligueurs.
Régulièrement ridiculisés par les ravitailleurs juchés sur l’impériale des voitures hippomobiles, les policiers obtiennent, après plusieurs jours de siège, de la Compagnie Générale des Omnibus que la ligne soit détournée pour ne plus emprunter la rue de Chabrol jusqu’à la reddition de Jules Guérin et de ses compagnons. Mais les insurgés ont accumulé les vivres et le siège se poursuit, au grand désappointement de Waldeck-Rousseau et du préfet Lépine, impuissants à mettre un terme à cette sédition qui ridiculise le pouvoir en place. Impossible pourtant d’agir autrement : la situation politique est particulièrement instable et un ordre d’assaut pourrait faire des victimes et mettre le feu aux poudres avec des conséquences imprévisibles. À cet égard, les violents heurts qui opposent aux abords de "Fort Chabrol" le 20 août antisémites et anarchistes sont éloquents : repoussées vers le 11e arrondissement par des renforts de police, ces échauffourées débouchent sur l’incendie de l’église Saint-Joseph-des-Nations rue Saint-Maur.
Peu à peu, les choses se calment pourtant : les manifestations se raréfient, les policiers ne tentent rien, et les insurgés s’installent dans la durée en attendant le verdict du procès en appel de Rennes. Celui-ci intervient le 9 septembre : Dreyfus est, en dépit des preuves, une nouvelle fois condamné, mais en bénéficiant curieusement de "circonstances atténuantes" paradoxales qui n’empêchent pas une sentence de 10 années de réclusion précédées d’une nouvelle dégradation. Guérin et ses amis exultent et sont tout près de se rendre lorsqu’ils apprennent le 10 septembre que Dreyfus a déposé un "pourvoi en révision". Comble d’horreur à leurs yeux, Waldeck-Rousseau semble vouloir tirer un trait définitif sur cette affaire et envisage la grâce du condamné. Dreyfus refuse dans un premier temps car cette mesure de clémence équivaut de facto à reconnaître sa culpabilité. Épuisé par cinq longues et épuisantes années de procédure, il accepte pourtant la mort dans l’âme quelques jours plus tard.
Le 19 septembre 1899, Waldeck-Rousseau signe le décret de grâce qui dégage définitivement Dreyfus de toute action judiciaire. Atterrés par cette nouvelle, Guérin et ses amis se rendent dès le lendemain sans incident notable. Le siège de Fort Chabrol aura duré 38 jours !
Jugés en Haute-Cour, Déroulède et Guérin seront condamnés, le premier au bannissement (il partira en exil à Saint-Sébastien) et le second à de la prison ferme, moins pour le Coup d’État d’opérette dont il est accusé que pour avoir ridiculisé durant des semaines les plus hauts personnages de l’État. Quant à Fort Chabrol, il n’en subsiste plus désormais qu’une forme imagée, régulièrement employée par les journalistes lorsqu’un forcené armé se retranche dans un local pour tenir tête durablement aux policiers.

Emission "Voix de L'Héritage".

Les droites radicales en Europe de 1900 à 1960. Avec Philippe Conrad, Dominique Venner, Pierre de Meuse, Olivier Dard et Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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11.09.2012

Qu’est-ce que notre époque peut retirer des exemples et des échecs des "droites radicales" européennes d’autrefois ?
Il en subsiste le souvenir d’un élan héroïque pour s’arracher aux pesanteurs du matérialisme, aux lois de l’économie. Un élan poétique vers un horizon de grandeur et de beauté.
Cela peut subsister dans des cœurs ardents, non pour imiter ce qui ne sera plus, mais pour inspirer de nouvelles énergies.