Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Avec Guillaume Cuchet à la Librairie Mollat.


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15.06.2018

Le recul du catholicisme en France depuis les années 1960 est un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. S'il reste la première religion des Français, le changement est spectaculaire : au milieu des années 1960, 94 % de la génération en France étaient baptisés et 25 % allaient à la messe tous les dimanches ; de nos jours, la pratique dominicale tourne autour de 2 % et les baptisés avant l'âge de 7 ans ne sont plus que 30 %. Comment a-t-on pu en arriver là ?
Au seuil des années 1960 encore, le chanoine Boulard, qui était dans l'Église le grand spécialiste de ces questions, avait conclu à la stabilité globale des taux dans la longue durée. Or, au moment même où prévalaient ces conclusions rassurantes et où s'achevait cette vaste entreprise de modernisation de la religion que fut le concile Vatican II (1962-1965), il a commencé à voir remonter des diocèses, avec une insistance croissante, la rumeur inquiétante du plongeon des courbes.
Guillaume Cuchet a repris l'ensemble du dossier : il propose l'une des premières analyses de sociologie historique approfondie de cette grande rupture religieuse, identifie le rôle déclencheur de Vatican II dans ces évolutions et les situe dans le temps long de la déchristianisation et dans le contexte des évolutions démographiques, sociales et culturelles des décennies d'après-guerre.

Dire la France, culture(s) et identités nationales (1981-1995). Avec Vincent Martigny et Eric Fottorino à la Librairie Mollat.


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17.03.2017

Depuis près d'une décennie, la controverse sur l'identité nationale déchire les familles politiques, divise le monde intellectuel et embrase la société française. La généalogie de cette obsession identitaire est peu connue. Elle est pourtant révélatrice d'une histoire oubliée, lorsque dans les années 1980, l'ambition politique de dire la France faisait rimer culture et identité nationale.
Comment la culture est-elle devenue à cette époque un enjeu majeur, jusqu'à constituer le socle du récit national ? Tirant un fil qui revisite les grandes heures de la politique culturelle sous François Mitterrand, remémore le combat contre l'anti-impérialisme américain, traverse les politiques du "droit à la différence" et leur remise en cause pour s'achever avec la bataille de l'exception culturelle en 1993, Vincent Martigny ressuscite l'atmosphère d'une décennie cruciale pour déchiffrer les querelles contemporaines de l'identité.

Dégagements : un candide à sa fenêtre. Avec Régis Debray à la Librairie Mollat.


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02.04.2015

"Je ne prise guère la littérature d'idées. Ses angles droits sont trop fastidieusement masculins et sûrs d'eux pour capter l'émotion, le tremblement, l'inattendu du réel. Pourquoi récidiver ? Parce qu'on résiste moins, avec l'âge, aux impulsions du farfelu, jusqu'à se permettre quelques divagations sur les dieux et les hommes, le beau et le moche, le mort et le vif, et même sur l'avenir de l'humanité. Sans dramatiser : les échappées qui suivent sont à un essai ce qu'une flânerie est à un défilé, ou une songerie à un traité de morale. Elles demandent seulement au lecteur un peu d'indulgence pour ce qu'elles peuvent avoir de mélancolique, de cocasse ou d'injuste." Régis Debray

Cosmos. Avec Michel Onfray à la Librairie Mollat.


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24.04.2015

Cosmos est le premier volume d'une trilogie intitulée "Brève encyclopédie du monde". Il présente une philosophie de la nature et sera suivi de "Décadence", qui traitera de l'histoire, puis de "Sagesse", consacré à la question de l'éthique et du bonheur.
"Trop de livres se proposent de faire l'économie du monde tout en prétendant nous le décrire. Cet oubli nihiliste du cosmos me semble plus peser que l'oubli de l'être. Les monothéismes ont voulu célébrer un livre qui prétendait dire la totalité du monde. Pour ce faire ils ont écarté des livres qui disaient le monde autrement qu'eux. Une immense bibliothèque s'est installée entre les hommes et le cosmos, et la nature, et le réel". Michel Onfray
Tel est le point de départ du livre qui est ici présenté, et dans lequel le fondateur de l'université populaire de Caen nous propose de renouer avec une méditation philosophique en prise directe avec le cosmos. Contempler le monde, ressaisir les intuitions fondatrices du temps, de la vie, de la nature, comprendre ses mystères et les leçons qu'elle nous livre. Tel est l'ambition du travail de Michel Onfray, qui renoue avec l'idéal grec et païen d'une sagesse humaine en harmonie avec le monde.

Limonov. Avec Emmanuel Carrère à la Librairie Mollat.


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07.10.2011

"Limonov n'est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l'immense bordel de l'après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados.
Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement." Emmanuel Carrère

La condition humaine n'est pas sans condition. Avec Jean-Pierre Lebrun à la Librairie Mollat.


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21.10.2010

Erasme l'avançait : "On ne naît pas humain, on le devient." Mais comment peut-on le devenir ? En quoi la société dans laquelle nous vivons favorise-t-elle ou empêche-t-elle ce parcours vers l'humanisation ? 
Autant de questions que le psychanalyste Jean-Pierre Lebrun travaille à clarifier depuis de très nombreuses années. Refusant à la fois la nostalgie d'un passé idéalisé et d'être aveuglé par les sirènes du "progrès", il se demande si nous sommes encore capables de désirer. Sachant que le désir a affaire au langage et au manque. Et qu'il se différencie de la jouissance, "comblante" et mortifère. Notre société dite néolibérale imposant la recherche de la jouissance, confondant égalité et égalitarisme, affaiblissant la fonction paternelle au nom du rejet, certes légitime, du patriarcat, tend à dévaloriser tout ce qu'implique la préservation de la condition humaine. Ce qui a des conséquences majeures en termes de politique, d'éducation, de culture, mais aussi de vie conjugale ou de consommation. 
Son travail a pour ambition de traiter du point de vue de la psychanalyse -mais d'une façon accessible à tous!— de problèmes très actuels.

La question post-coloniale : une analyse géopolitique. Avec Yves Lacoste à la Librairie Mollat.


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09.09.2010

La forte présence en France de ressortissants d'anciennes colonies est le principal paradoxe de ce que l'on appelle désormais la question post-coloniale. Dans le cas de l'Algérie en particulier, on aurait pu penser que les combattants d'une longue et douloureuse guerre d'indépendance ne voudraient plus avoir de liens avec l'ancienne métropole. Or de nombreux patriotes sont venus, après 1962, rejoindre de ce côté-ci de la Méditerranée des Algériens déjà installés pour des raisons économiques et qui n'entendaient pas rentrer chez eux. Les uns et les autres sont devenus majoritaires dans les "grands ensembles" qui avaient été bâtis pour des Français à la périphérie des villes au cours des années 1960 et 1970.
Depuis trente ans, ces "grands ensembles" ou ces "cités" sont le lieu d'émeutes déclenchées par des "jeunes" d'origine immigrée victimes de discriminations et du chômage. Souvent ces "jeunes" ne savent ni ne comprennent pourquoi ils sont nés en France et pourquoi leurs pères et leurs grands-pères se sont établis dans un pays qu'ils avaient âprement combattu. Leur sentiment de déracinement se double d'une fréquente ignorance des circonstances dans lesquelles leur patrie a autrefois été conquise et mise sous tutelle. Ils ne connaissent pas toujours non plus les débats et les conflits qui ont pu diviser les mouvements pour l'indépendance.
Afin d'éclairer la lanterne des ex-colonisés comme des ex-colonisateurs et de clarifier cette très complexe question post-coloniale, Yves Lacoste propose une analyse géopolitique et un récit historique. Analyse géopolitique pour décrire les rivalités de pouvoir qui ont facilité les entreprises européennes (notamment la traite des esclaves), récit historique pour comprendre le déroulement des conquêtes puis des luttes de libération.
Cette démarche se veut une contribution à l'apaisement des malentendus, des ressentiments, des rancœurs.

Dialogue avec les morts. Avec Jean Clair à la librairie Mollat à Bordeaux.


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20.05.2011

Au travers de son dernier livre, Jean Clair revient sur la trajectoire qui fut la sienne et qui, du monde rural, paysan et avare de mots qui fut le sien, l'amena à se passionner pour la beauté et pour ceux qui tentèrent de la faire advenir sous la forme d'oeuvres d'art dans notre monde.