Comprendre les Lumières. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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13.05.2019

La révolution galiléenne a révolutionné le visage de l'humanité. En prouvant par la raison une vérité universelle qui ignore la théologie pour être validée, Galilée achève la chrétienté historique sur le plan épistémologique.
Les nouvelles découvertes sont catastrophiques pour l'ordre traditionnel : s'il s'était trompé sur la nature du cosmos, alors il pouvait être trompeur sur tous les champs du savoir. Avec l'apparition du paradigme scientifique, le catholicisme cesse d'être universel. La tradition ne fait donc plus autorité, l'axiomatique de la connaissance passe de la théologie à la philosophie et à la science. La mesure exacte des faits et leur langage mathématique prime sur les normes théologiques et eschatologiques.
L'Eglise, avant, affirmait ce qu'était la terre et les cieux et comment aller au ciel, désormais il ne lui restait plus que le chemin du ciel. La tradition et son autorité aillant failli aux yeux des esprits critiques, l'histoire providentielle du salut ne donne plus sens à l'existence humaine. La tache historique des lumières sera de répondre à cette perte du sens commun.
Dans cette conférence, Phillipe Forget se fixe pour objectif, non pas de juger les lumières selon des critères rétrospectifs, mais de comprendre ses penseurs comme ils se sont eux-mêmes compris. Une mise au point salutaire sur ce courant majeur de la pensée occidentale, pour en dissiper les contre-sens dont il fait l'objet par ses ennemis comme par ses partisans.

Transmettre, à quoi bon ? Avec François-Xavier Bellamy pour Espérance Nouvelle à Bruxelles.


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10.03.2015

François-Xavier Bellamy dresse le constat suivant : nous voulons toujours éduquer, mais nous ne voulons plus transmettre. Il s'est produit, dans nos sociétés occidentales, une rupture inédite : une génération s'est refusé à transmettre à la suivante ce qu'elle avait à lui donner, l'ensemble du savoir, des repères, de l'expérience humaine qui constituait son héritage.
C'est pourquoi il n'est pas de plus urgente ni de plus belle mission que de transmettre l'héritage culturel qui peut seul constituer pour l'avenir l'unité de notre pays, en même temps que la liberté de ceux qui y vivront.
Ce n'est pas le choc des cultures que nous devons craindre, mais le choc des incultures.

Le droit au travail, de Marx aux cheminots. Avec Dominique Pagani au café marxiste à Paris.


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12.05.2018

Le travail, catégorie centrale de la philosophie de Marx mais aussi de Hegel, est analysé par Dominique Pagani dans ses implications actuelles, à l'heure du chômage de masse, de la précarisation et du retour des luttes qui, de 1848 à 1968 et passant par l'actuel conflit des cheminots, réaffirment le droit au travail dans la dignité.

Populisme ou retour des peuples européens ? Avec Vincent Coussedière à l'Académie des sciences morales et politiques.


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27.03.2017

Depuis la sortie courant 2012 de L'Eloge du populisme par Vincent Coussedière, ce que les médias appellent le "danger" du populisme, ou la "marée noire" du populisme, n'a cessé de prendre de l'ampleur.
Car le populisme est souvent défini comme la démagogie dans la démocratie. C'est à peu de chose près la définition qu'en donne Pierre-André Taguieff. Et s'il était autre chose ? Et si c'était l'irruption du peuple dans la politique, quand le peuple juge que ses dirigeants ne sont pas à la hauteur ?
C’est l'hypothèse défendue par Vincent Coussedière qui a sorti récemment Le retour du peuple, livre dans lequel il continuer de s'interroger sur la signification du phénomène populiste. En deux livres pénétrants, ce professeur agrégé de philosophie, également élu local, s'est imposé comme l'un des penseurs incontournables de notre époque. Rencontre avec un républicain rafraîchissant.

Les anti-Lumières. Avec Robert Legros, Didier Masseau, Camille Riquier et Jean-Yves Pranchère sur France Culture.


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04.2017

Quels ont été les arguments développés à la fin du XVIIIe siècle pour combattre l'esprit des Lumières ? Qui les a portés et pourquoi ?
Dans un premier temps, Robert Legros se penche sur le romantisme qui fut une véritable révolution philosophique résidant dans le refus de l'universalisme, de l'humanisme abstrait et de l'autonomie individuelle, mais portant aussi une attention nouvelle au sensible et au corps.
La croyance est-elle opposée à la vérité, s'interroge ensuite Didier Masseau ? Les philosophes cherchent-ils à connaître ou à convaincre le plus grand monde ?
Camille Riquier poursuit l'exploration en nous invitant à étudier la richesse de la pensée de Péguy, lui dont la "conviction totale imposait le respect", selon Gide.
Enfin, c'est à un étonnant voyage chez les antirévolutionnaires en compagnie de Jean-Yves Pranchère que nous sommes conviés.
Retour, donc, sur les fondements philosophiques des critiques des illusions du progrès et de la célébration de la tradition par ces ceux qui rejetaient la Raison universelle et préféraient parier "sur l'obscurité comme force d'éclaircissement" (Annie Le Brun).

L'Odyssée du philosophe : d'Ulysse à Dédale. De la répétition à la libération ? Avec Dominique Pagani au centre d'animation René Goscinny.


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2017

Plutôt qu'une reconstitution linéaire de l'histoire de la philosophie, les interventions de Dominique Pagani portent surtout sur ce qui, à la faveur de la crise en cours, fait surgir la spécificité de l'interrogation philosophique en général, via ses concepts les plus récurrents.
La référence aux auteurs sert à illustrer les problématiques ainsi dégagées, autant que leurs effets transversaux dans les champs concernés : du poétique au politique, en passant par le religieux ou le scientifique.
Et alors que le séminaire en est à sa 3e année d'existence, l'intitulé de l'atelier, censé fixer le cap auquel il faut revenir par-delà chaque détour, subit une évolution. Celle-ci affecte moins son contenu que sa formulation : au lieu de la résonance historique du titre précédent ("Entre crise et guerre : philosopher ?"), il sera essayé d'affronter les mêmes périls selon une connotation plus mythologique...

La pensée religieuse de Rousseau. Avec Ghislain Waterlot au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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20.11.2012

Rousseau affirme la présence indispensable de la religion en politique qu'il intitule religion civile. Elle est, à ses yeux, l'instrument critique universel.
Est-elle dépassée dans notre monde contemporain gagné par la laïcité ou la sécularisation ? Ne peut-elle aider à comprendre certains phénomènes contemporains de religions civiles qui animent désormais certains pays, en particulier les Etats-Unis d'Amérique ?

Les grands textes de la religion industrielle et du management. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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25.04.2017

L’industrie est une vision du monde. Avant d’être machinisme, elle est une grande machinerie intellectuelle. Nous vivons et nous croyons dans les "Révolutions industrielles" qui se multiplient depuis deux siècles.
Le travail de Pierre Musso porte un regard anthropologique et philosophique de l'Occident sur lui-même. Cet Occidental selfie met au jour sa puissante religion industrielle, jamais vue comme telle.
L’industrie absorbe tout. Elle fait tenir l’architecture culturelle de l’Occident. Car l’Occident a bien une religion. Il ne s’est produit aucune "sécularisation". La religion ne peut disparaître : elle se métamorphose. Avec la "Révolution industrielle", un "nouveau christianisme" technoscientifique a été formulé.
Pierre Musso donne à voir la naissance, dans la matrice chrétienne, d'une religion rationnelle qui est désormais notre croyance universelle. L'esprit industriel s'est emparé du plus grand mystère de l'Occident chrétien, celui de l'Incarnation, et l'a inscrit dans divers grands Corps pour transformer le monde : ceux du Christ, de la Nature, de l'Humanité et de l'Ordinateur.
Pierre Musso explore la généalogie de la religion industrielle et met en évidence trois bifurcations majeures institutionnalisées dans le monastère (XIe-XIIIe siècles), la manufacture (XVIIe-XVIIIe) puis l'usine (XIXe), avant de constituer l’entreprise (XXe-XXIe). Son élaboration s'est accomplie sur huit siècles pour atteindre son apogée avec la "Révolution managériale", la cybernétique et la numérisation.
La religion industrielle a produit un corpus philosophique, quelques bibles encyclopédiques, un puissant imaginaire et un grand théâtre usinier. Elle s'est construite à l'ombre de l'État et contre la religion politique, longtemps de façon souterraine. Désormais, l'Entreprise porte et exporte la religion industrielle alors que l'État voit sa symbolique politique se dilapider.