Grandeurs et misères du général Joukov. Avec Jean Lopez sur Radio Courtoisie.


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29.04.2020

Etrange paradoxe, le maréchal Gueorgui Joukov, l'homme qui a battu les armées du IIIe Reich, sans doute l'un des plus brillants capitaines du XXe siècle, est presque inconnu dans l'espace francophone. Pourtant, de la défense de Moscou en décembre 1941 aux victoires de Stalingrad et de Koursk, puis à la prise de Berlin, Joukov est partout.
Mais lire la vie de Joukov, c'est aussi vivre quatre décennies à l'intérieur du système soviétique : tout commence quand le jeune soldat, à peine alphabétisé, est ballotté entre la Première Guerre mondiale et la révolution de 1917, avant de faire ses armes durant la guerre civile et d'échapper par miracle aux grandes purges. C'est lui qui remporte une victoire contre les Japonais en lever de rideau de la Seconde Guerre mondiale, lui encore qui, au milieu du désastre de 1941, prend quelques-unes des décisions qui vont tout sauver. Après guerre, et malgré deux disgrâces sévères, il tentera encore de réformer en profondeur l'armée soviétique. Jean Lopez ne dissimule néanmoins rien de ses graves échecs, de ses manques et de sa violence, comme de l'utilisation du terrible appareil répressif stalinien entre 1941 et 1945.
Un entretien qui nous brosse un portrait complet, aussi bien militaire et politique qu'intime et familial, d'une figure majeure de la Seconde Guerre mondiale et de l'Union soviétique.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Le 75e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie. Avec Jean Lopez sur RT France.


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06.2020

La Seconde Guerre mondiale semble aujourd'hui bien connue. Et pourtant, les idées reçues sur ce conflit d'airain abondent. Desservant la cause de la connaissance, elles montrent surtout que la propagande de l'Axe comme celle des Alliés a durablement imprimé sa marque, bien au-delà de l'année 1945.
Alors que le 75e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie va être fêté, cet entretien en compagnie de Jean Lopez, fondateur et directeur de la rédaction de Guerres & Histoire, vise à rétablir quelques vérités en revenant sur les grands mythes de cette guerre qui, tenus pour vérités d'Evangile, n'en restent pas moins erronés.

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Barbarossa, une guerre totale. Avec Jean Lopez sur StoriaVoce.


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09.2019

Nous sommes le 18 décembre 1940. En cette fin d'année, alors que la France a capitulé depuis six mois, Hitler signe la directive Barbarossa. Ultra-secrète, cette dernière n'est tirée qu'à seulement neuf exemplaires. Elle sera décisive dans l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale  puisque, de quelque façon que l'on considère le problème, l'échec de l'opération va enlever à l'Allemagne toute chance de victoire dans le conflit mondial.
Dans un premier temps, Jean Lopez revient sur les origines de cette opération. En effet, ce serait une erreur que d'isoler l'opération Barbarossa en dehors de son contexte historique, de ne pas plonger dans les origines politiques et diplomatiques, idéologiques mais aussi historiques de cet affrontement entre la Russie soviétique et l'Allemagne nazie.
Ensuite, dans un second temps, Jean Lopez s'arrête sur la dimension absolue et totale, de ce conflit. Nous naviguons d'un camp à l'autre et voyons aussi comment cette dimension absolue porte en elle au fond l'échec de l'Allemagne et la victoire russe.

Une émission animée par Christophe Dickès.

L'Opération Bagration. Avec Jean Lopez pour Les Clionautes.


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19.06.2019

À l'été 1944, au cours de l'opération Bagration, l'Armée rouge détruit le Groupe d'armées Centre allemand, celui-là même qui s'était approché à 30km de Moscou deux ans et demi auparavant. Avec 28 divisions détruites, le Reich encaisse sa pire défaite, qui est aussi la plus lourde de toute l'histoire militaire allemande.
Le plan de l’opération Bagration est diaboliquement habile et recèle bien des surprises, stratégiques et tactiques. Les conséquences politiques de l’opération ont été gigantesques. L'attentat contre Hitler, l'insurrection de Varsovie lui sont directement liés.
Jean Lopez analyse en détail le lien qu'entretiennent Bagration et Overlord, le débarquement en Normandie. Il montre comment l'une est la condition du succès de l'autre et comment leur concomitance lance le premier vrai combat de la Guerre froide.

Une conférence organisée en collaboration avec le Mémorial du débarquement et de la libération de Provence du Mont Faron à Toulon.

Sebastian Haffner (1907-1999) : Allemagne je t'aime, moi non plus. Avec Martina Wachendorff, Fabrice Humbert, Jean Lopez, François Delpla, François Roux et René Loyon sur France Culture.


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24.03.2018

En 1938, Sebastian Haffner, de son vrai nom Raimund Pretzel, quitte l’Allemagne, son pays natal, pour s’exiler en Angleterre. Issu de la bourgeoisie protestante, passé par la magistrature administrative, cet homme de droit observe pendant son adolescence et sa vie de jeune adulte le réveil abruti de l’Allemagne, perdante de la Grande Guerre, et l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Dès son arrivée en Angleterre, un éditeur lui demande un ouvrage où il raconterait pourquoi il s’est progressivement convaincu de devoir quitter l’Allemagne face à la propagation des idées du nazisme.
Partant de son quotidien, il écrit l’anesthésie des masses, intelligentsia berlinoise incluse. "Le monde dans lequel j’avais vécu se dissolvait", écrit Haffner devenu journaliste. Après l’entrée en guerre de l’Angleterre, le manuscrit ne sera jamais publié. Peu de temps après, un autre essai, Germany : Jekyll and Hyde, lui donne suffisamment de reconnaissance pour devenir un éditorialiste renommé dans la presse anglaise. De retour en Allemagne au milieu des années 1950, Sebastian Haffner continue le journalisme puis bifurque progressivement vers l’écriture d’essais et d’ouvrages historiques consacrés à Hitler, à Churchill et à l’Allemagne.
Après son décès en 1999, son fils retrouve une partie du manuscrit abandonné en Angleterre. L’oeuvre Histoire d’un Allemand lui assure une toute nouvelle postérité. "Nous, les enfants de l’Allemagne, nous aurions tous voulu avoir un père ou un grand-père qui nous eût parlé, comme le fait Haffner avec une redoutable clarté, de son expérience intime, qui nous rendît palpable la tentation du mal, l’infiltration et la prise de pouvoir lente et perfide de la pensée raciste et fasciste", affirme Martina Wachendorff, son éditrice en avant-propos de l’ouvrage.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Irène Omélianenko.