Jacques Chirac. Avec Eric Branca au Centre Universitaire Méditerranéen à Nice.


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17.02.2015

Longtemps, les français prirent Jacques Chirac pour un technocrate. Une quintessence de ce que la Ve République gaullienne avait produit pour assurer l'intendance d'une France pressée d' "épouser son temps", bref, le meilleur et le pire de ce qu'on pouvait attendre de l'ENA, cet instrument administratif dont la France d'avant-guerre avait tant manqué mais qui, aussitôt l'homme du 18 juin disparu, prit la place que ses successeurs eurent la faiblesse de lui laisser...
Que reste-t-il de tout cela, quatre décennies plus tard ? Dans l'esprit des Français, le jeune loup est devenu un vieux sage et, dans leur coeur, un sujet croissant de nostalgie : Jacques Chirac reste -de loin !- l'homme politique préféré des Français. Le dernier, en somme, à avoir incarné physiquement la fonction présidentielle, quels qu'aient pu être les reproches qu'à gauche comme à droite, on lui avait adressés.
Et puis il y a l'homme. Sans cesse, Chirac s'est appliqué à ne rien laisser derrière lui qui puisse révéler qui il est aussi : un homme attiré par la recherche des harmonies cachées qui unissent le visible à l'invisible. D'où sa passion pour les anciennes civilisations, et le souci, jamais démenti chez lui, de lutter contre une standardisation culturelle qu'il assimile volontiers à un génocide de l'esprit.
C'est ce Chirac-là, aussi, qu'Eric Branca veut raconter, en sus du Chirac public qui a occupé, depuis près d'un demi-siècle, le devant de la scène nationale.

Le Gaullisme au XXIe siècle. Avec Serge Berstein à Sciences-Po Strasbourg.


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01.02.2016

Alors que de nombreux hommes politiques continuent à se revendiquer du gaullisme, Serge Berstein, spécialiste d'histoire contemporaine, viendra nous rappeler ce qui définit ce courant de pensée aujourd'hui au XXIème siècle, principalement inspiré par la politique du fondateur de la Vème République.

Le cauchemar des années 80. Avec François Cusset, Frédéric Lordon et Serge Halimi chez Daniel Mermet sur France Inter.


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04.2007

Les années 1980 évoquent quelques images rutilantes : les années fric et l'entrepreneur héros, les années strass et leurs stars kitsch, Le Pen et "Touche pas à mon pote !", Jack Lang et la Fête de la musique, Jacques Séguéla et sa "génération Mitterrand", Bernard Tapie et les Restos du cœur, le Minitel et les pin's, le cynisme des ex-gauchistes parvenus au pouvoir et la bien-pensance du charity business...
Que reste-t-il de cette décennie, qui est d'abord celle d'un affaissement général et du grand renoncement ? Pourquoi apparaît-elle à ceux qui l'ont vécue comme un cauchemar intellectuel et politique ? Dans quelle mesure les années 1980 permettent-elles de comprendre la France d'aujourd'hui ?
Cette série d'émission, en compagnie de François Cusset, Frédéric Lordon et Serge Halimi, montre que cette décennie signe avant tout la disparition de tout sens critique : des "experts" se mettent à professer le marché comme fin de la politique ; des "intellectuels" médiatiques discourent en chœur sur la fin des idéologies et délivrent des sermons simplistes sur le "mal" et le "sens de la vie". On a ainsi vu triompher une idéologie réactionnaire d'un genre nouveau. La télévision, devenue le cœur de l'espace public, a commencé à diffuser le bavardage publicitaire qui lui tient lieu de vision du monde.
Derrière le basculement des années 1980, et tout ce qu'elles nous ont légué, on trouve des intellectuels d'État et des idéologues télévisuels, quelques moralistes de plume et sociologues de la pub.
C'est sous ces crânes, dans ces écrits, au fil de ces discours aux sources variées, des tubes aux essais, des romans aux slogans, que l'on part traquer la vérité de cette décennie terrible.

Faut-il sauver la Ve République ? Avec Frédéric Rouvillois, Philippe Lauvaux et Anne-Marie Le Pourhiet à l'association Les Epées.


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02.12.2008

La construction européenne induit une délégation de nombreuses compétences qui étaient auparavant assumées par l'état national.
Avec la récente réforme des institutions, quel sort préparons-nous à notre vieille république gaullienne ?