Perspectives historiques et géopolitiques de la Grande Europe et de l'Eurasie. Avec Robert Steuckers sur Radio Courtoisie.


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03.03.2018

Au travers des trois volumes distincts que forment la triologie Europa, Robert Steuckers fournit un arsenal historique et géopolitique au travers d'un argumentaire solide et sourcé.
Ce travail salutaire est avant tout une arme de construction culturelle offrant à chacun l'occasion de se nourrir des profondeurs de notre Histoire pour mieux nous donner une projection fidèle à l’esprit et à la mesure de notre continent.

Émission du "Libre journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.

La religion industrielle. Avec Pierre Musso à la Librairie Ombres Blanches.


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07.06.2017

Pierre Musso, professeur à l'Université de Rennes, nous donne à voir dans son dernier ouvrage la naissance, dans la matrice chrétienne, d'une religion rationnelle qui est désormais notre croyance universelle.
L'esprit industriel s'est emparé du plus grand mystère de l'Occident chrétien, celui de l'Incarnation, et l'a inscrit dans divers grands Corps pour transformer le monde : ceux du Christ, de la Nature, de l'Humanité et de l'Ordinateur.
Il explore la généalogie de la religion industrielle et met en évidence trois bifurcations majeures institutionnalisées dans le monastère (XIe-XIIIe siècles), la manufacture (XVIIe-XVIIIe) puis l'usine (XIXe), avant de constituer l'entreprise (XXe-XXIe). Son élaboration s'est accomplie sur huit siècles pour atteindre son apogée avec la "Révolution managériale", la cybernétique et la numérisation.

Télévision : subjectivation, socialisation. Avec Dany-Robert Dufour pour la Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l'Education Nationale.


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27.06.2015

La multiplication des images produit-elle des problèmes dans l'accès à la symbolisation ?
Nous vivons en effet dans un monde de plus en plus saturé d'écrans et d'images : ceux du cinéma, de la télévision, du téléphone portable, de l'ordinateur, des jeux vidéos... Ces modifications sont de deux ordres. Bien utilisées, ces techniques peuvent multiplier les possiblités d'expression, d'information et de création. Utilisées sans discernement, elles sont susceptibles d'altérer gravement l'accès à la symbolisation. Ce qui n'est pas sans conséquences tant au plan du développement personnel qu'au plan du lien social car cet accès permet en principe à l'individu de se soustraire au fonctionnement pulsionnel et aux rapports de force et d'entrer dans des rapports de sens.
Or, le déveoppement de ces techniques obéit beaucoup moins à des considérations philanthropiques qu'à des impératifs marchands, ce qui occasionne des pathologies nouvelles qui vont des psychonévroses narcissiques à différentes formes de désymbolisation, voire même d'addications, qui sont ici examinées.

République contre démocratie ? Avec Régis Debray et Olivier Abel pour Medyascope TV.


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2018

En 1989, le philosophe Régis Debray distinguait, dans un article qui a fait date et suite à ce qu'il est convenu d'appeler "l'affaire du voile", les concepts de démocratie à l'ango-saxonne et de république à la française. Car la démocratie, c'est ce qu'il reste de la république quand on éteint les Lumières !
Trente ans après, face à aux revendications communautaires et au désir d'autonomie grandissant des citoyens, l'analyse est-elle toujours la même ?
Olivier Abel, figure bien connue du protestantisme français, lui donne la réplique.

L'illusion du bloc bourgeois. Avec Stefano Palombarini au Centre Cournot.


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27.04.2017

La crise politique française entre dans sa phase la plus aiguë depuis plus de trente ans, avec l'éclatement des blocs sociaux traditionnels, de gauche et de droite. L’éloignement des partis "de gouvernement" des classes populaires semble inexorable; il laisse sur la touche, d’un côté, artisans, commerçants et petits entrepreneurs déçus par la timidité des réformes de la droite libérale et, de l’autre, ouvriers et employés hostiles à une unification de l'Europe des marchés à laquelle le parti socialiste reste attaché.
La présidence Hollande est de ce point de vue moins une anomalie que l'échec définitif des tentatives de concilier la base sociale de la gauche et la "modernisation" du "modèle français". Ce projet se prolonge désormais par la tentative d'édifier un "bloc bourgeois" fondé sur la poursuite des "réformes structurelles", destinées à dépasser le clivage droite/gauche par une nouvelle alliance entre classes moyennes et supérieures.
L'émergence, en réaction, d'un pôle "souverainiste", coexiste avec les tentatives de reconstruire les alliances de droite et gauche dans un paysage politique fragmenté.
L’avenir du "modèle français" dépend de l'issue d'une crise politique qui n'est donc pas liée à des querelles d'appareils et encore moins de personnes, mais à la difficulté de former un nouveau bloc dominant.
Elle est loin d'être terminée.

Une intervention qui prend place dans le séminaire "Une lecture macroéconomique de la crise politique française".

Dire la France, culture(s) et identités nationales (1981-1995). Avec Vincent Martigny et Eric Fottorino à la Librairie Mollat.


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17.03.2017

Depuis près d'une décennie, la controverse sur l'identité nationale déchire les familles politiques, divise le monde intellectuel et embrase la société française. La généalogie de cette obsession identitaire est peu connue. Elle est pourtant révélatrice d'une histoire oubliée, lorsque dans les années 1980, l'ambition politique de dire la France faisait rimer culture et identité nationale.
Comment la culture est-elle devenue à cette époque un enjeu majeur, jusqu'à constituer le socle du récit national ? Tirant un fil qui revisite les grandes heures de la politique culturelle sous François Mitterrand, remémore le combat contre l'anti-impérialisme américain, traverse les politiques du "droit à la différence" et leur remise en cause pour s'achever avec la bataille de l'exception culturelle en 1993, Vincent Martigny ressuscite l'atmosphère d'une décennie cruciale pour déchiffrer les querelles contemporaines de l'identité.

Les affects de la politique. Avec Frédéric Lordon à la Sorbonne.


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18.01.2017

Que la politique soit en proie aux "passions", tout le monde l'accordera. Autrement malaisé serait de faire entendre que les affects constituent son étoffe même. La politique n'est-elle pas aussi affaire d'idées et d'arguments, et les "passions" ne sont-elles pas finalement que distorsion de cet idéal d'une politique discursive rationnelle ?
Le point de vue spinoziste bouscule la fausse évidence d'une antinomie entre les "idées" et les affects. On émet bien des idées pour faire quelque chose à quelqu'un - pour l'affecter. Et, réciproquement, les idées, spécialement les idées politiques, ne nous font quelque chose que si elles sont accompagnées d'affects. Faute de quoi, elles nous laissent indifférents.
En "temps ordinaires" comme dans les moments de soulèvement, la politique, idées comprises, est alors un grand jeu d'affects collectifs.

Une conférence qui s'inscrit dans le séminaire "Actualité de la philosophie et des sciences sociales" organisé par Geoffroy de Lagasnerie.

Les communismes. Avec Pierre Dardot à l'Université de Rennes.


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30.05.2017

Après une éclipse relativement longue liée au naufrage des "socialismes réels" et à la puissante offensive néolibérale, le communisme fait à nouveau l'objet d'une vive attention académique.
Pierre Dardo entend contribuer à la réouverture de la question communiste en questionnant la possibilité d'une définition du concept de communisme, c'est-à-dire de sa consistance théorique -une réflexion proprement conceptuelle sur les présupposés philosophiques du projet communiste-, mais aussi d'éclairer les pratiques historiques par lesquelles on a cherché à le mettre en œuvre.

Remarque : la qualité audio de l'enregistrement est médiocre.