Institution, imaginaire, autonomie : autour de Cornelius Castoriadis. Avec François Furet, Marcel Gauchet, Claudia Moatti, Ramin Jahanbegloo, Joël Roman, Pierre Rosanvallon et Paul Thibaud au Centre Culturel International de Cerisy.


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1990

Depuis les années 1970, l'œuvre de Cornélius Castoriadis apparaît de plus en plus comme une référence majeure pour tous ceux qui s'efforcent d'analyser la dynamique des sociétés contemporaines, d'élucider le sens du projet démocratique, ou de mettre en lumière les conditions auxquelles on peut penser l'histoire et la liberté.
Ce colloque a pour but de montrer et de discuter les principaux apports de cette pensée exigeante à la philosophie et à la théorie politique, mais aussi à la compréhension du présent et à l'épistémologie du savoir contemporain.
Cinq thèmes ont été retenus qui donnent lieu à des exposés et à des débats entre Cornélius Castoriadis et des intellectuels de divers pays :
 - ontologie et épistémologie
 - la théorie de la démocratie et l'expérience grecque
 - le social-historique et l'imaginaire social des sociétés modernes
 - les conflits politiques et les perspectives contemporaines
 - l'inconscient et la psychanalyse

L'Etat-Entreprise. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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19.09.2019

La forme contemporaine de l'Etat en Occident tend à s'hybrider avec l'Entreprise par un transfert d'hégémonie culturelle et politique entre ces deux institutions : l'Etat en crise et la très grande Entreprise en expansion. Ce transfert prend deux formes principales : l'intégration de la finalité managériale de l'efficacité - expression de "l'amour de l'entreprise" (relais de "l'amour de la patrie" analysée par E. Kantorowicz) -  et des normes managériales au nom de l'action efficace.
L'Etat-Entreprise, figure inversée et désymbolisée de l'Etat-Eglise du Moyen-Age,  est l'aboutissement de la "phobie d'Etat" (M. Foucault) inaugurée par les libéraux au milieu du XVIIIe siècle, contre l'Etat souverain et absolutiste, poursuivie et amplifiée par les industrialistes et les socialistes au siècle suivant, et qui atteint son apogée au XXe siècle après la seconde Guerre mondiale et la chute du mur de Berlin.

L'hégémonie de l'Entreprise, de l'industrialisme aux GAFAM. Avec Pierre Musso pour les Amis de la Liberté à Nice.


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16.05.2019

La grande entreprise est devenue avec l'industrialisation une puissance économique et technique, mais aussi une institution politique et culturelle. Cela résulte d'une longue histoire en Occident au cours de laquelle l'Etat a combattu contre le pouvoir théologique pour la sécularisation, alors qu'en coulisses, l'Entreprise a formé une hégémonie culturelle (au sens gramscien), une véritable "religion industrielle".
Cette religion s'impose sous la forme d'utopies technologiques censées révolutionner le monde (slogan de Google) et d'industries de l'imaginaire : hier, l'audiovisuel et le cinéma dont Hollywood est le temple et aujourd’hui, la Silicon Valley et les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). La très grande entreprise tend même à contester le rôle des Etats, ou à s'hybrider avec eux, dans une nouvelle institution, "l'Etat-Entreprise".
C'est Pierre Musso, philosophe et professeur des Universités, qui aborde ces thématiques dans une conférence reprenant les thèses de ses deux derniers ouvrages La religion industrielle : monastère, manufacture, usine. Une généalogie de l'entreprise (Fayard, 2017) et L'ère de l'Etat-Entreprise. Berlusconi, Trump, Macron (Fayard, 2019).

Le référendum et l'initiative populaires aux Etats-Unis. Avec Andreas Auer au Collège de France.


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19.03.2014

Le spécialiste et défenseur de la démocratie directe Andreas Auer nous propose une description des principes institutionnels qui régissent le référendum et l'initiative populaires aux Etats-Unis et de son histoire.
C'est en tant que professeur de droit constitutionnel qu'il nous invite à mieux comprendre la signification politique de ces procédures, très diverse selon la période et le lieu.
Ces mécanismes de démocratie directe ne doivent pas être opposés au gouvernement représentatif, mais compris comme l'ajout de composantes populaires dans l'exercice du pouvoir.

Histoire et signification de la République en France. Avec Thomas Branthôme pour La France insoumise.


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23.02.2019

La République est un idéal, gorgé du désir d'un monde meilleur, plus juste, plus démocratique et plus égalitaire. En ce sens, elle est aussi une promesse.
Pourtant, le concept de "République" apparaît aujourd'hui vidé de son sens pour bon nombre de nos concitoyens : à force d'entendre les mêmes grandes déclarations faites d'un assemblage d'éléments de langage désincarnés, tout ceci apparaît comme de la comédie.
Il faut, pour revitaliser la République, procéder à un travail de resignification. Dire d'où elle vient, quelle est sa spécificité, ce qu'elle engage et qu'elle exige.
C'est ce à quoi s'emploie l'historien du droit Thomas Branthôme, afin que la République retrouve son sens perdu et que ceux qui s'en réclament participent à une transformation réelle du monde.

La dernière révolution du général De Gaulle. Avec Arnaud Teyssier sur Radio Courtoisie.


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21.04.2019

Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle perd le référendum qu'il avait organisé sur la Région et la réforme du Sénat. Il annonce aussitôt sa démission, se retire définitivement à Colombey, dont il ne sort que pour deux échappées étranges et romanesques vers l'Irlande et l'Espagne, et rédige des Mémoires d'espoir. Ses derniers mois au pouvoir ont souvent été présentés comme une succession d'erreurs ou de maladresses, attribuées pour l'essentiel à la vieillesse, ainsi qu'à l'incompréhension de la modernité dont Mai 1968 venait d'annoncer l'avènement avec fracas.
Arnaud Teyssier dit tout autre chose : de Gaulle, en ses derniers temps, avait pleinement pris conscience qu'il faisait face à un personnage nouveau, la société moderne, libérée du souvenir de la guerre, traversée de besoins et de désirs, et pour qui la puissante organisation de gouvernement qu'il avait mise en place était devenue trop lourde. Il appréhendait la venue de temps inédits, porteurs des illusions du bien-être, mais chargés de difficultés, de menaces, de crises.
C'est pour y préparer la France que de Gaulle entreprit, dans ses derniers mois, une révolution de grande ampleur. Pour lui, la réalité du monde, imprégnée d'histoire et de tragédie, était dangereuse, mais aussi pleine d'espoir : si on pouvait la saisir dans sa densité et dans sa profondeur, alors "un grand élan emporterait les êtres et les choses". De Gaulle, en 1969, pressent déjà les angoisses, la peur de l'inconnu, la tentation du renoncement et du nihilisme qui s'empareront cinquante ans plus tard de nos démocraties : aujourd'hui, en 2019, ses intuitions nous aident à corriger la myopie de notre civilisation.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

Histoire de la République en France. Avec Jacques de Saint Victor à la Nouvelle Action Royaliste.


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20.05.2019

Pour de nombreux Français, la République prend naissance avec la Révolution française. Or la pensée républicaine est formulée par Aristote puis par Cicéron et la République s'institue dans les cités médiévales avant de trouver sa première conception moderne chez Jean Bodin.
La proclamation de la Première République en 1792 n'est pas un aboutissement : l'idée républicaine se déploie ensuite dans divers types de régimes et au sein de traditions politiques qui ne concordent pas ou s’opposent nettement : dans le républicanisme, on distingue des libéraux, des jacobins, des conservateurs, des plébéiens. Puis la Vème République tente une synthèse intellectuelle et institutionnelle sous la forme de la monarchie républicaine incarnée par le général de Gaulle.
Pour comprendre cette longue histoire et pour en débattre, le professeur d'histoire du droit Jacques de Saint Victor vient présenter sa monumentale Histoire de la République en France qu'il a co-écrite avec Thomas Branthôme.

Décryptage des européennes 2019. Avec Etienne Chouard, Coralie Delaume et Pierre Lévy au point de Ruptures.


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06.2019

Alors que les résultats des élections européennes sont maintenant connus, il est temps de les analyser pour comprendre leur signification.
Vote écolo des catégories aisées, Brexit, rôle des médias, souveraineté bafouée des peuples : autant de sujets dont débattent Etienne Chouard, Coralie Delaume et Pierre Lévy dans une perspective radicalement euro-critique.