L'école selon la conception française : analyse des vices originels d'un échec prévisible. Avec Yves Morel chez David Mascré sur Radio Courtoisie.


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17.02.2012

La crise de l'Education Nationale révèle aujourd'hui les limites de l'organisation par l'Etat républicain des écoles, collèges, lycées et universités.
Mais cette crise est-elle le fruit d'une infidélité à l'esprit des pères fondateurs du système scolaire français, ou l'aboutissement de principes idéologiques et politiques surgis après la destruction en France de l'enseignement traditionnel confessionnel et décentralisé ? La formation des maîtres, l'établissement des programmes et des méthodes pédagogiques ne sont-ils pas confisqués par les tenants syndicaux d'une nomenclature savamment cooptée ?
L'abrutissement des nouvelles générations, le développement de l'illettrisme, l'échec scolaire et l'inaptitude du système à préparer à la vie professionnelle le doivent-ils aux principes de l'Ecole mixte laïque, gratuite et obligatoire qui régissent l'instruction publique, en particulier depuis Jules Ferry ?

Emission du "Libre Journal des sciences", animée par David Mascré.

La République peut-elle créer de la légitimité ? Avec Vincent Coussedière sur Radio Courtoisie.


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21.06.2017

Les élections présidentielles passent mais se ressemblent étrangement. À chaque fois, et il faut avoir la mémoire bien courte pour l'oublier, on assiste à une dramatisation croissante de l'enjeu, dramatisation qui cherche à masquer le doute sur l'utilité de l'élection et à remobiliser le peuple autour de son échéance. Chacun sent pourtant obscurément que ce dispositif fonctionne de moins en moins et qu'on n'y adhère plus guère, alors que les moyens de mise en scène n'ont jamais été aussi développés et sophistiqués. Ni l'invention des primaires, ni les pseudo rebondissements liés aux "affaires", ni l'enthousiasme de commande des commentateurs, ni les meetings des candidats rivalisant de professionnalisme spectaculaire, ne parviennent à masquer le problème fondamental posé par cette élection : en quelque quarante ans elle s'est montrée de moins en moins capable d'amener au pouvoir des hommes ou des femmes aptes à gouverner la France.
Aussi les électeurs s'en détournent-ils progressivement et opposent-ils une résistance sourde à l'adhésion qu'on cherche à leur extorquer par tous les moyens. On en appelle alors au "populisme" pour stigmatiser cette montée de l'indifférence, pouvant prendre aussi la forme d'une révolte, à l'égard d'une élection dont on pouvait penser autrefois qu'elle constituait le coeur battant de la vie politique française, et dont on s'aperçoit aujourd'hui qu'elle l'asphyxie et la détruit.
Vincent Coussedière se propose de revenir sur la responsabilité du système partisan français dans l'autodestruction de cette institution centrale de la République voulue par le général de Gaulle en 1962. Il montre comment les partis, que de Gaulle voulait écarter d'une élection conçue comme un système de sélection démocratique des grands hommes, ont repris la main sur celle-ci pour la détourner de son but. S'étant avérés des acteurs-clefs, en lien avec les médias, pour organiser l'élection, ils n'ont pas pour autant su accoucher de grands hommes. Tout au plus de dirigeants qui, à défaut de savoir gouverner la France, ont su la rendre ingouvernable.
Nous vivons la "fin de partie" du système partisan français

Emission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

La fin de l'Etat de Droit, par Jean-Claude Paye.


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2008

Les attentats du 11 septembre 2001 ont été l'occasion d'un bouleversement du droit aux Etats-Unis et en Europe. Patriot Act, décision-cadre européenne et autres lois de sécurité intérieure s'attaquent aux libertés fondamentales associées à l'Etat de droit. Généralisant les procédures d'exception, neutralisant les garanties constitutionnelles, elles organisent une surveillance globale des populations. La définition qu'elles donnent de l'acte terroriste laisse la place à toutes les interprétations, permettant de criminaliser les mouvements de contestation, en particulier altermondialistes.
La conférence de Jean-Claude Paye, sociologue, fait un bilan détaillé de cette mutation du droit et tente de dégager les logiques qui y sont à l'œuvre. Il met en évidence un véritable changement de régime politique, l'état d'exception permanent se substituant à l'Etat de droit. Et, éclairant le rôle moteur des Etats-Unis dans ce processus, il montre comment, en réorganisant à leur profit les relations internationales, ils mettent en place une structure impériale où la suspension du droit acquiert un caractère constituant.

Bien Commun et gouvernement idéal. Avec Pierre-Yves Rougeyron et Guillaume Bernard pour l'Action Française à Paris.


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13.05.2017

L’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers. L’intérêt du moment n’est pas celui de l’avenir.
Comment déterminer, aujourd’hui, dans le contexte actuel mais pour les générations à venir, ce qui est bien, juste, bon, durable, efficace, légitime ? Et comment s’assurer que la société mettra en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre le but fixé ? Comment surtout ne pas tendre vers l’utopie mais s’inscrire dans la réalité, forcément mobile, de la nature, des êtres, des gens, des communautés, des peuples, des nations ?

Une table ronde modérée par Stéphane Blanchonnet.

L'avenir de la résistance. Avec Laurent Ozon en Live Facebook.


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23.05.2017

L’offre politique dite "patriotique" ne peut changer notre monde et contribuer à la refondation des imaginaires collectifs, des modèles économiques ou technologiques. Dépassée sur tous les plans, elle condamne une population fragile, rongée par la peur, la colère et livrée aux expérimentations des élites cognitives acquises à la liquidation.
Communautés solides des perdants de la mondialisation contre société liquide des seigneurs de la netocratie planétaire ? Pour le moment, ces derniers ont plusieurs coups d’avance.

Les fondements du droit français. Avec Damien Viguier pour E&R.


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2016

Parmi les critères qui différencient les peuples dits sauvages des sociétés civilisées, on trouve l'existence du Droit. Censée organiser la société, régler les conflits selon des règles connues de tous, la Loi est le reflet de l'âme d'une époque.
Mais quels sont les fondements généraux et spécifiques du droit français ? Comment a-t-il évolué et que révèle cette machinerie qui nous dirige et nous formate tout à la fois ?

L'Union européenne : contre les nations, contre les démocraties ? Avec Pierre Manent et Coralie Delaume à Sciences-Po.


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05.11.2014

L'Union européenne est née d'une idée généreuse mais vague : faire advenir "la Paix". Ceci ne suffit pas à constituer un projet politique.
Paradoxalement, le défaut de projet n’a pas empêché la multiplication des institutions technocrates chargées de le mettre en œuvre. On a fabriqué des outils avant d'en déterminer l'usage. Fortes d'un désengagement complice des Etats européens, ces institutions se sont désormais affranchies. Leur principale raison d'être est à présent de créer de la contrainte voire de la coercition.
Ce faisant, elles contribuent à vider progressivement de leur substance les Etats membres de l'Union, trop heureux, pour certains, de pouvoir se défausser des leurs responsabilités sur "Bruxelles" ou sur "Francfort". Mais aussi sur Berlin.
Car il semble qu'un Etat, à la différence de tous les autres, soit parvenu à réchapper de la maladie d'impuissance qui frappe ses voisins. Mieux, l'Allemagne est parvenue à faire des institutions européennes ses meilleures alliées et les courroies de transmission de ses propres intérêts.
Partout ailleurs, la démission du politique est devenue la règle. Elle s’accompagne le plus souvent d'une crise économique effroyable. Une situation que les peuples acceptent de plus en plus mal, sentant bien qu'au nom de "la Paix", on leur demande d’entériner tout à la fois leur appauvrissement, et l'abandon de leur souveraineté.

Une conférence organisée par l'association "Critique de la raison européenne".

Se réjouir de l'exquis présent de la vie : éléments pour un anarchisme illichien. Avec Renaud Garcia à l'Ecole Normale Supérieure de Paris.


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30.11.2012

Renaud Garcia s'intéresse ici à une perspective sur l'oeuvre d'Illich rarement traitée d'une façon systématique : celle qui y voit une contribution notable à l'anarchisme, à la fois comme théorie et comme pratique.
Deux interprétations réductrices doivent être réfutées de prime abord : l'une qui voudrait qu'en raison de son enracinement chrétien, la pensée d'Illich ne puisse être associée à l'anarchisme ; l'autre qui accepte des accointances entre Illich et l'anarchisme, mais pour les limiter au seul écho rencontré par le pamphlet Une société sans école, dans la lignée des pédagogies libertaires.
Au-delà de ces interprétations, il semble possible de considérer aussi bien la critique de la contreproductivité industrielle que l'archéologie de l'âge des systèmes comme des jalons importants faisant le lien entre un anarchisme classique (Proudhon, Bakounine, Kropotkine) et la critique de la domination effectuée par un anarchisme plus contemporain. En ce sens l'oeuvre d'Illich se présente comme un prolongement des travaux de son ami et inspirateur anarchiste Paul Goodman (1911-1972).
Ces trois champs sont balisés en creusant cette filiation : tout d'abord les analyses critiques de la société industrielle, insistant sur l'équilibre humain pour faire obstacle à l'intériorisation de la dépossession par les services ; ensuite l'étude détaillée du domaine vernaculaire, ayant pour but d'établir l'archéologie des représentations contemporaines du corps, du sexe, des besoins, du travail, qui toutes rivent l'individu à une servitude négatrice de sa singularité ; enfin la réponse d'ordre moral et existentiel qu'Illich a adressée aux professions mutilantes ainsi qu'à l'abstraction de l'âge des systèmes : le choix de la non-puissance, un art de vivre épiméthéen qui se réjouit de l'exquis présent de l'existence, en lieu et place de la planification prométhéenne d'une action collective à grande échelle.