Des manuscrits antiques à l'ère digitale : le devenir machinique du livre. Avec Frédéric Kaplan à l'Université de Lausanne.


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26.08.2011

Le professeur de Digital Humanities à l'EPFL Frédéric Kaplan met en évidence le processus de machinisation dans lequel s'inscrit le livre, ce processus ayant pour finalité d'inscrire un objet dans une certaine fonction qui lui est propre et qui suffit à le définir complètement. Mais le livre n'a pas encore atteint ce stade en ce qu'il permet d'organiser un discours dans l'espace : le livre a une fonction "architecturante".
C'est ici qu'il faut distinguer le livre de l'encyclopédie : alors que le livre organise un discours, l'encyclopédie englobe le monde. Cette dernière décompose le livre en noeuds sémantiques afin d'en extraire des contenus en vue d'une standardisation, tout en s'interrogeant sur les pratiques de lectures afin d'en tirer des "reading analytics".
Le livre demeure ainsi une entité fermée contenant des données qui peut donc, contrairement à l'encyclopédie, innover, mais dont la forme actuelle reste menacée : l'avenir seul pourra nous dire quel sera le livre de demain.

Numérique et modes d'existence. Avec Mark Hunyadi pour PointCulture à Bruxelles.


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09.12.2016

Mark Hunyadi a conceptualisé la tyrannie des "modes de vie" qui décrivent toutes les forces façonnant nos manières de vivre sans que l'on en ait conscience et sans que nous puissions avoir une prise réelle sur les choix en amont de ces modes de vie. Il est très difficile de les mettre en question, ce qui pose un réel problème de démocratie.
Le contexte numérique d'une part accentue la viralité de ces choix de vie non questionnés, d'autre part offre des outils pour imaginer des parades intéressantes.
Il est donc intéressant de réfléchir à cette difficulté majeure et à mettre des mots et des concepts sur la forme fuyante de ce qui détermine nos modèles culturels, notamment à travers la technologie.

1984, un manuel d'instructions ? Avec Jérémie Zimmermann sur ThinkerView.


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18.10.2018

C'est au tour de Jérémie Zimmermann, ancien porte-parole de la Quadrature du Net, de nous partager ses réflexions sur les évolutions récentes d'Internet, du logiciel libre et de l'informatique en rapport avec la protection de la vie privée.
Son regard libre et critique nous aide particulièrement à comprendre en quoi notre "société du confort" et engendré un design industriel qui nous laisse croire que n'importe quel outil informatique est facile d'accès. Mais penser que des outils aussi complexes et puissants que des ordinateurs sont à la portée de tout le monde est une erreur intellectuelle.
Il nous faut penser l'usage de ces technologies autrement qu'au travers de l'opposition "user-friendly" vs. "trop-compliqué, j’ai pas le temps" et remplacer cette approche par celle de "l'émancipation et l'autonomie individuelle et collective" vs. "le contrôle et la surveillance". Si, dans le design, on cherche à rendre les gens autonomes, adultes et indépendants, on quitte la quête de la simplification à outrance -qui peut parfois générer un certain abrutissement-, et on ouvre de nouvelles façons de concevoir des interfaces qui misent sur l'intelligence de l'utilisateur.
Un discours à écouter attentivement.

Les fondements des mathématiques. Avec Jean-Yves Girard à l'Université de tous les savoirs.


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17.06.2000

En mathématiques, la "crise des fondements" s'ouvre en 1897 avec le paradoxe de Burali-Forti, une contradiction dans la toute jeune théorie des Ensembles. Parmi les solutions proposées, le "Programme de Hilbert" (~1925) accorde un rôle privilégié à la non-contradiction formelle.
Le théorème d'incomplétude de Gödel (1931), qui réfute le programme de Hilbert, a fait le désespoir de tous ceux qui cherchaient une réponse définitive à leurs angoisses fondationnelles. Il a aussi gêné ceux qui cherchaient plus simplement à comprendre la nature des objets mathématiques.
Ce n'est qu'avec le développement de l'informatique qu'ont pu se dégager de nouveaux axes de lecture, en rupture de plus en plus nette avec le réductionnisme Hilbertien.

Internet, instrument de la démocratie ? Avec Dominique Cardon à l'Université Populaire du 14ème arrondissement de Paris.


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2012

Les insuffisances actuelles de la démocratie représentative créent une défiance entre les élus et les citoyens. Les controverses sur la définition de la démocratie sont anciennes mais elles prennent de nos jours des formes nouvelles avec ce que l'on appelle la "démocratie internet".
Ce réseau informatique mondial va-t-il permettre l'avènement d'une démocratie plus participative ?

Le stade numérique du capitalisme. Avec Armel Campagne, William et Eric sur Radio Libertaire.


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2016

C'est avec Eric, informaticien, et William, spécialiste de l'histoire de la cybernétique, qu'est procédé à une analyse critique du capitalisme numérique et de ses dynamiques historiques depuis 1940-1950.
Après une première partie consacrée aux techniques numériques comme cas particuliers d'une même dynamique d'accroissement de la puissance de calcul au service du capital (au sein du processus productif comme en termes de marchandises), c'est à la cybernétique en tant qu'idéologie fétichiste qu'est consacrée la deuxième partie de l'émission.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

L'informatique, stade suprême du capitalisme. Avec Armel Campagne et Eric sur Radio Libertaire.


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12.04.2016

C'est en compagnie d'Eric, informaticien, que nous est proposée une analyse et une critique radicale de l’informatique comme agent d’une mutation anthropologique, comme fossoyeur technologique de l’humanité-travail et comme système technique de l’ordinateur. L'informatique comme stade suprême du capitalisme.

Émission "Sortir du capitalisme".

L'avènement d'une industrie de la vie. Avec Eric Sadin à la Toulouse School of Management.


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09.09.2016

En cette fin de deuxième décennie du XXIe siècle, la Silicon Valley n’existe plus seulement en tant que territoire, elle a débordé de son lit tel un fleuve sans cesse grossissant. C’est un double débordement qui actuellement s’opère, prenant la forme d’une double conquête : celle du monde et celle de la vie.
L’incertitude, qui était à la fois le moteur et la limite de la "nouvelle économie", n’a plus cours. Ce qui prime, maintenant, c’est la netteté d’un chemin dont les contours sont virtuellement tracés et qu’il reste à paver par une infinité d’ "innovations".
Cet horizon, porteur de richesses intarissables, fait l’objet d’une ruée qui engage des bataillons de pionniers pullulant depuis peu sur les cinq continents, cherchant à s’inspirer directement de la Silicon Valley, sorte de "mère patrie" originelle...